L'humanisme a-t-il un avenir ?

La Charte de l’Université de Fribourg confère à l’humanisme une place centrale. Ce terme-clé fait référence non seulement à la responsabilité morale des sciences face à l’homme et au monde, mais également au lien unissant les différentes sciences et facultés les unes avec les autres. Reste à savoir si, de nos jours, l’humanisme peut encore servir de modèle et assumer le rôle qui lui est attribué dans la Charte.

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Lors d’un colloque international et interdisciplinaire, des experts se pencheront sur les questions suivantes : Face à cette diversité d’interprétations est-il possible d’identifier un ensemble fondamental de valeurs humanistes qui constitueraient un point de rencontre avec différentes religions ou cultures ? L’héritage humaniste est-il en mesure de développer une réflexion critique face à de nouveaux défis qui semblent menacer les fondements anthropologiques et moraux de notre civilisation ? Confrontés au progrès rapide des technologies, il sera finalement inévitable de se poser la question suivante : Quel est l’homme de l’avenir ?
Date & Lieu : 3-5 décembre 2009, Auditoire G140, Pérolles 2, Bd de Pérolles 90, 1700 Fribourg
Contact : Prof. Simone Zurbuchen, 026 300 75 27,simone.zurbuchen@unifr.ch
Programme : http://www.unifr.ch/ethique/fr/colloques

L’art en situation

Par Aline Caillet. A propos de : Jérôme Glicenstein, Une histoire d’expositions, PUF, 2009

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“L’ambition de cet ouvrage, fort bien documenté et assez exhaustif sur la question, est de parcourir – et par là même enrichir et réécrire – l’histoire de l’art à l’aune de ce cadrage des œuvres, de ces mises en situations et de rencontres, de ces événements, que constituent les expositions. La thèse générale de l’ouvrage consiste à démontrer en quoi les œuvres d’art ne se présentent jamais d’elles-mêmes, en quoi il est impossible de faire abstraction de l’exposition dans l’appréhension d’une œuvre. De cette absence de neutralité du geste, il en découle que parler des œuvres, c’est toujours peu ou prou parler des « impressions reçues lors d’une exposition spécifique » (p. 10).” (…)

> lire la suite sur la vie des idées

Le structuralisme de Claude Lévi-Strauss vu de loin

Par Jackie Assayag

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“Ce sont les anthropologues américains qui ont exhumé le refoulement de la question coloniale en France, pendant la guerre d'Algérie.

Durant cette période de modernisation technologique et intellectuelle (avec le structuralisme), dans les années 60, la société française se consacrait tout entière à ces tâches essentielles que furent l'«assainissement», l'«épuration» et l'«hygiénisme» face aux vagues de migrations maghrébines croissantes (qu'on eût préférées invisibles). Sans négliger les « Trente glorieuses », bien au contraire, ces anthropologues diagnostiquèrent le consensus néo-raciste qui, selon eux, domine encore aujourd'hui les esprits en France (Kristin Ross 2006).” (…)

> lire sur mediapart

Jules Vuillemin et les systèmes philosophiques

Journée d’études, Nancy, 12 décembre 2009

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Salle internationale
MSH Lorraine
91 avenue de la Libération
54000 Nancy

Organisé par le Laboratoire d'Histoire des Sciences et de Philosophie - Archives Henri Poincaré (UMR 7117 CNRS/Nancy-Université) et le Master Philosophie, Sciences et Arts.
Avec le soutien de l'Institut Universitaire de France et dans le cadre des Archives Jules Vuillemin.

PROGRAMME

10h15 Gerhard Heinzmann (Univ. Nancy 2, directeur de la MSH Lorraine)
Ouverture de la journée
10h30 Jacques Bouveresse (Collège de France)
Vuillemin et Gueroult
11h30 Pause
11h45 Joseph Vidal-Rosset (Univ. Nancy 2)
Jules Vuillemin et la fin des systèmes philosophiques
12h45 Pause-déjeuner
14h30 Marwan Rashed (ENS, Paris)
Le "critère de vérité" comme outil hellénistique de classification des systèmes philosophiques
15h30 Pause
15h45 Thomas Bénatouïl (Univ. Nancy 2 et IUF)
La genèse antique des systèmes philosophiques selon Jules Vuillemin
16h45-17h30 Discussion générale
Participeront aux discussions G. Vuillemin-Diem, H. Barreau, H. Bouchilloux, G. Heinzmann, R. Pouivet

> source

Mentalités et imaginaires sociaux – Le problème de la subjectivité dans la science historique française et la philosophie de l’histoire contemporaine

Soutenance de thèse de Florence Hulak, le 8 décembre 9h en Sorbonne

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Directeur :

Jean-François Kervégan, professeur à Paris 1

Jury :

M. Jocelyn Benoist, professeur à Paris 1

M. Claude Gautier, professeur à Montpellier 3

M. Bruno Karsenti, directeur d’études à l’EHESS

M. Jean-François Kervégan, professeur à Paris 1

M Jacques Revel, directeur d’études à l’EHESS

Résumé :

Dès lors qu’on ne conçoit plus l’histoire comme le devenir d’un sujet, quelle place faut-il accorder à la subjectivité dans l’écriture de l’histoire ? Afin de répondre à cette question épistémologique, ontologique et politique, nous analysons les concepts d’imaginaires sociaux et de mentalités utilisés en philosophie de l’histoire contemporaine (Cornélius Castoriadis et Charles Taylor) et dans la science historique française (Lucien Febvre, Marc Bloch, l’école des Annales et Alain Corbin). Notre analyse s’appuie sur trois paradigmes de la subjectivité, empruntés à l’herméneutique (Paul Ricœur), au marxisme (Louis Althusser) et au structuralisme (Claude Lévi-Strauss), ainsi que sur la critique foucaldienne de l’histoire.

Nous établissons que les conceptions herméneutiques de l’histoire, supposant une identification entre histoire et intersubjectivité, dominent les philosophies de l’imaginaire social comme l’histoire des mentalités. Nous montrons toutefois que l’œuvre de Bloch, trop souvent confondue avec celle de Febvre, propose une autre conception de l’histoire. Tout en affirmant, en fidélité au durkheimisme, que le mental est socialement constitué, Bloch maintient un décalage entre structures sociales et mentalités, et donc entre pratiques et discours. La singularité du fait historique n’est pas l’expression d’une pure contingence, mais résulte de la coexistence de multiples structures symboliques tendant à organiser l’expérience sociale. C’est par l’étude de ces décalages que l’histoire se distingue de la sociologie et de l’anthropologie, et qu’elle peut exercer une fonction politique, en introduisant des écarts dans les récits continus de la mémoire.

Passions et vertus de l’homme démocratique

Séminaire des doctorants en Etudes Politiques, EHESS

L’apparition des démocraties modernes ne se caractérise pas simplement par la nouveauté des institutions politiques ainsi instaurées, mais aussi par la mise à bas de tout un ensemble de croyances et de principes qui régissaient l’organisation sociale de l’Ancien régime. Au plan théorique, il n’y a sans doute là rien de véritablement inédit : l’idée démocratique n’a en effet pas attendu les derniers siècles pour être conçue, élaborée, et examinée de façon critique. Aussi est‐ce bien en réalité la manière dont chacun vit et interprète le sens de sa condition d’homme, de son existence sociale et politique, qui est ici bouleversée de façon historique. C’est peut‐être ainsi l’apparition d’une nouvelle polarité affective (ce qu’on pourrait appeler encore les passions), constitutive du sens, qui permet d’apercevoir la singularité de cette transformation historique et de proposer un portrait de l’homme démocratique moderne. Très tôt cependant, les philosophes qui ont entrepris de brosser un tel tableau, de mettre au jour une telle polarité affective, ont perçu que son apparition était contemporaine d’une crise du sens : cet homme moderne échappe‐t‐il à la critique platonicienne de l’homme démocratique, ce tyran inhibé dont la vertu est toujours en trompe‐l’oeil ? Rousseau ne voit‐il pas déjà, dans le portrait qu’il fait du Français prérévolutionnaire, un être devenu incapable de se sentir exister aussi bien individuellement qu’en commun, un être replié sur soi et pour qui, hors de la comparaison avec autrui, tout peine à faire sens ? Cet être réduit à son amour‐propre et dont l’existence est tout entière pénétrée de ressentiment, ne préfigure‐t‐il pas le « dernier homme » de Nietzsche ? Coïncide‐t‐il nécessairement avec l’homme démocratique moderne ? Ce sont finalement les modalités du sens des mots de « vertu » et de « citoyenneté » qui sont ainsi interrogées à travers cette étude des passions de l'homme démocratique ? Autant que de mettre au jour l'affectivité à partir de laquelle le monde et l’action prennent sens pour lui, il importe ainsi d’une part d’interroger le lien, pour autant qu’il existe, entre l’apparition de cette humanité et ce processus historique de nivellement des valeurs qu’on a appelé nihilisme ; d’autre part de se demander si les passions de l’homme démocratique moderne permettent de donner un sens aux mots de vertu et de citoyenneté. Tel est l’objet de ce séminaire de doctorants.

