Benjamin/Scholem : conversations avec un absent

Par Pierre Assouline

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“ L’ennui avec les correspondances, c’est que le futile y côtoie l’essentiel quand il ne le submerge pas. Le souci d’exhaustivité honore l’éditeur mais parfois, on s’en passerait. A moins que les épistoliers ne s’abandonnent jamais à ce blabla qui fait certes le charme du quotidien mais lasse vite à la lecture. C’est aussi à ce titre que la correspondance 1933-1940 du philosophe, essayiste, traducteur Walter Benjamin (1892-1940) et Gershom Scholem (1897-1982), qui vient de paraître sous le titre Théologie et utopie (Briefweschel, traduit de l’allemand par Didier Renault et Pierre Rusch, 332 pages, 29 euros, Editions de l’éclat), est exceptionnelle. Car les deux intellectuels placent d’emblée la barre très haut et la déplacent rarement, ce qui, le cas échéant, n’exclut pas l’humour.” (…)

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