Epistémologie judiciaire (du devoir de savoir)

Par Julien Dutant

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le tribunal a considéré qu'il est trop intelligent pour ne pas avoir su. Etre condamné pour être trop intelligent, c'est le genre de compliment dont on peut se passer. P-A Iweins, avocat de JL Gergorin dans Le Monde (13/01/2010).

Est-ce que (selon l'avocat) le tribunal considère qu'il a su sans savoir qu'il savait, ou qu'il aurait dû savoir même s'il ne savait pas (et probablement ne savait pas qu'il savait)? C'est énigmatique.” (…°

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Les Sophistes, nos contemporains

Par Robert Redeker – A propos de : Les Sophistes. Ecrits complets. Sous la direction de Jean-François Pradeau. Garnier-Flammarion. 2 volumes

“Le nom de certains philosophes incarne le nom du mal, tant ils sont diabolisés. De leurs patronymes sortent des adjectifs péjoratifs. Machiavel, s’adjectivant en « machiavélique », et les sophistes, donnant deux adjectifs « sophiste » et « sophistique » en font foi. Nuançons: « sophistiqué » est un terme plus équivoque. Tous ces travestissements occultent la réalité de la pensée. L’élégant coffret de deux volumes qu’éditent sous le titre Les Sophistes. Ecrits complets. les éditions Garnier-Flammarion permet à la fois de mesurer la méprise dont nous sommes depuis des siècles les victimes au sujet de ces sophistes que d’entrer en contact avec la force de leur pensée. “ (…)

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Death Note, la manga qui excite les philosophes

par Arnaud Vojinovic

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“Alors que s’ouvre le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, on apprend, ce 28 janvier 2010, la mort par crise cardiaque d’un grand personnage de la manga. Celle de l’anti-héros Light Yagami qui met fin de façon tragique à une des manga les plus captivantes de la décennie.

Dès sa sortie la manga Death Note s’est faite remarquer par cette ambiance si particulière que l’auteur a su développer, à mi-chemin entre un thriller et un huis-clos très psychologique. Mais si l’intrigue bien ficelée et ses coups de théâtre (la mort du héros, le brillant « L », en est un exemple) vous donnent envie de dévorer les douze tomes, c’est la mise en perspective des notions de bien et de mal qui donne une autre dimension à ce manga.” (…)

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Lucrèce et la modernité : le 20e siècle

Colloque les 4 et 5 février 2010 à l’Université de Paris Est Créteil Val de marne

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Responsable scientifique : Alain Gigandet

4 février

Salle des Thèses

9h30 : accueil des participants et ouverture du colloque par Jean-Marie Moeglin, Doyen de l'UFR Lettres, Langues et Sciences Humaines.

Matinée : Président de séance : Vittorio MORFINO

10h : Olivier Bloch (U. Paris 1) : À plus d'un titre : sur la Petite cosmologie portative de Raymond Queneau

10h30 : Discussion et pause

11h15 : Julie Giovacchini (Paris, Fondation Thiers) : Francis Ponge et Lucrèce

11h45 : Joâo Quartim de Moraes (U. de Campinas) : La métaphore de la pluie, de Lucrèce à Althusser

12h15Discussion

Après-midi : Président de séance : Olivier BLOCH

14h30 : Jean-Claude Bourdin (U. de Poitiers) : Althusser épicurien

15h : Aurelio Sainz Pezonaga (U. de Castilla-La Mancha) : Materialist imagination : Lucretius, Spinoza, Althusser

15h30 : Discussion et pause

16h15 : Juan Pedro Garcia del Campo (U. de Madrid) : Déviations et rencontres : un matérialisme « aléatoire »

16h45 : Discussion

5 février

Salle des Thèses

Matinée : Président de séance : Jean-Claude BOURDIN

9h30 : Warren Montag (Occidental College, Los Angeles) : From clinamen to conatus : Deleuze's reading of Lucretius

10h : Mario Vergani (U. de Milan-Bicoccha) : Les chances du réel. Derrida et Lucrèce

10h30 : Discussion et pause

11h15 : Alain Gigandet (U. de Paris Est Créteil) : Notes sur les Notes sur Lucrèce de Leo Strauss

11h45 : Augusto Illuminati ( U. degli Studi di Urbino) Lucrèce mis à jour : le vide de l'histoire, l'aléatoire des mouvements

12h15 : Discussion

Après-midi : Président de séance : Warren MONTAG

14h30 : Vittorio Morfino (U. de Milan-Bicocca) : Les monstres lucrétiens, entre Bergson et Canguilhem

15h : Franco Trabattoni ( U. degli Studi di Milano) : L'analyse de l'amour dans le livre quatre du De Rerum Natura : l'interprétation de Martha Nussbaum

15h30 : Discussion

Une importante exposition sur l'utopiste Charles Fourier s'ouvre à Besançon

L'exposition est la première d'une série de manifestations qui se tiendront tout au long de l'année 2010 dans une douzaine de villes de l'axe Rhin-Rhône.

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Intitulée "Charles Fourier. L'écart absolu", l'exposition présente jusqu'au 26 avril au Musée des Beaux Arts de Besançon la pensée du philosophe (1772-1837) à travers ses écrits, ses disciples et ses prolongements contemporains.

"Fourier, c'est le symbole de la philosophie utopique, c'est l'utopie des utopies. C'est lui qui théorise la vie en collectivité à travers les phalanstères", cité idéale dotée d'espaces favorisant les rencontres et les échanges (cour d'amour, rues-galeries...), explique Emmanuel Guigon, conservateur du Musée des Beaux Arts de Besançon.

L'exposition -- la première sur le philosophe depuis celle ébauchée en 1965 par les surréalistes -- se divise en une première partie historique de la doctrine fouriériste qui fait la lumière sur ses disciples, sur les artistes qui se sont revendiqués du Fouriérisme (Dominique Papety, Auguste Ottin, Auguste Bouquet, etc.) ainsi que sur les tentatives de réalisations pratiques de son système utopique.

Quelques exemples d?utopies sociales et scientifiques sont présentées comme des sculptures de cités idéales, parfois extravagantes, souvent fantastiques, du "Bauhaus", inspirées par Fourier.

Dans la partie contemporaine, le visiteur est emporté dans la brillante folie du philosophe lors d'un parcours organisé selon les "douze passions", pivots du système fouriériste.

Les photos sur aluminium de banquets opulents et très colorés, de la Suissesse Vanessa Beecroft, illustrent ainsi la "Gastrosophie", l'art de la gourmandise d'après Charles Fourier.

Le philosophe sulfureux était également l'apôtre de la libération des passions, déclinées dans son ouvrage "Le Nouveau Monde amoureux" (1816), longtemps censuré.

Les néons intitulés "Céladonie", de Svetlana Heger, ou l'installation "Bar séduire", de Jean-Luc Vilmouth, avec des écrans vidéos diffusant des images de séducteurs en action, font écho aux variantes de l'amour chères à Fourier.

Source : AFP

L’illusion (illusion, perception, représentation du monde)

Colloque le 20 février organisé avec le soutien des universités de Grenoble et du CIES de Grenoble

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La richesse de la notion d’illusion et les différents domaines du savoir qu’elle imprègne nous invite à adopter une démarche essentiellement pluridisciplinaire. Notre démarche privilégiera trois grands axes de réflexion :

Illusion et connaissance du monde :
parce qu’elle est une simulation du vrai par le faux, l’illusion appelle à une réflexion sur la frontière existante entre ces deux concepts : peut-on discerner le vrai du faux ? Qu’est-ce qu’un faux savoir ? Comment le projet de critique des illusions s’est-il accompli au fil du temps ? En quoi l’avènement des sciences biologiques et humaines a-t-il contribué à ce projet ?
Mécanique de l’illusion :
notre réflexion portera sur les études contemporaines consacrées aux différents types d’illusion et leur influence sur les comportements (type d’illusion, classification, impact sur les grandes procédures de la perception). Si certaines disciplines déconstruisent l’illusion, d’autres au contraire, tentent de la reconstruire ou de l’utiliser comme un outil spécifique : nous nous intéresserons en particulier au rôle et à la place de l’illusion dans les arts (littérature, théâtre, cinéma, peinture etc.)
Anthropologie de l’illusion :
l’illusion peut être envisagée, plus ou moins littéralement, en terme de manipulation. Quelle est sa place dans la constitution des modes de vie ? Dans quelle mesure peut-elle être mise à profit dans une stratégie de manipulation des affects (pouvoir de l’illusion au niveau social, politique ou économique etc.) ? Comment l’illusion est-elle intégrée, par le biais de l’image notamment, dans de nouveaux supports (loisirs video-ludiques, construction d’univers virtuels etc.) ?

