Méduse en Sorbonne. Hommage à Hélène Cixous essayiste

Samedi 23 octobre 2010 - Grand Salon du Rectorat, Paris-Sorbonne

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À l’occasion de la réédition par les éditions Galilée du texte d’Hélène Cixous, “Le Rire de la Méduse” (1975), la Sorbonne fêtera les trente-cinq ans du célèbre manifeste féministe, en présence de l’auteur.

Responsable : Frédéric Regard Comité d’organisation : Eric Prenowitz (Leeds), Frédéric Regard (Paris IV), Marta Segarra (Barcelone)

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Découverte d'un manuscrit de Blaise Pascal inconnu

Le document découvert est une page de brouillon, écrite au dos d'un fragment des Pensées et jusqu'alors passée totalement inaperçue.

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“ Un manuscrit mathématique de Blaise Pascal a été découvert récemment à la Bibliothèque nationale de France (BNF). Il a été repéré par Dominique Descotes, professeur à l'université de Clermont-Ferrand-CNRS, parmi les clichés du manuscrit des Pensées que le Centre international Blaise-Pascal est en train de numériser. Il s'agit d'une page de brouillon écrite au dos d'un fragment des Pensées qui était jusqu'alors passée totalement inaperçue.

C'est un document unique et tout à fait exceptionnel, car on ne disposait à ce jour d'aucune trace écrite des recherches mathématiques conduites par l'auteur des Pensées. Très tôt, Pascal se montra extrêmement novateur dans cette discipline et y consacra beaucoup de temps et d'énergie. À 12 ans, il commença seul l'étude de la géométrie. Quatre ans plus tard, il présentait devant l'Académie des sciences de nouvelles formules permettant de projeter sur un plan des cercles tracés dans l'espace. De cet Essai pour les coniques qui ouvrit notamment la voie au dessin industriel, il ne reste rien de sa main. De même, les originaux de ses autres ouvrages de mathématiques ont tous été détruits après impression. Seules quelques lettres envoyées à Fermat, Sluse et Huygens, trois grands mathématiciens avec lesquels Pascal entretenait une correspondance, ont été conservées. “ (…)

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Alain et l’autre. Trois inédits du philosophe et pédagogue pacifiste

Par ROBERT MAGGIORI

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Alain. Souvenirs sans égards suivi de Traité des outils et de Dix leçons d’astronomie. Présentation et notes d’Emmanuel Blondel, Aubier, 340 pp., 22 € (en librairie le 1er septembre).

“ Longtemps, en philosophie, Alain fut méprisé. Il eut certes, grâce aux Propos, son public et ses admirateurs. Mais il fut méprisé par ses pairs, ou, si on préfère, déclassé - un peu comme Albert Camus, qu’une critique malheureuse qualifia de «philosophe pour classes terminales» -, situé au-delà du boulevard périphérique, là où la philosophie se dévergonde, se mêle à la littérature, se dépouille de ses ismes et de ses habits d’école, flirte avec l’«essai», les «pensées», les miscellanées et, justement, les «propos». “ (…)

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Sur terre : la terre et la matérialité dans “Difficile liberté” de Levinas

Conférence donnée par Sylvie Coirault-Neuburger au Colloque international “Difficile liberté” organisé à l’Université de Toulouse Monmirail, le 6 août 2010

“ « L’importance des choses terrestres n’apparaît pas seulement aux âmes basses » (Difficile liberté p.144 du Livre de Poche), comme nous le savons de notre temps, la dignité va bien avec un certain type de préoccupation pour le terrestre et le matériel, une préoccupation altruiste notamment. Quel est donc le matérialisme d’Emmanuel Lévinas dans Difficile Liberté ?

« Dieu merci n’allons pas prêcher de suspectes croisades pour « se serrer les coudes entre croyants », pour s’unir « entre spiritualistes » contre le matérialisme ambiant ». Voilà qui pourrait nous servir d’exergue pour affirmer combien Lévinas est soucieux de son prochain et notamment de celui qui a faim. Il dit quelque part dans les carnets de captivité ce jeu de mots si profond : « au commencement était la faim ». Continuons de citer : « comme si l’on devait penser à autre chose qu’à assouvir cette faim » […] comme si toute la spiritualité de la terre ne tenait pas dans le geste de nourrir »(Difficile liberté, avant-propos p.10-11). Le matérialisme de celui qui a faim n’est jamais mauvais, seul le nôtre, à nous qui sommes repus, risque d’être mauvais. Il y a là une inégalité fondamentale que révèle la condition du tiers monde. Le judaïsme s’attache à l’ici-bas quand l’individu cesse d’être égoïste et accapareur de la matière pour refuser de passer sur le ventre de son prochain (D.L. p.144-145). “ (…)

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Argumentation et persuasion

Colloque international du 7 au 9 septembre 2010 à l'EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales)

mardi 7 septembre 2010

9h 45 Accueil des participants

10h  Ouverture du colloque, Esteban Buch Directeur d’Études à l’EHESS, Directeur du CRAL (Centre de Recherches sur les Arts et le Langage)

Session 1. Clarifications

Président de séance : Georges Roque, CRAL, CNRS-EHESS 

10h 15 – 11h Daniel O’Keefe, Department of Communication Studies, Northwestern University

« Argumentation and Persuasion: Sorting out the Relationships »

11h –  11h 30 pause

11h 30 – 12h 15 Raphaël Micheli, Université de Lausanne

« Argumenter sans chercher à persuader ? Une analyse critique de quelques définitions non persuasives de l’argumentation »

12h 15 - 13h Michel Dufour, Université Paris 3

« Persuasion ou conviction, comment savoir ? » 

13h – 14h 30  pause déjeuner

Session 2. Persuasion et théories de l’argumentation

Président de séance : Michel Dufour,  Université Paris 3

14h 30 – 15h 15 Tony Blair, Centre for Research in Reasoning, Argumentation and Rhetoric, University of Windsor, Canada

« Argumentation as Rational Persuasion »

15h 15 – 16h Ana Nettel, UAM-A, Mexico, et Georges Roque, directeur de recherches au CNRS, CRAL-EHESS

« Entre persuasion et argumentation »

16h – 16h 30  pause

16h 30 – 17h 15 Frans van Eemeren, University of Amsterdam

“Strategic Maneuvering and Persuasion in Argumentative Discourse”

17 h15 - 18h Frans H. Van Eemeren, Bart Garssen, Bert Meuffels,  University of Amsterdam

« Judgments on Fallacies : Systematic Empirical Research of the Conventional Validity of the Pragma-Dialectical Discussion Rules »

mercredi 8 septembre 2010

10h – 10h 45 Frank Zenker, University of Lund

« Are we really Integrating Rhetorical Insights? »

10h 45 – 11h 30 Christian Plantin, Directeur de recherches au CNRS, ICAR, Lyon

«  Persuasion ou alignement ?»

