Le Philomaton Mobile

Découvrir la philosophie avec le département de philosophie de l'Université de Genève

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Le philomaton mobile est un projet du Département de Philosophie de l’Université de Genève et de l’association Valros, rendu possible par un crédit de la Commission d’Informatique de l’Université de Genève.

Bientôt une nouvelle vidéo philosophique tous les jeudis!

Le projet « philomaton mobile » a été soumis à la COINF en printemps 2009 par Philipp Keller et Olivier Massin, collaborateurs scientifiques au département de philosophie de l’Université de Genève, sous la direction de Kevin Mulligan, professeur ordinaire au département. Il s’inscrit dans la continuité du projet « Découvrir la Philosophie » qui a connu un grand succès pendant l’année académique 2008-2009.

> le site

L'actualité de saint Bernard

Colloque les 20 et 21 novembre 2009

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La pensée de saint Bernard est toujours pertinente. La quête de Dieu qu'il a relancée au XIIe siècle a rejailli sur l'histoire de l'Europe et de la culture occidentale. Elle a rayonné au cours des siècles dans le monde par le développement de l'ordre cistercien, dont il est comme un deuxième fondateur. Réunissant des historiens, des philosophes et des théologiens, ce colloque s'attache à l'étude de quelques thématiques où son expérience s'est cristallisée - les Écritures, l'histoire du salut, la philosophie, l'art - les interrogeant pour comprendre comment Bernard a dépassé son siècle.

Vendredi 20 novembre
Matin : Lire la Bible

9h : Accueil et introduction

9h30-10h30 : Adresse à Dieu, adresse aux hommes dans les sermons de Saint Bernard sur le Cantique des cantiques par Jean-Louis Chrétien, Paris IV-Sorbonne.

10h45-12h15 : Saint Bernard lecteur des Ecritures : Expérience et exégèse Table ronde animée par Dominique Poirel, IRHT, avec le P. Patrice Sicard, Faculté Notre-Dame - IRHT et Gilbert Dahan : EPHE
Après-midi : Théologie et histoire

14h-15h30 : Saint Bernard et l’Histoire

Table ronde animée par le Fr. Bernard-Joseph Samain , Abbaye d'Orval,avec Dominique Iogna-Prat, Paris I - LAMOP, et le P. Matthieu Rougé, Faculté Notre-Dame.

15h30-16h30 : Lecture guidée d’un texte de Guerric d’Igny, Sermon 2 pour l’Avent

17h-18h : Cîteaux ou la naissance de la démocratie moderne en Europe par Chantal Delsol, membre de l'Institut, université de Paris-Est.
Samedi 21 novembre
Matin : L’expérience : saint Bernard et la philosophie moderne

9h30-11h : Expérience et herméneutique : saint Bernard au risque de la philosophie contemporaine

Table ronde animée par le P. Antoine Guggenheim, Collège des Bernardins, avec Emmanuel Falque, Institut Catholique de Paris et le Fr. Philippe Nouzille, Abbaye de Ligugé.

11h15-12h15 : L'expérience de la liberté: lecture philosophique de saint Bernard par Jean Leclercq, université catholique de Louvain.
Après-midi : Art et théologie

14h-15h30 : Art littéraire et spiritualité et Esthétique cistercienne

Table ronde animée par le P. André-Marie Ponnou-Delaffon, Faculté Notre-Dame, avec Michel Zink, Collège de France, et Isabelle Marchesin, université de Poitiers.

15h45-16h45 : La théologie comme art par Jérôme Alexandre , Faculté Notre-Dame.

16h45-17h15 : Ouvertures, par Dominique Poirel, IRHT.

> collège des bernardins

Corps statistique et gouvernement algorithmique: de la docilité des normes

par Antoinette Rouvroy - Mercredi 4 novembre 2009 -Dans l’amphithéâtre du Muséum-Aquarium de Nancy - 17h00-19h00

Face au recours de plus en plus systématique aux technologies de "data mining" et de profilage il s'agirait de poser l'hypothèse suivant laquelle le déploiement de dispositifs technologiques de détection, de classification et d'évaluation anticipative des comportements et intentions des individus opérerait une inversion de la perspective disciplinaire foucaldienne (la production de corps dociles). Le ‘gouvernement algorithmique’ (que j'oppose au gouvernement politique, actuellement déclinant) ne fonctionnerait plus tant à la domestication, à la disciplinarisation des corps, à l’assujettissement à la norme et à la subjectivation par la norme, qu’à la domestication de la norme elle-même par le 'corps statistique', un corps de chiffres produit, enrichi, en permanente recomposition, dont le métabolisme algorithmique produit et affine en permanence des corrélations à partir de bases de données massives et en perpétuelle expansion. Au lieu d’induire une docilité des corps physiques, la normativité statistique ou algorithmique est elle –même ‘disciplinée’, ‘façonnée’ (atuned) par le réel, par les pratiques positives - qui peuvent être aussi irrégulières que possible sans plus gêner le moins du monde le type de pouvoir qui s'exerce au travers du corps statistique puisque toute irrégularité quelle qu'elle soit est immédiatement enregistrée, et métabolisée par le système dont elle enrichit l'échantillonnage statistique. Cette inversion de la perspective disciplinaire pose une série d’enjeux inédits. Elle oblige en tout cas à réévaluer les rapports entre intentionnalité et normativité. Plus finement encore, cette inversion de perspective invite à réfléchir aux enjeux induits par une nouvelle forme de contribution directe des corps physiques eux-mêmes à la 'normativité' alors que l'intelligibilité de ces corps et de leurs attitudes contourne ou dispense de l'élucidation des causes et des intentions subjectives, et alors que décline le rôle du langage et du débat dans les processus d’élaboration des normes.

Séminaire 2009-2010 Histoire des sciences et philosophie du corps

« Quelles normes pour le corps ? »

sous la direction de Bernard Andrieu et Alexandre Klein

ACCORPS - Equipe Associée au LHSP UMR 7117 CNRS

Café-Philo autour de ‘La déconstruction’, à Saint-Quentin

Le 3 novembre 2009, à 18h30

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Café-Philo 'La déconstruction': Le 3 novembre 2009, à la Manufacture de Saint-Quentin, dans l’Aisne.

Le philosophe Pierre JACOB, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud, animera un café-philo autour du thème de la 'déconstruction', concept du philosophe Jacques Derrida.

Un thème également abordé dans le spectacle 'A contrario', de la Cie Appel d’Air, présenté le vendredi 6 novembre 2009, à 20h30, à La Manufacture.

Café-Philo autour de 'La déconstruction'.
Le 3 novembre 2009, à 18h30.

La Manufacture.
35, rue de Flavigny.
02100 - Saint-Quentin

Tél. 03 23 65 04 90

Le philosophe Philippe Nemo récompensé

Le prix Wikibéral récompense chaque année le meilleur ouvrage sur le libéralisme. Cette année, c’est le philosophe Philippe Nemo qui a reçu le prix Wikibéral pour son livre Les Deux républiques françaises (PUF).

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Le prix lui a été décerné officiellement par les membres de l’association Liberaux.org samedi 17 octobre 2009, en présence d’Alain Laurent et de Bertrand Lemennicier. En l’honneur du lauréat, ont été publiés des Mélanges (420 pages, ISBN 9782810604487) qui recensent l’ensemble des livres sélectionnés et proposent des pistes pour prolonger la réflexion de l’auteur.

