Ecrans philosophiques - Citizen Kane, la morale de l’info

Présenté par Pierre Lauret, philosophe, directeur de programme au CIPh.

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Citizen Kane a pour sujet une enquête cherchant à cerner la vérité d’un magnat de la presse qui, lui, n’hésitait pas à manipuler l’information. Welles met une virtuosité inédite et folle au service d’une déconstruction de l’information médiatique et de la mémoire, en ayant recours aux flash-backs et à de fausses images d’actualité présentées comme vraies. Progressivement, la question de l’identité individuelle est envahie par l’histoire d’un monde qui en disparaissant nous laisse ses fantômes. En substituant une théâtralité shakespearienne aux prétendues révélations de l’information sur les secrets des grands, Welles fait du cinéma un instrument d’investigation politique sur la corruption qui conduit le citoyen Kane de l’innocence enfantine à la démagogie et à l’abus de pouvoir. La puissance de la fiction et de la représentation alimente une interrogation sur l’image, oubliée par les biopics d’aujourd’hui.
Pierre Lauret

Mercredi 20 janvier 2010 à 20 h

Un cycle associant le cinéma Méliès, la Maison populaire et le Collège International de philosophie

Les séances ont lieu à 20 heures. Pour des raisons relatives à la disponibilité du film, vérifier qu’elles ont bien lieu, ainsi que l’horaire qui peut varier selon la durée de la projection, auprès du cinéma Le Méliès 01 48 58 90 13, ou de la Maison populaire de Montreuil 01 42 87 08 68.

Le prix de la séance, conférence comprise est de 5,50 euros pour le plein tarif, 4,35 euros pour le tarif réduit et 3,90 euros par carnet de 10, carnet utilisable sur toutes les séances et non nominatif.

Au cinéma Georges Méliès Centre commercial M° Croix-de-Chavaux (ligne 9) 93100 Montreuil

Source : http://www.maisonpop.net/

ASPLF - Association des Sociétés philosophiques de langue française

Prochain congrès à Venise sur l’”Action” du mardi 17 au samedi 21 août 2010.

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Argumentaire du Congrès de Venise

L’Action  Penser la vie – ‘agir’ la pensée

« Au commencement était l’action. » Telle est l’interprétation que Goethe a choisie et qu’il met dans la bouche de Faust, parmi les diverses hypothèses de traduction du Prologue de l’Évangile de Jean. Il désignait par là une responsabilité historique : en ce monde imparfait, la tâche de l’homme est de travailler sans relâche et de toutes ses forces à le transformer pour qu’il puisse y vivre libre, dans la paix et le bonheur. Seule est sublime l’action qui a pour fin le bien de l’humanité.

Selon des voies différentes, l’invite sera reprise au XIXe siècle, qu’il s’agisse d’Auguste Comte pour qui chaque forme de savoir doit s’orienter progressivement vers la positivité d’une science capable de trouver des solutions rationnelles aux besoins des individus et de la société, ou de Karl Marx : « Les philosophes ont jusqu’ici diversement interprété le monde. Il s’agit maintenant de le transformer. » Tout savoir de type contemplatif doit être démystifié dans la mesure où il ne fait que traduire les privilèges de la classe dominante. L’antique opposition entre théorie et praxis se trouve ainsi renversée : la fin suprême qu’était la contemplation pour Platon, si fortement distinguée des activités pratiques, perd tout privilège et vient se ramener à l’expression des inégalités sociales. Longtemps, cette conception a dominé le panorama philosophique européen et mondial, reléguant la philosophie au statut de reflet des réalités économiques et sociales.

Toutefois, n’est-il pas possible de penser autrement les rapports entre théorie et pratique et d’évoquer ce symbole ancien qui donne encore à penser, celui des deux colombes qui boivent à la même fontaine, telles qu’elles apparaissent dans une mosaïque de Ravenne ? Elles suggèrent que vie contemplative et vie active puisent à la même source. Après que les maîtres du soupçon ont tenté de montrer les racines de l’activité humaine dans les contradictions de la dialectique historique, dans la profondeur de l’inconscient ou dans la volonté de puissance, revient aujourd’hui la question : l’activité théorétique n’est-elle pas elle-même action au sens le plus fort du terme, comme le pensaient les Anciens ? Ne requiert-elle pas elle aussi un dur et patient travail ? L’idée s’impose aussi que le vrai sens de l’action consiste autant dans la réalisation de soi que dans la réalisation de l’œuvre : « faire et en faisant se faire ».

Dans cette double tâche, la pensée herméneutique a mis en lumière la liberté et la responsabilité de l’interprète qui donne un sens aux diverses activités humaines. Le philosophe devient alors, selon l’expression de Husserl, « fonctionnaire de l’humanité ». Aux philosophes il appartient alors d’expliciter le concept de l’action selon les exigences théoriques de leur discipline, mais en prenant en compte les activités humaines dans toute leur diversité et leur extension.

L’ASPLF, de par son histoire et ses initiatives philosophiques, ne saurait demeurer indifférente aux questions majeures de ce temps. Une réflexion sur l’action s’imposait donc, si bien que son prochain Congrès de Venise constituera un symbole fort : Venise, en effet, est un lieu de rencontre entres cultures différentes, où convergent l’expérience historique de l’Europe centrale et les traditions de la Méditerranée, où se sont également mêlés le monde occidental et le monde oriental, où se sont brillamment développés les rapports avec l’Extrême-Orient. Cette cité s’avance sur la mer, non plus comme un refuge contre les invasions barbares, mais comme le signe du rayonnement solaire de l’intelligence. On pourra ainsi dire à Venise, sous les auspices de l’ASPLF et selon la parole de Goethe : « De l’homme authentique l’action sera la fête. »

> programme

Heidegger en dialogue, 1912-1930 - Rencontres, affinités et confrontations

Par Etienne Pinat

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“Toute la pensée de Heidegger s’est constituée dans un dialogue constant avec les grands piliers de l’histoire de la métaphysique occidentale. Le projet, présent dès Sein und Zeit, d’une destruction de l’histoire de l’ontologie, recompris ensuite comme un dépassement de la métaphysique qui consiste à la reprendre et à l’assumer dans une méditation de son histoire, implique de la part de Heidegger une explication avec les présocratiques, Platon, Aristote, Descartes, Kant, Hegel, Schelling, Nietzsche… De ce point de vue, la démarche qui consiste à penser Heidegger dans son dialogue n’est guère originale et a déjà fait l’objet de nombreux travaux importants.

Pourtant, le volume ne s’inscrit pas dans leur lignée et est doublement neuf.” (…)

> lire la critique sur actu-philosophia

IGITUR – Arguments philosophiques

Igitur est une revue philosophique à comité de lecture, en ligne et d’accès libre

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Son objectif est de promouvoir, dans l'espace francophone, l'argumentation et la discussion dans les grands domaines de la philosophie : métaphysique, philosophie du langage et de la logique, philosophie de la connaissance, philosophie de l’esprit,philosophie des sciences, philosophie morale et politique, philosophie du droit,philosophie des sciences humaines, philosophie de l'art, philosophie de la religion.L'histoire de la philosophie y trouve sa place, dans la mesure où l'argumentation des auteurs étudiés est prise pour objet.

Les articles soumis sont sélectionnés à l'issue d'une double lecture anonyme sur la base des critères suivants : argumentation, clarté, précision et originalité de la contribution.

Igitur est éditée par les universités de Nantes (Centre Atlantique de Philosophie - EA2163) et Rennes I (Philosophie des normes - EA1270).

2010 : année Bachelard à Bar-sur-Aube

Deux jours de rencontres prévues à l'espace Jean-Pierre-Davot de Bar-sur-Aube les vendredi 19 et samedi 20 mars.

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Au programme notamment des interventions sur le philosophe, restitution de travaux d'élèves du primaire et de la cité scolaire, table ronde autour de personnes l'ayant connu ou encore promenades sur les lieux bachelardiens. Différentes expositions seront également organisées. Pour tout renseignement, contacter la médiathèque au 03 25 27 36 47.