11h 30 – 12h pause

Session 3 Le discours politique

Présidente de séance : Luisa Puig, UNAM, Mexico

12h – 12h 45 Christian Kock, University of Copenhagen

« Political Persuasion is a Different Territory from Epistemic Argumentation - But Let's not Give it up as Lawless »

12h 45 – 14h 30 Pause déjeuner

14h 30 – 15h 15 Marianne Doury, chargée de recherches au CNRS, Laboratoire Communication et politique, Paris

« Les buts de l’argumentation »

15h 15 – 16h Félix Blanc, EHESS

« Convaincre avec passion(s), un obstacle à l’argumentation ? »

16h - 16h 30 Pause

Session 4. Approches rhétoriques I : réflexions théoriques

Président de séance : Christian Plantin,  CNRS, ICAR

16h 30 - 17h 15 Chrisopher Tindale, Centre for Research in Reasoning, Argumentation and Rhetoric and Professor of Philosophy at the University of Windsor, Canada

« Rhetoric, Argumentation, and the Available Means of Persuasion ».

17h 15 – 18h Emmanuelle Danblon, Chercheur Qualifié du FNRS, Maître de conférence en rhétorique, Université Libre de Bruxelles

« La rhétorique : à la recherche d’un paradigme perdu »

18h – 18h 30 pause

Session 5. Approches rhétoriques II : argumentation juridique

Présidente de séance : Ana Laura Nettel, UAM-A, Mexico

18h 30 – 19h 15 Katie Rose Guest Pryal, University of North Carolina at Chapel Hill

« The Dangers of Unfair Prejudice ; Enargeia, the Rules of Evidence, and Ethical Persuasion »

19h 15 – 20h Serena Tomasi, CERMEG, Research Center on Legal Methodology, University of Trento, Italy

« Forensic Rhetoric : Truth or Persuasive Efficacy ? Some Outlines on the Italian Experience »

jeudi 9 septembre 2010

Session 6. Littérature et linguistique

Présidente de séance : Marianne Doury, CNRS, Laboratoire Communication et politique 

10h – 10h 45 Luisa Puig, Instituto de Investigaciones Filológicas, UNAM, Mexico

« Doxa et persuasion dans le domaine du lexique »

10h 45 – 11h 15 pause

11h 15 – 12h Marion Carel, maître de conférences à l’EHESS, CRAL,  Paris

« Argumentation et persuasion dans le Claude Gueux de Victor Hugo »

12h – 12h 45 Philippe Roussin, Directeur de recherches au CNRS, CRAL, EHESS

« Persuasion, argumentation et littérature moderne »

12h 45 – 14h 30 pause repas

Session 7 Études de cas

Président de séance : Tony Blair, Centre for Research in Reasoning, Argumentation and Rhetoric, University of Windsor, Canada

14h 30 – 15h 15 Hans V. Hansen, Director of the Center for Research in Reasoning, Argumentation and Rhetoric, University of Windsor, Canada  and Jane McLeod, Department of History, Brock University, Canada

« Petitioning the Monarch: The Case of Provincial Printers in Eighteenth-Century France »

15h 15 – 16h Carlos González Domínguez, Universidad Autónoma del Estado de México, Mexique

« L’éthos du présentateur de journal télévisé : raisons éthiques comme persuasion. Approche comparative internationale France-Mexique »

16h – 16h 30 Pause 

16h 30 – 17h 15 Ralph Johnson, Senior Research Fellow, University of Windsor, Ontario, Canada

« On the Evaluation of Visual Arguments »

17h 15 – 17h 45 Discussion générale et clôture

Entrée libre   - contact : roque@ehess.fr 

La Géophilosophie de Gilles Deleuze entre esthétiques et politiques

Colloque international organisé par l'Institut de Recherches Philosophiques de Lyon (IRPhiL) les jeudi 14 et vendredi 15 octobre 2010

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Comité scientifique :
Mauro Carbone, Jean-Jacques Wunenburger, Laura Turarbeck, Stéphane Madelrieux, Valentina Tirloni
Contact :
Valentina Tirloni
Chercheur postdoctoral, Coordinatrice scientifique
IRPhiL EA 4187 - Institut de Recherches Philosophiques de Lyon
18 rue Chevreul - 69007 Lyon
Tél. : 04 78 78 73 94 - Fax : 04 78 78 72 27
site : http://irphil.univ-lyon3.fr
valentina.tirloni@univ-lyon3.fr

> programme

“Le cinéma pornographique” de Julien Servois.

“Un vrai dépucelage conceptuel !” par R. (freakosophy)

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“ Les derniers livres de philo sur le porno étaient affligeants.

(…)  Qui pouvait à la fois remettre de l'ordre dans ce désespérant cloaque conceptuel tout en proposant de vraies bonnes analyses de films pornos ?

Un prof de philo esthète, honnête et courageux, remplit parfaitement le programme fixé. Avec son livre sobrement intitulé Le Cinéma pornographique, Julien Servois mériterait de se faire inviter à toutes les sex parties queer de la capitale. 

