APPEL À COMMUNICATIONS POUR LE COLLOQUE « ÉCOSOPHIE »

16-17 mars 2010, Université Nanterre. Organisé par Manola Antonioli, Collège International de Philosophie & Equipe de recherche « Ethique, Technologies, Organisations, Société » de l’Institut Télécom (Télécom Ecole de Management)

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Institutions partenaires


- Équipe de recherche « Ethique, Technologies, Organisations, Société » (ETOS) de l'Institut Télécom (Télécom École de Management).

- Centre de recherche Sens, Éthique, Société (CERSES), UMR 8137, CNRS – Université Paris Descartes.

- Université Paris Ouest Nanterre La Défense - Nanterre

Argumentaire

Le colloque se propose de questionner les perspectives actuelles de l’écologie environnementale, politique et philosophique et la nécessité d’un vaste renouvellement conceptuel axé sur les dimensions multiples de l’urgence écologique. Pour pouvoir orienter efficacement nos choix politiques, économiques et sociaux, l’écologie devrait pouvoir dépasser le domaine restreint des discours sur la sauvegarde de l’environnement naturel pour s’étendre en direction d’une réflexion élargie, transversaliste et transdisciplinaire, qui soit en mesure de prendre également en compte l’évolution des écosystèmes psychiques, techniques et culturels. Les approches politiques et économiques dominantes du problème environnemental, axées quasi exclusivement sur les notions de « développement durable» et de « croissance verte » s’inscrivent dans la perspective d’une simple « gestion écologique » qui semble souvent ignorer sa portée politique, sociale et éthique, au risque de dépolitiser le débat sur la crise écologique au nom des exigences de l’efficacité économique. À cette approche technocratique des problèmes environnementaux on peut opposer une vision plus authentiquement démocratique, pour laquelle la « défense de la nature » et des environnements naturels devrait être indissociable de la sauvegarde du « monde vécu » qui constitue l’environnement des humains par excellence. La revendication de la nature, née vers la fin des années 1960 dans des milieux de plus en plus urbanisés, industrialisés et technicisés, est également la revendication d’une société dans laquelle les individus et les groupes sociaux puissent de nouveau comprendre et maîtriser l’aboutissement de leurs actes et de leurs choix et l’orientation à donner au progrès scientifique et technique pour qu’il contribue réellement à l’enrichissement des modes de vie individuels et collectifs. Il s’agira donc de proposer une nouvelle vision globale de l’écologie politique, qui s’efforce de ne plus dissocier la sphère du vivant (biosphère), de la sphère technologique et industrielle (technosphère) et de la sphère de l’esprit, de l’information, de la connaissance et des savoirs (noosphère).

Il s’agira donc d’étudier les rapports entre l’homme et ses environnements à partir des oeuvres philosophiques de Deleuze et Guattari, Peter Sloterdijk, Bruno Latour, Edgar Morin, André Gorz, de l’ « éthique environnementale » anglo-saxonne, des acquis de l’anthropologie contemporaine (Phillippe Descola). Nous souhaiterions également aborder une analyse d’une « imagination environnementale » qui s’exprime depuis quelques années dans l’art, mais aussi dans les figures à la fois esthétiques, éthiques et philosophiques d’une pensée renouvelée du paysage (Gilles Clément) et de la Terre.

Les travaux du colloque s’articuleront à travers les sessions thématiques suivantes :

I. ENVIRONNEMENT ET POLITIQUE

II. DEVENIR ANIMAL

III. ESTHÉTIQUE ET IMAGINATION ENVIRONNEMENTALE

IV. ÉCOLOGIE INDUSTRIELLE ET DE L’ESPRIT

V. ÉCOLOGIE ET PHILOSOPHIE

VI. ÉCOLOGIE URBAINE

Date limite pour l’envoi des propositions (une à deux pages, comprenant une courte notice bio-bibliographique) : 20 DÉCEMBRE 2010, à l’adresse antonioli.manola@wanadoo.fr

Réponse et envoi d’un programme provisoire du colloque : fin janvier 2011

Durée des communications : 30 minutes

N.B. : Une sélection d’articles issus des communications présentées dans le cadre du colloque sera publiée dans le numéro 76 de la revue Chimères, après évaluation par la Comité de rédaction (parution prévue pour fin juin 2011). Les participants intéressés à contribuer à cette publication sont invités à envoyer leur article à la même adresse électronique pour le 15 mars 2011 au plus tard (20.000 à 30.000 caractères, notes à la fin du document), rédigés suivant la charte typographique de la revue.

Hommage à Banyuls au philosophe juif Walter Benjamin

A l'occasion de l'anniversaire de la mort du penseur, le 26 septembre 1940

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“ Les maires de Banyuls-sur-mer et de Portbou, Jean Rède et Antoni Vega, ont assuré de leur présence le départ d'une "Marche Walter Benjamin", ce samedi matin, dans la première des deux communes. Cette randonnée, organisée en motif du 70e anniversaire de la mort du philosophe juif allemand à Portbou, a attiré une trentaine de personnes. Paralèllement, ce samedi s'est ouvert à Portbou un Colloque International Walter Benjamin, dans le but de rassembler de nouveaux éléments de mémoire liés au penseur, victime de la persécution nazie et décédé dans des circonstances troubles à Portbou, après avoir traversé la montagne depuis Banyuls. Afin de sensibiliser le public aux conséquences les plus graves de l'antisémitisme, deux "parcours Walter Benjamin" ont été mise en place. Le premier, à Portbou même, invite à passer par la gare internationale de la commune, puis l'Hôtel França, où le persécuté est décédé, et enfin le cimetière, où il a été enterré, après avoir passé les trois jours derniers jours de sa vie en Catalogne. Un autre parcours, de Banyuls à Portbou, long de 7 km, pour une durée de 4h30, emprunte la montagne de Querroig, et correspond à 95% au circuit de désespoir suivi par Walter Benjamin. Ce sentier, balisé depuis l'année dernière, permet de saisir intensément le calvaire vécu par le philosophe, né à Berlin en 1892. “

> source

Lévinas, lecteur de Heidegger. Conférence publique organisée par la Société Rhodanienne de Philosophie.

Intervention de Marlène Zarader (Professeur à l'Université Paul Valéry - Montpellier III ; Membre de l'Institut Universitaire de France), mercredi 13 octobre 2010 de 18h30 à 20h

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L'exposé sera consacré au rapport entre Lévinas et Heidegger, et il se fixera une triple tâche.
On examinera d'abord la critique que Lévinas propose de Heidegger - en montrant en quoi la pensée du second (qu'on peut caractériser, globalement, comme pensée de l'être) se trouve partiellement déformée par le premier.
On examinera ensuite la pensée propre de Lévinas (qu'on peut caractériser, globalement, comme pensée de l'autre) - en mettant en lumière tout ce qu'elle doit, secrètement, à Heidegger. Il faudra alors tenter d'expliquer cet étrange paradoxe : Lévinas semble ne pas voir, dans le texte de Heidegger, des dimensions qu'il ne peut par ailleurs ignorer puisqu'il en use dans sa propre pensée. Ce qui conduira à redonner la parole à Lévinas, pour montrer comment sa position à l'égard de Heidegger peut, en dernière instance, être légitimée.
L'objet de cette intervention n'est donc pas de présenter simplement ce que Lévinas dit de Heidegger, mais c'est de rétablir ce qui se joue en vérité entre les deux penseurs, un jeu plus complexe que ce qu'en avoue Lévinas - et même, probablement, que ce qu'il en perçoit.

> source

Écrans philosophiques : Se faire vivant

Mercredi 20 octobre 2010 à 20 h 30

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Film documentaire Ne me libérez pas je m’en charge de Fabienne Godet ( France, 2009, 1 h 47) avec Michel Vaujour. présenté par Gérard Bras, professeur de philosophie en Première supérieure, ancien directeur de programme au CIPh.
présentation suivie d’une discussion avec Fabienne Godet et Michel Vaujour.

Le film commence par cet énoncé, en voix off : « S’il y a bien quelqu’un qui peut remercier la vie, c’est moi ! ». Exergue d’un long entretien avec M. Vaujour : 27 ans de prison, dont 17 en QHS et une demi-douzaine d’évasions. La plus spectaculaire a défrayé la chronique en son temps : un hélicoptère, en vol stationnaire au-dessus de la Santé lui donne la clé des champs.

Un cycle associant le cinéma Méliès, la Maison populaire, le Collège International de philosophie et l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Les séances ont lieu à 20 heures. Pour des raisons relatives à la disponibilité du film, vérifier qu’elles ont bien lieu, ainsi que l’horaire qui peut varier selon la durée de la projection, auprès du cinéma Le Méliès 01 48 58 90 13, ou de la Maison populaire de Montreuil 01 42 87 08 68.

Le prix de la séance, conférence comprise est de 5,50 euros pour le plein tarif, 4,35 euros pour le tarif réduit et 3,90 euros par carnet de 10, carnet utilisable sur toutes les séances et non nominatif.

Au cinéma Georges Méliès
Centre commercial
M° Croix-de-Chavaux (ligne 9)
93100 Montreuil

http://www.maisonpop.net/spip.php?article1264

La représentation comme fiction

Par Jean-Baptiste Mathieu Une relecture de : Kendall WALTON, Mimesis as Make-Believe. On the Foundations of the Representational Arts, Harvard University Press, 1990

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“Ainsi que l’indique son sous-titre, l’ouvrage de Kendall Walton est une tentative pour définir la représentation dans les arts — pour déterminer ce qui est commun au Dimanche sur l’île de la Grande Jatte de Seurat, auConte de deux villes de Dickens, à La Mort aux trousses d’Hitchcock, à l’Hedda Gabler d’Ibsen, à La Flûte enchantée de Mozart, au David de Michel-Ange, au Coeur révélateur d’Edgar Poe (p. 1) [1]. D’emblée, Walton met en garde son lecteur contre la tentation de lui attribuer une théorie de la représentation comme imitation ou image du réel en vertu de la présence, au titre, du terme " mimesis ". La mimesis — autrement dit, la représentation artistique — doit, selon lui, être comprise en termes de faire-semblant ou de simulation (make-believe ; la traduction de " make-believe " par " simulation" est proposée par Roger Pouivet dans le chapitre " Esthétique " du Précis de philosophie analytique publié sous la direction de Pascal Engel aux PUF, 2000, p. 284) et d’activité imaginative. Une autre caractéristique majeure de la théorie de Walton est qu’elle pose une équivalence d’extension entre la représentation artistique et la fiction…” (…)

> lire l’article sur raison publique

Le genre du parti. Féminisme et communisme : un recours utopique ? Par Etienne Balibar

Communication au Colloque international « Donne Politica Utopia », en l’honneur de Rossana Rossanda, Università di Padova, 14-15 Maggio 2010. A paraître en italien dans les Actes du Colloque chez Il Poligrafo editore.