Appel à communications : colloque sur le revenu citoyen

Jeudi et vendredi 15 et 16 avril 2010, Université de Montréal

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Un colloque de BIEN Canada et du réseau USBIG
Hébergé par le CRÉUM

Les périodes de crises économiques soulèvent des questions diffciles, mais offrent aussi des possibilités nouvelles et radicales de repenser le tissu économique de notre société. La récession économique mondiale actuelle ne fait pas exception. Le déf politique actuel est de répondre à la dégringolade économique avec des solutions qui ouvrent un nouvel avenir, mais qui n’abandonnent pas les individus déjà durement éprouvés par le ralentissement mondial.

Ce colloque examinera la possibilité d’instituer un revenu de citoyenneté (aussi appelé allocation universelle) en tant que plancher économique, dont l’objectif serait d’empêcher que les individus affigés par les bouleversements économiques actuels ne tombent sous un niveau de vie digne d’une démocratie moderne, en tant que dispositif souhaitable et envisageable tant au Canada qu’aux États-Unis.

Le colloque invite notamment le professeur Guy Standing (Université de Bath), un expert reconnu dans plusieurs domaines, en particulier sur les questions relatives au revenu de citoyenneté, au développement économique et au marché du travail. Le colloque se terminera avec une table ronde invitant des experts, des politiciens et des militants.

Nous invitons les chercheurs universitaires, les praticiens et les militants à présenter leur perspective sur un large variété de sujets à propos des défs liés à la conception, la promotion ou l’instauration d’un revenu de citoyenneté dans le climat économique actuel. Une priorité sera donnée aux présentations qui discutent explicitement du revenu de citoyenneté dans le contexte du Canada ou des États-Unis, ou qui comparent les perspectives des deux pays.

Prière de soumettre votre proposition par courrier électronique, accompagné d’un titre et d’un bref résumé à l’adresse bigmontreal2010@gmail.com, avant le vendredi 15 janvier.

La conférence se déroulera principalement en anglais mais les titres et les résumés seront disponibles dans français. Des traducteurs discrets seront également sur place.

> site du colloque

Séminaire Marx au XXI siècle : l'esprit & la lettre

Programme 2009 – 2010 (deuxième semestre)

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Organisé dans le cadre du Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne,
avec le soutien du CERPHI (ENS Lettres et Sciences Humaines) et de la revue ContreTemps (Textuel)

Les séances ont lieu le samedi, de 14 à 16 h,
à la Sorbonne
amphithéâtre Lefebvre
(Galerie Jean-Baptiste Dumas, escalier R, 1er étage)
entrée par le 17, rue de la Sorbonne,
Métro : Cluny-Sorbonne – RER : Luxembourg

- samedi 6 février 2010 :
Florence GAUTHIER
Professeur d’Histoire à l’Université Paris 7
Droit naturel et révolution

- samedi 13 février 2010 :
Jean ROBELIN
Professeur émérite à l’Université de Nice
La Société communiste vue par Marx

- samedi 20 février 2010 :
Stathis KOUVELAKIS
Maître de conférences en Philosophie à King’s College (Londres)
Le Capital : une lecture historique

- samedi 27 février 2010 :
Emmanuel BAROT
Maître de conférences en Philosophie à l’Université de Toulouse 2–Le Mirail
Sartre, Marcuse et la stratégie dialectique

- samedi 6 mars 2010 :
Jean-Numa DUCANGE
ATER en Histoire à l’Université de Rouen
La naissance de l’historiographie marxiste de la Révolution française

- samedi 13 mars 2010 :
Mohammed MOULFI
Professeur de philosophie à l’Université d’Oran (Algérie)
Engels et la philosophie

- samedi 20 mars 2010 :
Fayçal TOUATI
ATER en Philosophie à l’Université de Toulouse 2–Le Mirail
Le logique et l’historique chez Hegel et Marx

- samedi 27 mars 2010 :
Juliette SIMONT
Chercheuse au Fonds National de la Recherche Scientifique (Belgique)
Membre du Comité de rédaction de la revue Les Temps modernes
Sartre et Marx

- samedi 3 avril 2010 :
Lucien CALVIÉ
Professeur d’Histoire des idées
à la section d’allemand de l’Université Toulouse 2-Le Mirail
Heine / Marx

- samedi 10 avril 2010 :
André TOSEL
Professeur émérite à l’Université de Nice
Colère, résistance, insoumission.
Être en commun, bien commun et communisme
au fil de trois générations

> le site

Giordano Bruno l'insoumis

Philosophe, hérétique et martyr... le théoricien de la pluralité des mondes fut trois fois excommunié par les catholiques, les luthériens et les calvinistes.

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“On sait que Galilée, convaincu d'hérésie en 1633, fut réhabilité sur le tard par le Vatican. Infimes sont les chances que Giordano Bruno, brûlé vif à Rome en 1600, le soit lui aussi à son tour. Il est vrai que l'un abjura sans condition, l'autre refusant de se rétracter après sept années de séquestration dans les cachots du Saint-Office. Au-delà de cet endurcissement fatal, ce sont pourtant bien les thèses de l'apostat italien né à Nola en 1548 qui n'en finissent pas de scandaliser.” (…)

> lire la critique sur bibliobs

Soirée spéciale Albert Camus en janvier sur France 5

Albert Camus est décédé en janvier 1960. 50 ans après sa disparition, une émission spéciale sera proposée le 7 janvier à 20h35 sur France 5.

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Au programme de La Grande Librairie : un direct de 1 h 15 en compagnie de Catherine Camus, la fille du Prix Nobel, et de plusieurs philosophes. Un documentaire de Joël Calmettes sur la carrière journalistique de l’homme de lettres complètera ensuite cette soirée.
Selon François Busnel, lors du direct, la vie d’Albert Camus sera évoquée avec plusieurs invités et notamment avec sa fille. "Elle qui n’a pas connu l’écrivain, le philosophe, le journaliste, le résistant apportera un éclairage précieux sur le père qu’il a été, mais aussi sur l’homme, finalement peu connu. A ses côtés se trouveront plusieurs philosophes. Leur regard, leur point de vue permettront, en contrepoint de ce témoignage personnel, de brosser le portrait de l’intellectuel".
A propos du documentaire, François Busnel note que le film de Joël Calmettes s’intéresse à la carrière de journaliste d’Albert Camus "et, sur notre plateau, nous évoquerons les autres facettes de l’homme. Ces deux moments de la soirée se complètent".

Revue METHODOS n°9 (2009), L'autre Husserl

Revue en ligne

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L’un des traits caractéristiques de la réception de la phénoménologie husserlienne en France est sans doute la présence de ce que l’on pourrait appeler l’ « herméneutique du dépassement ». Dès son introduction autour des années vingt, les premiers interprètes qui en ont repris les concepts opératoires (Levinas, Sartre, Merleau-Ponty) ont cru devoir, par un seul et même geste, reconnaître leur dette à l’égard de Husserl et avouer la nécessité de le dépasser. Husserl, novateur malgré lui, aurait en effet « entrevu », « pressenti », « opéré des percées », sans jamais être véritablement à la hauteur de la « radicalité » de ses découvertes. Depuis, le débat autour de la phénoménologie a été profondément conditionné par une telle décision, qui, au fil des décennies, s’est cristallisée dans les deux paradigmes dominants du « dépassement de la phénoménologie », identifiant les limites de la phénoménologie de Husserl avec les limites de la phénoménologie elle-même, et du « dépassement de Husserl », aboutissant à un véritable florilège de « phénoménologies post-husserliennes ». En bref, trop positiviste pour les uns, d’un idéalisme gênant pour les autres, compromis par la métaphysique de la présence ou le mythe de l’intériorité, Husserl ne saurait donc être relu qu’à partir de ses limites. En 2000, le philosophe américain Donn Welton publiait un livre au titre fortement provocateur : The Other Husserl. Ce livre avait l’ambition déclarée de s’opposer à ce qu’il appelait « l’interprétation standard de la phénoménologie husserlienne », interprétation partagée aussi bien par nombre de philosophes analytiques que par les post-phénoménologies d’inspiration heideggerienne. Les articles recueillis dans ce numéro de Methodos, bien que partant de points de vue différents, s’inscrivent dans une telle démarche. Il s’agit de textes, traduits de l’anglais et de l’allemand, dont le but est de présenter aux lecteurs francophones des analyses de l’œuvre de Husserl, destinées à en montrer les ressources et le potentiel de reconfiguration problématique qui lui est propre. Certains de ces articles sont des inédits, d’autres de véritables classiques, qui ont marqué, en Allemagne ou aux Etats-Unis, le débat autour des concepts fondamentaux de la phénoménologie. Les questions classiques du temps, de l’imagination, de l’interface entre ontologie et logique, de l’essence, de la donation, jusqu’à la notion même de transcendantal – autant de thèmes analysés dans ce volume d’une manière immanente, c’est-à-dire de la façon dont Husserl les rend pensables, autrement. Tout « dépassement » éventuel se fera uniquement à ce prix.