Ces 150 pages percutantes et claires ne nous viennent pas de n'importe quel éditeur puisque c'est Vrin en personne (et en feuillets), plus précisément la collection "Philosophie et Cinéma" qui publie cette petite perle. Ce qui signifie que Vrin assume parfaitement des analyses post-porn aussi freakosophiques que :

"L’idéal hétéro de la trans c’est bien Tiffany Hopkins avec la bite à Rocco, la superbombe qui en plus a un pénis, comme s’il fallait d’urgence oublier qu’il s’agit là de mâles supplantés de seins en silicones et bourrés d’oestrogènes ! On voit ici comment opère la puissance d’exclusion-inclusion de la norme : elle stigmatise la monstruosité tout en lui donnant un visage acceptable (pour le dire crûment, l’hétérobeauf moderne veut bien se faire enculer, mais pas par un homme s.v.p.) "

On va me dire que voulant défendre Julien Servois, je cite un passage qui le condamnerait... Justement non ! Ce n'est pas un point de détail. Julien Servois talks dirty. Notre auteur n'hésite pas à être vulgaire (aucune bonne vanne de cul pour rebondir – c'est fait exprès). Car ce ne sont pas les joliesses qui sauveront l'analyse, mais bien le contenu. Et le contenu est là, précis, synthétique sur les points théoriques, et si efficaces que c'est immédiatement réutilisable dans un dîner en ville avec vos potes qui viennent de lire les Inrocks spécial Sexe. La vulgarité de la langue ne serait pas assumée, on aurait eu le droit à 150 pages d'euphémismes fallacieux pour parler d'un objet dont l'essence est de susciter un regard obscène. Aucune analyse sérieuse ne peut naître si elle refuse d'appeler "bite" une bite et "cul" un cul. Un ami m'a rappelé récemment que Magritte avait dessiné une version explicite de "Ceci n'est pas une pipe", où la pipe prend une forme de pénis. De la même façon, un universitaire qui crierait devant un porno "ce n'est pas une bite mais un pénis en érection !" trahirait aussitôt son implacable ignorance de la chose et son parti pris moralisateur. Il est probable qu'après tous ces coups d'édition (Marzano était même allée jusqu'à interviewer Ovidie pour soi disant lui donner la parole – tout en revenant sur l'interview après pour interpréter les propos de la réalisatrice), il n'y avait qu'un esthète sincère pour risquer de parler sérieusement et franchement du porno, quitte à se faire une mauvaise réputation. Encore une fois, il est assez fou de voir à quel point sur un sujet pourtant simple, les universitaires autorisés se sont cassés les dents, et ont été amenés à caricaturer les philosophes qu'ils utilisent eux-mêmes (Foucault, Bataille...). (…)

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Les légendes des savants et des philosophes au Moyen Âge & à la Renaissance

du 16 septembre 2010 au 18 septembre 2010 – Centre d’études supérieures de la renaissance, Tours

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Organisation : J-P Boudet, N. Bouloux, A. Paravicini Bagliani & A. Robert

Programme

Jeudi 16 septembre

Matin (9h30-12h15)

9h30 Accueil des participants

9h45 Agostino Paravicini Bagliani (Université deLausanne) Conférence inaugurale : La légende d'Albert le Grand

I. Les légendes des savants persans, arabes et juifs

10h30 Amos Bertolacci (Scuola Normale Superiore di Pisa) Albertus Magnus and Avenzoreth (Ibn Zura ; d. 1008) : Legend or Reality ?

Pause

11h30 Charles Burnett (London University, Warburg Institute) The Legend of Constantine the African

Après-midi (14h-18h)

14h Reimund Leicht (Université de Jérusalem) Les légendes de Maïmonide

II. Les légendes médiévales et renaissantes des Anciens

14h45 Danielle Jacquart (EPHE, PARIS), Les fondateurs de la médecine

15h30 Jean-Marc Mandosio (EPHE, PARIS) Les vies légendaires d'Apolonnius de Tyane, mage et philosophe

Pause

16h30 Étienne Wolf (Université Paris Ouest Nanterre la Défense) La légende d'Apulée

17h15 Julien Véronèse (Université d'Orléans) Virgile et la naissance de l'ars notoria

Vendredi 17 septembre

Matin (9h30-12h)

II. Les légendes médiévales et renaissantes des Anciens (suite)

9h30 David Juste (Sidney University) Aristote astrologue au Moyen Âge

10h15 Jean-Patrice Boudet (Université d'Orléans, IUF) Ptolémée, roi, savant et philosophe

Pause

III. Les légendes des savants et philosophes médiévaux

11h15 Patrick Gautier Dalché (IRHT/EPHE) Nouveaux regards sur la légende médiévale et moderne de Gerbert

Après-midi (14h-18h)

14h Jean Wirth (Université de Genève) Légende et miracles de saint Thomas d'Aquin

14h45 Michel Pastoureau (EPHE, PARIS) Buridan, son âne et sa légende

Pause

15h45 Sebastià Giralt (Universitat Autònoma de Barcelona) The legend of Arnau de Vilanova, from the Middle Ages to the Early Modern Times

16h30 Michela Pereira (Università di Siena) Doctor Illuminatus. Raimondo Lullo tra filosofia, alchimia e leggenda

17h15 Graziana Ciola (Università di Pavia) La leggenda di Giovanni di Rupescissa

Samedi 18 septembre

Matin (9h30-12h15)

IV. Les légendes « morales » des philosophes et savants

9h30 Joëlle Ducos (Université de Paris-Sorbonne, EPHE) Socrate et Platon dans la littérature française médiévale

10h15 Aurélien Robert (CNRS, CESR) Épicure et les « épicuriens » au Moyen-Âge

Pause

11h15 Laurence Moulinier (Université de Lyon II) & Marilyn Nicoud (Université d'Avignon) Vices et vertus des médecins d'après des témoignages médiévaux

http://cesr.univ-tours.fr/

Les Apprentis Philosophes : Programme 2010 - 2011

12 cycles de 2 à 5 conférences

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Les Apprentis Philosophes sont une association loi 1901 (n° siret 48826386400016). L’association n’est pas une école de méditation, elle s’adresse à tous, sans préjugé culturel. Les Apprentis Philosophes sont libres de toute attache confessionnelle et parlent librement de l’intelligence de Dieu ou des pensées sorcières... Les conférences se deroulent à Valence, Vienne, Romans, le Péage de Roussillon et Lyon.

Septembre 2010
  • Mercredi 22 Septembre

  • La conscience de la nuit  

    Pierre PACHET

  •   Vienne

  • Mercredi 29 Septembre

  • L'expérience de la déchirure  

    Etienne GRUILLOT

  •   Valence

Octobre 2010
  • Mercredi 06 Octobre

  • De quoi ne pourrait-on se passer ?  