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“J’ai choisi comme titre « Le genre du parti », en risquant un jeu de mots français aussi bien qu’italien (il genere del partito, ou quale genere del partito ?) [1], parce qu’il me semblait impossible de ne pas profiter de l’occasion que me procure l’invitation des organisatrices de ce colloque pour essayer de mesurer ce qui fait problème et ce qui doit être repensé dans les formes d’engagement politique qui m’ont lié à Rossana Rossanda, mais aussi indirectement à Mario Tronti, à Luciana Castellina, et à beaucoup d’autres qui pourraient être également présents aujourd’hui. Je voudrais revenir un instant sur ce qui est peut-être le problème central de la subjectivité politique, où la réflexion marxiste a trouvé sa limite et s’est finalement bloquée : celui de la forme parti et de son rapport conflictuel avec une autre « forme », celle du « mouvement des femmes » et par conséquent du féminisme.

Dans cette façon d’engager les choses se déploie une double figure de rhétorique. C’est une métaphore, puisque « genre » est pris ici à la fois au sens du gender, ou de la construction sociale de la différence des sexes, et au sens du type d’institution, d’action politique, de subjectivité collective que nomme le « parti ». Mais c’est aussi une métonymie, car (de nouveau en français et en italien, en raison des similitudes de nos histoires politiques dans l’après-guerre) le nom commun du « parti » n’en désigne en vérité qu’un seul, le parti communiste. Cette restriction pourrait sembler arbitraire et anachronique si on ne constatait pas aujourd’hui un renouveau d’intérêt pour ce qui a fait la singularité « morphologique » des grands partis communistes « de masse » au XXe siècle, et pour les contradictions qui les travaillaient. Cet intérêt, bien sûr, est indissociable d’une tentative plus générale de réflexion sur la crise actuelle du politique, qui se présente à la fois comme une crise de la démocratie et comme une crise de la citoyenneté, dont relevaient simultanément les « partis » et les « mouvements » sociaux, enracinés dans une double appartenance locale et universelle.” (…)

> à lire sur le site du ciepfc

A chaque cerveau sa réalité

Par Jean-Paul Baquiast

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“ Lorsque je regarde le monde autour de moi, j'ai spontanément tendance à penser que ce que je vois fait partie d'une réalité qui m'est extérieure et qui par ailleurs n'a pas besoin que je l'observe pour exister. Certes, je sais que je n'accède pas en direct à cette réalité. La science m'a appris que l'image du monde que je contemple dépend des performances de mes organes sensoriels et de la façon dont mon cerveau organise les informations qu'il en reçoit. Tout handicap à ces niveaux se traduirait par une déformation des images du monde reçues. A l'inverse, si je disposais d'instruments d'observations scientifiques puissants, je verrais le monde avec plus de précision, peut-être même autrement. Mais la réalité que j'observe ne changerait pas pour autant. Seule serait modifiée l'image que s'en donne mon cerveau.

On sait que la mécanique quantique (physique quantique) a conduit à remettre en cause cette vision dite « réaliste ». Pour elle, s'il y a peut-être un réel sous-jacent à nos observations, il est impossible de le décrire d'une façon objective, c'est-à-dire ne tenant pas compte de l'observateur. Toute observation du réel, qu'elle soit empirique ou qu'elle soit scientifique, n'a de sens que pour un certain observateur, équipé d'un certain modèle de cerveau et utilisant certains types d'organes sensoriels et d'instruments. De plus, même compte tenu de ces limites, les observations ainsi faites ne donnent pas accès à un « réel en soi » mais à des descriptions probabilistes qui ne prennent de valeur relative, autrement dit pour moi, que si elles sont faites en grand nombre. Je constate certes qu'à grande échelle, les observations auxquelles je procède me donnent des images du monde suffisamment précises et constantes pour que je puisse agir avec un minimum de sécurité au sein du monde tel qu'il m'apparait. Mais en aucun cas, je ne peux me croire autorisé à m'appuyer sur ces représentations relatives pour postuler la présence d'une réalité qui, d'une part existerait indépendamment de moi et dont d'autre part je pourrais donner des représentations absolues ou objectives, valables pour tous et en tous temps.” (…)

< lire la suite sur philoscience

“Quel monde corporel ?” Conférence de Bernard Andrieu

Le 8 octobre 2010 à Lyon - Amphithéâtre Laprade, Université Lumière Lyon 2, 14h

Conférence de Bernard Andrieu, Professeur en épistémologie du corps et des pratiques corporelles à la faculté du sport de l'Université Henri Poincaré de Nancy Université, il y anime l'équipe ACCORPS et appartient depuis 1999 au Laboratoire d'Histoire des sciences et de philosophie Archives Poincaré UMR 7117 CNRS Nancy Université. Il est Directeur des Archives Alfred Binet et Co-directeur de la revue interdisciplinaire Corps (ed. Dilecta).

  • Quel monde corporel ?

Avec les neurophysiologies de l'action, le corps se constitue en interactions avec ses environnements dans une écologie corporelle. Nous montrerons, de l'inconscientcérébral jusqu'à la conscience du corps, combien de Alain Berthoz à Richard Shusterman, la philosophie du corps doit décrire les modes de constitution du schéma corporel et de l'image du corps autour de l'agentivité du soi parmi les autres.

  • Les prochains rendez-vous de ce séminaire :

- Vendredi 10 décembre 2010 : Mobilité, motricité, mouvement, 14 h 00, Institut des Sciences cognitives - 67, boulevard Pinel 69500 BRON
- Vendredi 4 février 2011 : Le corps et le post-humain, 9 h 30 - 17 h 00, Faculté de Philosophie, Université Jean-Moulin Lyon 3 - 1, rue de l'Université, 69007 Lyon
- Vendredi 30 avril 2011 : Corps et technologie, simulation/virtualisation, 14 h 00, Centre de recherches et d'études anthropologiques, Université Lumière Lyon 2, 5 avenue Pierre Mendès-France, 69500 Bron

La pornographie porte-t-elle atteinte à la dignité des femmes ?

Par Mathieu Lahure

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“ Comme la prostitution, la pornographie érige le corps, la sexualité et l’identité en un problème de justice. Les conditions de travail des actrices pornographiques semblent à peine moins difficiles que celles des prostituées et la pornographie reprend l’idée selon laquelle le corps féminin peut être consommé comme une marchandise. La pornographie existe sous forme littéraire depuis l’Antiquité mais elle est  restée durant des siècles un phénomène réservé à une élite ou à une marge contestataire. Elle connaît par contre une forte expansion au 20ième siècle où elle devient un produit de consommation de masse[1] même si elle est encore interdite dans certains pays. La progression des idéaux démocratiques favorisent -sans l’expliquer- cette massification puisque la neutralité de l’Etat en matière de conception du bien -y compris sur le plan sexuel- protège la production et la diffusion pornographique de même que la liberté d’expression[2] et la liberté d’entreprise.” (…)

> lire la suite sur implications philosophiques

Jacques Derrida. La première biographie, signée par Benoît Peeters

Le livre paraît en octobre 2010 aux éditions Flammarion, en même temps que Trois ans avec Derrida, les carnets d'un biographe.

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Benoît Peeters : “Mon livre n’est ni un essai philosophique, ni une nouvelle introduction à l’œuvre de Derrida déguisée en « biographie intellectuelle ». Il s’agit d’une véritable biographie, fondée bien entendu sur une lecture intégrale de l’œuvre, mais aussi sur un considérable travail de recherches, dans plusieurs pays et de nombreux lieux, ainsi que sur des rencontres avec une centaine de témoins.” > lire la suite

Rencontre :

À l'occasion de la parution de DERRIDA et de TROIS ANS AVEC DERRIDA, les carnets d’un biographe (éditions Flammarion), rencontre avec Benoît Peeters le jeudi 7 octobre 2010 à partir de 19 heures.

Librairie Michèle Ignazi, 17, rue de Jouy, 75004 Paris, 01 42 71 17 00, métro : Saint-Paul ou Pont-Marie.

http://www.derridalabiographie.com/

Samedis du livre : Philosophie du rock de Roger Pouivet

Sam 23 oct (10h-13h)
Bibliothèque Picpus, 70 rue de Picpus, 75012 Paris.

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Samedi du livre organisé en collaboration avec La vie des idées (www.laviedesidees.fr) et avec le soutien de la Mairie de Paris.
Intervenants :
Paul Mathias, Sébastien Motta, Mathieu Potte-Bonneville, Roger Pouivet et (sous réserve) Rodolph Burger.