> le site de la revue

Offrir, c'est souhaiter, par Claude Lévi-Strauss

Imaginez Caligula attendant ses étrennes dans le vestibule de son palais. Ou la reine Élisabeth Ire trépignant de joie devant les bas de soie et autres jarretières offerts par les seigneurs. Recourant à l’anecdote, Claude Lévi-Strauss remonte aux origines et examine le rôle social du cadeau.

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“L’histoire des étrennes est à la fois simple et compliquée. Simple, si l’on se borne à dégager le sens général de la coutume ; pour la comprendre, il suffit sans doute de retenir la formule du jour de l’an japonais : « O-ni wa soto - fuku wa uchi » (Dehors les démons ! Qu’entre la chance !). Comme l’année ancienne doit entraîner dans sa disparition le mauvais sort, la richesse et le bonheur d’un jour constituent un présage et presque une conjuration magique, pour que l’année nouvelle soit teintée des mêmes couleurs.” (…)

> lire sur sciences-humaines

La philosophie au sens large

Groupe d'études animé par Pierre Macherey

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Ce carnet a pour but de prolonger les séances du groupe d’études hebdomadaire « La philosophie au sens large », animé par Pierre Macherey, dont l’objectif est la reformulation de la problématique de la pratique.

http://philolarge.hypotheses.org/

Les rapports de sexes sont-ils solubles dans le genre ?

Anthropologie. Appel à contribution proposé par Annie Benveniste et Adelina Miranda

L’anthropologie a mené depuis  les années 1970,  une réflexion sur les formes de domination entre les sexes. Les chercheur.e.s ont commencé à penser la construction de la différence des sexes, les processus de hiérarchisation élaborés à partir de cette différence et à repenser les paradigmes de la connaissance fondés sur le biais du masculin.

Mais une partie des connaissances sur les contraintes – politiques, sociales autant que biologiques – pesant sur les femmes, a été développée par d’autres disciplines. Sans vouloir à tout prix retrouver la spécificité de l’anthropologie dans ce domaine, cet appel à contribution souhaite recueillir des articles montrant comment les études de terrain ethnologiques posent actuellement la question des rapports de sexes.

Dans cet appel, nous souhaitons interroger, à partir du terrain, les notions de rapports de sexes et les rapports de genre. Cette notion, qui souligne l’importance d’une approche relationnelle entre le féminin et le masculin, n’est-elle pas devenue, par son usage institutionnel, euphémisante ? Est-elle suffisante pour éclairer les modes de catégorisation hiérarchisante des femmes et des hommes ? Reprendre la notion de sexe qui était à la base des réflexions anthropologiques permet-il d’opérer une redéfinition historicisée entre les sphères du féminin et du masculin qui ne relèvent pas seulement des champs de la reproduction ou de la parenté, mais aussi de l’économique et du social, indissociablement liés aux représentations symboliques participant de la hiérarchisation même ?

Association Française des Anthropologues

Le réalisme des images

par Éric Valette – A propos de : Laure Blanc-Benon, La question du réalisme en peinture. Approches contemporaines, Paris, Vrin, 2009

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“Laure Blanc-Benon revient sur une question qui fit l’objet d’un débat passionnant entre quelques-unes des figures majeures de la pensée esthétique anglo-saxonne, celle du rapport qu’entretiennent les représentations avec la réalité représentée. Si cet échange d’idées n’eut pas en France, c’est le moins qu’on puisse dire, un retentissement majeur, il s’est accompagné aux États-Unis de nombreuses publications. Avec une étude très érudite de ces textes dont la plupart n’ont pas été traduits en français, l’auteur propose une présentation documentée des différentes hypothèses qui se sont opposées, en centrant son approche sur les deux protagonistes déterminants du débat, Ernst Gombrich et Nelson Goodman. L’enjeu de son ouvrage est de proposer un dépassement de leur antagonisme.” (…)

> lire la suite sur la vie des idées

Journées d’étude "Lire Bergson", Lille, 13-14 janvier 2010

Centre international d’étude de la philosophie française contemporaine (CIEPFC), UMR 8163 "Savoirs, textes, langage" (STL), Société des amis de Bergson

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http://www.amisdebergson.fr/

Traité d’ontologie de Frédéric Nef, le renouveau ontologique au travail

Par François Loth

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“L’ontologie s’occupe de ce qui est et Frédéric Nef s’y consacre, mais la tâche n’est pas mince. C’est qu’il s’agit d’aller chercher ce qui existe et d’en débusquer la structure ultime. En ontologie, la mission est claire et d’emblée Nef nous la présente (p. 14) comme « cette partie de la métaphysique qui se consacre à la connaissance de la réalité… » Pour cela une vertu s’impose : le réalisme. Non que toute ontologie soit réaliste, nous précise l’auteur, mais toute tentative de faire de l’ontologie doit prendre position par rapport à cette vertu. Ce qu’il nous faut comprendre par « réalisme tout court » ou métaphysique c’est une thèse d’indépendance de l’esprit. Ici, le terme « métaphysique » s’entend, non comme un projet de connaissance qui situerait son horizon au-delà du monde empirique, mais comme la recherche la plus générale de ce qui est. Est-ce à dire que l’esprit n’est pas dans le monde ou qu’il est situé à la lisière de notre langage ? Non soutient Nef contre Wittgenstein (Tractatus 5.6). Il n’y a pas le monde d’un côté et l’esprit de l’autre. L’esprit n’est pas là – c’est la condition même de la possibilité de faire de l’ontologie - pour projeter sur la réalité ses propres structures, mais au contraire pour nous permettre d’y accéder. Car nous avons un accès au monde et ce traité d’ontologie se veut une explicitation de cet accès.”

> lire la suite sur métaphysique, ontologie, esprit

Relire Ricoeur : herméneutique et philosophie pratique

Lisbonne, 7-10 juillet 2010

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Conférences plénières : Axel Honneth (Johann Wolfgang Goethe-Universität, Frankfurt am Main), Andrzej Wiercinski (Albert-Ludwigs-Universität, Freiburg) Carlos João Correia (Universidade de Lisboa), Daniel Frey (Université Marc Bloch, Strasbourg), David Pellauer (DePaul University, Chicago), Fernanda Henriques (Universidade de Évora), George Taylor (University of Pittsburgh), Gilbert Vincent (Université Marc Bloch, Strasbourg), Jerôme Porée (Université de Rennes), Johann Michel (Université de Poitiers, EHESS), Maria Luísa Portocarrero (Universidade de Coimbra), Michel Renaud (Universidade Nova de Lisboa), Richard Kearney (Boston College)