INFORMATIONS

Les résumés des communications, d’une page maximum, devront être envoyés au plus tard le 20 février 2010 sous forme électronique à l’adresse suivante :

colloque.illusion.2010@gmail.com. Les propositions devront également être accompagnées des renseignements suivants : Auteur(s) ; Etablissement (Pays) / Fonction ; Titre de la communication ; Adresse ; Téléphone ; E-mail.

Des informations supplémentaires sont disponibles sur le site Internet du colloque : http://colloqueillusion.free.fr

Comité Scientifique :
  • Evelyne BUISSIERE, (CPGE, Grenoble) ;
  • Didier BRESCH (directeur de recherche au CNRS, U. de Savoie) ;
  • Yves CITTON (professeur, U. Grenoble 3) ;
  • Julien DOUADY (maître de conférences, U. Joseph Fourier) ;
  • Florence GOYET (professeur, U. Grenoble 3) ;
  • Catherine LANGLE (maître de conférences, U. Grenoble 3) ;
  • Romain MEILHON (game designer, ENJMIN) ;
  • Martial POIRSON (maître de conférences, U. Grenoble 3)
Comité organisateur :
  • Aleksandra BOGDANOVIC-GUILLON, journaliste, consultante et formatrice en communication scientifique ;
  • Angela BRAITO (U. Grenoble 3) ;
  • Julien OLIVIER (U. de Savoie)

Durkheim et Lévi-Strauss

Journée d'étude du 12 mars 2010 du LIAS

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Ce qui frappe lorsqu’on lit Claude Lévi-Strauss sur Durkheim, c’est, en général, la sévérité du ton. On perçoit à travers toute l’œuvre du refondateur de l’anthropologie française une sorte de dédain global envers celle de du sociologue. Ce rejet fait problème, ne serait-ce que d’une point de logique en quelque sorte dans la mesure où la filiation entre Durkheim et Mauss, d’un côté, et celle entre Mauss et Lévi-Strauss, de l’autre côté, apparaissent toutes les deux comme plutôt sereines et empreintes de respect. Par ailleurs, une sorte de sens commun des sciences sociales contemporaines assimile désormais volontiers Durkheim et Lévi-Strauss, tels les deux dieux tutélaires d’un humanisme sociocentré puissamment imprégné de morale kantienne, marque de fabrique, si l’on peut dire, de la pensée française du dernier tiers du XIXe et de tout le XXe siècle. Autrement dit, ce commun sens, surinterprétant alors la figure de Mauss, minimisant la différence entre sociologie et anthropologie et se méprenant peut-être sur le sens de l’apport jakobsonien, réconcilie deux pensées dont l’une, du moins à la lecture des textes, se veut très éloignée de l’autre. Nul doute qu’il y ait là une situation assez paradoxale et digne d’examen.
C’est cette situation que nous aimerions débrouiller au cours de cette journée du 12 mars. Nous la concevons tel un atelier-séminaire largement ouvert aux étudiants. Elle comportera un nombre d'intervenants relativement restreint (8) mais qui représentent diverses branches de nos disciplines (sociologie, philosophie, linguistique, anthropologie) ainsi que diverses classes d'âge. Les angles d’approche seront multiples, des détails biographiques aux grandes pesanteurs de l’épistémologie ou aux derniers acquis de l’exégèse. Les interventions dureront environ 40 minutes afin de laisser une large part à la discussion informelle. On peut ainsi imaginer dans la foulée de cette journée une publication qui reprenne non seulement les interventions mais également les débats subséquents.

Programme
12 mars 2010, Salle 215, MSH, 2e étage. 9h00 -18h30. 54 boulevard Raspail 75006 Paris
  • 9h00- 9h20 Introduction Emmanuel Désveaux & Michel de Fornel (LIAS/IMM)
  • 9h20- 10h00 Tanja Bogusz (Assistant Prof. Humboldt Universität zu Berlin) « L'expérience en tant que catégorie sociale chez Durkheim et Lévi-Strauss»
  • 10h00-10h40 Salmon Gildas (ATER Université de Besançon) (non communiqué)
  • Pause (15 mn)
  • 10h55-11h35 Michel de Fornel (Dir. d’études EHESS, LIAS/IMM) « Théorie sociale du symbolique ou théorie symbolique de la société ? »
  • 11h35-12h15 Bruno Karsenti (Dir. d’études EHESS, IMM) «  Le totémisme revisité »
  • 12h15-13h00 Questions et Débat
  • 13h00-14h00   Pause déjeuner (libre)
  • 14h00/14h15 Reprise
  • 14h15-14h55 Camille Tarot (Prof. de sociologie Université de Caen, CERReV) « Lévi-Strauss et Durkheim : pertes et profits sociologiques d'une rupture fondatrice »
  • 14h55-15h35 Philippe Lacour (Attaché de recherche Université Libre de Bruxelles) «Objet et méthode d’une science sociale. Gilles-Gaston Granger entre Durkheim et Lévi-Strauss »
  • Pause (15 mn)
  • 15h35-16h15 Laurent Berger (Chargé de la recherche au musée du quai Branly, LAS) « Durkheim et Lévi-Strauss, ou le fait religieux à l’interface des sciences sociales et cognitives »
  • 16h15- 16h55 Emmanuel Désveaux (Dir. d’études EHESS, LIAS) « Durkheim et de quelques autres fantômes lévi-straussiens »
  • 17h00-18h00 Questions et Débat
  • Journée d’étude organisée par Emmanuel Désveaux & Michel de Fornel dans le cadre du LIAS, IMM (CNRS/EHESS, UMR 8178)

Contacts : Irina Olariu et Mickaële Lantin Mallet (LIAS (EHESS)),
bureau 234, 54, boulevard Raspail 75006 Paris
tel : 01 49 54 20 71 mail : mlantin@ehess.fr et olariu.irina@ehess.fr

Source : http://www.ehess.fr/fr/

Conférences ERNEST de l'Ecole Normale Supérieure

Les ERNEST, c'est le nom de journées de conférences publiques qui ont lieu à Normale Sup' sur des sujets extrêmement divers. S'enchaînent des présentations de 15 minutes chacune, rigoureuses et pétillantes, qui sont filmées puis mises en ligne sur le site internet.

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13 minutes pour changer notre vision du monde !

Une ambition: offrir un format de conférences adaptées aux nouveaux médias

Parce que le savoir doit être démocratiquement partagé et qu'il faut inventer des passerelles entre le grand public et la diffusion du savoir,

Parce que plus que jamais, ces nouvelles approches, très souvent transdisciplinaires, sont nécessaires pour appréhender le monde qui nous entoure.

Parce que les conférences classiques sont désertées car non compatibles avec les codes d'Internet

Parce que L'ENS est la seule école réellement pluridisciplinaire.

Nous voulons promouvoir un nouveau type de mediation de la connaissance.

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Un projet : les ERNEST

Les ERNEST, c'est le nom de journées de conférences publiques, sur les sujets les plus divers, donnés par les meilleurs experts ; un enchaînement rapide et nerveux de présentations de 15 minutes chacune, qui seront filmées puis postées ensuite sur notre site et celui de l’école.

Toutes les disciplines et tous les profils sont représentés : médecins, chercheurs, écrivains, représentants d’associations etc.