Progamme des conférences 2010 - 2011 de la Société Nantaise de Philosophie

Thème : LE MONDE

- 22 octobre 2010: Hervé Barreau : L'Univers de la Cosmologie : de la relativité d'Einstein à une vision du monde
-19 novembre 2010: Michel Malherbe : Politesse et société
- 21 janvier 2011 : André Stanguennec : Du monde cosmopolitique au monde cosmologique
- 11 mars 2011 : Pascal David Heidegger : de l'être dans le monde à l'être au monde
- 13 mai 2011 : Frank Fischbach : Mondialisation et perte du monde

Présentations

Si « le monde » consiste en l'ensemble des êtres minéraux, végétaux, animaux et humains, la double question se pose d'emblée de son existence et de son essence. Le monde existe-t-il de toute éternité ou bien a-t-il une origine, et, si oui, où et quand a-t-il commencé d'être et, surtout, comment : par un coup du hasard ou par nécessité, voire par la volonté d'un être qui lui serait extérieur et supérieur (Dieu ?), qui l'aurait tiré du néant (ex nihilo) ou bien aurait donné forme à une matière amorphe préexistante ? Cette forme elle-même révèle-t-elle une régularité uniforme comme les lois de la nature semblent bien en témoigner, en structurant les rapports des êtres du monde entre eux selon un ordre total (le cosmos) ; ou bien cet ordre cosmologique ne masque-t-il pas des désordres sous-jacents dont les forces pourraient bien finir par l'emporter sur les formes du monde et reconduire ainsi celui-ci du cosmos au chaos ?
Si l'ensemble des êtres humains appartient bien à ce même monde, quels sont la place mais aussi le rôle (ou les simples effets) du monde humain (ou la culture) dans et pour l'ensemble des autres êtres du monde (la nature) ? Le monde humain entretient-il un rapport de continuité avec le monde naturel, à la fois dans son existence (son commencement et son développement) et dans son essence (ou sa structure), une telle appartenance de l'homme au monde lui garantissant un heureux accomplissement, comme en atteste la sagesse des Anciens ? Ou bien l'espèce humaine ne se distingue-t-elle pas radicalement des autres espèces d'êtres matériels (animales, végétales et minérales) selon une différence fondamentale de fait (l'esprit) qui justifierait en droit l'entreprise de l'homme de maîtriser la nature comme la culture, selon une historicisation progressive civilisant les rapports des hommes entre eux en tendant à leur rendre le monde de plus en plus habitable ?
Mais cette prétention des Modernes est-elle bien légitime (et sa réalisation tout simplement possible), surtout s'il apparaissait, comme dans l'actuelle « mondialisation » capitaliste, que cette vaste entreprise de domination engendre des aliénations telles qu'elles pourraient bien non seulement mettre en danger le monde humain mais aussi, de proche en proche, accroître une entropie (ou désorganisation) naturelle susceptible de conduire à la fin du monde tout entier ? Cette inquiétude contemporaine ne nécessite-t-elle pas que la réflexion cosmopolitique se redouble, à nouveau, d'une méditation cosmologique ?
C'est à l'examen de ces questions que seront consacrées nos conférences de cette année, invitant à éclairer les débats contemporains par la réflexion philosophique.

http://www.societenantaisedephilosophie.com/

Les sciences cognitives : Vers un dépassement des frontières disciplinaires

19 novembre, Salle des conférences de la MISHA, Strasbourg

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Ces journées d’étude se veulent être le lieu d’une rencontre pluridisciplinaire et d’échanges autour d’un objet commun à de nombreuses disciplines : la cognition. Les objectifs sont pluriels. L’objectif premier consiste à croiser les réflexions théoriques et les travaux empiriques des sciences de la vie et des sciences sociales. Chacune de ces sciences approfondit et éclaire une part de la cognition humaine avec des outils, des méthodes et des paradigmes propres à leur spécialité. Il n’est pas rare de voir des emprunts entre disciplines : les frontières disciplinaires ne sont donc pas étanches. Une mutualisation de ces connaissances pourrait alors enrichir conjointement les réflexions de chacune de ces sciences.
Ces rencontres pluridisciplinaires tenteront donc d’aborder différents aspects (non exhaustifs) :

• Une dimension épistémologique. Les communications s’attacheront à discuter de la manière avec laquelle chaque champ disciplinaire peut être mobilisé dans d’autres domaines. Comment les progrès des uns peuvent-ils faire avancer radicalement ou questionner les paradigmes des autres ?
• Une dimension méthodologique. Il sera question des différentes manières de se saisir d’un objet d’étude pluridisciplinaire (la cognition) en s’inscrivant à la fois dans les sciences cognitives et dans un champ disciplinaire délimité.
• Une dimension historique. Comment les avancées des sciences cognitives ont-elles influencé les sciences en général et les sciences sociales en particulier ? Les travaux de Damasio ont, pour exemple, bouleversé la manière d’appréhender les émotions au regard de la raison. Depuis lors, l’émotion n’est plus considérée que comme un frein à la raison. Ce changement de perspective a influencé de nombreux travaux : de leur problématique à leur manière d’appréhender leur objet d’étude.
• Les apports des recherches appliquées. Que nous apprennent les sciences cognitives sur l’activité humaine et quelles sont leurs applications pratiques dans les sciences sociales ? Certaines recherches appliquées comme théoriques nous conduisent à entrevoir la connaissance de l’homme sous un jour nouveau, à dépasser certaines apories, et à initier des réflexions fondamentales dans des disciplines connexes.

Vendredi 19 novembre 2010*

*/Épistémologie de la cognition et perception/*

- 8h20 Accueil des participants

- 8h45 : Introduction*

- 9h00 Jean-Marie GALLINA* (Maître de conférences, Psychologie cognitive, Laboratoire PSITEC, Université de Lille)**
« La notion de représentation mentale comme enjeu décisif de la psychologie et des sciences cognitives »

- 9h35 * *Romy SAUVAYRE *(Doctorante, Sociologie, CNRS-Laboratoire Cultures et Sociétés en Europe, Université de Strasbourg, ATER Université Nancy 2)
« Révision des croyances, cognition et émotion : histoire d’une approche pluridisciplinaire »/

- 10h10 Alessio MORETTI *(Doctorant, Philosophie, Institut de Psychologie, Université de Neuchâtel, Suisse & Université de Nice)**
« Interdisciplinarité : la géométrie des oppositions et l’émergence du néo-structuralisme »

Pause café

- 11h15 Joëlle PROUST *(Directeur de recherche CNRS, Institut Jean-Nicod (EHESS-ENS), UMR CNRS 8129, École Normale Supérieure, Paris) _« En quoi l’étude expérimentale de la métacognition peut-elle enrichir la théorie de la connaissance ? »

- 11h50 Gérald BRONNER *(Professeur, Sociologie, CNRS-Laboratoire Cultures et Sociétés en Europe, Université de Strasbourg, IUF) _« Ce que les neurosciences font à la sociologie »

Pause repas

- 14h00 Eric DUPUY *(Docteur, Sciences cognitives, Université de Bordeaux) _« De la perception à la conception de l’ombre, le cas d’élèves de l’école maternelle »

- 14h35 BrunoTRENTINI *(Docteur en esthétique et sciences de l’art, ATER Paris I Panthéon-Sorbonne)
« Les perceptions complexes, entre esthétique et sciences cognitives »

- 15h10 Jérôme DOKIC *(Directeur d’études, Philosophie, EHESS, Institut Jean-Nicod (CNRS-EHESS-ENS), École Normale Supérieure, Paris) _« Le problème de la reconnaissance perceptive : l’apport des sciences cognitives »

Pause café

- 16h15 Philippe OBERLING *(Maitre de conférences, Neurophysiologie, CNRS-LINC, Université de Strasbourg,)
« Comment Pavlov peut-il nous aider à comprendre la schizophrénie ? »/

- 16h50 Jean Marie DANION *(Professeur, Psychiatrie, PUPH, INSERM U666, HUS Strasbourg)
« Neuroscience et psychanalyse : vers un rapprochement ? »

> plus d’infos

Dominique Descotes, une vie sur les traces de Blaise Pascal

par Céline CASTELLA – AFP

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“ CLERMONT-FERRAND — Dominique Descotes, un chercheur clermontois qui vient d'exhumer un théorème de géométrie de Blaise Pascal jusqu'alors inconnu, est un passionné du célèbre philosophe et mathématicien, dont il a suivi les traces jusqu'en Auvergne.

A l'occasion de la numérisation du manuscrit original des Pensées - un travail de fourmi entamé il y a une dizaine d'années - le chercheur a mis la main sur ce document inédit, un morceau de papier usé, découpé, sur lequel on peut voir un dessin et des sommes de surfaces.

Le texte, seule note mathématique écrite de la main de Pascal, était "sous les yeux de tous, mais personne n'avait cherché à le comprendre parce que la plupart de ceux qui consultent le manuscrit des Pensées (conservé à la Bibliothèque nationale de France à Paris) s'intéressent uniquement à la partie littéraire", explique-t-il.” (…)

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Arkhéion fragments Deleuze / Wilfried Wendling

18 septembre 2010 à 15h

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http://www.w-w.fr/

Le pragmatisme en actes

A propos du livre de Jean-Pierre Cometti, Qu’est-ce que le pragmatisme ?, Paris, Folio/Gallimard, 2010 – Par Alice Le Goff

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“ Si le terme de pragmatisme a suscité de nombreux malentendus et a souvent été associé à une transposition théorique du capitalisme américain, il désigne aussi un courant intellectuel foisonnant dont l’actualité est ici mise en évidence par Jean-Pierre Cometti. Le but de ce dernier est en effet de restituer la force critique de la pensée pragmatiste.

Pour ce faire, il revient sur l’histoire complexe du pragmatisme, de l’ « invention » du terme même par C.S. Peirce au renouveau contemporain du courant qui lui est lié. Lorsque Peirce élabore la notion, il l’articule à une conception de la croyance comme « disposition à agir » ou « habitude d’action » et, corrélativement, à une méthode qui appréhende toute théorie à l’aune de ses effets pratiques. Le pragmatisme recouvre alors une forme « d’expérimentalisme d’inspiration scientifique » (p. 18) dont l’enquête est le pivot. La notion d’enquête est ici centrale car elle permet de ressaisir la spécificité de la piste pragmatiste, la façon dont elle part d’un rejet de toute conception statique de la raison, dont elle privilégie une approche de la connaissance en termes de processus, dont elle s’articule à une conception « faillibiliste » [1] de la quête de la vérité et dont elle recouvre une remise en cause de la différence entre le plan des faits et celui des valeurs. Le terme de pragmatisme va cependant vite être contesté par celui-là même auquel on en attribue la paternité. Soucieux de se démarquer de la façon dont William James a prétendu prolonger ses intuitions en développant la méthode de l’enquête à partir de préoccupations religieuses et éthiques, Peirce privilégiera dès lors le terme de « pragmaticisme », censé désigner une méthode d’établissement de la signification de concepts sur un plan intellectuel. On n’a pas manqué d’en conclure à l’opposition au sein du pragmatisme de deux tendances, l’une associant réalisme et pragmatisme, l’autre insistant sur les liens entre pragmatisme et empirisme et souscrivant à une approche instrumentale de la connaissance [2]. “ (…)

> lire la suite sur la vie des idées

Grandes conférences des archives Henri Poincaré - Programme 2010-2011

Le cycle de conférence de l'année universitaire porte sur le thème de l'épistémologie sociale

Les conférences se déroulent de 17h00 à 19h00 dans la Salle Internationale de la Maison des Sciences de l'Homme de Lorraine (91 avenue de la Libération, Nancy, 3e étage, salle 324).