Ce colloque international, réparti sur quatre jours, veut rendre hommage, cinq ans après sa mort, au philosophe français Paul Ricoeur dont l´influence a été considérable.
Sa longue et féconde carrière philosophique nous a laissé un immense corpus, dont l´appropriation herméneutique et la réinterprétation peuvent encore contribuer à enrichir et développer plusieurs champs philosophiques, pour peu qu´on leur adjoigne de nouvelles perspectives théoriques.
Nous chercherons à analyser et approfondir ce que nous pourrions appeler la Philosophie Pratique de Paul Ricoeur, c'est-à-dire ses réflexions sur l´Ethique, la Philosophie Politique, et la Philosophie Sociale.
Nous acceptons les communications qui traiteront de l´apport de la philosophie de Ricoeur dans ces domaines, mais aussi les communications de philosophes non spécialistes de Ricoeur, qui travaillent dans les domaines mentionnés ci-dessous, pourvu que leurs analyses nous aident à explorer et penser à nouveaux frais les possibilités créatrices de l´agir humain.
Les contributions portant sur le rôle de la reconnaissance en philosophie seront particulièrement bienvenues, ainsi que celles concernant les domaines herméneutiques énumérés ci-dessous, auxquels les contributions pourront se référer tout en les débordant :
Ethique appliquée
Ethique et politique
Théorie féministe
Herméneutique du droit
Herméneutique et littérature
Herméneutique, mémoire et histoire
Herméneutique et philosophie de la religion
Herméneutique du soi
Théologie
Théorie de la reconnaissance
Théorie critique

Les résumés (environ 300 mots en anglais ou français) doivent être envoyés à Gonçalo Marcelo, Maria João Coelho et Sara Fernandes (ricoeur2010@gmail.com). La date limite pour l´envoi des résumés est le 15 février 2010 et leur acceptation sera notifiée le 1er avril 2010. Les soumissions doivent inclure une feuille séparée avec le titre de la communication, le nom de l´auteur, son contact et affiliation institutionnelle. Les versions définitives des communications devront être présentées en 30 minutes.

Localisation: Faculdade de Ciências Sociais e Humanas, Universidade Nova de Lisboa - Avenida de Berna 26-C Lisboa

Nietzsche Source

Un projet européen de numérisation des œuvres de Nietzsche.



En deux parties :

1) Digitale Kritische Gesamtausgabe Version numérique de l’édition critique allemande de l'œuvre de Nietzsche établie par Giorgio Colli et Mazzino Montinari.

2) Digitale Faksimile Gesamtausgabe Reproduction numérique en fac-similé du corpus nietzschéen incluant les premières éditions de ses œuvres, ses manuscrits, sa correspondance ainsi que les documents biographiques le concernant.

Rémi Brague - "Notre obsession identitaire, un symptôme de mauvaise santé"

Propos recueillis par Bernard Poulet

Philosophe et historien, spécialiste de la philosophie antique et médiévale, surtout juive et islamique, Rémi Brague tente de débrouiller les confusions qui ont été provoquées par la volonté du gouvernement d'organiser un débat sur l'"identité nationale". Il revient aussi sur la polémique à propos des "racines musulmanes" de l'Europe.

> à lire sur l'expansion

"La philosophie a orchestré l'impossibilité de la femme comme sujet"

Entretien avec Catherine Malabou, par Stéphane Legrand

(…) “Mais la question qui, aujourd'hui, habite Catherine Malabou avec le plus d'intensité est celle du féminisme. Sa réflexion prend sa source dans un constat radical. "La philosophie a orchestré l'impossibilité de la femme comme sujet." Et il lui semble que le discours dominant du féminisme, qui consiste en une critique de l'essentialisme et affirme qu'il n'y a pas d'identité propre du féminin, reconduit paradoxalement cette violence symbolique. "Il est symptomatique, remarque-t-elle, qu'aucune femme ne se revendique vraiment philosophe, comme si elles ne s'en sentaient pas le droit."

Elle considère qu'il est nécessaire de sortir de cette impasse et d'assumer le fait qu'il existe quelque chose comme une spécificité du féminin. Et, puisque la femme s'est toujours définie par la violence qui lui était faite, il faut prendre au mot l'assimilation du féminin à un "rien d'être" et le redéfinir comme " essence vide mais résistante". (…)

> lire l’entretien sur le monde.fr

Finkielkraut-Badiou : le face-à-face

Un affrontement idéologique “d'une rare violence” (sic), qui a été arbitré au «Nouvel Observateur» par Aude Lancelin

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Alain Finkielkraut. - Je ne sais si le débat est opportun mais l'inquiétude est légitime. Dans sa fameuse conférence de 1882, Renan commence par écarter toute définition raciale de la nation. « L'histoire humaine diffère essentiellement de la zoologie », dit-il, et il définit la nation comme un principe spirituel, comme une âme (il ne faut pas avoir peur de ce mot), composée de deux éléments : un riche legs de souvenirs, un héritage de gloire et de regrets à partager d'une part, et de l'autre, le consentement actuel, le désir de continuer la vie commune. Or la France est aujourd'hui le théâtre d'une double crise : de l'héritage et du consentement. L'exécration de la France est à l'ordre du jour dans une fraction non négligeable des nouvelles populations françaises. Il faut vivre à l'abri du réel pour considérer que cette francophobie militante est une réponse au racisme d'Etat ou à la stigmatisation de l'étranger.” (…)

Alain Badiou. - Une discussion organisée par le gouvernement sur « l'identité française » ne peut qu'être la recherche de critère administratifs sur « qui est un bon Français qui ne l'est pas ». Les sérieux juristes du gouvernement Pétain avaient bien travaillé dans ce sens ! Ils avaient montré, avec une science bien calme, que les Juifs et autres métèques n'étaient pas des bons Français... On peut donc, on doit, être très inquiet de l'initiative Sarkozy-Besson.  Quand l'Etat commence à se soucier d'une légitimité identitaire, on est dans la réaction la plus noire, l'expérience historique le montre. Cette initiative est donc non seulement stupide et incohérente, comme on le voit tous les jours, mais elle s'inscrit aussi dans ce que j'ai appelé le « pétainisme transcendantal » du gouvernement Sarkozy.” (…)

> lie sur bibliobs.nouvelobs.com

Le corps sensible

Colloque du (CCAMAN) LISAA, EA 4120 Université Paris-Est et le CRIR  EA 4400, Conventionné CNRS Paris 3, Sorbonne Nouvelle

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13 et 14 Mai 2010 à l’INHA

Le colloque intitulé le corps sensible tentera d'aborder les enjeux corporels dans la pratique de l'art contemporain sous l'angle des usages et des pratiques sensorielles. On abordera également le corps sentant sous un angle tant anthropologique que plastique et philosophique.

Le domaine des sensations relève de ce qui émeut, de ce qui est perçu au nom d’une sensation immédiate, qui relève de ce qui peut être de l’ordre du contact, du toucher ; de l’être dans le corps sensuel, en bref des sensibles, au sens d’Aristote. Mais peut-on penser à une émancipation de la raison par les nouvelles philosophies du corps ?

Le savoir s’imposerait alors comme vérité du corps. Depuis Descartes notre culture évoque souvent le corps sans pour autant le reconnaitre dans le sensible. Mais qu’en dit le corps ? Comment l’écoute-t-on ? Comment devenons réceptifs à la vie des sens ?

Les arts visuels semblent construits comme pouvoir du discours sur les sens. Entre les arts et le public, toute la dimension du toucher est occultée dans la représentation. Le voir ne comble pas la distance, il ne rapproche pas. Il sacralise l’image. Au toucher nous substituons la vue. Comment alors évoquer le sensible, rendre évidente la sensation ? Comment est représentée la passion de la chair dans les nouvelles images de l’art ?

Le corps revendique le toucher, la sensation, la perception et la reconnaissance de sa singularité au sein des animaux parlants (Legendre). Entre le moi-peau d’Anzieu et le corps hybride de l’art contemporain, se joue  le corps exhibé du happening et de la performance. Le corps des performeurs est-il alors la dernière interface entre l’homme et le réel, l’art et le temps ?

Les arts numériques ont inventé un corps fondé sur des rêves d’hybridations sensorielles aux anatomies à l’aune de nos fantasmes les plus divers.  Le cinéma fait de la vue l’espace où se déverse la parole qui envahit les consciences. Mais la parole n’est-elle pas toujours à côté du corps, incapable de le respecter ou d’en rendre compte ?