> voir le calendrier

Café Philo du vendredi 27 novembre 2009. Animé par Philippe Mengue

« Le développement durable et partagé »

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Présenté par
Christian Barthélémy

à  18 h 30
au café  « Le Louvre » place de la Bouquerie

Prochains café-philo :
Vendredi 18 décembre : “Autour de Simone de Beauvoir et de la féminité” par Valérie Walfard.
Vendredi 29 janvier : “Le risque” par Antoine Le Menestrel.

http://www.cafe-philo.fr/

Les religions abrahamiques et l'eschatologie

Samedi 19 décembre 2009 - Cinquième journée Henry Corbin, organisée par l'Association des amis de Henry et Stella Corbin (AAHSC).

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Matinée

9h 30 : Natale SPINETO (Université de Turin), « Fin des temps et vie après la mort – Modèles d’eschatologie dans les religions ».

10 h 30 : Serge MARGEL (Université de Lausanne), « Le témoignage, ou la vision eschatologique du martyr dans les religions du Livre »

11 h 30 : Christian JAMBET (Lycée Jules Ferry) : « L'eschatologie abrahamique du vrai fidèle dans le Commentaire du Verset de la Lumière de Mullâ Sadrâ ».

Après-midi

14 h 30 : Jean-Pierre LAURANT (EPHE), « Quelques dérives eschatologiques chez les occultistes français du XIXe siècle »

15 h 30 : Mojane MEMBRADO, « L'eschatologie chez les Ahl-e Haqq »

> plus d’infos

Qui sont les animaux?

A la mi-novembre, au Mans, (Le Monde du 12 novembre) a eu lieu un Forum sur ce thème.

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“Belle question en fait jamais encore posée de la sorte dans la philosophie française - il était temps qu'on s'y mette... Après le courant inauguré par Jeremy Bentham au XIXème siècle - courant dit du "droit" - qui (se) demande si les animaux peuvent souffrir, oubliant les traditionnelles questions de savoir si, par rapport à l'homme, ils sont en mesure de parler, raisonner, imaginer, rire ou pleurer, on entrerait semble-t-il dans une nouvelle ère où, à la suite de Derrida, l'animal prend enfin sa place de sujet et qui plus est de sujet philosophique.” (…)

> lire la suite

“Cartes postales des vacances Quand la philosophie se réconcilie avec l’art”

Mur… mur, à la Villa Dutoit dès le 19 novembre 2009

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“Deux événements ont récemment modifié ma trajectoire artistique. L’espace de création qui était le mien jusque-là se contentait de deux dimensions : je peignais. Or, le thème de « Mur… mur », proposé par la Villa Dutoit, m’ayant incitée à regarder la salle comme une caisse – de résonance -, je me suis aventurée à mes risques et périls dans les trois dimensions. Peut-être aurais-je pu en rester là, mais il se trouve qu’une rencontre fortuite avec la philosophie a elle aussi influencé ma pratique. Il m’est devenu dès lors indispensable de considérer également l’espace-temps habité par l’esprit et d’explorer ainsi la quatrième dimension. La question posée étant : « Comment relier le monde concret à celui des idées ? »”

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La structure psychologique du fascisme selon Bataille – suivi de quelques réflexions

par Régis Poulet

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“Michel Surya a raison d’affirmer que l’on croit connaître l’oeuvre de Georges Bataille. Il est vrai que certaines de ses analyses étonnent encore, tant par leur teneur que par leur précocité. Nous voudrions les présenter puis les rapporter au temps présent.
Bataille fut, comme on sait, l’un des premiers défenseurs de l’oeuvre de Nietzsche contre la falsification menée par Elisabeth Förster-Nietzsche en collusion avec les nazis. Mais après avoir mené ce combat pour Nietzsche, Bataille eut à le mener pour lui-même et dut se défendre contre les interprétations fascisantes de sa propre pensée. Michel Surya (Georges Bataille, La mort à l’oeuvre, 1992) et Jacques le Rider (Nietzsche en France, 1999) ont rappelé avec force que ce combat, Bataille eut à le mener contre les Breton, Sartre ou, plus récemment, Habermas. Chacun à sa manière trouva à disqualifier l’auteur de « La structure psychologique du fascisme ».” (…)

> lire sur La revue des ressources

Alkemie – Revue de littérature et philosophie

Revue imprimée sur papier et dont les anciens numéros seront disponibles également sur internet

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“Comme tous les entre-deux, l’espace philosophico-littéraire projette une lumière originale, féconde, enrichissante, sur les deux disciplines rapprochées ; mais, surtout, l’expérience de la confrontation de ces deux modes d’expression ne manquera pas d’encourager la reconnaissance d’une perspective unitaire plus stimulante encore.” (N. Cavaillès)

Appels à contributions

Pour le numéro 5 : Le vide

(Terme limite 1er mars 2010)

Pour le numéro 6 : E. Cioran

(Terme limite 1er août 2010)

Spinoza : Premiers écrits. Oeuvres I - La troisième pièce du puzzle

Par Sandrine Alexandre

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“Les PUF font paraître cette année le premier tome des Œuvres de Spinoza qui rassemble le Traité de la Réforme de l’Entendement traduit du latin par Michelle Beyssade et le Court Traité traduit du néerlandais par Joël Ganault – Filipo Mignini ayant assuré l’établissement du texte et l’introduction de chacun des deux traités qui reprend lLes PUF font paraître cette année le premier tome des Œuvres de Spinoza qui rassemble le Traité de la Réforme de l’Entendement traduit du latin par Michelle Beyssade et leCourt Traité traduit du néerlandais par Joël Ganault – Filipo Mignini ayant assuré l’établissement du texte et l’introduction de chacun des deux traités qui reprend les conclusions de ses travaux philologiques [1].es conclusions de ses travaux philologiques [1].”

> lire la critique sur actu-philosophia

Séminaire transversal - Equipe philosophies contemporaines

Animé par Guy Félix Duportail et Bruno Haas

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Vendredi 20 novembre, 18 heures, Salle Lalande.

CATHERINE LARRERE :

LA JUSTICE ENVIRONNEMENTALE


Vendredi 11 décembre, 18 heures, Salle Lalande

JEAN BAPTISTE JOINET :

LA NEGATION


Vendredi 26 février, 18 heures, Salle Lalande.

CATHERINE FRICHEAU :

Y-A-T-IL UN STADE SUPREME DE L’ALIENATION ?


Vendredi 26 mars, 18 heures, Salle Lalande

JEAN-FRANCOIS BRAUNSTEIN :

BIOETHIQUE OU PHILOSOPHIE DE LA MEDECINE ?


Vendredi 14 Mai, 18 heures, Salle Lalande.

LAURENT JAFFRO :

LES PROPRIETES ESTHETIQUES : QUEL REALISME ?

> Execo

Revue en ligne KLĒSIS – ΚΛΗΣΙΣ n°13 : Actualité de la philosophie analytique (2)

Numéro dirigé par Patrick Ducray

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Editorial

Elisabeth Anscombe
“En quoi consiste croire quelqu’un ?”
Pascal Engel
“Oh ! Carroll ! Raisons, normes et inférence”
Daniel Laurier
“Le normativisme intentionnel est-il contre-nature ?”
Michael Esfeld
“La théorie causale des propriétés”
Christian Sachse, Patrice Soom
“L’autonomie des sciences spéciales reconsidérée”
Vincent Lam
“Métaphysique de la causalité et physique de la relativité générale”
Sandrine Darsel
“Qu’est-ce qu’une oeuvre musicale ?”
Sébastien Réhault
“Réalisme esthétique, éthique et environnement”

http://www.revue-klesis.org/index.html

Emile Meyerson: Repenser les sciences

Colloque organisé par l'Université Paris Ouest et l'Université Paris 1vendredi 4 décembre et samedi 5 décembre 2009

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VENDREDI 4 DECEMBRE

Université de Paris-Ouest, Nanterre, Bâtiment K

9h30-12h : LES FACETTES MULTIPLES DE L OEUVRE

Président de séance : Jean Gayon

Anne Fagot-Largeault : Science et philosophie chez Meyerson.

Sophie Roux : Meyerson et les mathématiques.

François Pépin : Meyerson historien de la chimie à rebours de l histoire : le phlogistique contre Lavoisier.

Jean Seidengart : Science et réalité chez Meyerson et Cassirer : ou les ressorts philosophiques d un grand

débat épistémologique au tournant du XXe siècle.

Bernadette Bensaude-Vincent : Meyerson rationaliste ?

14h-16h : MEYERSON DANS LA VIE INTELLECTUELLE AU DÉBUT DU XXE SIÈCLE

Président de séance : Didier Deleule

Eva Telkes-Klein : « Coucher avec ma chimère ». Itinéraires parisiens d un Juif polonais.

Philippe Oriol : Meyerson dreyfusard : un engagement silencieux ?

Stéphan Soulié : L intégration d É. Meyerson à la communauté philosophique : le rôle de Xavier Léon et du

réseau de la Revue de métaphysique et de morale.

Noemi Pizarroso : Du programme de Wundt à l'école de Würzburg : les problèmes de la psychologie au

temps d'Émile Meyerson.

16h30-18h30 : LES PROCHES DE MEYERSON

Présidente de séance : Claire Salomon-Bayet

Frédéric Keck : La causalité chez Meyerson et Lévy-Bruhl.