  • Mardi 12 octobre 2010
    Claudine Tiercelin (Institut Jean Nicod, Paris).
    "Sur la valeur intrinsèquement sociale de la connaissance” [résumé]
  • Mercredi 17 novembre 2010
    Olivier Roy (University of Groningen)
    "Rationalité et attentes mutuelles: une excursion aux fondements de la théorie des jeux" [résumé]
  • Mercredi 19 janvier 2011
    Claude Rosenthal (CNRS, Institut Marcel Mauss – CEMS).
    “Anthropologie de la démonstration” [résumé]
  • Mercredi 16 février 2011
    Laurent Rollet & Philippe Nabonnand (LHSP – Archives Poincaré)
    Pourquoi un dictionnaire historique des enseignants de la Faculté des Sciences de Nancy? [résumé]
  • Mercredi 9 mars 2011
    Seymour Mauskopf (Duke University)
    t.b.a. [résumé]
  • Mercredi 23 mars 2011
    Cyrille Imbert (LHSP – Archives Poincaré)
    Compréhension individuelle et compréhension sociale. [résumé]
  • Vendredi 8 avril 2011
    Alvin Goldman (Rutgers, The State University of New Jersey)
    How Should Groups Pursue the Truth? [résumé]
  • Mercredi 29 juin 2011
    Kapil Raj (EHESS)
    L'histoire d'un inventaire oublié: le "Jardin de Lourixa" de Nicolas l'Empereur (1660-1742) [résumé]

http://poincare.univ-nancy2.fr/

Conférence de Jean-Pierre Cometti sur "Art et Sciences, figures d'un malentendu"

le 23 octobre prochain à 16h30 au Château de Périgny

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Recherches sur la vérité - définition, élimination, déflation

Soutenance de thèse d'Henri Galinon intitulée "Recherches sur la vérité - définition, élimination, déflation", dirigée par François, Rivenc (Université Paris 1, IHPST). Elle se tiendra le samedi 25 septembre 2010 à 14h30, en Sorbonne.

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Le jury est composé de:
- M. Pascal Engel, Professeur à l'Université de Genève
- M. Leon Horsten, Professeur à l'Université de Bristol
- M. François Rivenc, Professeur à l'Université Paris-1 (IHPST)
- M. Philippe de Rouilhan, Directeur de Recherche au CNRS (IHPST)
- M. Gabriel Sandu, Professeur à l'Université d'Helsinki

Résumé :
La vérité, dit-on, est un des buts de la science. Mais quelle est la place de la notion de vérité elle-même dans le langage de la science ? Cette notion peut-elle être suffisamment clarifiée ? Et si oui, quelle peut être sa contribution au discours scientifique, pour quels usages la notion de vérité peut-elle être mobilisée ? Ce travail cherche à répondre à ces questions. Sa thèse principale est que la notion de vérité s'apparente à une notion logique. Cette idée s'inscrit dans un courant de réflexion contemporain sur la vérité appelé "déflationnisme", mais la formulation des thèses déflationnistes que nous proposons est nouvelle, comme sont nouveaux les arguments et les idées mises en œuvre pour l'étayer. Négativement, une critique détaillée d'une tentative influente de réfutation a priori des thèses déflationnistes est présentée. Positivement, nous caractérisons d'une part une classe critique d'affirmations mettant en jeu la notion de vérité comme ensemble de moyens d'expliciter des contenus déjà implicitement acceptés, et nous introduisons d'autre part des considérations et des outils permettant de comprendre le lien entre la thèse de la logicité de la notion de vérité et les thèses déflationnistes classiques relatives aux emplois légitimes de cette notion.

Association PHILOPOP : programme 2010-2011

PHILOPOP est une association populaire de philosophie, créée en 2007, qui a pour vocation d’associer le plus grand nombre au questionnement philosophique en offrant les conditions d’un travail suivi : par des cours, des ateliers de lecture et des conférences.

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L’éducation et l’enfance.

Une réflexion philosophique sur l’éducation ne peut certainement pas prétendre fournir des recettes. Elle est cependant indispensable pour comprendre les enjeux véritables de l’éducation et éclairer la pratique. Pour quelles raisons l’éducation est-elle nécessaire ? Quel but doit-elle viser ? Quelles possibilités offre-t-elle à l’humanité ? Ce sont là des questions qui se posent nécessairement à tout homme.

Un cours général sera d’abord dispensé pendant deux séances ; les autres séances aborderont des aspects particuliers du thème, des approches philosophiques différentes, ou réfléchiront sur le statut de l’enfance.

L’Esprit des lois de Montesquieu

Il ne suffit pas d’évoquer abondamment les notions de citoyenneté et de civisme pour avoir une idée claire de ce que sont la loi, l’Etat et les pouvoirs. La lecture de l’Esprit des lois est indispensable à celui qui veut s’instruire de ce qu’est un gouvernement républicain, monarchique ou despotique, et comprendre pourquoi la fameuse « séparation des pouvoirs » est nécessaire pour éviter l’arbitraire.

Nous lirons l’œuvre dans la collection Folio.

PHILOPOP est une association populaire de philosophie, créée en 2007, qui a pour vocation d’associer le plus grand nombre au questionnement philosophique en offrant les conditions d’un travail suivi : par des cours, des ateliers de lecture et des conférences.

Philopop est une association loi 1901, N° W762001601, dont le siège social est situé au 30 rue Albert Samain 76620 Le Havre.

http://sites.google.com/site/philopopl

Séminaire "Philosophie et immunologie"

Le séminaire "Philosophie et immunologie" reprendra le mercredi 29 septembre à 12h, à l'IHPST

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Mercredi 29 septembre 2010

Soi et non-soi ou les silences de l'organisme

Intervenant : Anne Marie Moulin, CNRS

Responsables du séminaire : François Asperti-Boursin, Leïla Périé, Thomas Pradeu
Axe de recherche : Philosophie de la biologie et de la médecine

Présentation générale : Parmi les sciences du vivant, l’immunologie a un statut paradoxal. Elle est un domaine à la fois très expérimental et profondément marqué par une réflexion théorique. De la théorie phagocytaire de Metchnikoff à la théorie du danger proposée dans les années 1990 par Polly Matzinger en passant par la théorie du soi et du non-soi de Burnet, l’immunologie s’est structurée autour de la recherche de concepts et de cadres théoriques riches et complexes. En parlant de soi et de non-soi, d’identité et d’individualité, l’immunologie a même repris à son compte des problématiques proprement philosophiques, qu’elle explore et auxquelles elle répond avec des arguments spécifiques.
Dans ce groupe de travail « Philosophie et immunologie », nous souhaitons réunir des philosophes des sciences et des immunologistes désireux de comprendre, mais aussi d’examiner de manière critique, les fondements conceptuels et théoriques de l’immunologie contemporaine. Qu’est-ce qu’une réponse immunitaire ? A quoi son déclenchement est-il dû ? Quelle est la pertinence des notions de « soi » et de « non-soi » en immunologie ? L’immunologie nous apprend-elle quelque chose sur notre identité ? Qu’appelle-t-on la « tolérance » immunitaire ?
Ouvert à tous, ce groupe de travail est mis en place à l’initiative de philosophes de l’Institut d’Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques (UMR8590, Paris 1-CNRS-ENS) et d’immunologistes de l’Institut Cochin et de l’Institut d’hémato-immunologie de l’Hôpital Saint-Louis.
Les séances ont lieu de 12h à 13h, à l’IHPST.
Chaque exposé durera 20 minutes et sera suivi d’une longue discussion.

 http://www-ihpst.univ-paris1.fr/

Séminaire d'histoire intellectuelle

Un lieu de discussion des recherches en cours et des questions historiographiques et théoriques dans le domaine d’histoire intellectuelle, pris dans un sens large. Un vendredi par mois à l'université Paris VIII. Ouvert à tous.

15 octobre 2010

Cesare Cuttica :

« To Use or Not to Use... The Intellectual Historian Faced with isms-categories: reflections on absolutism »

19 novembre 2010

Stéphane Guy :

« Les Fabiens et le socialisme éthique »

3 décembre 2010

Girolamo Imbruglia :

« Tolérance et Lumières »

11 décembre 2010

Journée d’études sur Les Lumières écossaises organisée avec l’Université Paris IV

14 janvier 2011

William Slauter :

« Piracy and Plagiarism in the World of News (18th-19th centuries) »

4 mars 2011

Gerhard Schmezer:

« La science a-t-elle besoin de la biographie ? Ludwig Wittgenstein : la vie à la rencontre de l'œuvre »

18 mars 2011

Journée d’études sur les réseaux intellectuels organisée avec l’Université Paris 13

8 avril 2011

Aurélie Godet :

« Irving Kristol's role in the intellectual ascendency of American conservatism (1970-2009) »

6 mai 2011

Paul Cohen:

« Une pas si belliqueuse guerre froide religieuse? L’affaire Reboul, la controverse confessionnelle entre catholiques et protestants, et les relations diplomatiques entre l'Angleterre de Jacques Ier et le Saint siège»

Les séances ont lieu le vendredi, de 17h à 19h

Université Paris 8

salle B 313

Appel à communications pour le colloque "Temps présent et contemporanéité"

Le colloque se tiendra à Paris les 24 & 25 mars 2011 – Organisé par L'Institut d'histoire du temps

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Depuis trente ans, l’histoire du temps présent a acquis, en France, droit de cité dans le paysage historiographique comme composante de l’histoire contemporaine tandis que, sous d’autres labels selon l’acception donnée au terme « contemporain » et parfois plus précocement qu’en France, elle devenait progressivement une pratique commune à l’ensemble des historiographies nationales sans que cela suscite forcément des débats identiques à ceux qu’avaient soulevé son introduction et sa reconnaissance dans le champ historiographique français.