Les arts de l’image et du son ont depuis longtemps envisagé de représenter le toucher à l’écran ou sur la toile. Comment suggérer le désir de toucher ? Peut-on envisager un art tactile qui suggère le vivant ? Un acteur peut-il suggérer les sensations comme le toucher et le senti ? Peut-on écrire un film comme si on touchait la brûlure des mots et l’invisible de la subjectivité au sein de l’image ? Comment s’envisage l’intensification d’une inscription charnelle du monde dans la pratique des arts ?

Bref : comment l’image devient-elle sensible  et comment peut-elle ouvrir vers la construction de soi et de l’altérité ? Comment la pensée peut-elle alors cesser d’être domestiquée par les normes imposées au toucher et au sentir?

Contact : bernas.steven@live.fr 

Comité scientifique : Miguel Almiron, Steven Bernas, Kévin Dahan Geneviève Mathon.

Les interventions doivent être envoyées par mail sous la forme d’un projet écrit de 10 à 15 lignes Publication envisagée. 11 pages en times 11,  format  10,5x18 cm, texte centré dans la page, notes en  times 9).

Date limite le 9 Mars 2010.

Le sens de l’animal. Journées d’études

Du 2 février 2010 au 5 février 2010, Poitiers – MSHS

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Mardi 2 février 2010 à 20h30 : conférence à l'Espace Mendès France.

Mercredi 3 février 2010 : journée d'études à l'Espace Mendès France

Le jeudi 4 février et le vendredi 5 février 2010 : journées d'études à la Maison des sciences de l'homme de l'université de Poitiers.

Jeudi 4 février 2010 à 20h30 : conférence à l'Espace Mendès France.

Mardi 2 février 2010

20h30

L'historien face à l'animal : les procès d'animaux

Michel Pastoureau, directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études

Mardi 3 Février 2010

De 9h à 18H30

Du comportement animal à l'éthique

Cette journée est organisée par l'Espace Mendès avec le soutien et le partenariat du service culturel de l'université de Poitiers dans le cadre de la programmation « à chacun son animal », sous la responsabilité scientifique de Georges Chapouthier, directeur de recherches au CNRS.

La science et la morale sont deux centres d'intérêt de l'espèce humaine, que, dans son appréhension de l'animal, notre espèce a souvent mêlés. Le prodigieux développement moderne des connaissances sur le comportement animal (l'éthologie) et les interrogations modernes à leur propos (la question des droits de l'animal) amènent à considérer sous un angle nouveau cette importante question. Lors de cette journée, des éthologistes et des philosophes de l'animalité, parmi les plus éminents de notre pays, débattront de sujets aussi divers que les ressemblances entre l'homme et les animaux, primates mais aussi perroquets, les divers courants de l'éthique animale et ses applications à l'élevage, au vécu de la souffrance, aux parentés ou aux divergences avec les éthiques de l'environnement. L'ensemble permettra de conclure sur des réponses humaines aux grandes questions animales.

Georges Chapouthier, directeur de recherches au CNRS.

> plus d’informations

Le devenir de la pensée critique

Colloque organisé dans le cadre des "40 ans de Paris" (de Vincennces à Saint-Denis) du 16 au 18 décembre

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L'Université de Paris 8 a été fondée, il y a quarante ans, dans une situation singulière de la politique, de l'activité savante et artistique, des devenirs subjectifs. Son contexte natif a été en même temps celui de la lutte contre un vieux monde qui craquait en tous lieux et celui de l'exercice d'une capacité à opposer à l'avenir étriqué, aux connaissances bienséantes, au carcan moral, aux gouvernances satisfaites, à l'université poussiéreuse, une expérimentation sans limites associée à une solidarité universelle. Pendant quarante ans, ce sont aussi avec, autour ou en dehors de Vincennes devenue Paris 8, toutes les universités qui ont porté des transformations selon des voies diverses, et que le moment présent jette à leur tour au coeur de luttes décisives.

Car, pendant ce même temps, les anciennes dominations économiques et sociales et les rapports qu'elles entretenaient avec les universités ont été remplacés de façon aventureuse. Des logiques marchandes et guerrières mondialisées oeuvrent à l'ascension contemporaine d'un égocentrisme aveugle et ivre de puissance qui détruit le droit de justifier également par lui-même le travail de la pensée et des cultures, d'organiser autour de ses normes et exigences une collectivité libre, d'accueillir quiconque choisit de s'y consacrer.

Cette offensive générale bouleverse tout particulièrement les compromis inégalement élucidés qui accordaient au travail universitaire la faculté de transmettre et de faire évoluer les savoirs et les compétences sur un mode critique. C'est pourquoi l'une des tâches urgentes des universités est-elle en même temps de réinterroger l'horizon de la critique, d'éclairer à nouveau la part des arrangements avec l'ordre social et politique qu'il abrite, de s'assurer des forces de résistance et d'émancipation qu'il autorise.

Pour une part, en effet, la critique dévoile. Elle montre la théorie sous le fait, l'archive sous le concept, le sens sous le problème, le discours sous l'idée, l'historicité transformatrice et conflictuelle sous les mots et les figures. Elle incite à prendre conscience des configurations instituées, ainsi qu'à exercer une responsabilité à leur égard. Sur un autre versant, la critique postule un continu qui traverse les faits, les vocabulaires, les disciplines, les rationalités locales, les langues, les cultures. Elle maintient, à la manière d'une théorie d'ensemble, une activité commune contre la fragmentation du champ culturel en domaines étrangers aux uns et aux autres. Elle en appelle à la multiplicité des points de vue, à l'invention de montages inédits entre eux, à une littérature ouverte et démocratique des destins du savoir. Sous sa double forme, la critique partage avec le travail et la transmission de la pensée une histoire, qui, parallèlement à ses pactes et combats avec les puissances d'ordre, expérimente des limites, des apories, des métamorphoses, des aventures. Les intervenants de France et d'étranger de ce colloque ont été invités à se réunir pour tenter d'en établir un bilan.

Sous le titre Le devenir de la pensée critique, le colloque propose successivement de se retourner vers la généalogie de la pensée critique, d'étudier ses usages et réceptions, d'évaluer ses devenirs et expérimentations, d'effectuer finalement une critique de la critique.

Avec des interventions d'E. Balibar, M. Riot-Sarcey, A. Badiou, G. Dessons, J. Revel, etc.

Programme détaillé…

Calvin et Hobbes

Colloque organisé par l’Institut Protestant de Théologie, Faculté Libre de Théologie Protestante, Paris, et le Centre d’Études en Rhétorique, Philosophie et Histoire des Idées, de l’Humanisme aux Lumières (Cerphi, UMR 5037), École normale supérieure Lettres et sciences humaines, Lyon
14 / 16 décembre 2009.

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À bien des égards c’est avec Calvin que Hobbes est en débat, et c’est cette réception qu’il s’agit de cerner, pour mieux comprendre la pensée politique moderne. « Calvin & Hobbes », colloque international organisé par l’Institut protestant de théologie - Paris, et le Centre d’études en rhétorique, philosophie et histoire des idées, de l’humanisme aux Lumières (Cerphi, UMR 5037), École normale supérieure Lettres et sciences humaines, Lyon. Tout semble opposer le réformateur français et le philosophe anglais.

Faculté libre de Théologie Protestante, amphithéâtre
83, boulevard arago – 75014 Paris
(station Denfert-rochereau : Métro lignes 4 et 6 ; RER B)

Le travailleur, le mercenaire et l'identité nationale

par Jean-Michel Muglioni

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“Jean-Michel Muglioni ne croit pas que la vague de suicides dont la presse s’est fait l’écho et qu’elle a généralement attribuée à la dégradation - en effet considérable - des conditions de travail dans certaines entreprises soit un simple accident. Il y voit un symptôme. Comme il l’a déjà noté dans ce blog, un peuple auquel on propose seulement de s’enrichir et qui ne se révolte pas a perdu son âme. Il faut donc pour le ranimer quelque peu lui tenir le discours de l’identité nationale, tactique éculée mais dangereuse car efficace. L’histoire du vingtième siècle a montré que la France était capable de trahir l’idée de nation formulée en 1789 et que ceux qui la trahissaient prétendaient être seuls de vrais français.”