    Etienne GRUILLOT

  •   Valence

  • Mercredi 13 Octobre

  • Nuit et désordre  

    Claude BIRMAN

  •   Vienne

  • Jeudi 14 Octobre

  • Femmes et libertinage  

    Anne RICHARDOT

  •   Tournon sur Rhône

  • Vendredi 15 Octobre

  • Le rapport entre Ancien et Nouveau Testament  

    Daniel SIBONY

  •   Valence

  • Mercredi 20 Octobre

  • Nuit et désastre  

    Catherine DEKEUWER

  •   Vienne

  • Jeudi 21 Octobre

  • La langue a la parole  

    Roland FAVIER

  •   Valence

> suite du calendrier et détails

Atelier philosophie

21 octobre, à 20:00 - 16 décembre, à 22:30 - Maison de la Laïcité François Bovesse Namur (B)

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Quelle est la meilleure vie possible ?
L’atelier de philosophie vous propose cette année d’explorer certaines conceptions de la « vie bonne » qui ont émaillé l’histoire de l’Occident et quelques « styles de vie » d’aujourd’hui, et peut-être de demain.
- Vivre en ascète, contre soi-même ?
- Vivre pour le plaisir, choisir l’excès ?
- Vivre en cynique, s’arroger le droit d’offenser ?
- Vivre en acceptant l’ordre (et le désordre) des choses ?
- Vivre en humaniste et se bercer (volontairement) d’illusions ?
- Vivre en se sculptant soi-même, vouloir être beau ?
- Vivre solitaire, contre les autres ?
- Vivre en croyant ou en athée ?
- Vivre en philosophe, en sceptique ?
1ère séance : le jeudi 21/10 de 20h à 22h30
Inscription : 90 euros les 9 séances au 081/22 43 63 - chd@mlfbn.org ..
Lieu : Maison de la Laïcité François Bovesse Namur – 5 rue Lelièvre.

Semaine de la pop philosophie

Les rencontres Place Publique, du 18 au 24 octobre 2010

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> plus d’infos

Logicomix : des folies et des hommes.

Par Freakosophy

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Transformer l’histoire de la logique moderne en un récit de bandes dessinées, tel est le défi de Logicomix. C’est aussi son objet puisque le récit cadre de la BD procède à une mise en abyme du medium : il met en scène les auteurs mêmes de Logicomix cherchant des moyens de relever le défi que je viens de mentionner. L’objet de Logicomix n’est donc pas directement l’histoire tourmentée de la logique contemporaine, son véritable objet est le défi qui consiste à faire de cette histoire une BD. Le propos de ce billet est de montrer pourquoi ce défi est finalement plus captivant que l’histoire même de la logique moderne et que Logicomix s’apprécie d’autant mieux lorsqu’on prend la mesure des défis qu’elle avait à relever. En faisant cela, je ne fais rien d’autre que justifier l’enchâssement des récits (la mise en abyme) auquel elle procède. Si Logicomix est une BD intellectuelle, ce n’est pas seulement parce qu’elle traite de l’histoire de la logique moderne et donc raconte l’histoire des logiciens (philosophes et mathématiciens) qui en furent les protagonistes, mais c’est aussi par son caractère autoréflexif : elle se demande en quoi cette histoire peut faire l’objet d’une BD et en quoi cela peut avoir un intérêt et à quelles conditions. Pour montrer ce caractère autoréfléxif de Logicomix, je vais montrer que son thème (la mise en BD de l’histoire de la logique moderne) se confronte principalement à trois défis que la BD relève consciemment et à mon sens avec succès. “

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Jean-Michel Palmier : articles redécouverts

Un blog à (re)découvrir absolument

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“ Étudiant dans les années 70 à Amiens, j'ai eu la chance, pendant une année,  de participer aux cours de sociologie dispensés par Jean-Michel Palmier. J'ai gardé un souvenir toujours admiratif de ce véritable “montreur d'ombres”. Au fil du temps, j'ai suivi sa carrière et cherché à toujours mieux le comprendre au travers de ses nombreuses publications. Jean-Michel Palmier à toujours su faire partager son immense culture au travers de la rédaction de notes de lecture parues dans d'innombrables journaux et revues.

C'est la trace de ce “passeur, de cet “éveilleur des consciences” que je souhaite partager avec ceux qui l'ont connu ou qui le découvrirons au travers de la publication d'articles nombreux que j'ai accumulés. Ce blog vise à rendre hommage à ce grand homme passionné et passionnant qui m'a toujours fasciné par son érudition et sa grande modestie.  J'espère également en faire un lieu d'échanges rassemblant la “communauté imaginaire” liée par les mêmes passions.

Biographie de Jean-Michel  Palmier (1944-1998) (extraite de l'ouvrage posthume “Rêveries d'un montreur d'ombres” paru chez C. Bourgois en 2007 coll Titre N° 67) était professeur d'Esthétique et des sciences de l'art à l'université de Paris 1. Spécialiste de la République de Weimar, il a travaillé sur les écrits politiques de Martin Heideggeret publié une thèse sur le poète Georg Trakl avant de s'attacher à faire connaître les pensées de Jacques Lacan, de Wilhelm Reich ou encore de Herbert Marcuse. Ses travaux sur l'expressionnisme, sur la ville de Berlin, sur le théâtre d'Erwin Piscator ou le cinéma de Bela Balazs, sur Dada, sur Ernst Bloch ou Georg Lukacs ont ensuite largement contribué à faire connaître le foisonnement intellectuel et artistique de cette période. Il a consacré ses derniers travaux à Walter Benjamin. “

> go ! allez-y ! tout de suite !