Suicides au travail : le tournant gestionnaire et le déficit philosophique

par Martine Verlhac

S’appuyant notamment sur les ouvrages de Christophe Dejours, Martine Verlhac examine le « tournant gestionnaire » qui dénature la reconnaissance dont le travail est producteur, au point de livrer ceux qui en sont victimes à l’exclusion et à l’humiliation, à un double déni d’humanité. Devant les idéologies qui, lorsqu’elles ne culpabilisent pas le travailleur en le renvoyant à la « gestion de son stress », dévalorisent le travail en tant que tel, il est urgent de remettre à l’ordre du jour une analyse philosophique inspirée par les grands classiques du travail. Car si aujourd’hui on néglige tant, entre autres, Hegel, Marx ou Simone Weil, c’est peut-être parce qu’ils ont su penser l'ambivalence du travail.

> à lire sur Mezetulle

Colloque à Sofia sur Les deux sources de la morale et de la religion

Conférence organisé par Le Centre Sud-est Européen d’Etudes Sémiotiques et la Société des Amis de Bergson les 6-7 novembre 2009

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Vendredi, 6 Novembre

Nouvelle Université Bulgare, Salle 310

Président : Arnaud François

10:00 – 10:20 Kristian Bankov et Arnaud François: introduction

10:2011:00 Rocco Ronchi (Università di Aquila) :

"Biologie et mistique dans Les deux sources de la morale et de la religion"

11:00 – 11:20 pause café

11:20 – 12:00 Ciprian Jeler (Université Alexandru Ioan Cuza ):

"Briser la décision de briser": pression et aspiration, ou la petite leçon d'escrime

12:00 – 12:40 Johannes Schick (Université de Würzburg)

La fonction fabulatrice et la possibilité d‘intersubjectivité

13:00 – 14:30 Déjeuner

Président : Vladimir Gradev

14:30 – 15:00 Lidia Denkova (NBU):

Impulsion chez Platon, élan chez Bergson

15:00 – 15:40 Filip Iliev (Université Saints Cyrille et Méthode):

La dualité dans l’œuvre de Bergson et son expression dans « Les deux sources de la morale et de la religion »

15:40 – 16:00 pause café

16:00 – 16:40 Ondřej Švec (Faculté de Lettres à Hradec Kralove):

La fragilité de la démocratie face au défi de la technique

16:40 – 17:20 Caterina Zanfi (Université de Bologne et de Lille III)

Anthropologie bergsonienne dans Les deux sources

17:20 – 18:00 Yasen Zahariev, Vladimir Gradev (Université de Sofia), Kristian Bankov

Présentation de l’archive du Sarailiev

Samedi, 7 Novembre

Nouvelle Université Bulgare, Salle de Conférences de la Bibliothèque

Président : Kristian Bankov

10:00 – 10:40 Arnaud François (l’Université Toulouse II-Le Mirail):

La théorie bergsonienne du surhomme

10:4011:20 Ana Dimiskovska

“Mécanique” et “mystique”: schisme ou intégration ?

11:20 – 11:40 pause café

11:40 – 12:20 Ghislain Waterlot (France, éditeur des Deux sources)

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12:20 – 13:00 Florence Caeymaex (Belgique):

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13:00 – 14:30 Déjeuner

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15:10 – 15:50 Kristian Bankov, Anita Kasabova (NBU):

Le langage dans la philosophie de Bergson

15:50 – 16:50 long pause café avec discussion (Café Artes)

> source

Atelier "Genre et philosophie"

EFiGiES : Association de Jeunes Chercheuses et Chercheurs en Etudes Féministes, Genre et Sexualités 

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Les étudiant-e-s en philosophie sur des questions relatives au genre pourront trouver dans l’atelier « genre et philosophie » un lieu de travail commun, de parole libre, de soutien et de visibilité. Le groupe EFiGiES « Philosophie et Genre » se propose d’être un lieu de travail collectif. Plus proche du work in progress que du séminaire ou du colloque, cet atelier de philosophie se veut avant tout comme un lieu de mise en commun de travaux, d’entraide et de solidarité étudiante.

Il se donne trois objectifs principaux :

1. Proposer un moment de travail philosophique commun afin d’éprouver les rapports entre genre et philosophie et donner des éclaircissements sur les questions de méthodologie et de contenus à partir d’un travail commun entre les étudiant-e-s.
Les présentations des travaux se proposeront à l’appui d’une bibliographie, et laisseront un temps suffisant pour laisser place à la discussion, aux questions, aux propositions. Ces présentations proposeront à la fois une réflexion en cours, en termes de contenus et de méthodologie, et à la fois une manière originale de traiter la question philosophie / genre, dans un objectif de mutualisation des connaissances. Des textes d’appui pourront être envoyés à l’avance. 

2. Former un groupe d’entraide et de ressources communes afin que les étudiant-e-s puissent trouver matière à leurs travaux et conseils mutuels.
Un temps sera consacré dans la séance à l’annonce des différents colloques, à la mutualisation des informations, éventuellement et si besoin à la discussion des difficultés de chacun-e.

3. Rendre plus visible le travail des doctorant-e-s, en leur permettant de présenter leurs travaux en cours, leurs interrogations spécifiques et leurs orientations philosophiques.
Les séances seront annoncées sur la liste de diffusion EFiGiES une semaine avant la date prévue, en précisant le titre de la présentation, le thème relatif à la philosophie et au genre abordé, et le nom du/de la doctorant-e.

> plus d’informtions

Jean-Jacques Rousseau, théoricien de la guerre ? Conférence-Débat de Blaise Bachofen

Organisée par La régionale francilienne de l’Association des Professeurs de Philosophie de l'Enseignement Public .

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Parmi les projets de Rousseau figurait un ouvrage intitulé Principes du droit de la guerre. On a longtemps cru cet ouvrage perdu ou resté à l'état d'ébauches fragmentaires. Or un travail sur des manuscrits (jusqu'alors publiés séparément et dans le désordre) a permis de reconstituer un texte très abouti, qui est manifestement la première partie de cet ouvrage. La redécouverte de ce texte et son rapprochement avec les écrits sur le Projet de paix perpétuelle de l'abbé de Saint-Pierre, sur lesquels Rousseau a travaillé immédiatement après, éclairent d'un jour nouveau sa conception des rapports entre les États.

Blaise Bachofen a co-dirigé une édition renouvelée et commentée des Principes du droit de la guerre et des Écrits sur la paix perpétuelle de Rousseau, Vrin, « Textes et commentaires ». Cet ouvrage collectif se propose de dégager l'originalité et l'actualité des questions posées par Rousseau sur la nature et la genèse de la guerre et sur le statut d'un droit inter-étatique. L'État est-il ce qui empêche les hommes de se faire la guerre ou est-il la cause de l'apparition de la guerre ? La guerre peut-elle être soumise à des règles de droit ? Peut-on espérer une fin de toute guerre ? À quelles conditions une forme d'institution confédérale pourrait-elle assurer, par le droit, une paix perpétuelle ?

Blaise Bachofen, ancien élève de l’ENS et agrégé de philosophie, est maître de conférences à l’université de Cergy-Pontoise, où il enseigne la philosophie politique et juridique. Il est l’auteur de plusieurs articles sur la philosophie politique moderne et d’un ouvrage sur J.-J. Rousseau (La Condition de la liberté. Rousseau, critique des raisons politiques, Paris, Payot, « Critique de la politique », 2002). Il a dirigé ou co-dirigé plusieurs ouvrages collectifs parus en 2008 : Le Libéralisme au miroir du droit : L’État, la personne, la propriété, ENS éditions, « La croisée des chemins » ; Cornelius Castoriadis, réinventer l’autonomie, Éditions du Sandre, « Bibliothèque de philosophie contemporaine » ; une édition commentée des Principes du droit de la guerre et des Écrits sur la paix perpétuelle de Rousseau, Vrin, « Textes et commentaires » ; une édition du Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes de Rousseau, GF-Flammarion.