Cette histoire, si sensible à l’irruption de l’événement, à la montée en puissance de la mémoire, histoire écrite sous l’œil souvent attentif – voire la surveillance – de protagonistes vivants et agissants, l’histoire du temps présent, telle qu’elle se pratique aujourd’hui dans les différentes configurations nationales, présente-t-elle des spécificités d’ordre épistémologique ou méthodologique qui la distingue de l’écriture de l’histoire des autres périodes et notamment de l’histoire contemporaine ? Peut-on parler d’une convergence des questionnements et des pratiques de recherche et à quelle échelle ?

Quel statut accorder à notre contemporanéité, comment articuler les réflexions sur le temps présent, son historicité propre, et le « travail pratique » des historiens sur des objets circonscrits ? La notion même d’“historiographie nationale” a-t-elle encore un sens dans un domaine traversé plus que d’autres par la circulation des objets et des questionnements à une échelle transnationale : les notions d’histoire globale ou d’histoire mondiale, et la question de leur réception en France ne sont-ils pas désormais partie intégrante de nos interrogations ?

C’est pour entreprendre de répondre à ces questions que l’IHTP lance un appel à contribution pour un colloque sur la notion dont il est éponyme, colloque qui se veut tout à la fois histoire, bilan et perspectives du travail des historiens qui se consacrent à ce champ.

Le colloque souhaite aborder quatre grands thèmes :

1° – La diffusion de la notion et de la pratique de l’histoire du temps présent, tant dans le paysage académique français qu’à l’étranger, en interrogeant, notamment, la question des « styles historiographiques nationaux ».

2° – Les spécificités de cette histoire, encline à la réflexivité tant est incertaine la frontière entre protagonistes (acteurs / témoins) et historiens, intimement mêlés dans la vie d’une Cité où la mémoire et la demande sociale occupent une place de plus en plus importante.

3° – Les savoirs faire des historiens du temps présent, toujours en évolution, de l’histoire orale des années 70, aux nouvelles sources audio-visuelles et numériques.

4° – Les objets de l’histoire du temps présent réellement investis depuis une vingtaine d’années : la violence extrême, les systèmes totalitaires, l’histoire et l’héritage colonial, les usages publics et politiques du passé, une diversité qui peut faire craindre une forme d’émiettement. Ce n’est pas le moindre des objectifs de ce colloque que de s’interroger sur la cohérence de cette pratique historiographique à travers le monde.

Comité scientifique • Christian Ingrao (IHTP-CNRS)

• Patrick Garcia (Université de Cergy IHTP)

• Henry Rousso (IHTP-CNRS)

• François Dosse (Université Paris 12)

• Peter Schöttler (IHTP-CNRS/ Max Planck Institut)

• Vincent Auzas (IHTP)

• Pierre Nora (EHESS)

• Bogumil Jewsiewicki (Université Laval à Québec)

• Jocelyn Létourneau (Université Laval à Québec)

• Fabrice D’Almeida (IFP-Université Paris 2)

• Pascal Ory (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

• Jean François Sirinelli (IEP de Paris/Centre d’Histoire)

Les propositions de communication, consisteront en un argumentaire d’une page au maximum et indiquant un titre seront à adresser avant le 28 octobre 2010 à Caroline Raymond caroline.raymond@ihtp.cnrs.fr, qui les adressera au Comité Scientifique organisant le colloque.

Les discours de la méthode en Angleterre, XVIe-XVIIe siècles: vers un ordre moderne ?

Appel à contributions pour un colloque interdisciplinaire organisé à l’Université Paris Ouest Nanterre la Défense, les 1er et 2 avril 2011

À la Renaissance, les controverses philosophiques et scientifiques, ainsi que les nombreuses traductions de Platon créent les conditions d’un débat autour de l’idée de méthode, Aristote ayant été l’autorité incontestée en la matière jusque-là. Dès les années 1530, l’interrogation sur la méthode devient centrale, dans le domaine de la rhétorique, puis de la dialectique. Le terme « méthode » est ainsi redéfini tout au long du XVIe siècle et continue à faire l’objet de nombreuses querelles au siècle suivant. La période est propice à un tel débat, comme l’explique Philippe Desan dans son ouvrage sur la naissance de la méthode en France à la Renaissance : « Ce moment de chaos cosmologique, ontologique et téléologique où tout flotte subitement laisse entrevoir un nouveau discours autour de la méthode où il est possible de détecter les bases d’une nouvelle façon de comprendre le monde » (Naissance de la méthode, Paris, A.-G. Nizet, 1987, p. 14).

Dans un contexte où les disciplines ne sont pas encore distinctes, on recherche le plus souvent une méthode universelle qui offre une interprétation globale et générale du monde, mais la méthode, qui permet d’accéder à la vérité ou de persuader par exemple, est aussi perçue comme un outil de vulgarisation scientifique. De très nombreux titres de traités sur des sujets divers, publiés en Angleterre au XVIIe siècle, promettent une méthode simple (« a plain method »), nouvelle (« after the newest method ») et brève (« a plain, short and easie method », « a compendious method »), mais la méthode est aussi garante du plaisir de la lecture et elle est elle-même agréable (« a delightful method », « an exquisite method »). Ces titres révèlent également qu’on doit distinguer deux usages de la méthode : celui qui fait l’objet d’un débat aux XVIe et XVIIe siècles, et qui doit permettre de rendre plus efficace la recherche en « science » et dans les arts, et un usage commun de la méthode, perçue comme un principe d’organisation et d’exposition des idées. Ainsi, la méthode est à la fois une technique de découverte (methodus ou méthode-inférence) et la mise en ordre d’un objet d’étude (ordo ou ordre-disposition) (voir G. Zabarella, De methodis, 1578).

En France, La Ramée, influencé par Pic de la Mirandole et Ficin, est considéré comme le premier grand théoricien de la méthode moderne : il propose une méthode unique censée rendre compte de l’ensemble des phénomènes. Dans Discours de la méthode et surtout dans Règles pour la direction de l’esprit, Descartes expose les différentes étapes d’une méthode qui doit permettre de guider la raison vers la vérité. En Angleterre, Francis Bacon est quant à lui à l’origine d’une méthode qui sera reprise, modifiée et interprétée tout au long du XVIIe siècle, notamment par les Fellows de la Royal Society tels que Robert Boyle, Joseph Glanvill et Robert Hooke. Dans Novum Organum etThe Advancement of Learning, Bacon oppose la méthode rationaliste de l’araignée et la méthode empiriste de la fourmi, et propose au philosophe de la nature une alliance des deux approches, incarnée par l’abeille, « qui tire la matière première des fleurs des champs, puis, par un art qui lui est propre, la travaille et la digère » (Novum Organum, 1:95). Bien que le débat sur la méthode en philosophie de la nature soit particulièrement animé dans le contexte de la « Révolution scientifique », d’autres champs du savoir, tels que la rhétorique, le droit, la médecine, l’histoire ou la politique, cherchent à se doter d’une méthode efficace. Ainsi, Hobbes attribue les erreurs de ses prédécesseurs à leur manque de méthode (Leviathan, chap. 5, « Of Reason and Science »). Il s’inspire tour à tour de la géométrie, de la méthode inductive de Bacon et de la méthode résolutive-comparative de Galilée pour en appliquer les démarches respectives au domaine de la politique. Il entend partir de l’observation objective de la nature humaine pour en déduire des principes généraux de gouvernement. Sans doute l’étude de l’histoire des peuples acquiert-elle à cette époque un nouveau statut dans des démarches qui privilégient une réflexion politique fondée en expérience et en raison.

Les interventions porteront de préférence sur l'Angleterre, mais les comparaisons avec d'autres pays européens seront les bienvenues.

Les communications pourront être présentées en français ou en anglais, et ne devront pas excéder 30 minutes. Elles seront suivies de 10 minutes de discussion.

Veuillez faire parvenir un texte de présentation (500 mots maximum) et un titre de communication, accompagnés d'une brève notice biographique avant le 20 novembre 2010 à :

Myriam-Isabelle Ducrocq mducrocq@u-paris10.fr et Sandrine Parageau sparageau@hotmail.com

Colloque au Centre Marc Bloch - L'art et la faculté de sentir

Mercredi 06 octobre 2010 -  Berlin

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Comment fonctionne la perception sensible ? Quel rôle joue l'art dans le développement des facultés sensibles et dans l'éducation de l'homme en général ? Le présent colloque tentera de cerner les réponses que quelques figures centrales du XVIIIe siècle allemand et français ont données à ces questions. En «inventant» l'esthétique, les penseurs de l'Aufklärung allemande — de Wolff à Kant, en passant par Bodmer, Breitinger, Baumgarten, Sulzer, Moritz et bien d'autres — esquissent une nouvelle représentation de l'homme, dans laquelle la sensibilité joue un rôle inédit. D'une faculté animale, commune à l'homme et à la bête, la sensibilité devient une faculté spécifiquement humaine et même la clef d'une compréhension de l'homme dans son entier. Cette mutation a des préludes et des prolongements en France. La présente rencontre s'attachera à réunir des approches historiques, qui rendent compte des différentes étapes et des différents représentants de cette évolution, mais aussi des approches plus systématiques, qui mettent notamment en lumière le rapport de cette pensée avec les recherches contemporaines sur les mécanismes de la cognition.

Source : www.aesthetik.uni-goettingen.de

Rencontres philosophiques au CHR de Lille

En partenariat avec l'association Cité Philo et l'université de Lille 2, la nouvelle médiathèque de l'hôpital Claude-Huriez vous donne rendez-vous chaque trimestre pour une conférence inédite : le midi philosophique.