Naïveté de la philosophie ? (Sur le pragmatisme)

Par Alain Lecomte

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Le pragmatisme sera-t-il (ou est-il déjà ?) la philosophie du XXIème siècle ?
Non, je ne parle pas ici du « pragmatisme » au sens commun, celui d’une attitude uniquement basée sur l’opportunité à saisir, d’une idéologie de l’absence d’idéologie, qui sied si bien à nos politiques quand ils veulent justifier des mesures impopulaires (car les mesures populaires, elles, c’est-à-dire celles qui iraient dans le sens de ce que souhaite le plus grand nombre, sont toujours « comme par hasard », « empreintes d’idéologie », voire « dogmatiques », bref : « non pragmatiques »).
Je parle du courant philosophique initié aux Etats-Unis au cours du XIXème siècle par des auteurs comme Peirce, James et Dewey . On raconte que lorsque Peirce se rendit compte de la manière dont sa philosophie, qu’il avait nommée « pragmatisme », était exploitée par les journalistes pour justifier le sens commun de la doctrine, il proposa de changer le terme en « pragmaticisme », mais le mot original a survécu. Pendant longtemps spécificité de l’Amérique du Nord, puis contesté sur son sol même par d’autres courants, comme l’empirisme logique (après notamment l’exil vers les Etats-Unis des principaux porteurs de cette dernière doctrine, comme Carnap), le pragmatisme s’est considérablement renforcé ces dernières décennies avec les apports de Putnam , Rorty ou Davidson , et a atteint l’Europe. Dans le dernier numéro de « Philosophie Magazine », Bruno Latour prétend être le seul représentant français de ce courant. Or, si l’on en croit un spécialiste français comme Jean Pierre Cometti, on peut comprendre le pragmatisme en un sens très large qui pourrait tout aussi bien inclure Michel Foucault voire Jean-Paul Sartre et Pierre Bourdieu.

> lire la suite sur le blog de l’auteur

D'après Foucault. Gestes, luttes, programmes

Webradio A Bout de souffle - Entretien audio avec Mathieu Potte-Bonneville.

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Mathieu Potte-Bonneville est philosophe, directeur de programme au Collège International de Philosophie, membre du comité de rédaction de la revue Vacarme. Philippe Artières est historien au CNRS-EHESS. Ensemblent ils ont publié auxPrairies Ordinaires, D'après Foucault. Gestes, luttes, programmes.

Nés en 1968 et étudiants dans les années 90, nos deux auteurs découvrent qu' "on avait décidé d'enterrer avec Foucault sa pensée". Dans les universités, "la pensée critique, redevenue sagement kantienne, n'enseignait plus qu'à justifier l'existant en se gardant d'aller plus loin." Mais "évacué du débat intellectuel, Foucault ne cessait pour autant de hanter l'actualité". Aussi, c'est à partir du regard sur l'actualité politique des années 90 qu'ils établissent une "archéologie" des gestes de l'intellectuel Foucault, une "généalogie" de ses luttes pour enfin tenter d'ouvrir sur des programmes capables d'inventer de nouvelles résistances articulées autour du concept de "contre-conduite".

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Durée 72 min - Réalisation Mai 2008
Pour podcaster l'entretien : Webradio A Bout de souffle

Georges Politzer. Le philosophe qui s’opposa au théoricien nazi Rosenberg

Par Jean-Numa Ducange,
historien

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“Parmi les « révolutions oubliées », il faut faire une place à la révolution des Conseils en Hongrie qui, malgré sa courte durée, fut le seul exemple de prise de pouvoir réussie dans le sillage de la révolution russe de 1917. C’est dans ce contexte que quelques brillants intellectuels font leurs premiers pas politiques : parmi eux György Lukacs, commissaire à l’Instruction publique, et un jeune homme, Georges Politzer, qui n’a alors que dix-sept ans. Après l’écrasement de la révolution et la mise en place du régime autoritaire de l’amiral Horthy, Politzer fuit le pays et arrive en France, suit des études de philosophie et obtient l’agrégation en 1926. Intéressé par la psychanalyse – il était passé avant la France par Vienne où il avait pris connaissance des théories de Freud –, il publie en 1928 Critique des fondements de la psychologie (1), essai controversé où il défend la « psychologie concrète » qui lui vaudra une certaine postérité.” (…)

> lire la suite sur le site de l’humanité

Quelle transformation écologique de l'économie ? Pensez l'après capitalisme avec André Gorz

Un article de Jerôme Gleizes écrit pour la revue Ecorev’ n°33

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“Tout programme économique écologiste ne peut pas se contenter de lister les secteurs économiques qui doivent être favorisés pour répondre à la crise de la biodiversité, à la raréfaction des ressources naturelles, à l’émission excessive de gaz à effets de serre, aux conflits de l’usage des terres, à l’épidémie des cancers... faute de quoi il tomberait dans une resucée de la croissance verte ou une apologie du capitalisme vert. Les arguments écologistes classiques tel l’effet rebond ou l’impossibilité d’un capitalisme anti-productiviste font d’ailleurs douter de l’efficacité d’un tel programme. Celui-ci ne répondrait pas à l’exigence à la fois de décroissance de l’empreinte écologique et de transformation sociale, constitutif de toute politique d’émancipation, nous libérant de toutes les aliénations, dont celles liées à la prééminence de l’économie dans nos vies : le dogme de la croissance perçue comme réponse à la crise économique, la consommation vue comme source d’épanouissement , le salariat conçu comme seule forme d’organisation de la société. Pour être efficace, un programme de transformation écologique de l’économie ne peut être qu’un programme de rupture, le passage de l’ancien modèle productiviste au nouveau modèle écologiste.” (…)

> lire la suite sur : http://danactu-resistance.over-blog.com/

Le despotisme démocratique selon Tocqueville

Présenté par l’éditeur et philosophe François L’Yvonnet

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Les Éditions de l’Herne proposent dans leur collection « Carnets », sur une petite centaine de pages seulement, le dernier chapitre de l’œuvre fondamentale d’Alexis de Tocqueville intitulée par l’éditeur "Le despotisme démocratique". François l’Yvonnet qui dirige cette collection "Les Carnets de l’Herne" avec Laurence Tacou (200 volumes existants), et qui est également professeur de philosophie pour les classes préparatoires à Versailles, explique les raisons de son choix…

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> à écouter sur canal-académie

L’espace pliable

Appel à communication pour le colloque organisé par l’école nationale supérieure d’architecture de Paris Val de Seine et le centre d’étude de recherches en arts plastiques (CERAP) sur le thème de « l'espace pliable ».

A la croisée de l’architecture et des arts plastiques ce colloque se propose de discuter la notion du pli et son rapport à l’espace.

Au sein de ces deux journées de conférences, l’école nationale supérieure d’architecture de Paris Val de Seine et le centre d’étude de recherches en arts plastiques (CERAP) associent création et réflexion. Cette rencontre a aussi pour objectif de lier à la fois, des approches théoriques de l’architecture, philosophiques et plastiques.