Samedi 7 novembre 2009 à 14h  à la Sorbonne, Salle Lalande.

http://appep-idf.net/

Cent cinquantenaire de De la liberté de J. S. Mill (1859-2009)

Colloque Jeudi 19 Novembre 2009
Maison de l’UNESCO, Paris

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Il y a cent cinquante ans était publié De la liberté de John Stuart Mill, ouvrage capital de la philosophie politique, sociale et morale. Un congrès international sera organisé autour de cet ouvrage, au siège de l’UNESCO à Paris, le 19 novembre 2009. À travers son ouvrage, John Stuart Mill entendait défendre et promouvoir « un principe très simple, fondé à régler absolument les rapports de la société et de l’individu », et qui « veut que les hommes ne soient autorisés, individuellement ou collectivement, à entraver la liberté d’action de quiconque que pour assurer leur propre protection ». Le congrès mettra en avant l’actualité et la force de ce principe dans ses dimensions philosophiques, morales, sociales, politiques et religieuses, en interrogeant à la fois les fondements, les conséquences mais aussi les limites de cette problématique.

Cette conférence est organisée par Anne Fagot-Largeault (Collège de France) & Vincent Guillin (UQAM), avec le concours de l’UNESCO (Division Sécurité Humaine, Démocratie et Philosophie), sous le patronage de l’Institut International de Philosophie, et avec le très généreux soutien de la Fondation Hugot du Collège de France et du CIPSH.

> plus d’informations

La démocratie entre multiplication des droits et contre-pouvoirs sociaux

Journée d’études du Centre de philosophie juridique et politique - Jeudi 12 novembre - Université de Cergy-Pontoise - Salle de conférences

Sous la responsabilité scientifique de C.-M. Herrera et S. Pinon avec la collaboration de l'Association française de droit constitutionnel.?

9 h 15 : Ouverture des travaux
9 h 30 : sous la présidence de P. Rolland, professeur à l’Université de Paris XII

Démocratie et droits : quelle(s) théorie(s) ?

V. Champeil-Desplats, professeur à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense,
Démocratie, droits de l’homme et contrôle de constitutionnalité. Réflexions à partir de la théorie de la démocratie de N. Bobbio.

B. Bachofen, maître de conférences à l’Université de Cergy-Pontoise,
Volonté générale ou volonté uniforme ? Le concept de "pluralité" chez Hannah Arendt
I. Boucobza, maître de conférences à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
La théorie du droit illégitime et les garanties des droits fondamentaux dans l’œuvre de Luigi Ferrajoli

11 h : Discussion/pause
11h 30 : Démocratie et transformations des concepts

Ph. Raimbault, professeur à l’IEP de Toulouse,
Le mouvement de subjectivisation en droit public

C. M. Herrera, professeur à l’Université de Cergy-Pontoise,
Démocratie, pouvoir judiciaire, droits sociaux

P.-H. Prélot, professeur à l’Université de Cergy-Pontoise,
Le principe d’égalité dans le rapport du Comité de réflexion sur le Préambule de la Constitution
13h : Déjeuner/pause
14 h 30 : sous la présidence de O. Gohin, professeur à l’Université Panthéon Assas Paris 2
Démocratie et transformations sociétales

D. Rousseau, professeur à l’Université de Montpellier I,
L’ouverture du droit constitutionnel aux tiers-pouvoirs (économiques, médiatiques ou religieux)

M.-C. Ponthoreau, professeur à l’Université Montesquieu Bordeaux IV,
Le modèle ou l’anti-modèle canadien : minorités sociales versus minorités politiques

S. Pinon, maître de conférences à l’Université de La Rochelle,
La représentation parlementaire des groupes sociaux et des intérêts professionnels : une perspective à oublier ?
16 h : Discussion générale

Nouveau groupe de travail "philosophie et immunologie"

Un nouveau groupe de travail est organisé à l'IHPST par Thomas Pradeu (Paris Sorbonne & IHPST), François Asperti Boursin (Cochin) et Leila Périé (Collège de France)

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Parmi les sciences du vivant, l’immunologie a un statut paradoxal. Elle est un domaine à la fois très expérimental et profondément marqué par une réflexion théorique. De la théorie phagocytaire de Metchnikoff à la théorie du danger proposée dans les années 1990 par Polly Matzinger en passant par la théorie du soi et du non-soi de Burnet, l’immunologie s’est structurée autour de la recherche de concepts et de cadres théoriques riches et complexes. En parlant de soi et de non-soi, d’identité et d’individualité, l’immunologie a même repris à son compte des problématiques proprement philosophiques, qu’elle explore et auxquelles elle répond avec des arguments spécifiques.

Dans ce groupe de travail « Philosophie et immunologie », nous souhaitons réunir des philosophes des sciences et des immunologistes désireux de comprendre, mais aussi d’examiner de manière critique, les fondements conceptuels et théoriques de l’immunologie contemporaine. Qu’est-ce qu’une réponse immunitaire ? A quoi son déclenchement est-il dû ? Quelle est la pertinence des notions de soi et de non-soi en immunologie ? L’immunologie nous apprend-elle quelque chose sur notre identité ? Qu’appelle-t-on la tolérance immunitaire ?

Ouvert à tous, ce groupe de travail est mis en place à l’initiative de philosophes de l’Institut d’Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques (UMR8590, Paris 1-CNRS-ENS) et d’immunologistes de l’Institut Cochin et de l’Institut d’hémato-immunologie de l’Hôpital Saint-Louis.

Organisateurs :

François Asperti Boursin (Cochin)

Leila Périé (Collège de France)

Thomas Pradeu (Univ. Paris-Sorbonne & IHPST)

Lieu :

IHPST, 13 rue du Four, 2e étage, 75006 Paris (M° Mabillon ou Saint-Germain).

Tél. : 01.43.54.60.36

Entretien avec Louis Pinto : autour de la Théorie souveraine

Les philosophes français et la sociologie au XXème siècle

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“Louis Pinto est sociologue, directeur de recherche au CNRS. Élève de Pierre Bourdieu, il s’est intéressé à la culture, aux intellectuels et à la presse (il a publié une étude sur Le Nouvel Observateur), ainsi qu’au monde philosophique. Son dernier livre, La Théorie souveraine [1] étudie la réception par les philosophes français de la sociologie, depuis Durkheim jusqu’aux années 1980. C’est en même temps une étude sociologique des figures de la philosophie française et une réflexion sur les frontières entre ces deux disciplines. C’est aussi un rappel que le philosophe s’inscrit, comme les autres hommes, dans des ensembles sociaux de pratiques et qu’il n’est ainsi pas différent du commun des mortels.”

> à lire sur actu-philosophia

Résistance(s): 2009 Comparative Literature Symposium, Oct. 23, Tulsa (OK)

A group of well-known writers, linguists, psychoanalysts and philosophers will convene to discuss resistance in the 21st century at the annual Comparative Literature Symposium at The University of Tulsa.

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Speakers at “Résistance(s)” will evaluate forms of resistance in the fields of humanities, explain how their works enact an active form of resistance and discuss theoretical perspectives in the expression of resistance to dominant trends.