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“ Ce jeudi 9 septembre, de 12h30 à 14h, Jean-Michel Hennebel, philosophe spécialiste de la question médicale, a invité le psychanalyste et philosophe Pierre-Henri Castel à présenter son dernier ouvrage, L'Esprit malade : cerveau, folie, individus. L'enjeu est de proposer une réflexion philosophique sur l'état de la psychiatrie contemporaine.
L'auteur interroge deux grands courants : les neurosciences (qui étudient les maladies du cerveau) et la psychiatrie sociale (qui soigne le patient dans ses relations aux autres) : la guérison passe-t-elle par une amélioration des conditions de vie et donc d'une meilleure relation à l'autre ou par la compréhension des maladies du cerveau ?

Ce cycle de conférences est organisé par Michèle Dard, déléguée aux affaires culturelles de l'hôpital. Il accompagne l'ouverture, depuis un an et demi, d'une médiathèque, disposant un fonds documentaire d'environ mille ouvrages relatifs aux questions de santé, d'un espace multimédia et de nombreuses revues.
Patients, mais aussi visiteurs et étudiants sont visés.
Ce projet s'inscrit dans la Convention Culture-Santé. Son but ? Ouvrir l'hôpital en créant des partenariats avec les structures culturelles par le biais du développement de la lecture. Pour cela, de nombreux acteurs hospitaliers ont été formés aux questions de l'art et de la culture. Ils peuvent ainsi inviter des artistes en résidence, afin de faciliter l'accès des usagers de l'hôpital à l'offre des structures culturelles de la région. L'art serait-il en train d'offrir un nouveau visage aux centres hospitaliers ? w
SO M. (correspondante locale) “

Prochain midi culturel du CHRU : le 18 novembre (à confirmer). Renseignements : perrine.masse@chru-lille.fr. La médiathèque de la Cité, Hôpital Claude Huriez, rue Michel Polonovski

> source : Nord Eclair

Le tournant délibératif : Bilan, critiques, perspectives.

Colloque international – Paris, EHESS, 16-17 juin 2011

Appel à communication

Ce colloque se propose de faire un premier bilan des recherches suscitées en sciences sociales et en théorie politique depuis le milieu des années 1980 par l’idée de « démocratie délibérative ». Cet intérêt pour la délibération, parti de la philosophie politique normative, a progressivement touché d’autres disciplines (sociologie des institutions politiques, sociologie de l’action collective, sciences de l’information et de la communication, sociologie des sciences et des techniques, sciences de l’argumentation, sociologie de l’action publique…) où se sont multipliés les recherches de terrain et les questionnements, souvent critiques, des cadres théoriques initiaux. Comment rendre compte, rétrospectivement, de ce « tournant délibératif » des sciences sociales ? Quelles en ont été les principales avancées et les principales limites ? Quels programmes de recherche originaux a-t-il inspiré ? De quels décloisonnements disciplinaires est-il porteur ? La réflexion sur la délibération démocratique peut-elle encore se projeter dans des directions nouvelles ou bien est-on arrivé à saturation d’un programme de recherche ? Telles sont les questions qui sous-tendent et justifient l’organisation de ce colloque résolument interdisciplinaire, le premier du genre dans un contexte de recherche francophone.

> toutes les informations

Pourquoi l'art ne ressemble à rien. Etude à partir d'un texte de Charles Batteux

par Catherine Kintzler

La « belle nature » et la « vraisemblance » des classiques, fondées sur la doctrine de l'imitation de la nature, ne sont pas si désuètes qu'on le croit ordinairement. En lisant de près et sans trop de préjugés un texte de l'abbé Batteux qui en expose les propriétés, on se rend compte qu'il ne s'agit pas d'une doctrine étroitement située dans le temps, mais d'une réflexion large qui peut s’étendre jusqu’à notre art contemporain. Car en imitant à proprement parler ce qui n’existe pas, en établissant concrètement que le vrai ne se saisit que par une opération fictive, l'artiste invente la notion d'original dont seule la copie nous donne l'idée. Les détracteurs de l'art d'aujourd'hui ne croient pas si bien dire : l'art a toujours imité « ce qui ne ressemble à rien ».

Sommaire :

  1. Texte d'étude et introduction
  2. Le vraisemblable : plus vrai que le vrai
  3. La copie ne retrouve pas l'original, elle l'invente
  4. Le fictif comme modèle du vrai et l'imitation comme geste

> lire l’article

Le diable

AccordPhilo

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“ Le Satan de l’église s’est rétréci, éclipsé, avec l’effondrement de la pratique religieuse. Mais le masque du démon n’a jamais quitté la scène car le domaine diabolique dépasse largement le domaine de la foi. Le fil noir du Malin est étroitement tissé dans la trame des sociétés occidentales. Satan représente la part nocturne de notre culture. Son image terrifiante a été inventée par les hommes comme une très exacte antithèse des plus grands idéaux. En ce sens, le diable est partie prenante du processus de civilisation, une façon originale d’envisager le destin de l’humanité, de générer de la vie, de donner de l’espoir, d’inventer des mondes.

Limiter la figure du diable à une définition, théologique, philosophique ou symbolique du mal serait extrêmement réducteur. Lente création d’un imaginaire collectif, le diable est un mythe capable de donner du sens à la vie en dépassant les contradictions insolubles et en apaisant nos plus profondes angoisses. Cette construction intellectuelle et sensible a fourni à l’occident une réponse à l’insoutenable mystère du tragique de l’existence.

Emprunté aux religions du Proche-Orient ancien, le mythe cosmique du combat primordial entre les divinités, dont la condition humaine est l’enjeu, a été repris, relu et repeint, réinterprété par l’occident chrétien. Saint Augustin élabore une subtile version selon laquelle dieu permet le mal pour en tirer le bien. Le diable est une production complexe de l’imaginaire des hommes.” (…)

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Colloque international : "Les quatre causes d’Aristote : origines et interprétations"

Paris, 16 - 18 septembre 2010 - Centre Léon Robin, UMR 8061, CNRS - Univ. Paris IV Sorbonne - ENS Ulm

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JEUDI 16 SEPTEMBRE

Université Paris-Sorbonne

Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris

Matin 9h30 : ouverture du colloque 9h45 : Catherine Darbo Peschanski (CNRS, UMR 8163) : « Le vocabulaire de la causalité hérité par Aristote : les textes médicaux » 11h15 : pause 11h30 : Carlo Natali (Ca’ Foscari, Venezia) : « The term aitia in Aristotle »

Après-midi 15h : Jonathan Barnes (Paris IV) : « Cause et science selon les Analytiques seconds » 16h30 : pause 16h45 : Jean-Baptiste Gourinat (CNRS, UMR 8061) : « "Origine du mouvement" et "cause efficiente" »

VENDREDI 17 SEPTEMBRE

Université Paris-Sorbonne

Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris

Matin 9h45 : Marco Zingano (, USP, São Paulo) : « Les causes et les actions humaines » 11h15 : pause 11h30 : David Charles (Oriel College, Oxford) : «  Aristotle on teleological causation »

Après-midi 15h : Barbara Botter (PUC, Rio de Janeiro) : « La cause formelle » 16h30 : pause 16h45 : Francesca Guadalupe Masi (Ca’ Foscari, Venezia) : « Accidental causes in Aristotle »

SAMEDI 18 SEPTEMBRE

École Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris

salle Celan

Matin 9h45 : Maddalena Bonelli (Bergamo) : « Alexandre d’Aphrodise et les quatre causes d’Aristote » 11h15 : pause 11h30 : Anna Marmodoro (Corpus Christi College, Oxford) : « Causal powers in Aristotle’s Metaphysics »

Contact : mailto:cristina.viano@wanadoo.fr

> source

Nouveau : Le Journal de Socrate

le blog du philojournalisme

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Qu’est-ce que le philojournalisme?

“ La rencontre de la philosophe et du journalisme donne rarement lieu à une expérience ordinaire. Envoyée en 1961 par The New Yorker pour suivre le procès Eichmann, la philosophe Hanna Arendt affirmera quelques années plus tard, en 1967: « Sans les journalistes, nous ne nous y retrouverions jamais dans un monde en changement perpétuel, et au sens le plus littéral, nous ne saurions jamais où nous sommes ». C’est probablement le plus bel hommage rendu au métier de journaliste.

Quarante-deux ans après, dans son livre-manifeste Combat pour une presse libre, Edwy Plenel, fondateur du webjournal Mediapart et ancien rédacteur en chef du Monde, fait la part belle aux réflexions de la philosophe allemande sur le journalisme. Au moment où la profession est en question, un éminent journaliste en quête de sens se tourne ainsi vers la philosophie. (…)

Faire interagir la philosophie et le journalisme : le phénomène est relativement récent. Mais dans quelle mesure revient-il aux philosophes de penser les enjeux du journalisme, de lui donner un sens ? Qu’est-ce que les journalistes peuvent ou ont-ils à apprendre des philosophes et vice-versa?

L’ambition de ce blog est de tenter de donner de l’essor à la relation entre la philosophie et le journalisme. Cette expérience, je la nomme « philojournalisme ». “

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Sur l'énergie noire cosmologique. D'hypothétiques particules surnommées Caméléons à l'origine de l'énergie noire?

Par Jean-Paul Baquiast

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“ On appelle énergie noire une force d'expansion découverte il y a quelques années et qui à très grande échelle éloignerait les galaxies les unes des autres, alors que selon la loi de la gravité, elles devraient progressivement se rapprocher. D'après le modèle cosmologique standard, notre univers serait né il y a environ 13,6 milliards d'années, émergeant d'une fluctuation de l'hypothétique vide quantique (un électron se matérialisant et « pompant » l'énergie alentour) au cours d'un événement dit Big Bang, suivi immédiatement d'une phase d'inflation l'ayant fait passé de la taille d'un atome à celle d'environ une orange.

Tous les corps et particules aujourd'hui connus auraient été formés à cette occasion, en même temps que se mettait en place l'espace-temps. L'expansion se serait poursuivie sur un mode plus modérée. Elle devrait en principe ralentir et s'arrêter, du fait de l'épuisement de l'impulsion initiale. La force de gravité devrait alors prendre le dessus en rapprochant les corps les uns des autres. L'univers pourrait alors se contracter de plus en plus vite, retrouvant son état ponctuel initial (Big Shrink).