Sarah Terquem : L'héritage du dialogue entre É. Meyerson et L. Lévy-Bruhl dans le développement de la

psychologie historique d'Ignace Meyerson.

Dominique Merllié : Entre Meyerson et Lévy-Bruhl : Hélène Metzger.

Peter Schöttler : Marcel Boll, physicien-philosophe, et critique de Meyerson.

SAMEDI 5 DECEMBRE

Université Paris-I Panthéon-Sorbonne, Centre Michelet, Salle 303

3, rue Michelet, 75006 Paris

10h-12h : LA POSITION DE MEYERSON DANS LES DÉBATS PHILOSOPHIQUES DE SON TEMPS

Allocution de bienvenue : Frédéric Worms

Président de séance : Dominique Bourel

Anastasios Brenner : La position continuiste d Émile Meyerson et le Cercle de Vienne.

Françoise Balibar : Sur La Déduction relativiste.

Elie During : Entre Bergson et Saint Thomas : la querelle de la relativité au prisme de la correspondance

Metz-Meyerson.

Michel Bitbol : Aux rives de l île de la raison : Meyerson et la physique quantique.

14h-16h : ACTUALITÉ ET POSTÉRITÉ DE MEYERSON

Présidente de séance : Claude Imbert

Vincent Duclert : Émile Meyerson. Contribution à la connaissance de l'intellectuel démocratique.

Frédéric Fruteau de Laclos : Émile Meyerson à l épreuve du constructivisme contemporain.

Sandra Laugier : Meyerson et l'anthropologie.

Isabelle Stengers : La plausibilité du diagnostic meyersonien : un défi.

Séminaire Philosophie et sciences sociales - Programme 2009-2010

Un séminaire organisé dans le cadre des activités de l’équipe Philosophies Contemporaines (EA 3562, université Paris I Panthéon-Sorbonne) par Céline BONICCO, Mélanie PLOUVIEZ et Gildas SALMON.

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Le séminaire Philosophie et sciences sociales se propose de réunir sociologues, anthropologues, économistes et philosophes pour nouer un dialogue interdisciplinaire. Parce que les sciences sociales se sont historiquement constituées en rupture avec la philosophie, leurs rapports ont souvent été d’ignorance, voire d’opposition. Pour autant, les sciences sociales n’interrogent-elles pas directement la philosophie ? En soulignant la nécessité d’une collaboration interdisciplinaire, il ne s’agit pas de replacer la philosophie dans une position de surplomb théorique à l’égard des sciences sociales empiriques. Il s’agit au contraire de mettre en évidence le travail de conceptualisation interne aux sciences sociales, c’est-à-dire de comprendre comment elles reprennent, déplacent, subvertissent ou inventent des problèmes qui intéressent la philosophie. Ce sont les questionnements philosophiques immanents aux sciences sociales qui seront au centre de nos discussions. Dans ce cadre, le séminaire fera place aussi bien à des analyses historiques ou épistémologiques qu’à la discussion de terrains et travaux en sociologie, en anthropologie ou en économie. Plutôt que de chercher à fixer un partage entre philosophie et sciences sociales, nous nous efforcerons de repérer les points de passage multiples où leurs frontières se brouillent.

Pour l’année universitaire 2009-2010, le séminaire se déroulera au second semestre, environ une fois par mois, le vendredi de 14h à 16h. Les séances auront lieu dans la salle de lecture de NoSoPhi à la Sorbonne (entrée par le 1, rue de la Sorbonne, 75005 Paris, escalier K au fond de la Galerie Dumas, 2ème étage, couloir à gauche, salle G 615 Bis, 01 40 46 33 64). Chaque séance, composée d’une intervention suivie d’une discussion, est ouverte à toute personne s’intéressant aux thématiques abordées.

Programme 2009-2010 :

Vendredi 08 Janvier : Stéphane HABER, « Freud, de la "seconde topique" à la théorie sociale ».

Vendredi 05 Février : Michel LE DU,  « Peut-il y avoir plusieurs standards de rationalité ? Peter Winch et l'évaluation des sociétés primitives ».

Vendredi 12 Mars : Jean-François KERVEGAN, « Règles et institutions. Entre Winch et Weber ».

Vendredi 16 Avril : Cyril LEMIEUX, « Durkheimisme et pragmatisme sont-ils conciliables ? ».

Vendredi 7 Mai : Emmanuel DESVEAUX, « La parenté et Lévi-Strauss. Avant, après ? »

Vendredi 04 Juin : Elsa DORLIN, « La philosophie française contemporaine se donne-t-elle un genre ? Lectures hexagonales de Judith Butler ».

> site internet

Kierkegaard face à Abraham : sacrifice et paternité

Conférence de Franck  Lelièvre, vendredi 27 novembre à 18h15, à la Société Normande de Philosophie

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Programme de la Société Normande de Philosophie (suite)

Vendredi 4 décembre à 18h.

Conférence  avec moments musicaux : Le SACRIFICE, une clé pour comprendre l 'oeuvre de Britten par Xavier De Gaulle, Musicologue. (Auteur de Benjamin Britten ou l'impossible quiétude (Actes Sud)).  Petit auditorium du Conservatoire de Caen, 1 rue du Carel. Entrée libre.

Vendredi 22 janvier 2010.

Conférence à l'IUFM à 18h15 : Y-a-t-il un droit de mentir par humanité ? par Daniel Pimbé. Entrée libre.

Vendredi 26 mars 2010.

Conférence (lieu à définir) à 18h15 : Faut-il combattre l'individualisme ? par Emmanuel Jardin. Entrée libre.

http://snphi.org/

Menaces sur la démocratie

Par Tzvetan Todorov

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“Les démocraties sont sorties victorieuses de leur affrontement avec le totalitarisme, et elles ne sont pas vraiment mises en danger par les théocraties qui s'installent ici ou là. En revanche, elles sont menacées par des dérives qui proviennent de l'intérieur d'elles-mêmes.

La démocratie libérale repose sur deux principes, deux formes d'autonomie. La souveraineté du peuple d'une part, qui assure l'égalité de tous les citoyens et la défense du bien commun. La liberté des individus d'autre part, à l'intérieur d'une sphère soustraite à tout contrôle collectif. Si ces principes ne s'opposent pas directement, des tensions naissent parfois entre eux. Et pour cause : le pouvoir du peuple est remis entre les mains de ses dirigeants, or ceux-ci sont des êtres humains comme les autres. Montesquieu, premier représentant de la pensée libérale en France, mettait déjà en garde : "C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser."” (…)

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Conférence : Actualité du darwinisme

Samedi 28 novembre 2009, à 16:00, par Jean Gayon – Société Française de Philosophie

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"L'héritage de Darwin est un formidable édifice de controverses jamais éteintes, toujours revivifiées, augmentées, complexifiées" (P. Tassy).
Nous faisons volontiers nôtre cette réflexion d'un paléontologue contemporain. L'actualité du darwinisme se fonde moins sur des hypothèses inébranlables que sur un cadre de pensée qui se prêtait à la fois à l'extension et à la révision de ses principes. En cela, il représente sans doute à l'époque contemporaine quelque chose de semblable à ce que fut la "philosophie mécanique" des XVIIe et XVIIIe siècles. Le mot "darwinisme" peut désigner en fait deux choses: soit la pensée de Darwin, soit l'ensemble des pensées et des pratiques qui se sont explicitement réclamées de Darwin. Comme toujours, lorsqu'une tradition de pensée se trouve désignée par un nom propre, les rapports entre le modèle (Darwin) et les copies ou appropriations (darwinisme) sont délicats. Il s'agira de clarifier cette question.

Nous dressons d'abord une carte à grande échelle du fait de civilisation que représente le darwinisme. Ce fut d'abord une théorie scientifique, exprimée principalement dans L'Origine des espèces, dont la structure a durablement contraint la science de l'évolution. Mais le darwinisme a vite servi de caution à des idéologies et utopies sociales et politiques, au premier rang desquelles le "darwinisme social" et l'eugénisme. Il a par ailleurs pénétré les sciences humaines sociales, de la psychologie et de la linguistique à l'anthropologie et l'économie. Le cas de la philosophie est singulier: en effet les deux traditions philosophiques majeures du XXe siècle (philosophie analytique et phénoménologie) se sont délibérément construites dans le refus d'un fondement empirique, notamment biologique. L'épistémologie évolutionniste et l'éthique évolutionniste, vivement discutées aujourd'hui, montrent cependant une pénétration du darwinisme en philosophie théorique comme en philosophie pratique. Il est enfin à peine besoin de rappeler les interférences incessantes du darwinisme avec la religion pour achever de se convaincre du rôle qu'il a joué dans l'histoire moderne des mentalités.” (…)

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Écrire la démocratie chez Alain

Avec Thierry Leterre, dans le cadre du cycle : Colloque Alain, littérature et philosophie mêlées.

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“Inarchivé”. Une exposition autour de Gilles Deleuze

“La compagnie” accueille une installation vidéo de Silvia Maglioni et Graeme Thomson, en partenariat avec les Instants Vidéo, autour de leur film Facs of Life, où il est question de Deleuze.