Souvent associé  au domaine de l’architecture, le pli semble être également un questionnement qui n’a cessé d’être présent dans le domaine des arts. De nombreux philosophes ont tenté de le définir : du pli comme chiasme ou entrelacs pour Merleau Ponty, au pli de la surface pour Deleuze,  nous remarquons que le « concept » de pli occupe souvent une place stratégique. La représentation du pli a toujours existée dans les arts ; le pli est perçu tant dans l’architecture que dans les arts plastiques comme un « concept de  générateur d’espaces ».

« La division du continu [écrit Leibniz] ne doit pas être considérée comme celle du sable en grains, mais comme celle d’une feuille de papier ou d’une tunique en plis, de telle façon qu’il puisse y avoir une infinité de plis, les uns plus petits que les autres, sans que le corps se dissolve jamais en points au minima. » [1]

Le pli, dans son ensemble, donne de l’épaisseur et suscite des possibles espaces. Il permet une continuité spatiale et met en commun les différents éléments en présence. Par le pli, la surface reste entière ; dans le pli il y a la possibilité de passer d’une caractéristique à une autre en gardant une certaine constance, une liaison entre tous ces éléments, créant ainsi une certaine diversité à l’intérieur d’un tout. Comment définir le pli dans l’espace ? La pliure structure-t-elle le pli ? En effet, plier, déplier l’espace, est-ce l’ouvrir à de nouvelles perspectives spatiales et de quel type ? (utopique, virtuelle, possible…) ?

L’artiste, en questionnant l’espace, tente d’en explorer ses frontières et ses limites tant géographique, topologique que mathématique.  Expérimenter l’espace, est-ce se « plier » à ses contraintes structurelles, ou au contraire s’en extraire ? Dans le champ architectural, le pli est-il et peut-il être défini et appliqué comme « mode opératoire » ? Se questionner sur l’espace pliable c’est également aborder des problématiques telles que l’unité et la mesure : outre la continuité de la matière et des éléments, l’espace peut-il être continu dans et par le pli ?

Coordination : Aurélie Herbet

aurelie [point] herbet (at) univ-paris1 [point] fr

http://delabribeautout.net/

The Centre for Cultural Studies presents : ACCELERATIONISM

London - 14th September 2010

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In the early 1970s, post-68 French thinkers such as Deleuze and Guattari and Lyotard made the heretical suggestion that capital should not be resisted but accelerated. Deplored, repudiated then forgotten, this remarkable moment was returned to only in the UK during the 1990s, in  the theory-fiction of Nick Land, Iain Hamilton Grant, Sadie Plant and the Cybernetic Culture Research Unit. Drawing upon Fernand Braudel, Manuel DeLanda, and cyber-theory, 90s accelerationism drew a distinction between markets (as bottom-up self-organising networks) and capital (an oligarchic and predatory system of control).  Was  accelerationism merely  a new cybernetic mask for neoliberalism? Or does the call to “accelerate the process” mark out a  political position that has never been properly developed, and which still has a potential to reinvigorate the left?

This one-day symposium will think through the implications of accelerationism in the light of the forthcoming publication of Nick Land’s Fanged Noumena: Collected Writings 1987-2007 and Benjamin Noys’s The Persistence of the Negative.

Speakers: Ray Brassier, Mark Fisher, Robin Mackay, Benjamin Noys, Nick Srnicek, Alex Williams

> source : http://speculativeheresy.wordpress.com/

Entretien avec Laurent de Sutter à propos de la collection Travaux pratiques aux Presses Universitaires de France

Web radio A-Bout-De-Souffle - Arte

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“«Travaux Pratiques », écrit L.de Sutter, est une collection de brefs essais rassemblant des jeunes auteurs de tous horizons et toutes disciplines autour de l'enjeu suivant : relancer le genre littéraire de l'essai à partir d'objets nouveaux.(...) Seul compte leur rapport à l'essai comme genre littéraire dont la contrainte, double, est celle de l'originalité de pensée et de l'originalité du style.”

Sont parus, dans la collection Travaux pratiques:
- "L'actualité pure. Essai sur le temps paralysé" de Ph.Lagandré
- "Après le Progrès" de P.Chabot
- "Gouverner sans gouverner- une archéologie politique de la statistique" de Th.Berns
- "Kino-Tanz- l'art chorégraphique du cinéma" de D.Dick Tomasovic
- "La main gauche de David Lynch. Twin Peaks et la fin de la télévision" de P.Thiellement
- "La règle du Je" de Ch.Delaume
- "Résistances philosophiques" de V.Bergen
- "Visiter le Flurkistan- ou les illusions de la littérature-monde" de C.de Toledo

> écouter

Le langage totalitaire d'hier à aujourd'hui. En hommage à Victor Klemperer

Du 14 août 2010 au 22 août 2010, Centre Culturel International de Cerisy

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DIRECTION : Laurence AUBRY, Béatrice TURPIN

Une réflexion sur totalitarisme et discours politique évoque le philologue Victor Klemperer (1881-1960), dont la résistance face au nazisme passa par une étude minutieuse des énoncés sous ce régime. Scrupuleusement tenu jour après jour, le journal des transformations de la langue allemande alors sous influence, comme des divers symboles et cérémonials de ce régime, vint témoigner de l'attaque contre la langue, l'esprit et la culture par la propagande du IIIe Reich. La démarche de l'écrivain, linguiste, spécialiste de littérature française et italienne, est emblématique d'une entreprise interdisciplinaire.
Les communications, qui procèderont selon une approche fondée sur le dialogue entre diverses disciplines (linguistique, rhétorique, stylistique, analyse du discours, sémiologie, communication, psychanalyse, principalement), auront ainsi en commun de s'interroger sur les liens entre totalitarisme et langage dans le domaine politique, au discours en tant qu'il peut manipuler, être modifié ou détourné.
Une place sera accordée au regard que nous proposent les arts intégrant le discours (littérature, théâtre, cinéma) lorsqu'ils interrogent, exposent ou dénoncent les signes d'un langage public ou politique totalitaire (1984 de Georges Orwell).