Or deux types d'observations ont conduit depuis quelques années à remettre en cause ce modèle. Le premier ne concerne pas directement le thème de cet article, mais il peut y être lié. Il s'agit de la répartition et la nature des masses générant une force de gravité. Des systèmes d'astres comme les galaxies et les amas de galaxies ne pourraient conserver leur cohésion interne et leurs orbites respectives s'ils étaient composés de matière ordinaire, celle que les observations astronomiques permettent d'observer. Elle est loin d'être en quantité suffisante pour empêcher la dispersion dans l'espace de ces systèmes galactiques. On en déduit qu'il devrait exister une matière non observable, dite pour cette raison matière noire. Elle composerait la masse manquante, soit quelques 90% du total.

La recherche et l'identification de cette matière noire fait aujourd'hui l'objet de nombreux programmes. Mais cette matière noire, quelle qu'elle soit, ne devrait pas remettre en cause la "constante cosmologique" résultant d'un équilibre évoluant lentement entre forces d'expansion et forces de contraction. La vitesse d'expansion des galaxies avait été calculée à la suite des observations de Hubble relatives au décalage vers le rouge de la lumière nous en parvenant. Ces observations montraient qu'avec le temps, c'est-à-dire avec l'âge des galaxies, cette vitesse diminuait régulièrement.” (…)

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Le philosophe et les livres

Rencontres organisées par l’ANR corpus « La bibliothèque foucaldienne », IIAC, EHESS, Triangle, ENS Lyon - Du mercredi 29/09/10 au vendredi 01/10/10

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La question qui animera ces trois journées est en lien avec les résul- tats du programme de l’ANR corpus « La bibliothèque foucaldienne » dont l’objectif est d’enquêter sur les multiples « inscriptions » de son activité de philosophe, sur Foucault au travail, sur ses pratiques, ses outils... Il s’agira d’entrer dans le laboratoire foucaldien et d’en faire une ethnographie rétrospective. Après avoir montré ce qu’une telle approche du travail intellectuel permet dans une histoire de la philosophie ou des intellectuels, on donnera la parole à des projets similaires concernant d’autres grands lettrés du second XXe siècle, on reviendra également sur les outils du travail intellectuel comme la bibliothèque, la fiche et le fichier, ainsi que sur la politique de citation et d’édition. Un moment sera également réservé pour faire le point sur les outils techniques qui sont aujourd’hui à la disposition des chercheurs en sciences sociales. À la singularité auctoriale, préférer les savoir-faire partagés, privilégier les indices matériels du travail ou encore questionner les outils cognitifs mobilisés.

Amphithéâtre EHESS. 105 bld Raspail

Organisation : ANR corpus « La bibliothèque foucaldienne », IIAC, EHESS, Triangle, ENS Lyon.

Mercredi 29 septembre 2010 Axe « Grands lettrés » : 14h-16h00

• 14h00 : Introduction : François Weil, Président EHESS et Marc Abélès, Directeur IIAC. • 14h30-14h45 : Enjeux : Jean-Claude Zancarini, Triangle, ENS Lyon et Philippe Artières CNRS/IIAC, « Anthropologie de l’écriture ». • 14h45-15h30 : « Qu’est-ce qu’une pratique savante ? » : Christian Jacob, EHESS.

• 15h30-16h15 : « La vie sociale des concepts » : Jean-Louis Fabiani, EHESS. Pause

• 17h00-17h45 : « La Bibliothèque de Machiavel » : Jean-Claude Zancarini, Triangle, ENS Lyon. • 17h45-18h30 : « Visages d’archives d’un historien au travail : Georges Duby » : Patrick Boucheron, Paris I Panthéon-Sorbonne.

Jeudi 30 septembre 2010

Axe : « La bibliothèque foucaldienne » Discussion animée par Frédéric Gros, Paris XII.

a) « Écriture ». (09h30-12h00)

• 9h30-10h00 : « La bibliothèque foucaldienne Programme ANR 2009-2011 » : Jean-François Bert, EHESS, IIAC, « Anthropologie de l’écriture ». • 10h00-10h30 : « L’écriture du compte-rendu » : Mathieu Potte- Bonneville, « Anthropologie de l’écriture ». Pause

• 11h00-11h30 : « La rédaction d’un cours au Collège de France » : Michel Senellart, Triangle, ENS Lyon. • 11h30-12h00 : « Le désordre des familles : Comment écrire à deux Arlette Farge et Michel Foucault » : Philippe Artières, CNRS, IIAC, « Anthropologie de l’écriture ».

b) « Lecture ». (14h30-17h00) • 14h30-15h00 :

« Le dossier “Philosophie du langage” dans Les Mots et les choses » : Pascal Michon, Triangle, ENS Lyon. • 15h00-15h30 : « Le dossier “Analyse des richesses” dans Les Mots et les choses » : Luca Paltrinieri, Triangle, ENS Lyon. Pause

•16h00-16h30 :« Les“grands absents” :une bibliographie parle vide » : Judith Revel, « Anthropologie de l’écriture ».

• 16h30-17h00 : « Foucault et les sources patristiques » : Philippe Chevalier, BNF. Extraits d’entretiens avec des « témoins de lecture » de Michel Foucault.

Vendredi 1er octobre 2010

Axe : « Nouveaux outils pour la recherche » (9h30-13h00) : Discussion animée par André Derval, IMEC.

• 9h30-10h00 : « Introduction : outils numériques et recherche » : Xavier Delaporte, Radio France.

• 10h00-10h30 : « La bibliothèque foucaldienne : comment donner sens à un corpus ? » : Samantha Saidi, Triangle, ENS Lyon, et Jean- François Bert, « Anthropologie de l’écriture ». Pause

• 11h00-11h30 : « Projet Desanti » : Pierre Edouard Portier et David Wittmann, Institut Desanti, UMR5037, ENS Lyon.

• 11h30-12h00 : « Les sacristies de Gabriel Le Bras (1891-1970). Topographie d’un espace de travail intellectuel et archéologie d’un lieu d’archives » : Yann Potin, « Anthropologie de l’écriture », Archives nationales.

Axe : « Les pratiques intellectuelles au XXe siècle » (14h30-19h00) Discussion animée par Perrine Simon-Nahum, CNRS.

• 14h30-15h00 : « Continuité ou discontinuité d’une pratique intellectuelle : le cas Fr. Furet » : Christophe Prochasson, EHESS.

• 15h30-16h00 : « Les pratiques de citations de Mille plateaux : collage, distorsions, “montage” » : Anne Sauvagnargues, Paris X – Nanterre. Pause

• 16h30-17h00 : « Le cas de la bibliothèque de l’IRESCO » : Jean- Christophe Marcel, Paris IV.

• 17h00-17h30 : « Althusser un « typapart » une bibliothèque à part ? » : François Matheron et Yoshihiko Ichida. Conférence finale

• 18h00-19h00 : « Écrire en prison : un philosophe sans ses livres » : Toni Negri.

Avec le soutien de : ANR, EHESS, IIAC, Triangle, ENS Lyon, CNRS, Centre Michel Foucault (portail-michel-foucault.org)

> pour en savoir plus

 

    Un cours de philosophie à Epineuil-le-Fleuriel par Bernard Stiegler

    A partir du 18 septembre 2010, un cours de philosophie sera dispensé par Bernard Stiegler à l’adresse des lycéens et de toutes personnes intéressées. Le cours se tiendra un samedi après-midi sur deux, de 15 heures à 18 heures à la Maison Ecole du Grand-Meaulnes. Il se donne pour but d’introduire les participants à la philosophie de Platon.

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    Platon fut l’élève de Socrate, et son enseignement a été transmis sous forme de dialogues dits «socratiques». Chaque année, le cours dispensé à Epineuil consistera à lire et interpréter un dialogue de Platon. En 2010/2011, le cours étudiera Le Banquet.

    • A l’époque de Socrate et de Platon, les philosophes sont les adversaires des sophistes. Ceux-ci prétendent tout savoir, selon Socrate, tandis que lui-même, dont on peut dire qu’il est le premier philosophe, dit aimer le savoir précisément parce qu’il ne le possède pas. La philosophie est en cela l’amour du savoir (aimer se dit en grec philein, et Sophia signifie sagesse au sens de la possession du savoir), et non le savoir lui-même : le savoir n’est jamais total, et ceux qui savent sont d’abord et surtout ceux qui savent qu’il y a bien des choses qu’ils ne savent pas.
    • Durant toute l’année 2010/2011 et parallèlement à chaque cours donné à Epineuil, Bernard Stiegler assurera un séminaire en visioconférence à destination d’une douzaine d’étudiants d’universités de plusieurs pays. Ces étudiants, par l’intermédiaire d’internet, travailleront avec les lycéens qui le souhaiteront sur les cours qui auront été enregistrés, notamment en vue de les indexer.
    • A la fin de l’année (de la mi-juin à la fin juillet), ces étudiants viendront passer six semaines à Epineuil au sein d’une académie d’été, à laquelle les lycéens et participants seront également invités à prendre part.

    Pour obtenir des renseignements supplémentaires ou vous inscrire, adressez un message à : ecole-de-philosophie@pharmakon.fr

    Les mouvements sociaux, laboratoires de la démocratie

    par Daniel Mouchard

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    “Daniel Mouchard analyse les travaux récents sur les mouvements sociaux de populations marginales ou « exclues » comme de véritables laboratoires de la démocratie sociale. À travers l’étude des dynamiques de subjectivation à l’oeuvre dans ces mouvements, des contradictions internes de ces acteurs collectifs ainsi que des modalités d’irruption dans l’espace public, il replace les mouvements sociaux dans l’histoire de la critique sociale.”

    > lire l’article sur la vie des idées

    Anton Marty, Karl Bühler : philosophes du langage - Origines, relations et postérité de leur pensée

    Colloque à Genève les 10-11 septembre

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    Le colloque réunit des chercheurs appartenant aux trois domaines dans lesquels Marty et Bühler ont réalisé des contributions majeures, à savoir la psychologie, la linguistique et la philosophie du langage. Malgré leur impact remarquable sur les théories contemporaines du langage, les oeuvres de Marty et Bühler restent encore largement méconnues, tout particulièrement dans les milieux francophones. Cela vaut davantage pour le premier que pour le second puisque nous disposons depuis quelques mois d’une traduction française de l’oeuvre maîtresse de Bühler – la Sprachtheorie – alors que le seul texte de Martytraduit à ce jour est un article sur le rapport entre la grammaire et la logique, paru en 2007.