Rejoignez-nous !

Pour vous impliquer, deux solutions:

  • - Assister au prochain tournage le 13 février : vous trouverez bientot un programme détaillé d'ERNEST.
  • - Nous aider à diffuser ces conférences!

> le site

Claude Lefort et l’au-delà du réformisme

par Pauline Colonna d’Istria

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“Penseur de l’idéologie révolutionnaire dont il a proposé une véritable déconstruction à partir d’une réflexion sur les représentations qui structurent la théorie marxiste, Claude Lefort ne demeure néanmoins pas rivé à la critique du totalitarisme et à l’analyse de ce modèle répulsif ; sa réflexion est inséparable d’une interrogation sur l’essence de la démocratie. Claude Lefort propose de chercher, dans l’espace des sociétés modernes, les conditions de possibilité du projet politique. Du présent, il ne retient pas l’existant, mais choisit d’interroger « ce qui advient dans l’histoire comme ce qui intéresse essentiellement notre destin » [1] , et permet de définir les limites à l’intérieur desquelles il est possible de construire aujourd’hui une solution politique viable.

Tout se passe comme si une certaine forme de réformisme n’allait pas assez loin dans la reconfiguration du pouvoir politique, et notamment du pouvoir étatique, qu’appelle irrémédiablement la fin des représentations révolutionnaires. C’est en ce sens qu’il faut comprendre l’idée que révolutionnarisme et réformisme nourrissent des « illusions jumelles » [2] “ (…)

> lire sur dikè

A la Mutu, dernier hommage à Daniel Bensaïd

Amis, compagnons de route, simples militants... Hier après-midi, 4 000 personnes se sont rendues dans la salle parisienne de la Mutualité, qui était pleine pour rendre hommage à “Bensa” (Daniel Bensaïd), le philosophe marxiste décédé la semaine dernière.

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“Dimanche après-midi, à Paris. La salle de la Mutualité est pleine à craquer. Daniel Bensaïd, l’écrivain et philosophe qui a tant et tant fréquenté la Mutu, ce haut lieu de la gauche française, est au centre de la scène. Au beau portrait de jeunesse, en noir et blanc, répond l’accent toulousain des archives sonores, extraits des joutes oratoires qu’affectionnait l’intellectuel marxiste. A la palette graphique, le dessinateur Charb envoie en écho quelques salves de rires.” (…)

> lire l’article de Thierry Leclère sur télérama

Simone de Beauvoir: Hier, aujourd'hui et demain - 18e Colloque international de la Simone de Beauvoir Society

Cagliari (Italy), 23-26 Juin 2010

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102 années se sont écoulées depuis sa naissance, 24 depuis sa mort, 61 depuis la publication de son chef-d'oeuvre, Le Deuxième Sexe, un travail qui a changé pour toujours le sens de ce que c'est que « être » femme, mais Simone de Beauvoir, largement considérée comme la fondatrice spirituelle du féminisme moderne, continue à influencer des millions de femmes et d'hommes partout dans le monde qui ont été inspirés à la fois par ce qu'elle a écrit et par l'exemple de sa propre vie.

Le 18e colloque international de la Simone de Beauvoir Society, une association créée en décembre 1981 en vue de promouvoir l'étude et la diffusion de ses idées, aura lieu à Cagliari, capitale de l'île de Sardaigne (Italie), du 23 à 26 Juin 2010, pour explorer, au début de la deuxième décennie du deuxième millénaire, les études multidisciplinaires qui sont nées autour de cette femme extraordinaire et de sa pensée et l'impact éventuel de ses oeuvres sur notre avenir.

Le colloque, intitulé « Simone de Beauvoir : hier, aujourd'hui et demain » va souligner l'extraordinaire influence de ce personnage complexe sur la littérature, l'histoire, la sociologie, la philosophie, l'épistémologie, les études féministes, et la lutte pour l'égalité entre les sexes. Nous nous intéressons à recevoir des propositions de communications sur une grande variété de perspectives : des analyses historiques, littéraires et comparatives de la vie et des oeuvres de Beauvoir et de l'impact de ses idées sur son époque (hier) ; des enquêtes sur des questions contemporaines (aujourd'hui) ; et des anticipations de nouvelles orientations de recherches et d'activités inspirées par la pensée Beauvoirienne (demain).

Vu le site géographique du colloque, nous nous intéressons beaucoup aux points de vue « Méditerranéens » sur Simone de Beauvoir.

Pour soumettre une proposition de communication, envoyez un résumé en anglais, français ou italien d'un maximum de 800 mots ainsi qu'un court curriculum vitae, avec une indication précise de vos coordonnées et de votre affiliation institutionnelle, s'il y en a, aux coorganisateurs: Dr. Andrea Duranti ET Dr. Matteo Tuveri avant la date limite du 23 avril 2010.

La plupart des sessions seront en anglais ou en français, mais il y en aura probablement quelques-unes en italien selon le nombre de propositions reçues.

 Simone de Beauvoir Society

Une philosophie pour Internet

A propos de Qu'est-ce que l'Internet ? Paul Mathias, Vrin

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“Vu l'omniprésence d'Internet, n'est-il pas temps d'y voir autre chose qu'un simple accessoire : non seulement une nouvelle forme de sociabilité humaine, mais aussi l'expérience de possibilités inconnues du langage ? Loin des inquiétudes et des angoisses qui s'expriment dès lors qu'il est question de l'emprise de la Toile, Paul Mathias, inspecteur général de philosophie et également spécialiste de "diktyologie" (la théorie des réseaux et du Web), réfléchit en optimiste sur ce qu'il considère comme un "phénomène total". Dans la foulée de ses Libertés numériques (PUF, 2008), il cherche à dépasser les conceptions purement utilitaristes du Net.” (…°

> lire la suite dans le monde

Concepts de santé et de maladie depuis G. Canguilhem

Séminaire organisé du 3 février au 20 mai 2010  - Lyon

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  • 3 février 2010 - salle Dugas 23 - (74, rue Pasteur)
    "Définir la maladie et la santé : pertinence et originalité de l'entreprise ?"
    Intervenants : Maël Lemoine (Université de Tours) et Elodie Giroux (Lyon 3, IRPhiL)
    Répondant : Steeves Demazeux (Paris 1, IHPST)
  • 10 mars 2010 - salle 314 - (18, rue Chevreul)
    "La médecine darwinienne : une nouvelle forme d'explication des maladies ?"
    Intervenant : Pierre-Olivier Méthot (ESRC Exeter, IHPST, Paris)
    Répondant : Maël Lemoine (Université de Tours)
  • 24 mars 2010 - salle Dugas 23 - (74, rue Pasteur)
    "Dé finitions pragmatiques de la santé : intérêt et pertinence"
    Intervenants : Fabrice Gzil (Paris 7, IHPST) et Elodie Giroux (Lyon 3, IRPhiL)
    Répondant : Steeves Demazeux (Paris 1, IHPST)
  • 28 avril 2010 - salle Jasseraud - (15, quai C. Bernard)
    "Qu'est-ce qu'une maladie génétique ?"
    Intervenants : Pierre-Olivier Méthot (ESRC Exeter, IHPST, Paris) et Catherine Dekeuwer (Lyon 3 , CERSES)
    Répondant : Maël Lemoine (Université de Tours)
  • Jeudi 20 mai 2010 - A l'Université de Tours
    "Le trouble mental comme trouble de l'intentionnalité : Derek Bolton"
    Intervenant : Steeves Demazeux (Paris 1)

Organisation scientifique :
Elodie Giroux
en collaboration avec
Maël Lemoine
pour l'université de Tours
Des textes seront mis à disposition
des participants.
Contacter Élodie Giroux :
elodie.giroux@univ-lyon3.fr
Coordination scientifique :
Valentina Tirloni
IRPhiL EA 4187
Tél. : 04 78 78 73 94
valentina.tirloni@univ-lyon3.fr

Les principaux textes de Derrida disponibles sur internet

“Derrida en castellano”

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La structure, le signe et le jeu dans le discours des sciences humaines Conférence prononcée au Colloque international de l’Université Johns Hopkins, le 21 octobre 1966.

