Psychanalyse de la philosophie et de l'inconscient occidental

Charles Pépin, "Les Philosophes sur le divan"





A travers la psychanalyse fiction de trois philosophes, c’est l’Occident que Charles Pépin propose d’analyser dans ce roman-réalité. En imaginant un quotidien pour ces grands hommes, Platon, Kant, Sartre et Freud, l’auteur suggère au lecteur la genèse de leur pensée et aborde un thème qui lui tient à cœur : la fidélité à soi.

> Non-fiction

Merci Kandinsky

par Bruno de Baecque



Kandinsky. Son nom suffit à faire titre. C’est dire... Cette exposition à Beaubourg [1]est l’occasion de tenter autre chose : une expérience sur la liberté du regard.

Kandinsky est considéré comme le premier peintre abstrait. Est-ce vrai ou faux ? Peu importe... La manière par laquelle il a découvert la richesse de l’abstraction - qu’il raconte dans son livre Regards sur le passé - aide beaucoup le regardeur à plonger dans son univers de formes pures.

> lire la suite sur http://www.amateur-idees.fr/Merci-Kandinsky.html

Ni Dieu, ni maître, ni organisation ? Les anarchistes et la République, 1880-1914

par Romain Ducoulombier



De la fin du XIXe siècle à nos jours, le mouvement anarchiste n’a cessé d’alimenter les fantasmes sur l’existence d’une Internationale terroriste noire. Le livre de Vivien Bouhey est l’occasion de comprendre comment les autorités ont voulu réduire l’anarchisme des années 1890, fortement ancré dans la classe ouvrière, à la menace d’un complot contre la République.

> La vie des idées

Déconstruire, dit-il... Autour de l'oeuvre de Jacques Derrida

Colloque du 20 au 23 mai 2009 à la Maison de la recherche de l'Université de Paris IV et au Centre Culturel des Irlandais



Sous la responsabilité de
University College Dublin
Université de Paris IV – Sorbonne
Goethe Universität – Frankfurt
Centre culturel irlandais

Avec le soutien de
Ambassade de France en Irlande
Université franco-allemande (Saarbrücken)

Comité scientifique
Joseph Cohen
Werner Hamacher
Felix Heidenreich
Jean-Luc Nancy
Raphael Zagury-Orly


Mercredi 20 mai 2009

Maison de la recherche de l’Université de Paris IV – Sorbonne
28 rue Serpente, 75006, Paris

9h30
Mots d’ouverture
Georges Molinié (Président de l’Université de Paris IV – Sorbonne)
Michel Fichant (Directeur du Département de Philosophie et de Sociologie de l’Université de Paris IV – Sorbonne)

10h00
Geoffrey Bennington : Ecrire, écrit-il…

11h00
Mireille Calle-Gruber : Les biais d’Alethéia

Déjeuner

13h30
Raoul Moati : Derrida et la question du performatif

14h30
Felix Heidenreich : Derrida et Schmitt: Le souverain et sa déconstruction

Pause

15h45
Marie-Louise Mallet : Mémoires d’aveugle, « De la couleur à la lettre », ou la peinture comme « expérience de l’appropriation impossible »

16h45
Michel Lisse : « Une écriture qui ne serait ni philosophie ni littérature... »

Pause

18h00
Jean Grondin : Le dernier dialogue de Jacques Derrida avec Hans-Georg Gadamer

Jeudi 21 mai 2009

Centre culturel irlandais
5 rue des Irlandais, 75005, Paris

9h00
Fernanda Bernardo : Déconstruction, justice indéconstructible

10h00
Gisèle Berkman : L’hyperbole et son suspens: la déconstruction face à l'indéconstructible

Pause

11h15
Orietta Ombrosi : « Ecce animot »

12h15
Jean-Luc Guichet : Le malin génie animal du cogito

Déjeuner

14h30
David Brezis : Déconstruire l'éthique: Levinas et la spectralité

15h30
Michael Naas : Au commencement, le souffle : la genèse de la déconstruction