The international mix of symposium speakers include Brian Evenson, writer and associate professor of English and chair of literary arts program at Brown University; Claire Nouvet, associate professor of French and comparative literature at Emory University; Françoise Davoine and Jean-Max Gaudillière, psychoanalysts from Paris; Christopher Treadwell, a visiting professor of French literature at Miami University in Ohio; Didier Moulinier, philosopher and author from France; and Lydie Meunier, associate professor of French and linguistics at The University of Tulsa.

The symposium, which is free and open to the public, will be held 9 a.m. to 6 p.m. on Friday, Oct. 23 in the Chouteau Room of the Allen Chapman Activity Center on The University of Tulsa campus.

The lectures are sponsored by the National Endowment for the Humanities, University of Tulsa Henry Kendall College of Arts and Sciences, and the Department of Languages.

For more information, please contact Karl Pollin, assistant professor of French, at karl-pollin@utulsa.edu

Georges Gastaud, prof de philo, se penche sur les « jeux du cirque »

La Voix du Nord

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Il est né à Monaco où il a vécu vingt ans avant de venir enseigner la philosophie à Lens (voir ci-contre). Il aime le jeu de football, beaucoup moins ce qu'il est devenu. À quelques heures du match Monaco-Lens, Georges Gastaud apporte son regard de philosophe sur une pratique qui, selon lui, dévie de sa voie originelle.

PROPOS RECUEILLIS PAR PHILIPPE LECLERCQ

> lire sur la voix du nord

Colloque sur la perception : “Les choses mêmes : le sens de la perception”

23 et 24 octobre 2009

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CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE 45, rue d’Ulm, 75230 PARIS Cedex 05

UMR 8547 - Pays Germaniques : Histoire, Culture, Philosophie Archives Husserl Transferts culturels

En ouverture du séminaire de recherche 2009-2010 « Phénoménologies de la perception » (II)

23 et 24 octobre 2009, ENS, 45 rue d’Ulm, Salle Cavaillès

Vendredi 23 octobre

Modération : Sofia Miguens (Université de Porto)

10h : Federico Boccaccini (Université Paris 1 / Université de Pise) : Entre attention et jugement : Brentano et la perception

11h : Lodovica Zanet (Université Catholique de Milan) Actes objectivants et non objectivants. Entre perception et Gemütsbewegungen

Modération : Gianna Gigliotti (Université Rome 2)

14h : Chiara Pastorini (Université Paris 1 / Université de Modène) : Le sens de la perception chez Wittgenstein

15h : Giuseppe di Salvatore (Université Rome 2 / Université de Genève) Les enjeux de l’adverbialisme pour la perception

16h30 : Paolo Spinicci (Université d’Etat de Milan) : What is wrong with recognition theories of picture perception

Samedi 24 octobre

Modération : Sandra Laugier (UPJV)

10h : Pauline Nadrigny (Université Paris 1) La notion d’objet sonore : deux anecdotes révélatrices du problème de la perception en théorie musicale contemporaine.

11h : Ronan de Calan (Université Paris 1) : Avant et après la perception ou le problème des limites

Modération : Jocelyn Benoist (Université Paris 1 / Archives Husserl)

14h : Eric Trémault (Université Paris 1) : La perception comme abstraction chez James et dans la psychologie de la Forme

15h : Roberta Locatelli (Université Paris 1) : Goodbye Content ?

16h30 : Charles Travis (King’s College, Londres) : Unlocking the Outer World

Machine, corps et vision dynamique chez Moholy-Nagy

Communication de Philippe Simay

Ce lundi 19 octobre de 19 à 21 heures, dans le cadre du séminaire Philosophie de la machine (CIPh) - (Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris, Salle N 34)

Dès ses premiers cours au Bauhaus en 1923, Moholy-Nagy développe l’idée d’un entraînement du sensorium humain par les appareils et les machines qui doit permettre aux masses de se réconcilier avec l’esprit de la technique propre à l’environnement urbain. Pour Moholy, l’homme est la synthèse des ses appareils fonctionnels sensitifs dont les capacités sont infiniment perfectibles. La vocation de la caméra photographique et cinématographique est ainsi de dynamiser et d’élargir les facultés perceptives de l’individu en y intégrant des éléments nouveaux. Moholy-Nagy mettra constamment en œuvre les principes de la vision dynamique dans ses photographies et ses films mais aussi dans ses tableaux et sculptures. Il en déclinera parallèlement les attendus dans sa production littéraire: Malerei, Fotografie, Film (1925) en pose les fondements théoriques, Von Material zu Architektur (1929) présente la dimension émancipatrice qu’incarne la Nouvelle Vision tandis que Vision in motion (1947) en développe les enjeux pédagogiques dans le cadre du Bauhaus de Chicago. Appliquée à la ville et à l’architecture, ce programme d’une éducation de la vision devait permettre aux citadins de s'adapter, comprendre et maîtriser un environnement urbain complexe, changeant et souvent perçu comme menaçant. D’autre part, il devait renouveler en profondeur notre expérience de l’espace, ouvrant la perception à des dimensions insoupçonnées du monde sensible.

Revue Argumentation & analyse du discours : n°3 en ligne

Éthos discursif et image d’auteur

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Qu’est-ce qu’un auteur ? par Michèle Bokobza Kahan

“La question, d’une simplicité provocante (Foucault 1994 [1968]), fait rebondir un débat que Barthes pensait clore en tuant l’auteur (Barthes 1984 [1967]). Les deux textes, on le sait, constituent le point d’orgue de la fameuse querelle qui déchire le champ littéraire du 20e siècle entre ceux qui attribuent à l’auteur la pleine maîtrise de son texte (les « intentionnalistes » dans le jargon de la critique américaine) et ceux qui au contraire veulent penser la littérature, d’aucuns diront la « littérarité », sans lui (les « anti-intentionnalistes »). La polémique tourne essentiellement autour de textes de fiction dont la spécificité ontologique délègue à l’auteur des pouvoirs sur son texte inexistants ailleurs. Comme Foucault le note, l’auteur d’une fiction occupe une position privilégiée par rapport à celui d’un texte scientifique, par exemple. Il détient un droit d’interprétation et corrélativement une autorité auctoriale qui influencent sa double relation avec le texte et le lecteur. Cette supériorité explique l’antagonisme qui conduit Barthes à prononcer en 1967, dans le magazine radical américain Aspen, la sentence de mort de l’auteur qui eut ensuite la fortune que l’on connaît. Destin d’un court essai au départ semi-clandestin qui a l’avantage de montrer que le décès de l’auteur ne résout pas le problème de l’auctorialité. Au contraire, il ne fait que le complexifier.”

> lire la suite et le sommaire

Journée mondiale de la philosophie - Congrès international sur John Stuart Mill

Il y a cent cinquante ans la publication De la liberté de John Stuart Mill, ouvrage capital de la philosophie politique, sociale et morale, a vu le jour. Un congrès international sera organisé autour de cet ouvrage, au Siège de l’UNESCO à Paris, le 19 novembre 2009.

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A travers son ouvrage, John Stuart Mill, philosophe et économiste britannique du XIXe siècle, entendait défendre et promouvoir « un principe très simple, fondé à régler absolument les rapports de la société et de l’individu », et qui « veut que les hommes ne soient autorisés, individuellement ou collectivement, à entraver la liberté d’action de quiconque que pour assurer leur propre protection ».