> PROGRAMME

Appel à communications : Pour une socio-anthropologie de l’environnement

Colloque organisé par le Cetcopra,- Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 23-24 septembre 2010

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Ce colloque se donne pour objet de fonder une approche socio-anthropologique de l’environnement. La singularité d’une telle approche ne réside pas dans ses objets : les questions des usages ou des pratiques, du développement économique ou de l’éthique face aux problèmes environnementaux traversent en effet les différentes disciplines des sciences humaines. Mais la socio-anthropologie propose un angle d’approche différent consistant à appréhender les problèmes au niveau le plus fin pour pouvoir en observer les enchevêtrements et la complexité. À l’opposé de la logique de spécialisation, elle cherche à saisir ensemble toutes les dimensions et toutes les formes de l’impasse écologique, en partant pour cela de ses expressions singulières. Pourtant, l’ampleur (géographique, écologique, sociétale ou économique) des problèmes environnementaux d’aujourd’hui conduit plus souvent les chercheurs, les politiques ou les experts à raisonner au niveau global. La recherche de « solutions technologiques » émerge alors comme la seule voie crédible pour nous sortir de l’impasse. La démarche socio-anthropologique, en partant d’objets, de pratiques, d’innovations techniques (ou technologiques) particulières, propose de renverser les liens entre local et global. En s’attachant à comprendre le rapport à la nature et l’imaginaire technique à l’œuvre dans chaque perturbation ou dans chaque initiative singulières, elle cherche à atteindre un autre niveau de globalité. Portant d’emblée son regard à l’échelle locale, elle peut dévoiler les problèmes écologiques dans leurs dimensions humaines et le mode spécifique d’être au monde qu’ils révèlent.

Le colloque s’attachera pour cette raison d’abord à réfléchir à la question de l’échelle : celle à laquelle les problèmes sont abordés, et celle à laquelle les réponses s’adressent. Cette question semble en effet aujourd’hui primordiale pour comprendre, à la fois la nature de l’impasse écologique dans laquelle nos sociétés se trouvent, et les conflits d’interprétation qu’elle suscite. Les débats autour du réchauffement climatique pourront être repensés sous cet angle. Au-delà des controverses scientifiques, on pourra se demander pourquoi la question climatique a éclipsé toutes les autres problématiques écologiques ou environnementales, et s’interroger sur les conséquences d’une telle appréhension de la réalité.

> plus d’infos

Premier Symposium International Web et Philosophie (Philoweb 2010) : Vers une philospohie du Web

16 Octobre 2010 – Université Paris 1 Sorbonne


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Amphi Gestion - Sorbonne
(L’intervention de Bernard Stiegler sera enregistrée et publiée sur ce site quelques jours avant le début de la conférence).

8h15-8h30 : Introduction
Alexandre Monnin

I. Le Web et les ontologies informatiques : de nouvelles questions expérimentales pour la philosophie ? Présidence : Bert Bos (W3C)

8h30-9h15 : Les ontologies du Web sont-elles des formalisations de conceptualisations préexistantes, ou l’occasion d’inventer de nouveaux concepts ? Allons-nous vers une métaphysique expérimentale, voire une invention techno-métaphysique ?, Bruno Bachimont (UTC & INA)
9h15-10h00 : Le déplacement de l’ontologie, des entités aux opérations, Pierre Livet (Université Aix-Marseille I)
10h-10h45 : (titre à venir), Henry S. Thompson (Université d’Edimbourg)
10h45-11h00 : Pause

II. Objets, Référence et Signification
Présidence : Alexandre Monnin (Université Panthéon – Sorbonne, Paris 1)

11h00-11h45 : Qu’est-ce qu’un objet numérique ?, Yuk Hui (Goldsmiths Université de Londres)
11h45-12h30 : (titre à venir), Harry Halpin (Université d’Edimbourg & W3C)

12h30-14h00 : Déjeuner


III. Web de données ou de documents ?
Présidence : Freddy Limpens (INRIA Sophia Antipolis)
14h00-14h45 : Présentation du Web de données, Henry Story
14h45-15h30 : Webmarks : pour une approche contextuelle de la référence en ligne, Nicolas Delaforge
15h30-16h15 : (titre à venir), Henry Story

IV. Mots et Choses sur le Web.
Présidence : Harry Halpin (Université d’Edimbourg & W3C)

16h15-17h00 : Des structures ontologiques aux structures lexicales : le cas des entités institutionnelles, Alexandra Arapinis (IHPST, Université Panthéon – Sorbonne Paris 1)
17h00-17h45 : Quelle ontologie pour le Web ? Des mots et des choses aux tags et aux ressources : le Web comme médiateur des questions philosophiques, Alexandre Monnin (Université Panthéon – Sorbonne Paris 1, CNAM, IRI)

V. Outils et société.
Présidence : Bruno Bachimont (UTC & INA)

17h45-18h30 : Des folksonomies aux ontologies : proposition pour une solution technique et sociale, Freddy Limpens (INRIA Sophia Antipolis)
18h00-18h45 : Pause
18h45-19h45 : Table ronde
19h45-19h55 : Conclusion de la journée
Christiane Chauviré
19h55-20h00 : Discours de fin.
Alexandre Monnin
20h00-21h00 : Exposition d’art.

Source : Eric Schrijver

Quand voir, c’est croire. La communication scientifique publique entre fascination et falsification

Par Jean-Pierre Garnier

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“ D’une révolution technologique à l’autre, il semble que la mission démystificatrice de la connaissance recule devant la transformation de tout savoir en « communication », qui est devenu l’autre nom pour « propagande ». Les sciences de l’homme et de la société au temps de la révolution numérique n’échappent pas à l’air du temps…

"Pour peu qu’on se refuse à sacrifier l’esprit critique au culte fétichiste de la technique, on ne peut manquer d’être frappé par le contraste entre la « vulgarisation » accélérée et fortement médiatisée des découvertes scientifiques et des innovations techniques à laquelle on assiste depuis le début des années 1980 et le « maintien des ignorances et des démissions à l’égard des puissances, des intérêts et des enjeux dont dépendant les choix des scientifiques et techniques fondamentaux [1]». Or, ce qui pourrait paraître à première vue paradoxal révèle une certaine cohérence, dès lors qu’on examine d’un peu plus près ou, ce qui revient au même, qu’on prend un certain recul vis-à-vis de ce qu’il est convenu d’appeler la « communication scientifique publique », notamment lorsqu’elle fait appel à la panoplie sans cesse renouvelée des médias informatiques et audio-visuels.” (…)

> lire la suite sur Agone

Rencontres d'Averroès (3/3): Guerres et terrorismes, un tragique contemporain ?