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Puis a jailli l’idée, non pas d’une exposition autour du film, mais d’une explosition : une tentative de dispersion des éléments filmiques / plastiques / performatifs du film.

Cette proposition déploie, à partir d’éléments du film, et à partir de rushs non utilisés, une explosition-installations ou performances sur plusieurs lieux de Marseille.

mardi 17 novembre

de 14h à 17h workshop
La voix de Deleuze animé par Marielle Burkhalter
participation au travail de longue haleine des transcriptions des cours de Deleuze sur le cinéma de 1981 à 1985 pour le site communautaire www.univ-paris8.fr/deleuze/.

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Platon et ses prédécesseurs

Séminaire de la Société d'Études Platoniciennes  - Programme 2009-2010

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Le vendredi 27 novembre (Université de Franche-Comté, Besançon), 14h-18h

Séance d'introduction
(UFR SLHS, Grand Salon (E 14), 18 rue Chifflet, 1er étage, 25000 BESANCON)

  • Arnaud Macé (Université de Franche-Comté) : "Platon et l'historia peri physeôs"
  • Luc Brisson (CNRS-UPR 76) : "Platon et la médecine".
  • Olivier Renaut (Université Paris Ouest) : "Platon et la psychologie de ses prédécesseurs".

Le vendredi 15 janvier (Université Paris 1, salle communiquée ultérieurement), 14h-18h

"Platon et la tradition de l'historia peri physeôs"

  • Catherine Darbo-Pechanski (CNRS, Lille)
  • Gerard Naddaf (York University, Toronto)
  • Daniel W. Graham (Brigham Young University, Provo)

Le vendredi 12 mars (Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, salle communiquée ultérieurement), 14h-18h

"Platon et la médecine"

  • André Laks (Université Paris Sorbonne, Paris IV)
  • Jacques Jouanna (Université Paris Sorbonne, Paris IV)
  • Giuseppe Cambiano (Scuola Normale Superiore di Pisa)

Le vendredi 7 mai (Université de Franche-Comté, Besançon), 14h-18h

"Platon et la psychologie de ses prédécesseurs".
(UFR SLHS, Grand Salon (E 14), 18 rue Chifflet, 1er étage, 25000 BESANCON)

  • Douglas Cairns (University of Edinburgh)
  • Filip Karfik (Université de Fribourg)
  • Jaap Mansfeld (Professeur émérite, Université d'Utrecht)

Renseignements : Luc BRISSON (lbrisson@agalma.net), Arnaud MACE (amace@univ-fcomte.fr),
Olivier RENAUT (olivier.renaut@u-paris10.fr)

Histoires et définitions de la philosophie sociale

Colloque les 2, 3 et 4 décembre 2009, Grenoble, université Pierre-Mendès-France

Ce colloque porte sur la notion de « philosophie sociale » et est le premier, en France, à vouloir examiner l’histoire de cette expression et aussi ses enjeux actuels. Il inaugure un travail collectif qui se poursuivra dans d’autres manifestations. Ce travail se déploie sur deux axes dont seul le premier est l'objet du présent colloque. Le premier consiste à faire une généalogie de la philosophie sociale, le second à montrer l'intérêt de la philosophie sociale aujourd'hui et à construire en somme une philosophie sociale appliquée. Nous nous contenterons ici d’indiquer des pistes. Ce colloque est donc avant tout une recherche sur l'origine même de la philosophie sociale, depuis l'apparition du mot pendant la Révolution jusqu'à aujourd'hui, en passant par les diverses figures que la philosophie sociale a pu revêtir dans l'histoire de la pensée française et allemande. Par là, il fera surgir l'équivocité de l'expression et donc des tâches qu'on assigne à la philosophie sociale, mais aussi le statut de son discours et la manière dont ses préoccupations recoupent plusieurs disciplines (philosophie, sociologie, sciences politiques, économie, etc.).

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La crise de la représentation politique du peuple

Conférence de Joël Gaubert , Nantes le 20/11/2009

Le sentiment d'une « crise de la représentation politique » semble bien être devenu le lieu le plus commun de notre démocratie désenchantée. Ne faut-il pas alors tâcher de penser cette crise et d'y remédier, si possible, pour éviter les deux écueils, inverses mais complices, d'un populisme démagogique et d'un aristocratisme (ou élitisme) technocratique ? Plus précisément, plutôt que de défonder la représentation comme étant « trop abstraite », au nom d'une participation « plus directe », n'est-il pas urgent de les refonder toutes deux pour redonner au peuple sa souveraineté et à la politique sa noblesse ?
    Pour faciliter la recherche mais aussi préparer le débat, le conférencier proposera de distinguer et d'articuler trois modèles de démocratie : les modèles représentatif, participatif et délibératif, en tâchant d'en mettre en évidence les vertus et les limites respectives et mutuelles, en vue de résoudre une crise qui ne semble pas être seulement, ni même essentiellement, d'ordre politique, mais aussi et surtout de nature anthropologique, s'il est bien vrai que ce qui est en jeu ici, au fond, c'est la capacité des hommes de s'accomplir comme des êtres libres (et égaux) par la médiation des institutions, politiques notamment, qu'ils se donnent dans leur histoire

> Société Nantaise de Philosophie

Corps organique et constitution de l'individualité chez Leibniz

Soutenance de thèse Jeanne Roland, le lundi 7 décembre 2009 à 15h à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense, en salle K 202.

Composition du jury :

- M. François Duchesneau (Université de Montréal)

- Mme Anne Fagot-Largeault (Collège de France)

- M. Michel Fichant (Université Paris Sorbonne)

- Mme Martine de Gaudemar (Université Paris Ouest Nanterre La Défense)

- M. Philippe Hamou (Université Paris Ouest Nanterre La Défense)

- M. Enrico Pasini (Université de Turin)

Résumé :

Notre propos est de mesurer les puissances d’opposition du concept leibnizien de corps organique au dualisme cartésien et, pour cela, son rôle déterminant dans la pensée de l’individualité. Nous interrogeons d’abord le geste métaphysique qui consiste à accorder des formes substantielles à certains corps, au moment où s’élabore le concept d’une substantialité individuelle sous-tendu par la critique de la res cogitans aussi bien que de la res extensa. L’examen de la typologie des phénomènes, qui croise celle des agrégats, permet de questionner les rapports entre la substance individuelle et la réalité corporelle. L’ego n’est plus la res cogitans, sans être à proprement parler une substance corporelle. C’est son organicité, condition naturelle d’existence commune à tous les êtres, qui assure en lui la raison d’un rapport aux autres substances, constitutive de son individualité. Le concept de machine de la nature, précisant celui de corps organique en 1695, est contemporain de l’hypothèse des accords. Ame et corps sont moins deux substances distinctes que deux points de vue sur l’unité individuelle, telle qu’elle se réalise dans l’infinie composition d’une machine de la nature. Nous examinons alors la nature du passage de la substance individuelle à la substance simple ou monade, qui est contemporain de l’apparition du vocable d’organisme : mouvement de naturalisation et d’uniformisation du créé, qui ne revient pas à concevoir les monades à l’image d’entités psychiques, mais plutôt à les articuler de manière nécessaire à l’organicité d’un corps. L’individualité, pensée comme composition, s’ordonne dès lors à une réalité non substantielle: organique.

Journée d’études internationale : les intentions du discours

A l’occasion de la parution de “Dire et vouloir Dire” de Stanley Cavell – 17 novembre, ENS Rue d’Ulm

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9h Ouverture et introduction

9h15 Sandra Laugier (Université de Picardie Jules Verne, CURAPP) Ce que dire veut dire

10h15 Raoul Moati (Université Paris 1, EXECO) Langage ordinaire et vouloir-dire : retour sur le débat Stanley Cavell/Benson Mates

11h15 pause

11h30 Delphine Dubs (Université Paris 1) Le livre sur Adler : essai de cartographie deDire et vouloir dire

Après-midi

14h Paola Marrati (Université Johns Hopkins, Humanities Center) Cavell et la tâche critique et clinique de la philosophie

15h Elise Domenach (ENS-LSH Lyon) Scepticisme, connaissance, reconnaissance

16h pause

16h15 Salle Pasteur, Pavillon Pasteur Christoph Menke (Université de Francfort)Tragedy and Skepticism : On Hamlet

Pourquoi le pouvoir a-t-il besoin de gloire ?

Lecture et rencontre avec Giorgio Agamben et Martin Rueff, dans le cadre des “Traversées philosophiques “ (2/6) – Théâtre de l’Odéon – Jeudi 12 novembre

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Dans Le Règne et la Gloire, Homo Sacer, II, 2, (Seuil, 2008) Giorgio Agamben poursuit sa généalogie du pouvoir politique. Il découvre les fondements de la notion d’économie au cœur de la tradition trinitaire et montre combien ce paradigme ne cesse de déterminer notre propre interprétation du politique.
Il y a plus : le pouvoir n’est pas seulement gouvernement mais «gloire» : les liturgies, les cérémonies, les acclamations, loin d’être d’anciennes pratiques, sont la base du pouvoir occidental comme le démontrent la fonction du consensus et des médias dans nos démocraties modernes. Un concept est au cœur du Règne et la Gloire : celui de désœuvrement. Et comme on le retrouve dans Nudités, paru chez Payot-Rivages en septembre 2009, on essaiera de le faire monter sur la scène. Les textes lus seront de Aristote, Augustin, Foucault, Peterson, Schmitt, Tertullien, Thomas d’Aquin.