Le congrès mettra en avant l’actualité et la force de ce principe dans ses dimensions philosophiques, morales, sociales, politiques et religieuses, en interrogeant à la fois les fondements, les conséquences mais aussi les limites de cette problématique.

Des orateurs venant d’horizons différents se réuniront pour exposer leurs compréhensions de ce « principe très simple » mais capital dont ils diront comment il peut encore guider nos sociétés d’aujourd’hui.

L’événement est co-organisé avec la Chaire de philosophie des sciences biologiques et médicales du Collège de France et l’Université de Paris VII.

Les travaux se dérouleront seulement en français.

L’entrée se fera au 125 Avenue de Suffren 75007 Paris.

Pour vous inscrire et pour toute question, veuillez contacter la Section Sécurité humaine, démocratie et philosophie, philosophy&human-sciences@unesco.org

Conflit des facultés, usages croisés et transferts entre histoire et philosophie

Séminaire d’anciens élèves (Histoire / Philosophie)

École Normale Supérieure, 45, rue d’Ulm, 75005 PARIS - Salle d’Histoire (Escalier D, 2ème étage)

Vendredi : 16 h – 18 h

Ce séminaire a pour ambition d’interroger les figures, passées et présentes, de la relation entre histoire et philosophie. Nous partirons de la notion d’usage, c'est-à-dire de la réalité des pratiques discursives, académiques et épistémologiques qui offrent un contraste parfois saisissant avec la netteté affichée des partages disciplinaires ou théoriques. Cette notion nous permettra en effet de parcourir toute une série de pratiques intra- ou interdisciplinaires, qui vont de l’argument d’autorité à la difficile notion d’influence, en passant par des figures discursives (l’avant-propos, la note infrapaginale), des figures politiques (la définition politique de la faculté, la dangerosité maintes fois proclamée de ces deux disciplines) ou des figures théoriques (la philosophie de l’histoire, l’histoire de la philosophie, l’historiographie). L’objectif à long terme consistera alors à faire le partage, au sein du vaste champ des pratiques interdisciplinaires, entre ce qui relève de la pétition de principe (celle de la séparation, mais aussi celles de la complémentarité, voire de la communion) et ce qui peut constituer le socle d’une pratique interdisciplinaire réfléchie, consentie et féconde.

Journée d’étude : Le « contexte » et les Recherches philosophiques de Wittgenstein

16 Janvier 2010 - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

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Organisation : Charlotte Gauvry (Charlotte.gauvry@univ-paris1.fr)

Intervenants : Bruno Ambroise, Jocelyn Benoist, Christiane Chauviré, Raphaël Ehrsam, Charlotte Gauvry, Joseph Spadola, Charles Travis

La scène philosophique contemporaine s’intéresse vivement à la notion de « contexte », notion emblématique d’une certaine phénoménologie, du pragmatisme et de la philosophie du langage. Dans le sillon de l’œuvre de Frege, plus récemment sous l’égide du contextualiste Charles Travis, le concept s’est alors précisé. Il semble désormais clair que le « contexte » n’est pas seulement un morceau d’espace/temps, un arrière plan, ou le simple complément contingent des verbes. Le « contexte » est bien plutôt, d’un point de vue logique, un élément déterminant de la valeur de vérité des énoncés.

Pour autant, cette importance posée, la notion reste encore sous-déterminée. La question de sa nature ontologique (le contexte est-il un phénomène du réel déterminé par nos usages ? Un morceau de réel ?), celle de ses limites (peut-il résister à son utilisateur ?), et donc de son pouvoir de contrainte (normatif ? conventionnel ?) restent largement problématiques.

Aussi propose-t-on de revenir à l’analyse de la notion de « contexte » dans les Recherches philosophiques de Wittgenstein. Quand bien même l’œuvre a déjà été très travaillée, on propose d’engager une relecture attentive à la pluralité sémantique des notions utilisées (Zusammenhänge, Umstände, Umgebung, Situation) et à la pluralité des acceptions mobilisées : contexte grammatical de la phrase, contexte du texte, contexte grammatical du jeu de langage, situation du monde (l’attente), contexte incarné (celui d’un sourire), contexte animal (celui du chien), contexte affectif (l’amour), contexte formel (le jeu d’échecs), contexte social (le couronnement d’un roi)… etc., pour mieux comprendre si, « entour », « condition » ou « conditionné », le contexte wittgensteinien est bien un contexte réel.

Parallèlement, une comparaison avec d’autres pensées contextualistes, dont il conviendra de comprendre si elles traitent bien de contextes comparables, sera féconde pour préciser le concept wittgensteinien.

Écrans philosophiques : L’expérience de l’injustice

Mercredi 21 octobre 2009 à 20 h  - Film : Les Raisins de la colère (The Grapes of Wrath) de John Ford, présenté par Gérard Bras.

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“La crise économique et sociale. Pas celle que nous vivons, celle des années 30, vécue par des fermiers américains. Mais toujours, l’expérience de l’injustice pour des hommes laissés pour compte des mutations du monde. Quel avenir inventer quand le présent se ferme et que le passé est envoyé au néant ? Ceux-là sont animés par la force de la vie, quand tous les voudraient morts. Ils se battent pour faire reconnaître, à chaque instant, leur dignité. De quoi l’expérience de l’injustice est-elle l’expérience ? De la prise de conscience des raisons de la soumission ? de l’illusion qui assujettit ? du sens de l’histoire ? Sous la forme du road movie Ford ne filme pas la prise de conscience d’un sujet porteur du sens de l’histoire, mais l’ambiguïté de moments où s’affirme une subjectivité singulière.” G. B.

Au cinéma Georges Méliès
Centre commercial
M° Croix-de-Chavaux (ligne 9)
93100 Montreuil

Rencontres philosophiques pluridisciplinaires : Ethique, économie, politique et droit

Grenoble 29/30 Octobre 2009

Quelle place l'éthique peut-elle et doit-elle occuper dans la vie politique, économique  et juridique?
Faut-il penser une éthique distincte pour les entreprises, une pour la politique et une pour la sphére judiciaire ou bien l'éthique n'est-elle qu'une ? Peut-on aisément marier la politique, l'économie, le droit et une certaine forme de morale et si oui à quelle condition ?
Est-ce que, comme d'aucuns le soutiennent, la postmodernité se trouve face à une crise éthique et l'éthique serait-elle la seule issue possible à nos difficultés présentes ?

Répondre à ces interrogations implique d'envisager le problème sous plusieurs angles :

1) Convient-il de moraliser la politique et l'économie ou de politiser la morale ?
2)  Est-il nécessaire de juridiciser la morale, l'économie ou/et la politique ?
3) Est-il nécessaire de politiser ou de moraliser l'économie et le droit ?

Pour répondre à ces questions, il s'agirait chaque fois de voir :

a) Ce que cela pourrait signifier
b) Si cela est nécessaire
c) Si cela est souhaitable (plus d'avantages ou plus d'inconvénients)
d) Comment cela pourrait se traduire dans la pratique

Il s'agirait aussi de voir en quoi consiste précisément l'autonomie de chacune de ces sphères ( si elle existe) et s'il peut/doit y avoir des exceptions à cette autonomie.

La rencontre se déroulera en trois temps, deux journées qui verra une rencontre en spécialistes et une soirée d'ouverture qui sera plus destinée au grand public.

> Programme sur le blog de Jean-Jacques Sarfati

Logicomix, Russell en bande dessinée

Logicomix est une bande dessinée qui retrace l’histoire de la crise des fondements des mathématiques, vue à travers les yeux de Russell. Cliquez sur l’image.