> lire sur Mezetulle, le blog de Catherine Kintzler

Lancement d’une journée du Forum Mondial Sciences et Démocratie

Le 23 janvier 2010 à la bourse du travail de 9h30 à 18 h

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Le groupe français du FMSD vous invite à participer, samedi 23 Janvier 2010 à ’une journée d’ initiative française du processus Forum mondial sciences et démocratie sous forme d’une . Il s’agit de faire connaitre en France et de poursuivre, l’initiative lancée à Belém (Brésil) les 26 et 27 janvier 2009. Esapces marx est co-organisateur de cette journée avec un grand nombre d’organisations de scientifiques et de citoyens.

> programme et organisation

Philosophie : vue à la télé !

Par Igor Martinache

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“Après l’« obscure clarté  » du Cid, voici un nouvel exemple d’oxymore que les enseignants peuvent utiliser : celui de « philosophe médiatique  ». On a beau être habitué à la vacuité pompeuse des Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut et autres André Glucksmann, chaque nouvelle sortie a le don de nous surprendre. Dernier exemple en date, la saillie de Luc Ferry contre Claude Lévi-Strauss. Invité sur le plateau de LCI, l’ancien ministre de l’Éducation nationale a dénoncé la « haine de l’Occident », le « relativisme complet » de l’ethnologue récemment décédé, l’accusant d’avoir provoqué un « véritable désastre » pour les programmes complets. Des allégations non fondées et qui auraient au moins le mérite de ne pas verser dans l’habituelle mythification des morts (un comble pour Lévi-Strauss !) si elles n’étaient pas aussi insultantes. Reste que ces affirmations constituent surtout une nouvelle illustration de la stratégie du scandale, de la volonté d’exister médiatiquement de celui qui les profère. N’accordons donc pas plus d’attention à M. Ferry qu’il n’en mérite, mais espérons que cet incident incitera ceux qui ne l’ont pas encore fait à se plonger dans l’oeuvre féconde de Lévi-Strauss pour vérifier l’absurdité de ces accusations, à commencer par le soi-disant philosophe télévisé…”

Source : l’humanité

Cahiers Bataille et Cahiers Laure

Les Éditions les Cahiers lancent un appel à contribution aux numéros premiers des Cahiers Bataille et Cahiers Laure.

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Les Éditions les Cahiers publient les connaissances plurielles et les lectures contemporaines (critique, littérature, art) relevant d’un écrivain.
Leur première série de cahiers a été consacrée à Michel Leiris (numéro 3 en préparation).
Elles lancent aujourd'hui deux appels à contribution aux numéros premiers des futurs Cahiers Bataille et Cahiers Laure (Colette Peignot).
Seront examinés par nos comités de lecture tous les documents inédits ressortissant aux oeuvres des deux écrivains :

  • études contemporaines,
  • actes de colloque,
  • hommages,
  • témoignages,
  • textes de création littéraire,
  • autres matériaux créatifs.

Toute proposition sera envoyée avant le 1er mai 2010 à l'adresse suivante : contact@editionslescahiers.fr

www.editionslescahiers.fr

Le mot et la chose revisités : le cas de la polysémie systématique

Soutenance de thèse de A. Arapinis

dirigée par François Rivenc (Université Paris 1, IHPST).
Elle se tiendra le samedi 19 décembre 2009 à 9h00, à l'INHA, 2 rue Vivienne
75002, salle Jullian (1er étage)

Le jury est composé de:
- M. Nicholas Asher, directeur de recherche, CNRS/IRIT, Toulouse
- Mme. Friederike Moltmann, directrice de recherche, CNRS/IHPST, Paris
- M. François Recanati, directeur de recherche, CNRS/IJN, Paris
- M. François Rivenc, professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, IHPST
- M. Peter Simons, professeur au Trinity College, Dublin

Résumé :

La polysémie systématique, qui occupe une place grandissante dans les débats de sémantique lexicale depuis les années 1990, semble remettre à l’ordre du jour la question fondamentale du rapport entre les mots et les choses.
Partant du constat que ces phénomènes de multi-sens n’impliquent pas de réel changement de référence, mais semblent au contraire mettre en jeu différentes parties ou aspects d’un même référent, ce travail propose une relecture métaphysique de
deux modèles typés de la polysémie systématique (le "Generative Lexicon" de Pustejovsky et la "Type Composition Logic" de Asher), visant à clarifier la
notion d’aspect/partie/constituant d’un objet, mobilisée dans la formulation des règles compositionnelles de génération des significations contextuelles.

> source

Marx, souci de l'économie ou de la justice ?

Narbonne : conférence de Robert Gautier ce jeudi 10 décembre 2009 à 18h30

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Dans le cadre du pôle “Philosophie” de l'Université Populaire de Septimanie, Robert GAUTIER (professeur de philosophie) proposera une conférence ce jeudi 10 décembre 2009 à partir de 18h30, au 1er étage du Club Léo Lagrange (27, Av. de Lattre de Tassigny, 11100 NARBONNE). Il abordera la question suivante : “Marx, souci de l'économie ou de la justice?”.

L’indéterminisme latent de Spinoza

Par Emmanuel Leroux

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“L’historien de la philosophie entreprendrait une tâche bien vaine s’il se proposait de reconstituer les systèmes suivant une méthode littéralement « objective ». Il doit envisager ceux-ci, avant tout, comme des œuvres humaines, plus précisément comme des expériences mentales organisées par des êtres qui ont formé certains desseins et qui travaillent à y plier une matière parfois rebelle. Il s’agira de suivre ces volontés dans leur corps à corps avec les données de la vie, de discerner leurs enrichissements ou leurs déviations, leurs échecs ou leurs triomphes. Et souvent le plus instructif ne sera pas la thèse même qu’un penseur a délibérément soutenue, mais les résistances du réel qui transparaissent dans son propre exposé en dépit de tous ses efforts.

Je me propose d’examiner dans l’esprit des remarques précédentes un cas qui tout d’abord semblera particulièrement défavorable : je veux parler de la position prise par Spinoza sur le problème du libre arbitre.” (…)

> lire la suite sur hyper-spinoza

Levinas, captif philosophe

Témoignage précieux, journal de pensée, ces Carnets de captivité de Levinas révèlent aussi un Levinas inattendu, romancier…  Par Jean-Claude Monod

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“Les Carnets de captivité de Levinas sont un document de premier ordre, aussi bien pour la connaissance de la pensée du philosophe, ou de sa genèse, que comme tel, comme journal de pensée, témoignage d’une expérience partagée, mais singulière. En effet, le jeune intellectuel français, juif, prisonnier de guerre en Allemagne de 1940 à 1945, y mesure aussi ce qui le sépare des prisonniers non-juifs, avant de méditer, à la sortie de la guerre mais déjà dans ses années de captivité , sur l’écart entre sa situation et celle des millions de juifs qui ont fini dans les camps de la mort. En comparaison de l’horreur extrême, les prisonniers de guerre juifs "miraculeusement protégés par l’uniforme" (p. 209), ont "connu la morne existence de tous les prisonniers. […] Et cette participation au destin général apportait comme un commencement de consolation", note Levinas (p.209). Tous ces Carnets portent trace de ce sentiment d’entre-deux.” (…)

> lire la suite sur nonfiction

Philosophie & Physique

Séminaire à l’ENS - Thème de l’année : « Les constructions de l’espace-temps »

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CIEPFC - Centre International d’Etude de la Philosophie Française Contemporaine / CHPS - Collectif Histoire Philosophie Sciences

Élie During (Université Paris Ouest-Nanterre et CIEPFC, ENS) et Alexis de Saint-Ours (Université Paris 8 et Laboratoire Pensée des Sciences, ENS) organisent un séminaire d’initiation à la recherche consacré à la thématique de l’espace et du temps en physique et en philosophie.