Né à Rome en 1942, Giorgio Agamben enseigne à l’université de Vérone. Il a participé, en 1966 et en 1968, aux séminaires de Heidegger. Il est le directeur de l’édition italienne des Œuvres complètes de Walter Benjamin, dont il a retrouvé d’importants manuscrits. Il est l’auteur d’une oeuvre considérable, dont, publiés au Seuil, Homo sacer I. Le pouvoir souverain et la vie nue (1997), Homo sacer, II. État d’exception (2003).
Martin Rueff, enseigne la littérature et la philosophie à Paris et à Bologne. Il vient de publier, Différence et Identité. La poésie lyrique à l’apogée du capitalisme culturel (Hermann, 2009)

Organisé avec les éditions du Seuil.
En partenariat avec la Fnac et Courrier international.

> Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5 €.
Ouverture de la location le jeudi 22 octobre. Réservation 01 44 85 40 40.

Personne, individu, sujet : perspectives anthropologiques

Le lundi 16 novembre 2009 (EHESS, Maison des Sciences de l’homme, 54 Bd Raspail, 75006 Paris, salle 524), journée d’études internationale organisée par le Centre de Recherches sur les Arts et le Langage – CRA

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Argument
La notion de l'individu moderne doué d'une intériorité affective, d'une conscience de soi et d'une autonomie personnelle exercée dans la liberté s'avère une construction sociale et culturelle; c'est dans la mesure où il s'agit d'une entité largement idéalisée qu'on a pu la projeter sur les phases les plus divergentes du développement de la civilisation européenne pour en écrire l'acte de naissance et en légitimer la réalité. En raison du détournement de ces différentes représentations du sujet-individu moderne par une théorie néo-libérale qui tend à réduire les libertés individuelles sur lesquelles est fondée le sujet du siècle de Lumières à la seule liberté économique et marchande, en raison donc de la transformation du sujet libéral en sujet de consommation, il est nécessaire de revisiter le sujet occidental à la fois dans sa duplicité de sub-jectum/suppôt et de sujet-agent.
Non pas le sujet comme conscience de soi, mais comme un individu qui se définit dans ses pratiques et dans les représentations qui les nourrissent ; le sujet donc en tant que construction pratique et sociale par des moyens culturels; un sujet dont l'identité, dans cette mesure, varie d'une configuration culturelle à une autre et à l'intérieur d'une même communauté culturelle, en raison de sa constitution composite; le sujet comme somme de relations tissées avec son contexte naturel et social, mais paradoxalement doué de l'intentionnalité qui lui permet de se fabriquer à façon en interaction avec cet environnement ; le sujet en tant que centre instable et éphémère de pratiques anthropopoiétiques, mais aussi comme concept opératoire assurant sa réflexivité ; le sujet enfin comme agent de violence dans la mesure où la condition de la violence demeure bien l'intention de la pratiquer ou de l'exercer, qu'elle soit individuelle, collective, orale, physique, ontologique, pragmatique ou langagière.
De là les deux approches proposées pour une nouvelle définition, plurielle, du sujet : d'une part par l'intermédiaire de la comparaison anthropologique, pour éviter l'européocentrisme universalisant et la projection des conceptions de l'individu diffusées dans l'idéologie de l'économisme technologique occidental ; d'autre part par le biais de l'analyse discursive, pour saisir l'épaisseur verbale et sociale du sujet anthropopoiétique qui se dit et se fait dans des formes de discours culturellement marquées et socialement acceptées ou au contraire marginalisées.
L'objectif de la recherche qui se situe au croisement de l'anthropologie sociale, de la sociologie historique, de l'analyse des discours et de l'épistémologie des sciences humaines est donc double: 1. Par la comparaison anthropologique entre entités culturelles différentes dans le temps et dans l'espace, faire apparaître dans leurs spécificités différentes conceptions et pratiques du sujet-individu dans ses multiples identités. 2. Dans une perspective critique à l'égard du modèle dont nous dépendons, proposer des configurations individuelles pratiques qui tiennent compte de tous les plans de développement de la personne en interaction et en négociation avec les autres.
Les membres de l’équipe concernée par ce projet interdisciplinaire enseignent à l'Université de Turin, à l'Université de Pavie et à l'Université de Milan ("La Bicocca") d'une part, à l'Université Descartes de Paris-V, à l'Université de Lausanne et à l'EHESS (Paris) d'autre part. Ils travaillent en collaboration depuis une quinzaine d'années. Des quatre ouvrages collectifs publiés le dernier en date (Figures de l'humain. Les représentations de l'anthropologie) a été édité en version française (Paris, Editions de l'EHESS, 2003) et en version italienne (Roma, Meltemi, 2005)

Yves Cusset, le philosophe de scène

Philosophe jouant avec les mots, Yves Cusset propose au Théâtre de Ménilmontant un « solo philosophique juste pour rire », où mine de rien et en pyjama réjouissant, il entraîne son public à réfléchir sur l’être et le néant. Pour une fois que la philosophie fait rire, il serait dommage de sécher une délicieuse heure de cours .

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« Rien ne sert d’exister », jusqu’au 29 novembre, Yves Cusset et la compagnie Un jour J’irai, Théâtre de Ménilmontant, 15, rue du retrait, Paris 20e, m° Gambetta, jeu-sam 19h30, dim, 16h, 12 à 18 euros. Durée du spectacle : 1h15.

Source : la boite à sorties

Manger, parler, penser - et l'écrire

Colloque international 10-12 juin 2010 à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis

Depuis un temps immémorial, le pain est plus que du pain. Partagé, il devient signe d’hospitalité ; consacré, il se fait signe du corps divin ; en simplifiant, on pourrait affirmer qu’à partir du fruit de l’arbre du bien et du mal ou du repas totémique, tout aliment se fait signe, que toute nourriture devient fondatrice de culture.

La nourriture semble se prêter avant tout à une réflexion sur les rapports entre pratiques alimentaires et pratiques culturelles : en quel sens les mœurs alimentaires peuvent-elles refléter la particularité d’une culture, quel est le rapport entre les évolutions de la cuisine et l’évolution culturelle ? Or, si le manger acquiert sa valeur culturelle à travers des pratiques concrètes que fonde et/ou que relaie une parole parfois implicite, souvent perdue, très tôt en dérivent des textes fixés qui postulent et explicitent la signification de la nourriture : textes verbaux —théologiques, philosophiques, littéraires—, textes non-verbaux, picturaux notamment, et bien plus tard cinématographiques.

C’est de cette façon que se noue une gerbe de trois termes, manger, parler, penser —que vient lier une même pratique, l’écriture, l’écriture-peinture-dessin-gravure, etc., la graphikè à vrai dire en toute sa diversité. Cinq dominantes seront proposées pour répertorier les initiatives.

I. MYTHISTORIQUE, phusis et logos

Il s’agirait de repérer, à travers l’histoire, variantes et invariants : les permanences et les disparitions, les transformations et les résurgences des motivations et fonctions de la nourriture-signe comme du signe-nourriture. On y rencontrera aussi bien une évaluation du manger par les philosophes que le genre littéraire du Symposion ou Banquet, la pensée spéculative de la nourriture et sa pensée figurative, qu’une réflexion sur le pantagruélisme à travers les âges, une approche anthropologique des rituels qu’une stylistique des clichés culinaires.

A titre d’exemple : Rabelais adopte, dans une acception tout à fait laïque, l’imagerie du livre mangé hérité de la théologie médiévale ; comme Montaigne ensuite, il s’en sert comme critique des pédants (qui se gorgent de livres sans les digérer) et comme levier d’une re-naturalisation de la littérature, où s’affirme, dans ces livres bons à boire et à manger, une vitalité, une « naturalité », s’opposant à une vision de la littérature comme imitatio, donc comme système clos, dans lequel les livres ne se référeraient pas à la réalité mais plutôt à d’autres livres.

II. DIALECTIQUE ou les interactions dynamiques

Le point de vue sera ici celui d’un jeu d’interférences et d’interactions entre créateur et consommateur, entre attente et plaisir, entre intérieur et extérieur, entre produit et apprêt, entre phusis et tekhnè, toutes dialectiques où se construisent les identités.

Mais aussi entre transcendant et immanent : à titre d’exemple, parmi ces figures qui frappent par leur longévité, les mets eucharistiques, survivant dans une société laïque malgré ou peut-être grâce à l’usage souvent profanatoire qu’en fait la littérature moderne, posent le problème du rapport exact qu’entretient le signe matériel avec une valeur spirituelle. Quand le pain et le vin sont-ils conçus comme de « simples » symboles, quand et comment au contraire sont-ils représentés, « écrits » comme de vraies incarnations du corps divin, selon l’acception catholique, même et surtout quand l’explicite le nie ou l’oublie ?