Table ronde animée par Emmanuel Laurentin [France Culture, Les grands débats contemporains]

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avec Stéphane Audoin-Rouzeau, historien, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, vice-président du Centre de recherches de l’Historial de la Grande Guerre (Péronne-Somme). Spécialiste de la Première Guerre Mondiale. Est paru en 2008, Combattre. Une antropologie historique de la guerre moderne, [Seuil].
Giuliano Da Empoli, sociologue et journaliste, il est actuellement Adjoint au Maire de la Ville de Florence. Fondateur et directeur de la revue politique et culturelle Zero, il a publié La Peste et L’Orgie (éditions Grasset).
Farhad Khoskokavar, sociologue spécialiste de l’Iran, professeur à l’EHESS à Paris et directeur de recherche au Centre d’analyse d’intervention sociologiques (CADIS) - EHESS. Il est membre des comités consultatifs des revues Cemoti, depuis 2001 et Cultures et conflits depuis 2007.

> à écouter sur le site de l’émission

Vous Appelez Ça : « Penser » ?

Par Gérard Huber

“Dans Ce quelque chose de juif qui résiste (Editions du Bord de l’eau, 2008), j’écrivais : « C’est peut-être parce qu’ils ont été pris de panique devant cette auto-dévoration du désir philosophique que Barbara Cassin et Alain Badiou se sont désolidarisés « de la notice biographique qu’ils ont demandé à Pascal David de rédiger », à l’occasion de la publication d’Introduction à la métaphysique (livre de Martin Heidegger/nda) (Points-Seuil 2005). Dans cette notice, David nie, contre l’évidence même établie par Farias, mais aussi par Hugo Ott (Martin Heidegger. Éléments pour une biographie, Payot) et, plus récemment, par Emmanuel Faye (Heidegger, l’introduction du nazisme dans la philosophie, Albin Michel), toute compromission de Heidegger avec le nazisme. En tout cas, il est certain que cette auto-dévoration du désir philosophique n’en restera pas là. Sa nature est de se dépasser elle-même, intrinsèquement et sans limites » (p. 14-15). Je ne croyais pas si bien dire. La publication par Alain Badiou et Barbara Cassin de Heidegger, Le nazisme, les femmes, la philosophie (Fayard 2010) montre clairement que ces auteurs sont tentés à leur tour par ce même désir.” (…)

> lire la suite sur le blog de l’auteur

"La philosophie et l'état du monde", Congrès de l'Institut international de philosophie

Paris, du 15 au 18 septembre 2010.

Programme :

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Le statut des mathématiques chez Nietzsche

Le blog du condottiere

“Depuis l'injonction « que nul n'entre ici qui ne soit géomètre » inscrite au fronton de l'Académie de Platon, jusqu'au « livre de Nature écrit en langage mathématique sans l’usage duquel nul ne saurait comprendre un seul mot »de Galilée, la suprématie des mathématiques a très peu été remise en cause par la tradition philosophique. La chose apparaît encore plus évidente quand on considère que depuis Pythagore et son théorème, Descartes et ses coordonnées, ou Leibniz et le calcul infinitésimal, les philosophes faisaient aussi souvent profession de mathématicien.

Mais cette suprématie des mathématiques est clairement remise en cause par un philosophe « littéraire » (si l'on aime les catégories caricaturales), philologue de profession1 : Friedrich Nietzsche. Ce penseur que l'idée reçue veut avant tout moraliste et n'écrivant que par aphorismes rendant difficile une pensée cohérente, a pourtant forgé une véritable épistémologie, mais en adoptant une méthode qui n'est pas celle de la philosophie des sciences : lagénéalogie. Celle-ci consiste en une recherche des impensés d'une valeur jamais mise en doute, sans pour autant que cette étude interprétative ne soit une régression causale : c'est la recherche des pulsions ou des affects qui sont à l'origine de la production d'une idée. Dans le projet même, Nietzsche étonne par la radicalité de sa rupture avec la tradition : les mathématiques – comme toutes les productions de l'esprit – puisent leur origine dans un affect, c'est-à-dire dans le corps.” (…)

> lire la suite

Shelley Jackson : femme-machine.

L’imaginaire cyborg de Patchwork Girl (1995) et My Body & A Wunderkammer (1997). Par Arnaud Regnauld

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“La figure de la machine ne cesse de renvoyer à la question de l’humain à laquelle elle s’oppose traditionnellement, et soulève plus particulièrement celle d’un avenir post-humain désincarné. Directement reliée au cerveau, la machine permet de transcender les limites du corps en l’effaçant et de décupler la force de l’esprit. Cependant, dans la lignée de Donna Haraway et de son célèbre essai « A Cyborg Manifesto », Shelley Jackson s’inscrit en faux contre une vision posthumaniste héritée de Descartes qui renforce le dualisme corps/esprit, prônant le triomphe d’un esprit désincarné — « a mind-in-a-vat »[3] selon l’expression de Bruno Latour. Elle revendique à l’inverse un cybermatérialisme qui replace le corps au centre de toute expérience cognitive, étendant le sensorium commune que La Mettrie situe dans le cerveau à l’ensemble de l’organisme. Shelley Jackson récuse l’unité du sujet[4], ensemble composite et mobile, traversé de liens qui se prolongent hors des frontières du corps propre. A la menace de déshumanisation traditionnellement associée à la machine, la théorie du cyborg oppose une resubjectivation par le machinique selon une esthétique « cyberterratologique » placé sous le signe de l’artifice et de l’hybridation. Par son excès radical, cette monstruosité revendiquée permet en effet de dépasser les binarismes sur lesquels se fonde la logique occidentale. A travers l’étude de deux cyberfictions, Patchwork Girl (1995) et My Body & A Wunderkammer (1997), le présent article se propose d’analyser la manière dont Shelley Jackson interroge la triple articulation du corps, du texte et de la machine. Or, le patchwork, objet composite s’il en est, renvoie, tout comme la chambre des curiosités, à l’hétéroclite et au joyeux désordre qui subvertissent les raisonnements taxonomiques et font voler en éclats l’unité du sujet. Shelley Jackson cherche en effet à déjouer tout binarisme, s’ingéniant plus particulièrement à déconstruire la dichotomie sujet/objet en multipliant les greffes textuelles. “ (…)

> lire l’article sur epistemocritique.org