par Céline Denat, le 31 mars, Paris
« C’est toujours sur une croyance métaphysique que repose notre croyance en la science », affirme Nietzsche dans le Gai Savoir (§ 344). Parce qu’elle croit en la valeur absolue de la vérité, la science entretient les illusions qu’elle prétendait dépasser. Mais si la volonté de savoir s’aveugle sur elle-même, comment Nietzsche entend-il la détromper à son tour ?
Céline Denat est Maître de Conférences à l’Université de Reims Champagne- Ardenne, membre et coordinatrice du GIRN (Groupe International de Recherches sur Nietzsche). Spécialiste de Nietzsche, elle a soutenu sa thèse sur Histoire et interprétation du corps dans la philosophie de Nietzsche.