La première année sera consacrée à un tour d’horizon de la question de l’espace-temps, depuis Galilée et Newton jusqu’aux développements contemporains en gravitation quantique. Les années suivantes seront destinées à un approfondissement des problématiques abordées au cours de ce premier cycle.

L’objectif du séminaire est d’offrir un cadre d’initiation, de discussion et de recherche à l’interface entre la philosophie et la physique. Aucune orientation philosophique ne sera privilégiée ni écartée. La volonté de lier reconstruction historique, analyse philosophique et pratique scientifique guidera la façon dont chaque séance sera abordée

Les séances se tiendront à l’ENS, au 29 rue d’Ulm - PARIS 5e, salle de direction, de 9h30 à 12h30, les vendredi 11 décembre, 15 janvier, 12 février, 12 mars, 2 avril, 7 mai et 4 juin.

Calendrier

Les séances se tiendront à l’ENS, au 29 rue d’Ulm - PARIS 5e, salle de direction, de 9h30 à 12h30, les vendredi 11 décembre, 15 janvier, 12 février, 12 mars, 2 avril, 7 mai et 4 juin.

Elles feront alterner des développements historiques et techniques (présentation des principaux concepts et outils liés à tel ou tel aspect de la théorie physique) et des lectures plus philosophiques touchant à l’interprétation des constructions d’espace-temps par les philosophes ou à des questions transversales, de nature ontologique notamment.

La première séance, le 11 décembre, sera consacrée à une présentation des objectifs et du caractère propre à ce séminaire ; Françoise Balibar y interviendra pour évoquer la construction du concept physique de vitesse, à l’articulation de l’espace et du temps.

> plus d’informations

La réalisation de la philosophie. Entrer dans le 21ème siècle avec la pensée d’André Gorz

Par Jean Zin

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“Il m'est apparu indispensable de ne pas réduire la dimension philosophique d'André Gorz au seul ouvrage qui en relève explicitement, "Fondements pour une morale" qui n'est pas sans faiblesses, et d'insister plutôt sur sa dimension politique de reprise du projet de "réaliser la philosophie" après le terrible échec du communisme.

Il est tout aussi impossible de se couper d'une histoire de l'émancipation que de faire comme si le collectivisme bureaucratique n'avait pas échoué partout. L'indigence de ce qui reste des théoriciens marxistes devrait inciter à refaire ce parcours qui va du marxisme à l'écologie politique, en passant du collectivisme à l'autogestion puis à la réduction du temps de travail avant de se focaliser sur le travail autonome et la sortie du salariat grâce au revenu garanti et l'économie de l'immatériel. Il ne s'agit en aucun cas de revenir en arrière mais bien de continuer l'histoire, et dans l'état de confusion actuelle, une clarification des enjeux semble on ne peut plus nécessaire !” (…)

> lire la suite sur jeanzin.fr

Habiter la terre, la maison, l’appartement

UNE LECTURE DE HEIDEGGER ET BACHELARD  - Par Stéphane Vial

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“Il est assez rare de trouver chez les philosophes des considérations sur « l’habitat » ou « l’habiter », tant ce sujet de préoccupation pratique est peu conforme à leur pulsion spéculative. Le 5 août 1951, pourtant, dans le cadre d’un colloque sur « L’Homme et l’Espace », Martin Heidegger prononce une conférence intitulée « Bâtir, habiter, penser ». Quelques mois plus tard, le 6 octobre de la même année, il en prononce une autre qui lui fait directement écho et dont le titre, tiré d’un poème de Hölderlin, laisse songeur : « … L’homme habite en poète… »  [1]. Qu’est-ce qu’un philosophe comme Heidegger, dont l’oeuvre est consacrée à la question du sens de l’être et du dépassement de la métaphysique, peut bien nous apprendre sur l’habitat, l’habitation, l’habiter ? C’est précisément ce que l’on va chercher à comprendre, grâce à une lecture croisée de ces deux textes au cours de laquelle nous suivrons pas à pas les mots de Heidegger.

Le propos de Heidegger n’est pas de « découvrir des idées de constructions, encore moins de prescrire des règles à la construction » (p. 170). Ne nous attendons donc pas à prélever dans ces textes des directives architecturales. En effet, il s’agit de réfléchir au « bâtir » non pas « du point de vue de l’architecture et de la technique » mais du point de vue de « tout ce qui est », c’est-à-dire du point de vue ontologique, ce qui devrait être singulièrement édifiant, si je puis dire, pour de futurs architectes et concepteurs d’espaces. La question posée est donc la suivante :

« Qu’est-ce que l’habitation ? » (p. 170).

Mais il ne faut pas entendre par là la forme architecturale habitée, le local habité, bref le logement. « Habitation » signifie ici action et façon d’habiter, ou condition habitante. Ce qui revient à demander : « Qu’est-ce qu’habiter ? » “ (…)

> lire la suite sur reduplikation

Nature, technologies, éthique. Regards croisés : Asie, Europe, Amériques

Colloque international organisé par l'Institut de Recherche Philosophique de Lyon (IRPhiL), le PPF Asie, EA SIS et l'Université de Laval.

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Colloque international organisé du 11 au 13 mars 2010.
Direction scientifique :
Jean-Philippe Pierron
Marie-Hélène Parizeau
Contact :
Valentina Tirloni
IRPhiL - Institut de Recherche Philosophique de Lyon
18 rue Chevreul - 69007 Lyon
Tél. : 04 78 78 73 94 - Fax : 04 78 78 72 27
valentina.tirloni@univ-lyon3.fr

Personality and subjectivity. Colloque franco-japonais

10-11 décembre 2009

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JEUDI 10 DÉCEMBRE
Matin
9 h Alain Petit, Université Blaise Pascal : Henologic Impersonalism between Plotinus and Nagarjuna
9 h 45 Ichiro Taki, Kyoiku University, Osaka : Le problème métaphysique de la personnalité : Plotin, Bergson et Lin-tsi
10 h 30 Pause
10 h 45 Baptiste Mélès, Université Blaise Pascal : Experience and subjectivity. François Jullien and Jean-François Billeter
11 h 30 Laurentiu Andrei, Université Blaise Pascal : Self, time and action. A Stoic and Zen comparison
Après-midi
14 h 30 Motohiro Takashima, Ochanomizu University, Tokyo : Méditation et persona : des sens du recueillement dans le néo-confucianisme japonais
15 h 15 Mitsuko Yorizumi, Ochanomizu University : On Dogen’s Thought of the World of the Ultimate Reality. An Attempt to Read Ikka-myoju
(One Bright Jewel) of Shobo-genzo
16 h Pause
16 h 15 Yoko Orimo, Paris : Le Soi [jiko <s>âtman] cosmique chez maître Dôgen et la subjectivité retrouvée

VENDREDI 11 DÉCEMBRE
Matin
9 h Laurent Jaffro, Université Paris I-Panthéon-Sorbonne : Leibnizian Thoughts on Moral Responsibility and the Non-Identity Problem
9 h 45 Nobumasa Seiriki, Nihon University, Tokyo : Vacant Theatre and Personal Identity. A consideration on Japanese and Hume’s Theory
of Imagination
10 h 30 Pause
10 h 45 Emmanuel Cattin, Université Blaise Pascal : Personality and nothingness
Après-midi
14 h 30 Elisabeth Schwartz, Université Blaise Pascal : Wittgenstein and the shadow of the subject
15 h 15 Tetsuya Furuta, Ochanomizu University, Tokyo : From Representation to Aspect : A phase of the Japanese Reception of Wittgens
tein’s Thought
16 h Pause
16 h 15 Ken Miura, Ochanomizu University, Tokyo : The Subjective as Open System
17 h Yasushi Ishida, Brown University, U.S.A. : A Model for Japanese Autonomy ? An Internalist View of Autonomy

> source

Le mémoire de philo dont VOUS êtes le héros

Vous avez dans les mains un mémoire interactif, où vous allez décider vous-même du cours de votre aventure. Pour cette raison, il vous faudra scrupuleusement respecter les instructions qui vous seront données…