III. SEMIOTIQUE ou la nourriture comme texte

Texte, co-texte, pré-texte, contexte, intertextualité seront les catégories interrogées, notamment en ce qu’elles sont propres à éclairer la compréhension des synesthésies du manger. Devraient également être développées la narratologie du repas, de la présentation dramatisée des aliments à l’institutionnalisation des séquences et à leur transgression : combinaisons possibles, souhaitables, innovantes, exclusions absolues, relatives, contournées ou frontalement remises en cause, en synchronie ou dans la diachronie.

A titre d’exemple, l’imbrication des systèmes ainsi définis s’intègre dans une sémiotique discursive dont on peut étudier les actants et acteurs dans des textes de comédies (notamment la comédie grecque ancienne et moyenne), où se déploie la chaîne “gourmet-goinfre-gourmand-glouton”.

IV. POETIQUE, à la table des arts

L’insistance portera sur la mise en scène des repas, sur la théâtralité de la cuisine, on n’ignorera pas les valeurs de la métaphore et de la métonymie culinaires.

On se souviendra, par exemple, qu’au dix-neuvième siècle le motif du livre-nourriture est repris par de nombreux auteurs: livre-poison dans Emma Bovary, livres comme mets indigestes pour Bouvard et Pécuchet, livres comme mets faisandés chez Huysmans : toute une réflexion sur les qualités bénéfique ou maléfique de la nourriture littéraire, sur la correspondance entre goût culinaire et goût esthétique, entre le travail du cuisinier et celui de l’écrivain.

V. DIDACTIQUE ou la volonté de faire-faire

On envisagera enfin aussi bien l’enseignement des chefs, des plus discrets aux plus prolixes, des plus anciens aux plus récents, l’écriture gastronomique —son discours de la distinction, son goût du normatif—, son rapport à la poésie (d’Archestrate de Gela, c. –350, à Joseph Berchoux, l’introducteur du mot “gastronomie” en français, dans son poème de 1801) ou encore à la médecine.

Pour ce dernier, par exemple, on pourra insister sur l’expansion du thème de la bibliophagie qui, autour de 1800, pénètre dans ce domaine et celui de la pédagogie, et, donc, la médecine quand l’émergence d’une nouvelle maladie se met à préoccuper pédagogues et médecins. C’est la « passion de la lecture », réputée cause de folie et même de mort, dont sont affectés surtout les femmes et les enfants, qui ne sont pas encore capables de bien distinguer entre la fiction des signes et la réalité. Alors, on invente des véritables cures, de « régimes de signes » censées habituer les malades à une absorption moins avide et plus raisonnée des mots.

Dans une perspective immédiatement contemporaine, on s'attachera enfin à des discours oscillant entre les bornes du péremptoire, du critique et du sceptique (l'écriture scientifique autour du manger, sous ses aspects diététiques, techno-alimentaire, etc.) ainsi qu'à son expression journalistique et plus largement médiatique.

Les propositions de communication (de 350 mots environ) ainsi qu'une brève notice bio-bibliographique doivent parvenir avant le 15 janvier 2010 par courrier électronique à Michel Costantini (mic.costantini@wanadoo.fr) ou Arnaud Laimé (arnaudlaime@yahoo.fr).

Le lecteur lu : Nietzsche entre ses sources et sa réception

Appel à contribution, colloque bilingue à Montréal (printemps 2010)

Au cours de la vingtaine d’années pendant lesquelles il écrivit, Friedrich Nietzsche se positionna continuellement par rapport à la tradition littéraire et philosophique européenne dont il lisait et commentait les œuvres, et dont il était issu. Ses lectures étaient multiples et ses appréciations, variées : c’est ce que montrent les nombreux éloges (de Schopenhauer et de Wagner, par exemple), emprunts (des présocratiques, de Lange), citations (de Stendhal, d’Emerson ou de Chamfort), critiques (de Strauss, de Hartmann, comme de Düring) ou dialogues (avec Taine, Brandes ou Burckhardt) qui ponctuent ses livres. Depuis maintenant un siècle, les lecteurs et commentateurs de Nietzsche cherchent à rendre compte (de manière parfois critique, parfois « prophétique ») de l’inscription de la pensée nietzschéenne dans la philosophie européenne. Aussi la réception de cette pensée est-elle souvent orientée vers la question des lectures de Nietzsche et de la position de ce dernier au sein de la tradition philosophique. Aborder Nietzsche comme un lecteur demande alors que l’on prête attention à ses sources, tout en gardant à l’œil le processus continu de réception dont sa pensée fait l’objet.
Dans le cadre de cette thématique générale, nous invitons les soumissions de communications portant, par exemple, sur les sources de Nietzsche, sur la réception de Nietzsche, sur les lectures de Nietzsche ou encore plus largement sur le rapport de Nietzsche à la philosophie ou la littérature européennes.
Ce colloque bilingue se tiendra au cours d’une journée (fin mai/début juin) à l’Université Concordia (Montréal, Canada), dans le cadre de la rencontre annuelle de TCEP et du congrès 2010 de la Fédération canadienne des sciences humaines.

> Centre canadien d'études allemandes et européennes

Verfeil. Deux expositions consacrées à Jean Jaurès

Du 07/11/2009 au 13/11/2009

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“On connaît le parlementaire et le tribun, le défenseur de Dreyfus et de la laïcité, le réalisateur de l'unité socialiste et le pacifiste.

Né à Castres en 1859, philosophe, il est professeur au lycée d'Albi puis à la faculté des lettres de Toulouse. Mais ce n'est pas seulement par sa jeunesse et ses débuts professionnels que Jaurès prend racine dans notre région. Elu au palais Bourbon et participant à tous les congrès de l'Internationale socialiste de 1896 à 1914, il n'interrompra jamais sa collaboration hebdomadaire à La Dépêche. A l'occasion du 15e anniversaire de sa naissance, l'office de tourisme de Verfeil organise, dans la salle de la halle, deux expositions. « Jean Jaurès en bande dessinée » qui retrace fidèlement la vie du grand homme en 42 panneaux tirés de l'ouvrage réalisé par G. Capelle et Ph. Enjalbert. Avec « Jean Jaurès, l'homme de paix », on s'intéresse, en 18 panneaux, à plusieurs périodes de sa vie : l'enfant très doué, le brillant étudiant, le philosophe occitan, le député, le professeur…

Ces expositions se tiendront du samedi 7 au vendredi 13 novembre. Les horaires d'ouverture aux scolaires sont de 9h à 12h sur réservation. Cette semaine anniversaire débutera par une conférence : « Jean Jaurès, de l'Occitanie à l'Internationale ». Elle aura lieu le samedi 7 novembre à 14h30, salle de la justice, et sera animée par Jordi Blanc, Docteur en Philosophie. Entrée libre et gratuite. Pour toutes informations supplémentaires ou pour un accueil personnalisé, contactez Nathalie ou Magali au 05 61 35 88 84.”

Source : la dépêche.fr

Citéphilo 2009, 13ème semaines européennes de la philosophie

Citéphilo est un événement annuel organisé par l'associationPhilolille. Cette année, du 12 au 29 novembre 2009, retrouvez plus de 90 conférences, avec en ville invitée, Berlin.

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Usages du temps

“Toute société définit pour ses membres des cadres qui conditionnent certains usages possibles ou nécessaires, contraints ou libres du temps. Ces usages du temps se modifient sous l’effet conjugué de mutations sociales, économiques, scientifiques, technologiques. Bref, ils sont eux-mêmes temporels et historiques.

En prenant la mesure de ces mutations, il est possible d’éclairer la singularité de notre rapport au monde et de mettre en évidence certaines formes d’aliénation.

Qu’on songe par exemple à ce que la consommation ou encore internet induisent comme formes d’asservissement temporel! Qu’on songe à ces transformations de notre rapport au temps qu’induisent le chômage, l’allongement de l’espérance de vie ou encore la réduction du temps de travail !

Une telle réflexion exige aussi d’interroger la manière dont la politique se rapporte au temps : quelles politiques concevoir quand il s’agit de traiter des risques dont les effets futurs exigent des actions préventives aujourd’hui? Comment affronter les situations d’urgence et de crise?

Mais la question des usages du temps concerne encore les photographes, les plasticiens, les musiciens, les performers ou encore les cinéastes, bref tous ceux chez qui la question du temps est moins celle de ses emplois possibles que celle des différentes objectivations dont le temps est susceptible.”

> programme complet

Séance publique de l'Association Louis Lavelle

Le Mercredi 2 décembre 2009 à 15 h - Centre André Malraux, salle Molière - 112, rue de Rennes, Paris 6e

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15 h : « Lavelle et le spiritualisme français  » par Andrea Bellantone

15 h 45 : Discussion

16 h 15 : Pause

16 h 30 : « Le philosophe comme témoin » par Philippe Perrot

17 h 15 : Discussion

ENTREE LIBRE Fermeture de la salle : 18 h 45

Internet : http://association-lavelle.chez-alice.fr

Mail : association.louis.lavelle@orange.fr

“Merde”. Appel à contribution des Cahiers de l’idiotie

Sous la direction de Dalie Giroux et Sébastien Mussi

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Constat anthropologique

La merde est matérialité pure : elle est dépourvue de toute fonction, elle est en quelque sorte la matière par excellence ou, peut-être plus justement, l’antimatière par excellence : c’est ce qui reste une fois que tout acte est accompli. Il s’agit d’une matière qui a épuisé ses potentialités, sa puissance. C’est ce que le corps ne retient pas, n’utilise pas, c’est ce qu’il rejette hors de lui. La merde, c’est le reste.