Pause

17h00
Raphael Zagury-Orly : La différance hantologique

18h00
Gérard Bensussan : Le marranisme comme éthique

Vendredi 22 mai 2009

Centre culturel irlandais
5 rue des Irlandais, 75005, Paris

9h30
Danielle Cohen-Levinas : Le tournant poétique de la phénoménologie – Derrida face à Celan

10h30
Ginette Michaud : Aschenglorie de Paul Celan : “Point d’intraductibilité”, les enjeux d’une traduction “relevante” de Jacques Derrida

11h30
Marc Crépon : Partage de la singularité ; Derrida, lecteur de Celan

Déjeuner

14h30
Ebe Gruber : Logique de l'aporie

15h30
Stefan Lorenzer : L’inconditionnable

Pause

17h00
Joseph Cohen : « Et si » l’événement « peut-être » advenait ?

18h00
Jean-Christophe Goddard : Philosophie et spectralité

Samedi 23 mai 2009

Centre culturel irlandais
5 rue des Irlandais, 75005, Paris

9h30
Tim Mooney : On Some Motivations for a Deconstructive Reading

10h30
Andrew Haas : Yes No

11h30
Simon Glendinning : Prudently European

Déjeuner

14h30
Serge Margel : Les archives de Jakob – Freud, Yerushalmi, Derrida, et la scène des Ecritures

15h30
Stéphane Habib : Aux commencements

16h30
René Major : Naissance (sans origine) de la déconstruction

Pause

18h00
Michel Deguy : Retour de métaphore

Edouard Glissant: Philosophie de la Relation

Philosophie de la Relation, poésie en étendue (Gallimard)



Présentation de l’éditeur.

Nous ne voyons plus le monde en manière grossière et projective : et par exemple, comme hier, cinq continents, quatre races, plusieurs grandes civilisations, des périples de découvertes et de conquêtes, des avenants réguliers à la connaissance, un devenir à peu près devinable. Nous entrons maintenant et au contraire dans un infini détail, et d’abord nous en concevons de partout la multiplicité, qui est inétendue, et qui pour nous est indémêlable, et sans prédiction.

Il n’y a pas que cinq continents, il y a les archipels, une floraison de mers, évidentes et cachées, dont les plus secrètes nous émeuvent déjà. Pas que quatre races, mais d’avant aujourd’hui d’étonnantes rencontres, qui ouvraient au grand large. Elles étaient là, nous les voyons.

Il n’y a pas que de grandes civilisations, ou plutôt : la mesure même de cela qu’on appelle une civilisation cède à l’emmêlement de ces cultures des humanités, avoisinantes et impliquées. Leurs détails engendrent partout, de partout, la totalité. Le détail n’est pas un repère descriptif, c’est une profondeur de poésie, en même temps qu’une étendue non mesurable. Ces inextricables et ces inattendus désignent, avant même de les définir, la réalité ou le sens du Tout-monde.

Et si la précaution n’était pas qu’un principe ?

Journée scientifique proposée par Denis Grison (Ingénieur et docteur en philosophie, Archives Poincaré, Université de Nancy) et Bernard Reber (Chargé de recherche au CNRS, Centre de Recherche, Sens, Ethique et Société (CERSES), CNRS-Université Paris Descartes.)
Mardi 19 mai



Si l’attrait et les vertus du principe de précaution ne sont plus à remettre en cause, il est l’objet, plus que d’autres principes, de querelles interprétatives. S’il est facile d’écarter certaines attaques (il suffit pour cela de se rapporter aux principaux textes qui le définissent en droit français ou européen), il est plus difficile de le comprendre dans son entièreté. C’est que lui-même recouvre des domaines multiples, qui sont rarement associés : domaines techno-scientifique, juridique, économique, éthique. Chacun des domaines précités est régi en partie par des normes. Le principe de précaution vient bousculer celles-ci. S’agit-il d’une nouvelle manière d’appliquer les normes, ou alors de les produire, voire, comme certains semblent le redouter, de les supprimer, nous plaçant dans un régime d’arbitraire ?