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À l’ère des mémoires, quel avenir pour l’oubli ?

17 octobre - Journée d’étude organisée par le Groupe d’études transversales sur les mémoires (GETM), co-animé par Esther Benbassa, directrice d’études, et Sébastien Ledoux, chercheur associé.

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Centre Alberto-Benveniste (EPHE-Sorbonne), 41, rue Gay-Lussac, 75005 Paris, 5e étage, Salle 98.

Première table ronde - 11h00 -12h45

« Mémoire sans histoire ? »

Conférencier : Serge Barcellini (Maître de conférences à Sciences Po, Paris)

Discutant : Johann Michel (Professeur en science politique à l’Université de Poitiers et à Sciences-Po, Paris)

12h45-14h30 : Pause déjeuner

Deuxième table ronde - 14h30 -15h45

« Temps, hors-temps »

Conférencière : Régine Robin (Professeur de sociologie à l’Université du Québec, Montréal)

Discutante : Esther Benbassa (Directrice d’études à l’EPHE-Sorbonne)

15h45-16h15 : Pause café

Troisième table ronde -16h15 -17h30

« Mémoires oubliées »

Conférencier : Alain Taïeb (Psychanalyste)

Discutant : Jean-Gabriel Ganascia (Professeur en informatique, intelligence artificielle et sciences cognitives à l’Université Pierre et Marie Curie, Paris VI)

Conclusion -17h30 -18h00

« Mémorer, oublier »

Sébastien Ledoux (Chercheur associé, Centre Alberto-Benveniste, EPHE-Sorbonne)

Michèle Baussant (Chargée de recherche en anthropologie, CNRS)

Alexandra Loumpet-Galitzine (Chercheur associé, Centre Alberto-Benveniste, EPHE Sorbonne)

Les idées sensibles entre vie et philosophie

Conférence de Mauro Carbone

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Mercredi 7 avril 2010 de 18h30 à 20h

Conférence publique organisée par la Société Rhodanienne de Philosophie.

> source

Orient et Occident au temps de Jean-Richard Bloch (1920-1940)

Journée d’études - Vendredi 04 décembre 2009 – Paris

Au lendemain de la guerre de 1914-1918, la civilisation occidentale doute d'elle-même. Convaincus de son déclin, certains annoncent sa ruine, d’autres croient qu'elle peut être régénérée à condition de se tourner vers l'Orient. Nous nous proposons, au cours de cette journée, de comprendre les raisons de cet appel de l’Orient : Quel Orient ? Quelle image s’en faisait-on ? Qu’espérait-on de lui ? L’Orient était-il un rêve ou une réalité ? Jean-Richard Bloch lui aussi a entendu l’appel de l’Orient. Il a éprouvé une véritable fascination pour ce continent où il situait ses origines. Nous étudierons, à travers sa vie et ses œuvres, les chemins qui l’y ont conduit et les raisons de cette fascination. Nous étendrons notre réflexion à l’Afrique Noire, perçue également comme un « ailleurs » porteur de valeurs différentes de celles de l'Occident.

Vendredi 4 décembre 2009, 9h30-18h
Columbia University- Reid Hall
4, rue de Chevreuse, 75006 PARIS
MatinÉe : présidence de Christophe Prochasson

9h 30-10h : ACCUEIL DES PARTICIPANTS
Les Appels de l’Orient

10h-10h30 : Guy Dugas, L’Orient des écrivains à travers les principales revues littéraires de la décennie 20-30

10h30-11h : Philippe Niogret, François Bonjean : l’Islam entre tradition et modernité

11h-11h30 : Tivadar Gorilovics, Le sentiment d’identité à l’épreuve : Jean-Richard Bloch entre l’Orient et l’Occident

11h30-12h : Questions - Échanges.

12h00-14h00 : Déjeuner
AprÈs-midi : présidence de Alain Quella-Villéger
Jean-Richard Bloch et l’Orient

14h-14h30 :   Eva Vamos, L’Illustre Magicien, drame de J.-R. Bloch et D. Lazarus, d’après une nouvelle de Gobineau

14h30-15h : Danielle Milhaud-Cappe, La transgression jubilatoire dans La Nuit kurde

15h00-15h10 :   Lecture : fragments de La Nuit kurde.

15h10-15h40 : Questions - Echanges.

15h40-16h00 : Pause

16h00-16h30 : Sylvie Jedynak, La condensation théâtrale de La Nuit kurde

16h30-17h00 : Elsa Geneste, Jean-Richard Bloch et l'Afrique noire ou la découverte d'une nouvelle Jérusalem ?

17h00-17h10 : Lecture : quelques haï-kaï de Jean-Richard Bloch

17h10 -17h40 : Questions – Échanges

17h40-18h00 : Alain Quella-Villéger, Conclusion de la journée

> Source

Entretien avec Alain Cugno : autour de De l’angoisse à la liberté

Apologie de l’indifférence

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“Alain Cugno développe depuis L’existence du mal une réflexion personnelle et exigeante autour de la question de la liberté humaine ; professeur de khâgne, son enseignement portait la trace de cette exigence de liberté, qu’une remarque entendue en cours résumait à elle seule : « La culpabilité est une sorte de préliminaire de l’enfer, mais en beaucoup plus atroce. » L’entretien s’est déroulé au domicile de l’auteur, et les propos furent recueillis par Thibaut Gress.” (…)

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Où l’on découvre l’existence d’une école de philosophie pratique

Morbleu !

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“Dans le métro, on voit des publicités pour une énigmatique School of Practical Philosophy qui promet en quelques leçons d’enseigner le bonheur et la liberté. Sans doute du stoicisme-épicurisme ré-assaisonné à la sauce New Age : on a pas fait mieux depuis. Il est écrit en préambule de la constitution que tout le monde en Amérique à droit « à la recherche du bonheur » (titre d’un film de Will Smith où figurent quelques bonnes scènes, comme celle où, quasi SDF, il se trouve à dormir avec son enfant dans les toilettes du métro). Je crois qu’on doit cette idée à Jefferson. Initialement, si je me souviens bien de mon Kaspi, cela signifiait avant tout qu’on avait le droit d’être riche, d’évoluer dans la hiérarchie, qui que l’on soit. C’était une revendication pour un égalitarisme de droit.”

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A la recherche du slogan politique

A propos de Yes we can (slogan électoral) de Robert Rodeker, Pleins Feux, 2009

“Le 8 janvier 2008, sur le coup de 23 heures, à Nashua (New Hampshire), le candidat à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama, prononce un discours de défaite (il vient de perdre de deux points cet État du Nord-est des États-Unis contre Hillary Clinton), appelant ses partisans à un sursaut. Cette allocution est restée célèbre avec ce passage à connotation volontariste "  Yes we can ! ". A partir de ce discours d'Obama et de cette formule d'action, le philosophe Robert Redeker nous propose une analyse de ce slogan électoral.” (…)

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Cycle de conférences : Le Stoïcisme

CYCLE DE CONFERENCES LÉON-ROBIN 2009 – 2010 :  LE STOÏCISME

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27 Novembre : traditions et transformations de l’éthique stoïcienne, Panétius et Hécaton

14h00-17h30, salle Celan, ENS
Emmanuele VIMERCATI (Université du Latran, Rome) : « L’etica di Panezio e la tradizione classica ».