Cette vision, bien qu’objectivement questionnable (la merde, c’est encore de l’engrais; le déchet peut être recyclé), suffit à expliquer le peu de cas que la pensée, notamment philosophique, fait de la merde.

La pensée en général se concentre sur l’Etre, l’Esprit, sur ce qui dure, sur l’éternel, le pur, et plus rarement sur ce qui passe, sur le fugitif, le destructible, le sale. L’Esprit, pense-t-on, ne produit pas de restes. L’idée de la merde, quand elle est envisagée par Socrate, provoque surtout le malaise.

De là à dire que l’interdit dont nous parlons renvoie à ce que la pensée et le social n’utilisent pas, à ce qu’ils rejettent en dehors d’eux-mêmes, à ce qu’ils refusent même de penser et de dire, il n’y a qu’un pas. Ne le franchissons pas trop vite.

Énoncé méthodologique

Il s’agira pour nous de traiter de la merde comme telle, et par ce geste même comme partie intégrante de la pensée. Nous serons donc résolument blasphématoires. Non pas gratuitement, mais parce que tout acte de pensée authentique, même tourné vers l’Esprit, l’est. La merde sera donc pensée pour elle-même, et non réduite à un autre de la pensée, ce qui permettrait à cette dernière de s’en dissocier, de la rejeter, de la considérer comme le contraire de l’absolu et de la matière féconde et de l’Etre abstrait. La merde comme acheminement de la pensée est possible à travers la radicalisation de son devenir-reste menant à un autre usage de la merde, un usage politique, symbolique et philosophique.

Que pourrait donc vouloir dire aujourd'hui : profaner la défécation? Non pas certes, retrouver quelque chose comme une naturalité prétendue, ni en jouir tout simplement sous la forme d'une transgression perverse (ce qui est toujours mieux que rien). Il s'agit, en revanche, de rejoindre de manière archéologique la défécation comme un champ de tensions polaires entre la nature et la culture, le privé et le public, le singulier et le commun. C'est-à-dire: apprendre un nouvel usage des fèces, comme les enfants avaient tenté de le faire, à leur manière, avant que n'intervinssent la répression et la séparation. Les formes de cet usage commun ne pourront être inventées qu'à l'échelle collective. (Giorgio Agamben, Profanations, p. 109-10).

Jouer avec la merde, restituer cet objet à une communauté de pensée, avant, donc, « la répression et la séparation ». La pensée se fait enfant – idiote – lorsqu’elle commence à penser ces objets desquels elle est, par nécessité, coupée. Plongeons dans le malaise de Socrate.

Aspects de la merde

Approcher l’objet merde comme fait philosophique – c’est peut-être déjà ce que nous avons découvert en tentant de formuler cette problématique – n’est possible qu’en endossant un perspectivisme radical. Il n’y a pas d’accès privilégié à la « chose », ni comme Idée (parce qu’il s’agirait encore de doubler la chose, de coudre du langage au réel), ni comme phénomène au sens d’une saisie de l’objet par la conscience (parce qu’il s’agirait du récit d’une expérience cérébrale de l’Idée de l’expérience de l’objet merde). Nous devons pour cela nous rabattre, joyeusement, sur la multiplication des regards, et viser le point d’épuisement à partir duquel se manifestera peut-être ce qu’il y a de pensant dans la merde.

Nous envisageons ainsi, sans prétendre à l’exhaustivité, trois aspects de la question de la merde. Il s’agirait à travers ceux-ci de réaliser une première exploration, depuis l’Idée de merde (ou son impossibilité), jusqu’à la gestion urbaine des égouts, en passant pas l’histoire de la disparition du référent scatologique dans la culture populaire, et par une analyse culturelle du capitalisme à partir de sa fonction de conjuration de la merde.
1. Par la philosophie et l’histoire des idées et de la littérature, il s’agira de s’interroger sur l’impossibilité de la merde dans la pensée. A ce titre, on peut rappeler l’hésitation fondatrice de Socrate dans le Parménide : alors que Parménide lui demande si la boue et la crasse ont elles aussi une idée séparée d’elles-mêmes, Socrate finit par avouer : « Mais, à peine m’y suis-je attardé que je m’en détourne en toute hâte de peur de m’aller perdre et noyer en quelque abîme de niaiserie. Aussi, revenu à mon refuge, aux objets à qui nous venons de reconnaître des formes, c’est de ces objets que je fais ma conversation et mon étude. » On notera à ce titre que les arts plastiques semblent mieux s’en sortir : Manzoni met ses matières fécales en boîte, Delvoye fabrique une machine à merde qui fera scandale, Lizene peint avec ses déjections, variant les couleurs via son régime alimentaire, retournant la merde à sa matérialité primordiale… Sans aller jusqu’à tenter ce que Dagognet appelle une « ontologie du minime et du banni », il y a au moins lieu de s’interroger sur le rejet du déjeté.

2. À travers l’analyse des cultures, que ce soit au moyen de l’étude des religions, de l’anthropologie, de la psychanalyse ou encore de l’économie culturelle, on tentera de faire le point sur le rôle du déchet dans le capitalisme contemporain. On peut en effet se demander si ce dernier n’est pas arrivé à ce stade où la « défécation sociale » approche le moment de la constipation ou de l’infection par coliformes fécaux. La merde sous le régime capitaliste devient alors un point de vue privilégié pour tenter un diagnostic comparatif à partir non plus du point de départ (la production), mais de celui du point d’arrivée (la décharge). Y aurait-il un stade ubuesque du capitalisme qu’une analyse scatologique permettrait de mettre à jour? Ce stade ubuesque, lié à une excrémental culture, serait-il un kitsch inversé, propre aux sociétés occidentales déspiritualisées et monoculturelles?

3. Dans une perspective sociologique et historique, nous aimerions amorcer une réflexion vers une « copropolitique » ou une « écopolitique de la merde ». Faire le point sur la gestion de la merde, sur la façon dont cette gestion est conçue et mise en œuvre, sur les rapports entre la merde et l’eau dans les structures d’hygiène, nous permettra de dresser un portrait scatologique de notre société, portait qui ne sera peut-être pas dénué d’importance et qui, nous le pensons, échappera à l’abîme de niaiserie tant craint par le jeune Socrate. En novembre 1539, un édit du Roi de France exige que chaque Parisien se discipline dans le rejet de ses déjections, notamment en les gardant chez lui jusqu’au ramassage. Dominique Laporte (Histoire de la merde) fait cette constipation urbaine, de cette nécessaire retenue de la merde dans la sphère privée, un des premiers actes de naissance de la modernité.

Il s’agit enfin, à travers ces thèmes d’une invitation au jeu.

Date limite le 15 janvier 2010

> les cahiers de l’idiotie

Conférence d'Elsa Dorlin : "Les cendres de l'empire: sexe, race, classe et nouvelle mythologie nationale"

Mercredi 4 novembre 2009, Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine

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L'Atelier Cultural Studies a le plaisir de vous annoncer la conférence d'Elsa DORLIN: "Les cendres de l'Empire: sexe, race, classe et nouvelle mythologie nationale".

Elsa DORLIN est philosophe et maître de conférences à Paris I. Elle est l'auteure de "La matrice de la race : généalogie sexuelle et coloniale de la nation française"(La Découverte, 2006) et "Sexe, genre et sexualités"(PUF, 2008)

La rencontre aura lieu le mercredi 4 novembre 2009, à partir de 14H30, à la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, salle Jean Bordes (au rez-de-chaussée). Elle sera animée par le Professeur Eric MACE, sociologue à Bordeaux 2. L'Atelier Cultural Studies est un programme du Laboratoire MICA dirigé par Seok Kyong Hong Mercier, Maître de conférences en Sciences de l'Information et de la Communication à l'Université de Bordeaux 3.

Soutenance de thèse : "Penser et parler en images dans la philosophie de Ludwig Wittgenstein : Modèle, schéma, type", par Sabine Plaud

Le samedi 7 novembre 2009 en Sorbonne à 14h, Amphithéâtre Turgot

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Jury:

M. Jocelyn BENOIST – Professeur à l’Université Paris I

M. Jacques BOUVERESSE – Professeur au Collège de France

Mme Christiane CHAUVIRÉ - Professeur à l’Université Paris I, Directrice de thèse

M. Massimo FERRARI – Professeur à l’Université de Turin

M. Michael HEIDELBERGER – Professeur à l’Université de Tübingen

M. Jean-Philippe NARBOUX, Maître de Conférences à l’Université Bordeaux III

Résumé :

Au cours des différentes périodes de sa production philosophique, Ludwig Wittgenstein a cherché à approfondir la nature du lien existant entre pensée ou discours d’une part, et représentation picturale d’autre part. Le Tractatus logico-philosophicus, premier ouvrage du philosophe autrichien, introduit ainsi une théorie de la « proposition-image » selon laquelle les propositions élémentaires du langage sont autant d’images ou de modèles des faits qu’elles représentent. Dans sa philosophie ultérieure, Wittgenstein renonce à la théorie de la proposition-image au sens strict, mais maintient la légitimité du paradigme pictural lorsqu’il s’agit de caractériser la nature de la pensée ou du discours. La pensée philosophique, en particulier, doit selon lui s’efforcer de produire des images-types ou schématiques de nos systèmes de règles. Ainsi, la méthode des jeux de langage mise en œuvre par le Viennois peut être interprétée comme une recherche d’« images primitives », dans l’esprit de la méthode morphologique développée par Johann Wolfgang von Goethe. Cette recherche doit, à son tour, aboutir à la production de « représentations synoptiques » (c’est-à-dire d’images intuitivement claires) de notre grammaire. La philosophie de Wittgenstein, en ce sens, est et reste tout à la fois une pensée de l’image, et une pensée qui se fait elle-même par l’image.