La forme et le vouloir-dire. Note sur la phénoménologie du langage Première version publiée dans la Revue internationale de philosophie, 1967-3, n° 81

De la Grammatologie Paris, Minuit, 1967. PDF (2527 KB)

L'Écriture et la différence Paris, Seuil, 1967. PDF (2286 KB)

La Différance Conférence prononcée à la Société française de philosophie, le 27 janvier 1968.

Ousia et grammè. Note sur une note de Sein und Zeit Première version publiée dans L’endurance de la pensée (recueil collectif, Pour saluer Jean Beaufret), Plon, 1968.

Signature, événement, contexte Communication au Congrès international des Sociétés de philosophie de langue française (Montréal, août 1971). Le thème du colloque était «La communication».
Marges de la philosophie Paris, Minuit, 1972. PDF (2424 KB)

La philosophie et ses classes Version intégrale, sous son titre original, du texte «La réforme Haby», paru dans Le Monde de l’éducation, n° 4, mars 1975.
Les corps divisés. Réponses à la Nouvelle Critique La Nouvelle Critique, 84, mai 1975, 85, juin 1975.

Entre crochets Entretien avec D. Kambouchner, J. Ristat et D. Sallenave, paru dans Digraphe, 8, 1976

L’âge de Hegel Paru dans le volume Qui a peur de la philosophie? du Greph, Paris, Flammarion, 1977).

La crise de l’enseignement philosophique Conférence prononcée à Cotonou (Bénin) à l’ouverture d’un colloque international réunissant des philosophes africains en décembre 1978

(…)

> suite

Quand la terre tremble

par Roger-Pol Droit

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“Le séisme en Haïti donne à voir toutes les composantes de notre monde qui d'ordinaire restent dans l'ombre. La fragilité des êtres humains - fait premier, essentiel et banal, que la vie actuelle finit par faire oublier. La persistance de la compassion et de la solidarité, souvent noyées sous l'indifférence quotidienne. L'existence forte de la communauté internationale, avec sa bonne volonté autant que sa mauvaise organisation et son impuissance relative. Le retour immédiat de la violence brute, de la guerre de tous contre tous, dès qu'aucune force n'assure plus l'ordre public. L'omniprésence des images, masquant souvent l'absence de vraies paroles et d'informations précises.” (…)

> lire dans Les Echos

Colloque “Puissances du communisme”

Société Louise Michel / 22-23 janvier Université Paris 8

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La Société Louise-Michel organise le colloque
Puissances du communisme
les 22 et 23 janvier 2010 à l’Université Paris 8
2, rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis - M° Saint-Denis Université
(pour tout renseignement, dont le programme complet : societelouisemichel@free.fr)

Le paradoxe est patent en ce début de siècle. La mort du communisme est proclamée et fêtée sans fin. Mais cet acharnement est lui-même révélateur que la chose peut revenir hanter les dominants. Le spectre rôde toujours… Certes, l’émancipation a perdu les mots pour dire les choses, et tous sont piégés (socialisme, communisme, voire anarchisme vite confondu avec l’individualisme). Viendra bien un jour où les voies nouvelles de la lutte trouveront les vocables adaptés.
En attendant, les aspirations à la liberté, à l’égalité, à la justice, à la solidarité restent increvables, au grand dam des intellectuels de cour. Comme le disait Rosa Luxemburg dans le dernier écrit précédant son assassinat,“J’étais, je suis, je serai”. Comme souvent, ce sont les secteurs intellectuels qui partent en avant-garde pour mettre en discussion une question capitale : après les désastres du totalitarisme stalinien, de quoi le communisme peut-il aujourd’hui être le nom ? La Société Louise-Michel (qui ne comporte pas que des membres pour qui le communisme représente une référence, voire seulement une préoccupation) a pris l’initiative de mettre cette question en débat dans le cadre de ce colloque, co-organisé par l’Université Paris 8. Un très large éventail d’auteurs a donné son accord pour animer, pendant deux jours, une série de quatre débats sur le problème. Nul doute que le NPA, qui engagera en 2010 les débats de son premier congrès après sa fondation, y trouvera matière à réfléchir au nouveau monde qu’il appelle de ses vœux.
Samy Johsua

Conférence de Luc Ferry et Tzvetan Todorov autour de :« L’âge d’or hollandais ou la naissance de l’amour passion »

Vendredi 22 janvier 2010, à 19h à la Pinacothèque de Paris (patio), entrée libre

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Dans le cadre de la série « Carte Blanche », Marc Restellini a fait appel à deux philosophes de renom : Luc Ferry et Tzvetan Todorov, pour approfondir l’un des mystères présentés dans l’exposition « L’Âge d’or hollandais, de Rembrandt à Vermeer », à propos du tableau de Vermeer : La Lettre d’amour.

Luc Ferry : philosophe, universitaire, agrégé de philosophie et de sciences politiques, homme de lettres et homme politique. Tzvetan Todorov : essayiste et historien, directeur de recherche honoraire au CNRS, auteur de Éloge du quotidien, essai sur la peinture hollandaise du XVIIe siècle (Adam Biro, 1993 ; Points-Essais, 1997).

Entrée en libre-accès dans la limite des places disponibles. Sans réservation préalable. Pinacothèque de Paris, 28 place de la Madeleine – 75008 Paris.

Les intraduisibles et leurs traductions

par Barbara Cassin

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“Le point de départ de ces notes est un ouvrage, le Vocabulaire européen des philosophies, Dictionnaire des intraduisibles, que Transeuropéennes a décidé d’accompagner dans ses transformations. Pour que se tienne, à plusieurs mains, un journal de bord des traductions des intraduisibles. Avec ce qu’un journal peut avoir de trivial et de pensif, de cousu et de décousu —Denktagebuch autant que faire se peut. Le coup d’envoi a été  donné en novembre 2007 par une confrontation, accueillie à la Maison de l’Europe de Paris, intitulée « Le chantier de la différence des langues », entre traducteurs arabes, avec Ali Benmakhlouf, et traducteurs ukrainiens, avec Constantin Sigov. Suivie d’une exploration festive de la nostalgie au Centre Culturel Suisse, avec Fernando Santoro et Anca Vasiliu : « Quand l’Europe a mal », autour de mots comme Saudade, Sehnsucht,Spleen, Dor, Nostalgie, implantés dans des poèmes, des textes philosophiques, des chansons, au moyen desquels les Européens disent l’état de malaise où l’âme et le corps sont en désordre, désignent où et comment ils ont mal, autrement dans chaque langue et dans chaque culture.” (…)

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Journée d’études Maurice Blanchot - 12 avril 2010

Université Paris 7 – Denis Diderot - Organisation : Christophe Bident, Jérémie Majorel

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Programme prévisionnel :

Daniel Benson (Université Paris 7) : « L’absence positive : une rencontre entre Jacques Rancière et Maurice Blanchot »

Jade Bourdages (Université d’Ottawa, université du Québec) : « Immolation et écriture ».

Marco della Greca (Université de Pise, Université Paris 7) : « Révolution et Contre-révolution chez Blanchot ».

Pedro Daniel Gallardo Fernández (Universidad Autónoma de Madrid) : « Orphée chez Maurice Blanchot ».

John McKeane (St. Anne’s College, Oxford) : « De la présence de l’homme à L’Entretien infini ».

Ayelet Lilti (Université Paris 7) : « La scène comique dans Le Très-Haut ».

Anaël Marion (Université Paris 7) : « Quelques ruines de l’œuvre ».

Antoine Philippe (Université de Porto Rico) : « La folie du psy ».

Pierre Sauvêtre (IEP de Paris, Université d’Auvergne Clermont-Ferrand I) : « Une lecture critique de Balibar sur Blanchot ».