    Le colloque poursuit trois objectifs. Il s’agira, premièrement, d’exposer les théories de Marty et de Bühler et plus précisément, de les comparer. Deuxièmement, on s’efforcera d’élucider les liens qu’entretiennent Marty et Bühler avec les différentes traditions dont ils sont issus et par rapport auxquelles ils prennent position, à savoir : d’une part, la psychologie et la linguistique de leur temps (W. Wundt, H. Steinthal, H. Paul), deux disciplines qui, à cette époque, sont en voie de constitution et en passe de devenir autonomes ; d’autre part, l’école de Brentano (Brentano lui-même, C. Stumpf, E. Husserl, A. Meinong) avec laquelle ces deux penseurs sont liés à divers degrés. Troisièmement, on se demandera dans quelle mesure le développement de la philosophie du langage contemporaine est redevable aux conceptions du langage que l’on trouve chez Marty et Bühler, notamment pour ce qui est de la philosophie du second Wittgenstein et de la pragmatique cognitive.
    Le résultat central visé par ce travail collectif de recherche est une contribution à l’histoire de la philosophie contemporaine du langage cherchant à donner une image plus complexe et donc plus réaliste des contextes dans lesquels ont émergé les figures traditionnellement considérées comme emblématiques, telles que Frege, Russell et Wittgenstein. Un tel objectif ne pouvant être atteint que sur la base d’un examen minutieux des théories en présence et de leurs relations, un autre résultat escompté est de contribuer aux recherches actuelles se situant aux confins de la psychologie, de la linguistique et de la philosophie.

    > plus d’infos

    Biographie d'une vision du monde : Les relations entre science,philosophie et politique dans la conception marxiste de J.B.S. Haldane

    Soutenance de thèse de Simon Gouz le 15 septembre à Lyon

    Biologiste reconnu, notamment, pour sa contribution à la fondation de la génétique des populations, J.B.S. Haldane (1892-1964) est également membre du Parti Communiste de Grande-Bretagne entre 1942 et 1950 et, à partir de 1937, il défend avec force l'opinion que le marxisme est utile au travail scientifique.

    Notre étude porte sur les idées marxistes de Haldane et sur la manière dont elles sont historiquement produites. Elle examine d'abord son parcours intellectuel et propose de comprendre son adoption du marxisme dans le cadre d'une dynamique de recherche d'unité entre des conceptions des sciences, de la philosophie et de la politique. L'étude porte ensuite sur la manière dont fonctionne ce qui est caractérisé comme une vision marxiste du monde, c'est-à-dire un mode de production et de circulation de concepts. En particulier, l'assertion que fait Haldane d'un usage du marxisme dans son travail scientifique est confrontée à certains de ses travaux en génétique des populations, ainsi qu'aux idées qu'il émet concernant l'eugénisme. Cette confrontation permet de confirmer et de généraliser, contre Sarkar (1992) et Shapiro (1993), le résultat proposé par Hammond (2004) d'une effectivité du marxisme de Haldane dans ses sciences, et de préciser la manière dont elle se réalise. Finalement, nous proposons une compréhension du marxisme de Haldane comme un cas particulier de processus historiques plus généraux. Nous examinons l'histoire des idées marxistes sur les sciences et le phénomène d'engagement politique de scientifiques britanniques à cette époque, et interrogeons par là les racines politiques et sociales du marxisme de Haldane.

    Marsile Ficin : Lettres

    par Thibaut Gress

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    “Il n’existait pas, jusqu’en 2010, de traduction française de la pourtant très abondante – et décisive – correspondance de Marsile Ficin (1433-1499), auteur entre autres de la célèbre Théologie platonicienne. C’est chose partiellement réparée grâce à Julie Raynaud et Sébastien Galland qui, en 2010, ont opéré un choix de lettres, qu’ils ont traduites et annotées, livrant ainsi au public français une sorte de petite compilation épistolaire du philosophe florentin, laissant voir une gamme étendue des préoccupations de ce dernier.” (…)

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    Emission Hors-champs, Laure Adler reçoit Robert Redeker

    France Culture - 03.09.2010 - 22:15


    Sur la disparition de Dieu, celle de l’Homme, et celle du Diable…

    Ecouter sur le site de l’émission


    Ecoutez l'émission45 minutes

    Questions de cadrage. A propos du livre de Judith Butler, “Ce qui fait une vie”

    par Laure Bordonaba

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    “Écrit durant le second mandat de George W. Bush, Ce qui fait une vie a pour toile de fond la guerre, ses images et ses discours. Sont ainsi analysés, coordonnés et parfois repris d’un chapitre à l’autre la question du terrorisme, les photographies d’Abou Ghraïb, les poèmes de Guantánamo, le journalisme embarqué, mais aussi les discussions sur la parentalité homosexuelle, sur l’émancipation féminine, le durcissement des politiques migratoires, les échecs supposés des sociétés multiculturelles ou encore les assauts que subit l’État-providence. Car Butler s’attache à montrer comment les affaires étrangères, apparemment « extérieures », déterminent les termes des débats intérieurs et placent ainsi « la gauche » face à des difficultés théoriques et pratiques inédites ; les combats de ses militants, pour les droits des femmes, pour ceux des homosexuels, sont en effet en quelques années devenus l’instrument de la légitimation de la violence d’État, dans la guerre tant intérieure qu’extérieure qu’il fait à l’islam.” (…)

    > lire sur La vie des idées

    Le ressentiment, passion sociale

    Troisièmes « Journées de La Baule » du département de philosophie de l'Université de Nantes,14-16 septembre 2010

    Nos sociétés seraient aujourd'hui traversées par un ressentiment de plus en plus général et de plus en plus exacerbé : ressentiment des moins nantis à l'égard des mieux dotés, ressentiment des plus exposés à l'égard des mieux protégés, ressentiment des jeunes d'aujourd'hui à l'égard des générations passées considérées comme mieux servies par l'histoire. Omniprésente dans les sciences humaines et sociales, la notion de ressentiment reste cependant en grande partie inanalysée, victime de sa condamnation à la fois morale et politique. Dans le champs des passions, le ressentiment a en effet mauvaise presse, et il ne semble pas incarner une quelconque « rationalité affective ». Il est traditionnellement considéré comme une passion négative et réactive qui, loin d'être motrice dans les luttes sociales et politiques, alimente la haine des autres et le dégoût de soi, et on aime lui opposer l'indignation, le désir de reconnaissance ou le sentiment d'injustice. Cette condamnation pèse sur la compréhension de la spécificité d'une passion collective trop vite assimilée à l'envie, la jalousie ou la vengeance, parfois empreintes d'une honteuse mesquinerie. Elle empêche également de saisir ses enjeux : ses manifestions et ses effets sociaux, les relations étroites qu'elle entretient avec la formation de nos jugements moraux, les sentiments démocratiques et le désir d'égalité dont elle est l'obscure incarnation.
        Les 3e Journées de la Baule, organisées par le Centre Atlantique de Philosophie (CAPHI) de l'Université de Nantes, tâcheront de prendre au sérieux cette passion sociale, en interrogeant ses fondements normatifs, ses dimensions collectives et son caractère dynamique. Elles auront lieu les 14, 15 et 16 septembre, et donneront lieu à une réflexion pluridisciplinaire organisée selon 4 axes :
    1. Anthropologie philosophique du ressentiment
    2. Ressentiment et civilisation
    3.  L'objet ressentiment (ressentiment et sciences humaines)
    4. Le ressentiment, passion démocratique ?
    Antoine Grandjean
    Florent Guénard
    Le programme :
    Mardi 14 septembre
        * 14:30 - Ouverture du colloque
    Anthropologie philosophique du ressentiment
        * 15:00 - Isabelle KOCH (Universite Aix-Marseille I) : « Augustin et l'invidentia apostatica. Y a-t-il une logique du ressentiment dans le peche originel ? »
        * 16:00 - Pascal SEVERAC (College International de Philosophie) : « Enjeux ethiques et politiques du ressentiment a l'age classique »
    Pause cafe
        * 17:30 - Pascal TARANTO (Universite de Nantes) : « Le corps politique est-il un corps sans passions ? Vengeance et appel au ciel dans le jusnaturalisme revolutionnaire de John Locke. »
    Mercredi 15 septembre
    Ressentiment et civilisation
        * 9:30 - Antoine GRANDJEAN (Universite de Nantes) : « Le genie du ressentiment : Poetique et politique du ressentiment selon Nietzsche »
        * 10:30 - Patrick LANG (Universite de Nantes) : « Morales du ressentiment, ethique de la reciprocite »
    L'objet ressentiment (ressentiment et sciences humaines)
        * 14:00 - Michele BOMPARD-PORTE (Universite de Bretagne Occidentale) : « Figures du ressentiment. Un point de vue psychanalytique »
        * 15:00 - Claude GAUTIER (Universite de Montpellier III) : « Le ressentiment comme affect social dans l'Histoire d'Angleterre de D. Hume »
    Pause cafe
        * 16:30 - Francois JARRIGE (Universite du Maine) : « Autour des conflits sociaux : apports et limites du ressentiment en histoire »
        * 17:30 - Nicolas DUVOUX (Universite Paris V) : « Un ressentiment populaire : La crise du social dans la societe des individus »
    Jeudi 16 septembre
    Le ressentiment, passion democratique ?
        * 9:00 - Frederic BRAHAMI (Universite de Franche Comte) : « Peuple et ressentiment au lendemain de la Revolution francaise »
        * 10:00 - Magali BESSONE (Universite de Rennes I) : « Ressentiment et sentiment d'injustice : quel enjeu pour la justice penale ? »
    Pause cafe
        * 11:30 - Florent GUENARD (Universite de Nantes) : « Le ressentiment en democratie, entre envie et sens de la justice »
        * 12:30 - Cloture du colloque