Pierre Clastres et nous. La révolution copernicienne et la question de l'État.

Colloque les 18, 19, 20 novembre, organisé avec le soutien de l'UNESCO, la Fondation La Ferthé, le CERSA (Université Paris 2-CNRS) et le SESC (Sao Paulo). - Salle 2, UNESCO, 125 avenue de Suffren, 75007 Paris

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Organisé par : ABENSOUR Miguel et KUPIEC Anne

À une époque où les États s’orientent vers la constitution de mégamachines supraétatiques, nous ne pouvons manquer d’être concernés par une pensée qui a conçu une révolution copernicienne ayant pour objet principal l’État. La nouvelle anthropologie politique de Pierre Clastres révolutionne notre manière de penser l’État et au-delà l’institution politique du social. Trois réquisits : 1/. au lieu de penser, à l’exemple de Hegel, l’histoire comme celle des États, P. Clastres effectue un virage radical en abandonnant la thèse des sociétés sans État, et en faisant graviter les sociétés à État autour des sociétés sauvages ou sociétés contre l’État, de telle sorte que s’ouvre un espace d’intelligibilité inédit qui renouvelle l’intelligence du politique. 2/. Désormais il importe de comprendre les sociétés à État à partir des sociétés contre l’État, et non l’inverse. De ce nouveau paysage résulte une universalisation du politique, puisque chacune de ces formes de société correspond à une forme distincte d’institution politique du social. 3/. Il s’ensuit d’une part qu’il ne peut y avoir société humaine sans politique, de l’autre que l’État, dans cette perspective, est ramené au rang de forme régionale et historiquement déterminée du politique. En outre P. Clastres substitue à l’opposition classique une nouvelle distinction entre sociétés à pouvoir coercitif et sociétés à pouvoir non coercitif. Cette nouvelle anthropologie politique intéresse au premier chef les ethnologues, mais tout autant les préhistoriens, les historiens, les sociologues, les philosophes et les théoriciens du politique. Les uns et les autres, « Après Clastres » ont pour tâche de prendre la mesure des bouleversements que son œuvre apporte. Citons en un et non des moindres : pour ceux qui continuent à penser l’émancipation, la société émancipée ne saurait être conçue comme une disparition du politique, comme si le politique devait laisser la place à la spontanéité du social, mais comme une institution politique du social, telle que le pouvoir non coercitif soit un pouvoir avec les hommes et non sur les hommes. Ainsi centré, ce colloque se donnera pour ambition de parcourir les voies nouvelles ouvertes par P. Clastres dans une œuvre qui apporte un autre regard pour penser à nouveaux frais la question politique et la condition de la liberté.

Programme des journées :

Mercredi 18 novembre

Présidence d’Evelyne Grossman (CIPh)
- 9h30 : Accueil
- Allocution de M.Pierre Sané (Sous-directeur général pour les sciences sociales et humaines, UNESCO)
- 10h : Thomas Hirsch (EHESS) : La réception française de l’œuvre de Pierre Clastres
- 10h30 : Jacques Chevallier (CERSA, Université Paris 2-CNRS) : Penser à partir de Pierre Clastres : l’État et le devoir de parole
- 11h : Débat, puis pause
- 11h30 : Max Blechman (Middlesex University, Londres) : Le sauvage est-il un animal politique ?
- 12h : Débat

Présidence de Sergio Cardoso (Université de Sao Paulo)
- 14h : Luce Giard (CNRS-EHESS) : En relisant l'Archéologie de la violence (1977) de Pierre Clastres
- 14h30 : Hélène Clastres (CNRS) : De quoi parlent les Indiens ?
- 15h : Débat, puis pause
- 15h30 : Renato Sztutman (Université de Sao Paulo) : Pierre Clastres et le mystère des prophètes et des guerriers sauvages
- 16h : Christian Bertaux (Université Paris Diderot-Paris 7) : Relecture anthropologique du discours du Contr’Un. Des devins bambara du Mali
- 16h30 : Débat

Jeudi 19 novembre

Présidence de Géraldine Muhlmann (CERSA, Université Paris 2-CNRS)
- 9h30 : Accueil
- 10h : Miguel Abensour (Université Paris Diderot-Paris 7) : Lire Pierre Clastres à la lumière de Nietzsche
- 10h30 : Marc Richir (Université libre de Bruxelles) : La contingence du despote
- 11h : Débat, puis pause
- 11h30 : Mathieu Potte-Bonneville (CIPh) : Quelle dette ? Quel sens ? De Pierre Clastres à Marcel Gauchet, et retour
- 12h : Débat

Présidence d’Antonia Birnbaum (Université Paris 8)
- 14h : Anne-Marie Roviello (Université libre de Bruxelles) : Pierre Clastres et la quête du Non-Un
- 14h30 : Etienne Tassin (Université Paris Diderot-Paris 7) : Anthropologie du politique ou anthropologie politique ?
- 15h : Débat, puis pause
- 15h30 : Francisco Naishtat (CIPh) : Révolution copernicienne du politique et révolution politique
- 16h : Sergio Cardoso (Université de Sao Paulo) : Logique, imagination et réalité. L’affirmation de l’existence des sociétés libres selon la Boétie et Pierre Clastres
- 16h30 : Débat
- 18h30-20h : Conférence de Marilena Chaui (Université de Sao Paulo) : Contr'Un , contre l'Etat : le contre discours de la Boétie et de Pierre Clastres

Vendredi 20 novembre

Présidence de Francisco Naishtat (CIPh)
- 9h30 : Accueil
- 10h : Christian Ferrié (Université Paris 2) : Le mouvement inconscient du politique
- 10h30 : Anne Kupiec (Université Paris Diderot-Paris 7) : En quoi l’œuvre de Pierre Clastres peut-elle renouveler la pensée de l’anarchisme ?
- 11h : Débat, puis pause
- 11h30 : Emilio de Ipola (Université de Buenos Aires) : Société et politique dans l’œuvre de Pierre Clastres : la force de la dette
- 12h : Débat

Présidence d’Emilio de Ipola (Université de Buenos Aires)
- 14h : Marcelo Campagno (Université de Buenos Aires, Conseil national argentin de la recherche) : Pierre Clastres et le problème de l’émergence de l’État
- 14h30 : Beatriz Perrone Moisés (Université de Sao Paulo) : Amériques, pays du Non-Un
- 15h : Débat, puis pause
- 15h30 : Claudio Lomnitz (Université de Columbia, New York) : La dépendance en tant que question anthropologique
- 16h00 : Débat

Immortalité : les illusions d’un mythe

Par Robert Redeker

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“A la Toussaint et son lendemain, sur le chemin du cimetière, errant le vague à l’âme entre les tombes, chacun de nous sera effleuré par le vieux rêve d’immortalité. Or, la forme d’immortalité promus par une certaine science, désirée par le commun des « mortels », menace l’homme bien plus sûrement que la bombe atomique, la guerre mondiale, les OGM ou le réchauffement climatique. Elle menace l’homme dans son humanité dont la mort est une sorte d’axe de rotation. La leçon de cet automnal pèlerinage s’énoncera ainsi : au diable ces fantasmes immortalistes, nous avons besoin de la mort aussi bien pour rester des hommes que pour espérer une autre vie ! “

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Entretien de Pierre Bourdieu, titulaire de la Chaire de Sociologie au Collège de France, avec Didier Eribon, le 2 Décembre 1983.

Titre de série : Mémoire du Collège de France
Date de production : 1984
Durée : 00:41:00

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Support original : vidéo BVU secam
Support de diffusion : VHS, DVD, Beta SP
Version : Français
Distribution : Prêt, Vente (usage privé), Vente (usage institutionnel)
Générique : Réalisateur : LUXEREAU François (CNRS AV, UPS CNRS, Ivry-sur-Seine)
Auteur scientifique : BOURDIEU Pierre (Collège de France, Paris)
Production : Producteur : CNRS AV
Résumé :
Entretien de Pierre Bourdieu, titulaire de la Chaire de Sociologie au Collège de France, avec Didier Eribon, journaliste, le 2 Décembre 1983.
Pierre Bourdieu répond à des questions relatives à ses travaux passés et à venir, à sa logique de travail, au problème de la spécialisation en sociologie...

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Source : Pierre Bourdieu un hommage