Vers une nouvelle anthropologie

Séminaire du Collège International de Philosophie

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Intersection philosophie/sciences
Directeur de programme Patrick JUIGNET

Thème 2009/2010 La spécificité humaine

La spécificité humaine est rapportée à l’esprit, l’âme, la pensée, le langage, le sens, la signification, la représentation, l’imagination, la symbolisation, le psychique, l’intellect, la cognition, la conation, etc. Ces manières de voir ne sont pas homogènes et même contraires les unes aux autres. Nous essaierons de surseoir à ces oppositions et de définir progressivement une unité au travers du concept de champ représentationnel.
Notre projet est d’asseoir la spécificité humaine aux yeux de la communauté savante. En effet, en arrière plan se trouve le problème préoccupant, de son élimination dans les démarches matérialistes et naturalistes, ou de sa surélévation transcendantale dans les démarches idéalistes. À l’écartèlement de l’humain entre « l’homme neuronal » et « l’homme transcendantal », nous essaierons, avec les participants au séminaire, de substituer l’unité d’un « l’homme représentationnel ».

Organisé avec le soutien de l'Université Paris 6 Pierre et Marie Curie
Les séminaires de l'année universitaire 2009/2010 auront
lieu à Paris sur le campus Jussieu le vendredi de 18H30 à 20H30
Salle J 25

Pour accéder à la salle J 25, entrer par le côté place Jussieu, dépasser les piliers 46, 45, et 44, puis c'est à gauche dans les préfabriqués derrière les grilles.

Dates : 22/1/2010 - 19/2/2010 - 19/3/2010 - 16/4/2010 - 21/5/2010

Les prochains séminaires de Janvier et Février seront consacrés à la psychanalyse et ceux de Mars Avril à la neurobiologie.

http://www.philosciences.com/

L'éternel masculin en question avec Elsa Dorlin – Bouguenais

Lundi 18 janvier au Piano'cktail avec Elsa Dorlin, maître de conférences de philosophie à l'Université Paris 1

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« Nous nous proposons de partir à la recherche de l'éternel masculin, afin de retracer la construction moderne des vertus de la masculinité et ses mutations contemporaines. À partir d'exemples paradigmatiques, nous étudierons les processus de représentation et d'idéalisation du masculin, comme les mécanismes par lesquels les normes de la masculinité se constituent comme un objet de désir », explique la philosophe. Cofondatrice et présidente de 2002 à 2004 de l'association Efigies - association des jeunes chercheuses et chercheurs en études féministes, genres et sexualités - elle est membre des comités de rédaction de L'Homme et la société (CNRS/l'Harmattan), Raisons politiques (Presses de la fondation de sciences politiques), les Cahiers du genre et Actuel Marx.

Elle travaille également sur l'esclavage, le colonialisme, le post-colonialisme et sur l'histoire et la philosophie de la médecine (corps, santé, nation). Elle interroge aussi les théories sexistes et racistes modernes.

Lundi 18 janvier, à 20 h 30, au Piano'cktail. Renseignements et réservations : Piano'cktail 02 40 65 05 25 ou en ligne sur le www.pianocktail.fr Tarifs : 5,30 € (3,70 € par abonnement) ; groupe 4,50 €.

Source : Ouest France

Face à l’ego : la solitude en face

Table ronde organisée dans le cadre de la rencontre annuelle de la société de Théorie et culture existentialistes et phénoménologiques (TCEP/EPTC), Montréal

Loin qu’il n’y en ait qu’un seul, le fait de présenter l’ego seul, non pas seul tout seul puisque autrui n’est jamais loin, mais paradoxalement d’autant plus seul que celui-ci coexiste toujours déjà avec lui, s’offre comme l’un des points communs des auteurs, penseurs et écrivains, qui participent de la théorie ou de la culture existentialiste et phénoménologique.

Cela dit, la pluralité des phénomènes traditionnellement décrits et des expériences couramment rapportées sous l’appellation de solitude se laisse-t-elle subsumer sous une seule et même catégorie ? Quels rapports, en effet, entre l’hétérogénéité d’avec le monde de l’Isolé (Kierkegaard), l’indépendance du fort (Nietzsche), l’esseulement du Dasein (Heidegger), la désolation du citoyen (Arendt) ou le délaissement de l’être humain (Sartre) ? La notion même de solitude s’offre-t-elle seulement comme un concept en philosophie, où il est généralement admis qu’ « au commencement est la relation » (Buber) ? Mais comment, dès lors, pouvoir affirmer n’avoir « jamais rencontré de semblable » (Beckett) ? Et si jamais « il y avait d’abord la solitude » (Malraux) ? Est-ce à dire que, plus profonde que « la solitude au niveau du monde », existe une « solitude essentielle » (Blanchot) ? Que déduire alors du fait que l’on meurt seul : qu’ « on ne vit pas seul » (Merleau-Ponty) ou son contraire ? Et puisqu’ « il n’y a qu’une souffrance, c’est d’être seul » (Marcel), que faire si on le demeure ? Se montrer « solitaire ou solidaire » (Camus) ?

En interrogeant de face l’ego moderne et postmoderne, il s’agira donc de regarder en face la solitude qui est la sienne – c’est-à-dire la nôtre –, sans doute afin de mieux y faire face. Car sans préjuger de sa teneur ou de sa valeur, qu’il s’agira d’ailleurs de dégager, c’est un fait que sa pesanteur fait souvent se voiler la face, en sorte que l’animal politique que nous sommes ne la perde pas.

Cette table ronde aura lieu dans le cadre de la rencontre annuelle de la société de Théorie et culture existentialistes et phénoménologiques (TCEP/EPTC), elle-même ayant lieu dans le cadre du Congrès de la Fédération canadienne des sciences humaines et sociales, qui se tiendra à l’Université Concordia, à Montréal, du 31 mai au 3 juin 2010.

Les propositions de communication sont à envoyer par voie électronique à Christophe Perrin, ch-pe@orange.fr, au plus tard le 1er février 2010. Il doit s’agir d’un document en format Word, d’un maximum de 5000 mots, comprenant un résumé du propos de l’auteur sans aucun renseignement permettant de l’identifier.

Source : http://philomtl.wordpress.com/

Etienne Balibar : Universitas

Sur le blog du groupe d’études hebdomadaire « La philosophie au sens large », animé par Pierre Macherey,

“Première remarque : le jeu de mots franco-latin qui fait que du terme universitas dérivent à la fois l’idée de l’université et celle de l’universalité, est évidemment tout sauf accidentel. Les philosophes, ou certains d’entre eux, n’ont pas manqué de l’utiliser pour penser de façon critique ou auto-promotionnelle le statut de leur discipline. Depuis que la philosophie est pour l’essentiel une discipline scolaire et universitaire, non seulement elle n’a pas cessé de se penser comme le champ dans lequel on cherche à expliciter les conditions et les effets d’un discours de l’universel, mais l’universalité est devenue la valeur objective dont elle tire sa légitimité. A cette caractérisation ne s’opposent pas les discours sceptiques ou déconstructifs qui imposent des limitations à la possibilité de connaître, d’énoncer, de réaliser et de transmettre l’universel, ou qui adoptent un point de vue négatif au regard de ces objectifs. Prendre en philosophie une position « anti-universaliste » et voir la philosophie comme dépassement, critique, ou déconstruction de l’universalisme, c’est encore « énoncer l’universel » sous une certaine modalité, qui peut être une façon de le sauver. Et, par contrecoup, c’est s’insérer dans un « mouvement » perpétuel, cyclique plutôt que dialectique, de relance de l’universel comme positivité.” (…)

> lire la suite

Colloque La création en questions

Organisé par le Centre de philosophie de l'art de Paris I - Panthéon-Sorbonne en collaboration avec le laboratoire "L’oeuvre et l’image" de l'Université de Rennes : les 19 et 20 janvier 2010 à l'INHA. 