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“ VOL DE MÉMOIRE

Vous aviez consacré de longs mois à la pratique philosophique, que vous ne souhaitiez pas aborder par les méthodes universitaires. Pour cela, vous aviez produit des dispositifs variés pour l’approcher par des angles d’attaque inattendus. La philosophie était devenue un vaste répertoire dans lequel vous puisiez à foison de quoi alimenter vos systèmes de jeu. En tant que joueur, vous aviez expérimenté de nombreuses interfaces qui allaient à l’encontre de l’ergonomie du livre classique. Il était temps de les réinvestir ; Sus au sérieux ! Vous en aviez traqué les codes sans relâche par des objets iconoclastes. De plus, vous n’aviez pas limité vos investigations au champ philosophique. D’autres évènements ponctuels vous avaient fait travailler sur du design de bijou, de sculpture… Après tout, le philosophe n’est pas que l’homme des livres ! Vint le jour où vous deviez consigner ces expériences par écrit pour présenter l’état de vos recherches à un comité de spécialistes.” (…)

> lire la suite et… jouer

Logique et dialectique dans l'Antiquité

Colloque international organisé par Jean-Baptiste Gourinat et Juliette Lemaire - Paris, 10 - 12 décembre 2009

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L’objet du colloque « Logique et dialectique dans l’Antiquité » est d’examiner la question du rapport entre logique et dialectique à travers la conception que s’en font les trois courants philosophiques visés par la problématique de Plotin dans son court traité sur la dialectique : platonisme, aristotélisme et stoïcisme. Quel est le rapport entre logique et dialectique ? Entre dialectique et dialogue ? Entre syllogistique et dialectique ? La logique est-elle un instrument de la philosophie ? Une partie de la dialectique ? On parcourera ces questions depuis les dialogues platoniciens jusqu’aux textes du platonisme tardif où l’opposition plotinienne joue un rôle central, comme le Commentaire du Parménide par Proclus ou l’œuvre de Damascius.

> programme

John Stuart Mill, médecin de la démocratie représentative

Par Robert Redeker

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“Dans le monde francophone européen, sur la base de préjugés et d’un manque de curiosité intellectuelle, d’une paresse de l’intelligence, le philosophe anglais John Stuart Mill (1806-1873) n’est pas estimé à sa juste valeur, celle d’un géant. Nietzsche avait pourtant repéré sa force : « John Stuart Mill, ou la clarté blessante ». Il faut espérer que la retraduction, par Patrick Savidan, dans la prestigieuse Bibliothèque de Philosophie des éditions Gallimard, mette un terme à cet injuste dédain.” (…)

> lire la suite

Samedi du Livre (CIPh), 5 décembre, "Violence et subjectivité, Derrida, Deleuze, Maldiney"

Jean-Christophe Goddard, Paris, Vrin, 2008



De 9h30-12h30
A la Bibliothèque Mouffetard-Contrescarpe
74-76 rue Mouffetard, 75005 Paris

Participeront à cet événement :
Jean-Christophe Goddard, Alexandre Schnell,
Guillaume Sibertin-Blanc, Frédéric Vengeon

La Révolution française et la philosophie

Journée d'études organisée par le CHSPM le samedi 5 décembre en Sorbonne

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9 heures :

Yann Bourotte :

De la religion civile au culte de l’Être suprême : le sens d’une institution.

10 heures :

Thomas Van Der Hallen :

Robespierre et les paradoxes de la raison politique.

11 heures :

Stéphanie Roza :

Comment la Révolution a transformé l’utopie : le cas de Gracchus Babeuf

14 heures :

Ayşe Yuva :

“Terminer la Révolution” : le rôle de la philosophie dans la pacification nationale sous le Directoire

15 heures :

Emmanuel Chubilleau :

Le politico-religieux dans l’appréciation de l’échec de la Révolution française chez Edgar Quinet

16 heures :

discussion générale

Colloque "Penser librement sous la censure"

Colloque –Exposition – Concert – Mons, décembre 2009

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Le 9 novembre 1989, l’Europe vivait un des événements politiques des plus forts de la seconde moitié du XXe siècle : la chute mur du Berlin. L’équilibre mondial se trouvait modifié tant du point de vue politique qu’économique. Nombre de personnes retrouvaient une liberté d’expression.
Le projet « Censures & Subversions » entend célébrer cette chute, non pas de manière passéiste et purement commémorative, mais en s’interrogeant sur les conditions de la liberté de pensée et les formes de subversion que les artistes et les intellectuels peuvent inventer pour émettre des idées critiques lorsque la liberté d’expression manque.

Pour y parvenir, les organisateurs présentent trois activités:

1. Une exposition : Esthétique de la résistance

2. Un colloque : Penser librement sous la censure

3. Un concert : Quatuor à cordes n° 8 de Chostakovitch par Musiques Nouvelles

Colloque

Jeudi 10 décembre 2009 : Censures et subversions
8 h 30 : Allocutions d’ouverture de : Calogero Conti, Recteur de l’Université de Mons, Yanic Samzun, secrétaire général du PAC et Georges Vercheval, vice-président de Culture et Démocratie.
Président de séance : Yanic Samzun
9 h : Conférence inaugurale : Hadja Lahbib (RTBF) : Y a-t-il quelqu'un d'objectif dans la salle ?
10 h : Pierre Gillis (UMONS): De l'irrésistible ascension de Trofim Denissivitch Lyssenko et de ses effets ravageurs sur la biologie soviétique: le fantasme d'une science prolétarienne
11 h : Pause café
11 h 30 : Christian Radoux (UMONS) : Cachez cet infini que je ne saurais voir
12 h 30 : Lunch
Président de séance : Emmanuel Faye
14 h 15 : Claude Baurain (ULg) : L'expression d'une pensée hétérodoxe en Grèce et à Rome : origines et premières manifestations
15 h 15 : Christian Ruby (Paris X – Nanterre et Antenne parisienne de l’Université de Chicago) : Inter-rompre

Vendredi 11 décembre 2009 : Philosophie et subversions
Présidente de séance : Maria Luisa Malato
9 h : Jean-Pierre Cavaillé (EHESS) : Persévérer dans la rétractation: une histoire anglaise
10 h : Anne Staquet (UMONS) : Dangers et pièges des usages de l'équivoque: le cas de Descartes
11 h : Pause café
11 h 30 : Anne Herla (ULg) : Hobbes et l’écriture entre les lignes
12 h 30 Lunch
Président de séance : Jean-Pierre Cavaillé
14 h : Emmanuel Faye (Université de Rouen) : Les stratégies d'écriture de Martin Heidegger avant, pendant et après le IIIe Reich
15 h : Gilbert Boss (Université Laval) : La subversion philosophique

Samedi 12 décembre 2009 : Art et subversion
Président de séance : Gilbert Boss
9 h: Eckhart Gillen (KulturProjekt Berlin) : Eine Ästhetik des Widerstands in der Kunst der DDR seit 1980/ Une esthétique de la résistance dans l’art de l’ex-Allemagne de l’Est depuis 1980*
10 h: Vincent Cartuyvels (La Cambre, École Supérieur des Arts de l'Image 75) :
Résistances politiques et arts plastiques
11 h : Pause café
11 h 30 : Maria Luisa Malato (Université de Porto) : « Les rats de
l'Inquisition » : l'écriture dans les procès de quelques poètes condamnés
12 h 30 : Lunch
Président de séance : Georges Vercheval
14 h : Bernard Foccroulle (Festival International d’Art Lyrique d’Aix en Provence) : Chostakovitch, compositeur sous Staline
15 h : Visite guidée de l’exposition « Esthétique de la Résistance » par Michel De Reymaeker (conservateur du BAM)
16 h : Concert de Musiques Nouvelles : Quatuor à cordes n° 8 de Chostakovitch

Inscriptions:
Pour s'inscrire, envoyer les informations suivantes à Anne.Staquet@umons.ac.be