Christelle VEILLARD (Université Paris X-Nanterre) : « Le Portique et le problème de l’amour - Enquête sur une sentence d’Hécaton de Rhodes : Amicus esse mihi coepi »

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ALAIN, littérature et philosophie mêlées

Colloque international

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Ce colloque organisé dans le cadre du projet de recherche HIDIL (Histoire des idées de littérature), financé par l'ANR, se tiendra à Université Paris IV-Sorbonne et à l'Ecole normale supérieure les 16 et 17 octobre 2009.

Préfaçant en 1956 l'édition des Propos d'Alain dans la Pléiade, André Maurois y voyait un des grands livres de l'humanité. Mais Gracq, qui avait été son élève, estimait qu'il « n'avait pas d'avenir dans l'esprit ». De fait Alain, qui fut de son temps une grande figure, s'est effacé. Son oeuvre abondante avait pour ambition de « changer la philosophie en littérature et, au rebours, la littérature en philosophie » : elle fut d'abord celle d'un journaliste (3498 Propos quotidiens de 1906 à 1914) et d'un professeur de philosophie, normalien, agrégé, en charge de la khâgne d'Henri IV pendant plus de vingt ans. Elle touche à la littérature par de grandes études sur Balzac et Stendhal, à la politique, et à tous les domaines de la philosophie, de la métaphysique à l'esthétique et à la philosophie morale, à travers des sujets comme Mars ou la guerre jugée, Le Citoyen contre les pouvoirs, Le Système des Beaux-Arts, Propos sur le bonheur. Elle demande aujourd'hui à être située dans l'histoire de la culture française, et interrogée en tant qu'exemple caractéristique d'une philosophie du sens commun.

Le colloque organisé par l'équipe de recherche « Littératures du XXe siècle » de l'Université Paris IV-Sorbonne, dans le cadre du programme ANR « Histoire de l'idée de littérature », conjointement avec le Département « Littérature et Langages » et le Centre de recherche sur la philosophie française contemporaine de l'Ecole normale supérieure.

Coordination scientifique : Michel Murat et Frédéric Worms.

Les propositions de communication peuvent être adressées jusqu'au 15 juillet 2009 à Michel Murat (mmurat@wanadoo.fr) ou Frédéric Worms (frederic.worms@ens.fr)

Le capitalisme et la mort

Par Jean Zin

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“Le capitalisme et le monde de la marchandise semblent se caractériser par leur évacuation complète de la mort, revendiquant une fin de l'histoire qui serait une histoire sans fin, une culture de paix portée par le commerce ainsi que les promesses publicitaires d'une vie de plaisirs.

Point par point, le réel y fait objection pourtant par l'irruption de la mort tant redoutée, le maître absolu, que ce soit sous la forme de l'effondrement systémique, de la guerre ou du suicide (tellement incompréhensible pour l'homo oeconomicus!).

On n'en a pas fini avec la mort, pas plus qu'avec le réel ni avec l'histoire. Ce n'est pas tant parce que le capitalisme serait mortifère, animé d'une "pulsion de mort" venue on ne sait d'où, mais parce que la mort fait partie de la vie et qu'on se cogne au réel inévitablement. Si le capitalisme monte ainsi invariablement aux extrêmes, c'est tout simplement parce qu'il ne connaît pas de limites et ne rencontre ses limites qu'à mettre en cause notre existence, individuelle ou collective. Si la mort est en jeu, c'est que la vérité n'est pas donnée ni le réel transparent et qu'il ne peut y avoir de changement des règles collectives sans menacer l'existence du collectif comme tel et jusqu'à la vie de chacun, obligé de choisir son camp.” (…)

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Quelle Europe de la connaissance ?

Journée d'étude du séminaire "Diversité des langues et poétique de l'histoire" organisée par Le Texte étranger (Université Paris 8 - resp. Claire Joubert) et TRANSITIONS (CRNS/NYU - resp. Emilienne Baneth-Nouailhetas), en collaboration avec Polart - poétique et politique de l'art.

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Programme :
10h. Présentation
10h.30. Yves Abrioux (Université Paris 8) - Adam Smith : la littérature et la démocratie d'opinion
11h.30. Jürgen Trabant (Freie Universität, Berlin) - « Rester toujours dans la recherche » : Humboldt, université, langage
12h.30. Gérard Dessons (Université Paris 8) - Qu'est-ce qu'un vocabulaire ?
pause déjeuner
15h. Barbara Cassin (CNRS) - Pluralité et relativisme : quelques remarques pour une Europe à partir de Hannah Arendt
16h-18h. Table ronde, présentée par Emilienne Baneth-Nouailhetas et Claire Joubert : Quelle Europe de la connaissance ?

Le séminaire Diversité des langues et poétique de l'histoire associe Le Texte étranger, groupe de la recherche en littérature anglaise (composante de l'UPRES/EA 1569 - Transferts critiques et dynamique des savoirs, domaine anglophone, Université Paris 8) et TRANSITIONS, Centre de recherche international en sciences humaines (UMI 3199, CNRS/NYU). Ce séminaire commun cherche à explorer les points névralgiques à l'intersection de leurs démarches respectives : émergences de l'étranger dans le texte anglophone ; effets de multilinguisme et feuilletage de l'histoire coloniale et postcoloniale ; le littéraire comme travail historique de l'altérité dans
les langues ; poétique et politique de la culture ; politique des sciences de la culture en contexte de postcolonialité et de mondialisation.

> plus d’informations

Philosophie politique du monokini

Conférence de Marcela Iacub

suivie d'un échange avec Catherine Millet


le mardi 6 octobre à 18h au cinéma Le Miroir - La Vieille Charité, Marseille

Avis de parution de l’”Origine des espèces” de Charles Darwin

Ouvrage paru le 1er octobre 2009 en 2 versions :
Éditions Honoré Champion pour la version poche.
Éditions Slatkine pour la version savante de la collection des Œuvres complètes de Charles Darwin.

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Édition du Bicentenaire sous la direction de Patrick Tort
Traduction nouvelle par Aurélien Berra. Coordination par Michel Prum
Précédé de : Patrick Tort, Naître à vingt ans. Genèse et jeunesse de L’Origine

Vingt années séparent le premier exposé de la théorie darwinienne – le brouillon de 1839 – et la publication, le 24 novembre 1859, de L’Origine des espèces. La fin de cette longue genèse est aussi le début d’une lente maturation qui durera jusqu’en 1872 – date de sa sixième et dernière édition –, voire, si l’on y inclut les ultimes révisions de l’auteur, jusqu’en 1876 – date du dernier tirage soumis à son examen. C’est cette édition absolument définitive du plus célèbre des ouvrages de Darwin qui est ici traduite et présentée à l’occasion du bicentenaire de sa naissance.
Aucun livre de science ne connut sans doute plus durable succès. Aucun ne suscita réactions plus vives ni controverses plus passionnées. Dans une quête d’exhaustivité qui demeurera toujours insatisfaite, l’ouvrage illustre à travers chacun de ses chapitres la haute cohérence de la théorie de la sélection naturelle, moteur de la transformation des espèces, avec les données issues de l’observation des variations animales et végétales, de la théorie des populations, de la zootechnie, de l’horticulture, de l’éthologie, de l’étude de la génération et des croisements, de la paléontologie, de la biogéographie, de la morphologie, de l’embryologie, de l’histoire de la Terre et du climat, ainsi que de la classification des formes vivantes. Particulièrement démonstratif et amplement documenté, il porte un coup décisif aux anciennes croyances en la création singulière et en la perfection native, fixe et définitive des espèces.
Cette laïcisation de l’histoire naturelle, qui s’inscrit elle-même dans une autonomisation nécessaire de la science, sera pour cela longtemps combattue par les Églises et les groupements mystiques restés fidèles au dogme, indéfiniment remanié mais toujours résurgent, de la Création du monde et du vivant par une intelligence transcendante et providentielle qui serait seule capable d’en garantir les fins et d’en préserver l’harmonie.
Dans une savante et méticuleuse préface, Patrick Tort étudie pas à pas la constitution de ce maître livre qui inaugure, en l’affranchissant de toute théologie, la pensée scientifique moderne.