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Mardi 19 janvier

10h : Ouverture et présentation du colloque
Matin
Présidence : Pierre-Henry Frangne
10h30-11h15 : Sylvie Perceau (Université de Picardie-Jules Verne) : Ekphrasis et création dans la poésie grecque ancienne.
11h15-12h00 : Yolaine Escande (CNRS, CRAL-EHESS) : création, innovation, transmission dans l’art chinois.
12h00-12h45 : Françoise Bonardel (Université de Paris I) : Mélancolie et création artistique.
Discussion
Après-midi
Présidence : Françoise Bonardel
14h30- 15h15 : Anne Gabrielle Wersinger (Université de Reims) : le concept de Nouveauté dans la poétique musicale en Grèce Ancienne.
15h15-16h00 : Daniel Dauvois (Première supérieure, Lycée Lakanal, Sceaux) : L’apparition du lexique de la création chez Leblond de la Tour et Félibien.
16h00-16h45 : Catherine Fricheau (Université de Paris I) : Que valent les règles de l'art ? Œuvrer, créer au XVIIe siècle.
16h45-17h30 : Danièle Cohn (EHESS) : Penser l'activité artistique : Goethe, Fiedler et la part de l'objet.
Discussion

Mercredi 20 janvier

Matin
Présidence : Anne Moeglin-Delcroix
9h00-9h45 : Anne-Claire Desesquelles (Première supérieure, Lycée du Parc, Lyon) : Innovation et création dans l’art musical.
9h45-10h30 : Marianne Massin (Université de Lille III) : La notion de création à l’épreuve de l’inspiration.
10h45-11h30 : Pierre-Henry Frangne (Université de Rennes 2) : « La nature a lieu, on n’y ajoutera pas » : Mallarmé et la critique de la création.
11h30-12h15 : Agnès Lontrade (Université de Paris I) : La création comme expérience : de la sacralité à l’utopie.
Discussion
Après-midi
Présidence : Laurence Corbel
14h30-15h15 : Leszek Brogowski (Université de Rennes 2) : La création comme désenvoûtement. Wittgenstein face aux photographies eugénistes de Galton.
15h15-16h00 : Alexander Streitberger (Université catholique de Louvain) : Le producteur comme auteur – la relation entre création artistique et critique sociale dans la photographie des années 1970.
16h00-16h45 : Bruno Haas (Université de Paris I) : Le capital humain (Beuys).
Discussion
Synthèse du colloque.

Appel à communications: Colloque Repenser les faits

2e Colloque des doctorants et des jeunes chercheurs, Grenoble 2010, 27 et 28 avril 2010

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La philosophie dans son ensemble – qu’il s’agisse de la philosophie des sciences, de la métaphysique, de la morale, de la philosophie de l’esprit ou de l’esthétique – nourrit un lien étroit et souvent problématique avec la notion de fait. Les faits sont-ils là, dans le monde, et nous suffirait-il alors de les découvrir et de les décrire objectivement ? Il n’est déjà pas certain que « décrire objectivement » soit la tâche que nous nous assignons en philosophie, mais encore, est-ce que les faits se laissent découvrir ? Certains penseurs soulignent qu’un des processus inhérents aux sciences (humaines et naturelles) est la construction des faits. S’il en est ainsi, s’agit-il d’une construction purement intellectuelle qui n’entretient aucun rapport avec le monde extérieur ?
Les idées qui sous-tendent ces questions ne sont pas nouvelles, et nous les connaissons depuis Platon. Cependant, la notion de fait semble aujourd’hui plus présente dans le discours philosophique qu’autrefois. Tantôt invoquée comme une clôture à la chaîne des explications, ou inversement comme une sorte de point de départ à l'enquête, elle semble parfois aussi l'objet de suspicion, toute « enchevêtrée » aux discours, aux valeurs ou aux différents contextes dans lesquelles elle apparaît. Elle a aussi élargi son champ d’application : en partant de l’épistémologie, elle a investi entre autres la philosophie du langage et la philosophie morale. Sont apparues successivement les notions de fait moral et de fait normatif. Il semble alors utile de se pencher aujourd'hui sur ce terme crucial pour la philosophie dans le contexte contemporain afin d'éclairer ses enjeux principaux.
Appel à communications
Nous aimerions inviter les jeunes chercheurs – doctorants ou docteurs – à se pencher sur les questions liées à la notion de fait – évoquées ci-dessus ou d'autres, dans le cadre du colloque organisé par le laboratoirePhilosophie, Langages & Cognition au sein de l’Université Pierre Mendès France de Grenoble. Pour participer à ce colloque, nous vous invitons à envoyer vos propositions de communications (environ 300 mots), qui seront examinées de façon anonymisée par le comité scientifique. Les propositions doivent être envoyées à l’adresse : repenser@gmail.com au plus tard le 14 février 2010.

Comité scientifique
Fabrice Correia
professeur Eric Dufour
Sabine Plaud
professeur Denis Vernant
Anna Zielinska

Organisateurs
Anna Zielinska (PLC, Université Grenoble 2)
Marion Renauld (Archives Poincaré, Université Nancy 2)

http://www.plc-grenoble2.fr/index.php?code=263

Daniel Bensaïd, mort d’un homme Ligue

Philosophe marxiste et fondateur de la LCR, il a tenté de concilier l’héritage politique de la IVe Internationale et le gauchisme de Mai 68.

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“Philosophe marxiste, fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), figure chaleureuse du débat intellectuel français, Daniel Bensaïd est mort hier d’une longue maladie, à l’âge de 63 ans. Dans la galaxie de la pensée radicale, il incarnait une voie médiane, tout à la fois fidèle au projet marxiste et désireuse d’affronter sans détour les impasses du communisme «réel». Ami de toujours d’Alain Krivine, globe-trotter habitué des forums sociaux aux quatre coins du monde, il appartenait à cette frange du trotskisme qui, depuis trente ans, tente de concilier le gauchisme politique hérité de la IVe Internationale et le gauchisme culturel né en 1968. Sans toujours y arriver.” (…)

> lire la suite dans libération

Platon et la tradition de l'historia peri physeôs

Séminaire de la Société d'Études Platoniciennes - Le vendredi 15 janvier, 14h-18h.

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- Catherine Darbo-Pechanski (CNRS, Lille) : "Tradition et rupture. La critique platonicienne de l'historia, dans l'historia peri phuseôs”
- Daniel W. Graham (Brigham Young University, Provo) : "Plato and Anaximenes" (le texte de la conférence sera disponible en anglais).

- Gerard Naddaf (York University, Toronto) : "Plato and peri phuseôs historia" (le texte de la conférence sera disponible en anglais).

http://www.etudesplatoniciennes.eu/index.html

PLATON en EUROPE au XVIIIe siècle (19 janvier, Lyon)

Journée organisée par le Cerphi – UMR 5037 (P.-F. Moreau – P.-M. Morel) à l’ENS-lsh - ENS de Lyon – 15, parvis René-Descartes, Lyon 7e  - mardi 12 janvier 2010

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MATIN

9h : P.-M. MOREL (ENS de Lyon – Cerphi) : Ouverture de la journée
9h15 : C. VOLPILHAC-AUGER (ENS de Lyon – Cerphi)
« Un démon trop familier. Questions sur le corpus platonicien »
9h45 : D. EL MURR (Université de Paris I)
« Rousseau, lecteur de Platon : le cas du De civilis »
10h15 : discussion - pause
11h : G. CAMBIANO (ENS de Pise)
« Le Platon de Brucker et l’éclectisme philosophique »
11h30 : discussion

APRES-MIDI

14h30 : L. JAFFRO (Université de Paris I)
« Le dialogue entre empirisme et platonisme dans la philosophie britannique »
15h : A. PETIT (Université de Clermont II)
« La Siris de Berkeley et les Platoniciens de Cambridge »
15h30 : discussion - pause
16h15 : J.-L. LABUSSIERE (Université de Montpellier III)
« Diderot : participation et exemplification en régime matérialiste »
16h45 : discussion
17h15 : P.-F. MOREAU (ENS de Lyon – Cerphi) : Bilan de la journée – Perspectives

Dissoudre ou construire ? ou Wittgenstein trop subversif pour être reconnu à sa juste valeur ?

A propos du livre de Sandra Laugier Wittgenstein. Les sens de l'usage. Vrin 2009. – Par Philalèthe

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“Une familiarité minimale avec ce qui se produit aujourd'hui sous le nom de philosophie analytique met en évidence une opposition nette entre plusieurs manières de philosopher analytiquement. Un des intérêts du dernier ouvrage de Sandra Laugier (Wittgenstein. Les sens de l'usage. Vrin 2009) est de faire un tableau du champ de bataille. Est-il trop schématique ? Fait-il la place trop belle à Wittgenstein ? En tout cas, il a le mérite d'être clair. D'un côté Wittgenstein et la tradition qu'il a ouverte et qui en retour l'éclaire (au premier rang Stanley Cavell), de l'autre côté la philosophie analytique dominante (Laugier ne mentionne ici aucun nom contemporain ni d'auteur, ni d'oeuvre mais établit une filiation entre la philosophie analytique mainstream et Russell).
Sur ce champ de bataille, Sandra Laugier défend la cause de Wittgenstein: on est en effet en droit de lire cet ouvrage comme une entreprise de réhabilitation de Wittgenstein à l'intérieur même de la philosophie analytique. Pour faire bref, Wittgenstein n'aurait pas la place fondamentale auquel il a droit, Dès la deuxième phrase de l'introduction, on comprend que ce livre peut aussi être vu comme une arme dirigée contre ce que Laugier juge être la philosophie analytique dominante.” (…)

> lire la suite sur philalethe.net

L'éternel combat entre la démesure et la mesure

A propos du livre de Jean-François Mattéi, Le Sens de la démesure, Editions Sulliver. – Par Robert Redeker

“Sans conteste, le dernier ouvrage de Jean-François Mattéi (auteur à éviter de  confondre avec son homonyme, le médecin et ancien ministre de la santé sous le gouvernement Raffarin) est le plus beau livre de philosophie publié depuis des années : Le Sens de la Démesure. Cette réussite n’étonnera aucunement ses lecteurs qui savent que ce penseur édifie patiemment livre après livre un ensemble que la postérité appellera une œuvre. Le partage mouvant de la démesure et de la mesure scande depuis l’origine aussi bien l’histoire cosmique, que l’histoire humaine et l’existence de chacun. Le mythe, le théâtre tragique, la philosophie, les arts se sont emparés de cette dualité guerroyante pour la dompter, empêcher que l’existence humaine ne retombe définitivement dans le chaos où elle s’enferre et s'enferme parfois. Quel est donc le sens de la démesure? “ (…)

> lire la suite

Faut-il encore croire...?

Séminaire de Mesnard Philippe au CIPh

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(18h30-20h30)
Auditorium, Maison de l'Amérique latine, 217 bd St-Germain, 75007 Paris

Le 26 janvier

Petites et grandes scènes des croyances ordinaires

Qui ne s’est pas laissé prendre au jeu de ses petites et de ses grandes envies de croire ? Qui n’a pas accompli un acte parce qu’il s’était préalablement mis dans la situation de faire « comme si » il en était capable ? Qui ne s’est pas laissé emporter par le plaisir d’un spectacle auquel il est allé – pour y croire ? Ce sont ces situations, propres à chacun dans la façon dont on se les agence, mais où l’on partage tous un désir de croire et de s’y croire, ce sont ces petites techniques de persuasion et d’auto-persuasion quotidiennes dont cette rencontre veut explorer les grandes figures et les micro-mécanismes.
Pour cela, deux approches : l’une rhétorique, l’autre dramatique. D’un côté, l’on motive ses propres croyances en se tenant des discours, en construisant des scénarios, en imaginant un réel à la mesure de ses fictions personnelles. De l’autre, le théâtre entretient la dialectique du croire et du faire croire dont le spectateur, en se prêtant au jeu, s’avère un véritable acteur.

Avec la participation de :
Emmanuelle Danblon (ULB Bruxelles) : Croyances contradictoires, croyances motivationnelles
Christian Biet (Paris Ouest) : Croire et faire-croire au théâtre

Eloge de la métamorphose, par Edgar Morin

LE MONDE | Opinions | 09.01.10 | 13h08 

“Quand un système est incapable de traiter ses problèmes vitaux, il se dégrade, se désintègre ou alors il est capable de susciter un meta-système à même de traiter ses problèmes : il se métamorphose. Le système Terre est incapable de s'organiser pour traiter ses problèmes vitaux : périls nucléaires qui s'aggravent avec la dissémination et peut-être la privatisation de l'arme atomique ; dégradation de la biosphère ; économie mondiale sans vraie régulation ; retour des famines ; conflits ethno-politico-religieux tendant à se développer en guerres de civilisation.” (….)

> lire la suite

RESISTANCES: counter-conduct, inter-disruptions, and compromising acts

Call for Participation - Concordia University | Montréal, Québec

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DEADLINE: January 20, 2010

conference dates: April 15 and 16, 2010

Resistance is not new. Resistance has been done. Is there any hope for resistances of the future? What some would call the failure of resistance to make lasting change confronts the hope for engagement with cynicism. Yet resistance returns when dissent is not accounted for. As we know, resistance and repetition, know each other intimately either as revolution, or compulsion. Is this violent intimacy desirable? Indeed, desire and seduction are always already implicated in a discussion of resistance.

While power is dispersed, implicated within us both as disciplinary and dissenting agencies, we bear the scars of these fragmentary forces. How do these conflicts act within and through us?

Resistances, historical and to come, the repetition of resistant acts, the return of revolution, the failure or impossibility of oppositional tactics, the violence of two opposing forces and the underlying violence of consensus – these are some of the discussions we hope to elaborate over the course of this conference.

Finally, does talking about it work? Can we resolve, analyze, work through divisive impasses? Or, is there a limit that resists or even forbids resolution?

By initiating a call on the theme of resistances, we are exposing ourselves to failure:

it is a paradox to solicit resistance, a paradox that we, as catalysts, cannot resolve. But the unresolvable aspects of this paradox are the points of friction from which we hope this event to depart, to take issue…

> http://resistancesconference.wordpress.com/

Papiers pour une esthétique

Un blog de Jérôme Orsoni. Critique musical pour le webzine dMute.net. Auteur d'un livre sur Standards de Tortoise publié aux éditions Le Mot et Le Reste. Musicien sous le nom de o!jerome. Diplômé de philosophie et de droit de la culture

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> http://papieresthetique.blogspot.com/

Colloque de philosophie à l'université de Dakar : La solution africaine à une mondialisation destructrice

Fatou K.SENE

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L’Afrique doit être le pôle d'une mondialisation à hauteur d’homme, en humanisant les relations Nord Sud.C'est, en substance, la solution proposée par les doctorants en philosophie, lors du colloque-hommage (5-7 janvier) au défunt philosophe Sémou Pathé Guèye.

“Quelle place pour l'Afrique dans une mondialisation destructrice ? La question a retenu l'attention des doctorants en philosophie de l’espace francophone lors du colloque ouvert mardi à l'université de Dakar sur le thème : ‘L’Afrique au cœur de la mondialisation’. Une rencontre dédiée au professeur de philosophie Sémou Pathé Guèye, décédé le 4 mars 2009. Selon la directrice de l’école doctorale Ethos de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Ramatoulaye Diagne Mbengue, la rencontre vise à dire non à la marginalisation du continent noir.”