Perspectivisme et animisme : débat avec Philippe Descola

Archives Audiovisuelles de la Recherche

Paul Veyne : « Je ne crois pas aux idées générales »

Propos recueillis par Juliette Cerf | Photographies de Frédéric Poletti

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“Curiosité, érudition, talents de conteur, anticonformisme, clarté, humour, tels sont les traits de sa présence généreuse, joyeuse. Titulaire de la chaire d'histoire de Rome au Collège de France entre 1975 et 1998, Paul Veyne aime à faire dialoguer l'histoire et la philosophie. Paru en 1971, son premier livre Comment on écrit l'histoire a attiré l'attention de Raymond Aron. Sa singularité consiste à ne pas séparer la Grèce et Rome – voir son livre-somme L'Empire gréco-romain. Né en 1930 à Aix-en-Provence dans un milieu qu'il qualifie d'« inculte », Paul Veyne a découvert l'histoire à 8 ans, en trouvant une pointe d'amphore sur une colline de Cavaillon. Inspirée par Michel Foucault, Max Weber et Georg Simmel, sa réflexion, qu'elle se fasse épistémologie de l'histoire ou philosophie de la croyance, ne cesse de susciter une puissante démystification de notre rapport au réel. Il se méfie des termes généraux, « ces vêtements trop amples de la pensée », débusquant les traces du causalisme historique : « Ce n'est pas le christianisme qui est à la racine de l'Europe, c'est l'Europe actuelle qui inspire le christianisme ou certaines de ses versions », lit-on dans son dernier livre.” (…)

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3è congrès international de la Société de philosophie des sciences (SPS) : « Sciences et décision »

Les 12, 13 et 14 novembre 2009 à l’Ecole normale supérieure de Paris

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Les 12, 13 et 14 novembre 2009 aura lieu à l’Ecole normale supérieure de Paris le troisième congrès international de la Société de philosophie des sciences (SPS). Son thème est « Sciences et décision ». Il rassemblera des philosophes, des scientifiques, des médecins, des sociologues, des psychologues, des spécialistes des sciences de la décision pour analyser la prise de décision en sciences, la manière dont les décisions (notamment politiques et éthiques) peuvent être éclairées par les sciences, ainsi que les fondements des sciences de la décision.

Conférences plénières :
- Alvin Goldman (Université Rutgers) : « The Social Epistemology of Science: Is It Different? ».
- Marc Le Menestrel (Universitat Pompeu Fabra, Barcelone & INSEAD, Fontainebleau) :  « Mesure des choses, valeurs des gens ».
- Philippe Mongin (CNRS & Groupe HEC, Paris) : « La théorie de la décision et la psychologie du sens commun ».
- Wlodek Rabinowicz (Université de Lund) : « Decision theory for chancy environments ».
- Bernard Walliser (ENPC-EHESS, Paris) : « De la psycho-économie à la neuro-économie ».

Le programme du congrès comporte en outre une douzaine de symposiums et près de 50 communications individuelles sélectionnées.

Quels sont les liens entre les sciences et la décision ?

Quels choix se présentent aux chercheurs et aux responsables des programmes scientifiques ? Sur quoi leurs décisions se fondent-elles ou devraient-elles se fonder ? Comment prendre de « bonnes » décisions à l’aide de connaissances scientifiques dans des situations d’incertitude ? Quand et selon quelles modalités est-il possible de décider « scientifiquement » ? Que sont les sciences de la décision et sur quoi se fondent-elles ?

Ces questions se distribuent selon trois grands axes :

1) Les décisions prises dans les sciences. Telles sont, en particulier, les décisions relatives à l’adoption d’une théorie scientifique plutôt qu’une autre, d’une interprétation plutôt qu’une autre comme dans la mécanique quantique, d’un programme de recherche plutôt qu’un autre ; mais également les décisions stratégiques dans la poursuite d’un programme de recherche : quand poursuit-on, quand abandonne-t-on une piste ? comment alloue-t-on les ressources humaines et matérielles au sein d’une équipe, d’un institut ?

2) Les décisions aidées par les sciences, dans des domaines pour lesquels la décision est une composante à part entière du domaine scientifique (sciences médicales par exemple), mais aussi dans des situations (politiques, juridiques, économiques… ) où l’on fait appel à l’expertise scientifique.

3) Les sciences de la décision.

À ces questions, la philosophie des sciences, l’épistémologie sociale, les sciences de la décision, mais également les sciences cognitives, peuvent apporter des éclairages propres. Le pilotage des institutions scientifiques est par excellence le lieu de la décision, et de l’évaluation de la décision dans la science : que savons-nous des processus dans ces institutions ? Nombre de décisions politiques, mais également individuelles, ne concernent pas la science mais sont prises par des non-scientifiques à la lumière de données scientifiques, souvent complexes, souvent très incertaines. Comment, ici encore, sont-elles prises, comment devraient-elles l’être ?

La décision dans la science, la décision à partir de la science, la décision étudiée par la science : ces trois domaines aboutissent à une question transversale, celle de la possibilité et de la nature de la décision scientifique.

* Ce thème n’est pas limitatif : le comité de programme a examiné des  propositions relevant de nombreux domaines relevant de la philosophie des sciences au sens le plus large, et en a retenu un bon nombre.

http://www.sps09.org/

Descartes et Saviano

Par Marcelle Padovani

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Apparemment peu de raisons de mettre côte à côte ces deux noms, si ce n'est l'actualité. Avec d'une part la présentation à Rome des œuvres complètes de Descartes chez Bompiani, en italien évidemment.

“Un premier volume (3 000 pages) contient toutes les lettres du philosophe, en tout 700 missives, avec leur mise à jour chronologique et de nombreuses annexes. Le second volume (qui se subdivise en deux en réalité, l'un de 2 500, l'autre de 1 700 pages) contient tous les écrits publiés par Descartes (1637-1649), plus les écrits posthumes. Avec d'importantes annexes, des notes historiques, des tables, des mises à jour textuelles et chronologiques. C'est le résultat fantastique de vingt ans de travail franco-italien : pour la première fois toutes les œuvres de Descartes sont traduite dans la langue de Dante, et certaines traduites pour la première fois du latin en langue moderne.” (…)

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Distinctions élémentaires : un atelier de philosophie de l'Université conventionnelle animé par Jean-Michel Muglioni

Le cours de Jean-michel Muglioni sera consacré en 2009-2010 à une initiation à l'intelligence de la langue commune et des distinctions élémentaires que son emploi présuppose constamment.

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“A quoi bon philosopher en effet, si c’est pour demeurer prisonniers de notre confusion ordinaire ? Rien n’est donc plus urgent ni plus difficile que de distinguer par exemple l’égalité dont traitent les mathématiques et celle qu’affirme la Déclaration des droits de l’homme, la culture au sens où l’on parle d’un homme cultivé ou de culture physique, et la culture au sens que la sociologie donne à ce terme…” (…)

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