> lire la suite sur walf.sn

L'actualité politique et le Paradoxe du Sapiens

par Jean-Paul Baquiast

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“Notre essai, Le Paradoxe du Sapiens, à paraître en février 2010 chez Jean-Paul Bayol, offre une hypothèse de travail visant à étudier l'évolution actuelle de nos sociétés avec des outils plus efficaces que ceux proposés chacune dans son domaine par les différentes sciences traitant de cette question : économie, science politique, anthropologie, biologie et bien d 'autres. Pour nous, les agents moteurs dans cette évolution sont des entités jamais encore identifiées en tant que telles, que nous avons nommées les systèmes anthropotechniques. Il s'agit de superorganismes associant de façon intime les processus évolutionnaires biologiques, dont l'homo sapiens sous sa forme actuelle est un des produits, et les processus évolutionnaires technologiques nés il y a plus d'un million d'années par l'utilisation systématique de certaines forces naturelles par les hominidés.
La difficulté de cette approche tient à ce que les systèmes anthropotechniques sont aussi nombreux et foisonnants aujourd'hui que le sont les filières technologiques modernes. Chacun d'eux peut en principe être étudié dans sa singularité. Mais l'observation de leurs comportements collectifs et des conséquences de ces comportements sur l'évolution de la planète ne peut se faire que de façon statistique. Dans ce cas alors, la rigueur scientifique impose de rappeler que c'est l'oeil (ou l'esprit) de l'observateur qui découpe dans le continuum des faits observables ceux qui lui paraissent significatifs. Les motivations de cet observateur sont donc à prendre en compte, si cela se peut, lorsqu'il s'agit de juger de la généralisation possible des descriptions ainsi proposées. Mais cette précaution s'impose à toute science. Aucune aujourd'hui ne pourrait prétendre à une objectivité ne tenant pas compte de la situation de l'observateur et des moyens dont il dispose pour observer.” (…)

> lire la suite sur philoscience

François Châtelet : Logos et praxis.

Recherches sur la signification théorique du marxisme. Compte-rendu de Nicolas Rousseau

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“Contre le marxisme soviétique

L’ambition de ce livre [1], qui est tiré de la thèse complémentaire de l’auteur (soutenue en 1959), est de déterminer le sens du marxisme. Est-ce une métaphysique, embrassant aussi bien la nature que l’homme ? Est-ce une science, appelée à englober toutes les autres ? Est-ce une philosophie qui prétend dépasser les insuffisances des systèmes précédents ? Aucune des trois, répond François Châtelet.

La première partie du livre rend compte des arguments de ceux qu’on pourrait appeler les marxistes « orthodoxes », c’est-à-dire les penseurs de Moscou ou du PCF, autrement dit encore les marxistes staliniens. Derrière les critiques portées par Châtelet contre l’ouvrage de Engels, La dialectique de la nature ou de Matérialisme et empiriocriticismede Lénine, se cache une attaque en règle contre les théories de Staline ou de Roger Garaudy, et plus généralement contre le marxisme entendu comme une science dialectique qui pourrait se prononcer aussi bien en physique nucléaire qu’en astronomie. Marxisme qui est celui qui a justifié la dictature du parti unique dans les régimes soviétiques (doctrine Jdanov, entre autres).” (…)

> lire dans actu-philosophia

Qu'est-ce qu'un problème en philosophie?

par Jean-Philippe Pastor

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“A chaque schème génériquecapable d’exprimer le changement dans un monde, correspond "un problèmephilosophique" qui se pose dans les termes de : “Comment se fait-il que….alors que… ? ”

Dans l’ordre translationnel et du déplacement des choses se succédant dans l'espace correspond le fameux problème posé par les paradoxes de Zénon (démonstration de l'impossibilité du mouvement): Comment se fait-il qu’Achille rattrape la tortue alors qu’il divise constamment par deux la distance qui le sépare sans cesse de son adversaire – et sans pouvoir logiquement la dépasser ?” (…)

> lire la suite sur metabole

Journée d’étude sur la Physique d’Aristote, 16 janvier (Paris)

ORGANISÉE PAR L’UNIVERSITÉ PARIS-PANTHÉON-SORBONNE (PARIS I) ET L’UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE (PARIS IV)

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17 rue de la SORBONNE - Amphithéâtre Gaston BACHELARD
(dans la Galerie GERSON)

10h – Michel CRUBELLIER (Université Lille-III) : Le continu.
11h – Marwan RASHED (École normale supérieure) : Le mouvement rectiligne.
14h – David RABOUIN (CNRS) : Nombre monadique, nombre général.
15h – Pierre PELLEGRIN (CNRS) : La finalité.
INFORMATION :
annick.jaulin@univ-paris1.fr
david.lefebvre@paris-sorbonne.fr

Colloque Espace et temps

Co-organisé par le laboratoire des Archives Henri Poincaré (Philosophie et histoire des sciences), l'Institut Jean Lamour et l'Institut Elie Cartan (mathématiques)
Le colloque aura lieu les jeudi 25 et vendredi 26 mars 2010 dans l'Amphi 8 de la faculté des Sciences. Il s'adresse aux étudiants en master ou doctorat et aux chercheurs en mathématiques, physique, philosophie,...

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Les concepts d'espace et de temps ont beaucoup évolué à la fois au gré des différentes théories physiques et mathématiques et au gré de la pensée philosophique. L'espace et le temps absolus de Newton, encore proches de l'intuition, trouvent une justification dans la construction philosophique de Kant. La thermodynamique, et en particulier le second principe, semble apporter une solution au problème de la direction du temps, auquel la mécanique ne répond pas. L'irruption des géométries non-euclidiennes puis le développement de l'algèbre linéaire ont conduit à une redéfinition du concept d'espace en mathématiques, indépendante de l'intuition. En physique, la relativité restreinte puis générale rendent obsolète l'espace-temps newtonien. Depuis Poincaré, les physiciens se sont attachés à construire espace et temps à partir des propriétés de groupes de transformations. La difficulté à construire une théorie quantique de la gravitation laisse à penser que ces concepts d'espace et temps ne sont pas aboutis. En théorie des boucles quantiques par exemple, espace et temps émergent naturellement de la théorie.

L'objectif du colloque est de réunir des intervenants qui présenteront certaines de ces conceptions modernes ou anciennes de l'espace et/ou du temps. Quels liens existent-ils entre les concepts de l'espace et du temps développés par les mathématiciens, les physiciens et les philosophes ? Faut-il et peut-on résoudre la question de la nature de l'espace et du temps ?

> source

Appel à contribution – Sociétés contemporaines et sécurité(s)

Implications philosophiques

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Date limite : le 5 avril 2010

Coordination du dossier : Hélène L’Heuillet et Thibaud Zuppinger

Ce nouveau dossier en préparation a pour ambition d’interroger les fondements philosophiques du débat contemporain entre liberté et sécurité. Le monopole de l’État semblant largement émoussé en matière de sécurité, et sa prétention à l’omnipotence toujours d’actualité, une redéfinition de la liberté positive des citoyens, autrement que par la participation aux affaires publiques par le suffrage universel, semble nécessaire.

La sécurité serait assurée au détriment des libertés individuelles. C’est sur cette opposition entre sécurité et liberté qu’il faut s’arrêter : plus de sécurité entraînerait-il une réduction des libertés ? Par ailleurs, les termes de sécurité et de liberté sont devenus des sortes de mots pièges dans les débats politiques. Tous les discours politiques affirment que la défense de la liberté est la fin ultime du régime démocratique, alors même que ce terme peut recouvrir des significations bien différentes selon l’orientation philosophique plus générale adoptées par ses promoteurs.

L’homme est-il désormais condamné à être observé, scruté, identifié en permanence ? Dans une société incapable d’accepter l’existence d’un risque inhérent à la vie humaine, qu’aucun Etat au monde ne pourrait supprimer, l’ « acceptabilité » des techniques et moyens de surveillance s’accroît d’autant. Quels types de libertés ces moyens de surveillance prétendent-ils protéger ?

Dans le cadre général de la sécurité, des axes de travail ont été retenus, afin de favoriser un croisement thématique, réflexif, critique et problématique. Seront préférées les contributions qui intègrent une discussion sur les perspectives adoptées, par conséquent toute approche interdisciplinaire et transversale sera particulièrement appréciée.

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