L’enjeu de cette journée scientifique réside dans le fait de savoir s’il ne s’agit pas, plutôt que d’un principe, d’un méta-principe, dont la bonne application exigerait de tendre vers un équilibre de toutes ses dimensions. Les ressources de la philosophie morale, politique et des sciences, ainsi que celles du droit et de l’économie, seront plus particulièrement sollicitées, pour répondre à ce souci en conjuguant souci de cohérence théorique et justifications, à l’occasion de son application dans des cas français et étrangers.

> Centre Canguilhem

Les rencontres de la Librairie Compagnie

Paris



Le mardi 12 mai 2009 à 18 h00

Gérard GENETTE
à l’occasion de la parution de son ouvrage
Codicille

Le jeudi 14 mai 2009 à 18 h00

Jean-Louis CHRETIEN
à l’occasion de la parution de son ouvrage
Conscience et roman, I
la conscience au grand jour

Le mardi 19 mai 2009 à 18 h00

Saskia SASSEN
à l’occasion de la parution de son ouvrage
La Globalisation. Une Sociologie

La portée des figures dans la pensée critique. Le cas du discours universitaire

Colloque le Mardi 12 mai 2009, Ottawa



Écrivains, philosophes, essayistes s’appuient sur des figures pour penser, pour transmettre leurs pensées critiques. Quel est le rôle de la figure dans les textes analytiques issus des lettres et des arts ? Cet atelier réfléchira sur l’articulation de la figure à la pensée dans la production critique. Nous envisagerons la figure par rapport à son impact plus que par rapport à un médium spécifique. La figure dépasse la simple représentation et peut donner corps et contour à la pensée, qu’elle soit figure de pensée, figure d’affects et de percepts, trope ou personnage conceptuel. Nombreux sont les articles du domaine des sciences humaines qui refusent le jeu de l’imaginaire au nom de l’objectivité. Faut-il, pour être crédible, que la critique rejette la figure qui peut finalement trahir la pensée ? Où mène, dans les études universitaires, une écriture périlleuse, qui soumet la pensée au charme des figures ? La fascination provoquée par celle-ci peut passer pour une mise en danger de l’analyse dite rigoureuse. Doit-on pour autant priver le discours de la figure pour percer les mystères de la littérature et des arts ? Il ne s’agit pas ici d’une apologie de l’écriture élégante, mais plutôt d’une réflexion sur l’efficacité des figures qui permettent l’analyse, la création et le dépassement du cadre. En réunissant des chercheur(e)s issus des domaines différents (études littéraires, histoire de l’art, linguistique et traduction, communication, sociologie, histoire, philosophie) nous voulons réfléchir sur les causes et les conséquences d’une pensée critique qui joue avec les figures dans les écrits universitaires. Les participants auront la possibilité de situer l’analyse dans le cadre de leurs propres sujets de recherche en cours.

> programme

ARTE Philosophie : La Laideur

Dimanche prochain, Raphaël Enthoven explore la laideur aux côtés de Gwenaëlle Aubry



La laideur. Elle n'est envisagée d'ordinaire que comme l'envers de la beauté. Et si, pour une fois, on essayait de la penser par elle-même ? Que deviendrait-elle ? C'est ce qu'entreprend de faire l'invitée du jour, Gwenaëlle Aubry agrégée et docteur en philosophie, à travers les têtes des Méduses, le sourire de Sartre et d'autres images encore...

> site de l'émission

Journée d'études Fontenelle philosophe

Organisation : Claudine Poulouin (Université de Rouen - CEREDI)
Sophie Audidière (Paris 8-ANR) et Colas Duflo (Université d’Amiens)




19 mai 2009, 9h30-12h :
Accueil – café
Mitia Rioux-Beaulne (Ottawa), « L’histoire de l’histoire : remarques sur l’épistémologie de Fontenelle avant son entrée à l’Académie des Sciences »
Céline Kocher (Amiens), « Fontenelle critique des systèmes »
François Pépin (Paris), « Fontenelle et l’intelligibilité scientifique : les limites de la clarté »
Répondant : Luc Peterschmitt (Lille)
14h-16h :
Table ronde sur l’attribution à Fontenelle des Ajaoiens, avec la participation de :
Colas Duflo, Catherine Gobert, Christophe Martin, Antony McKenna, Claudine Poulouin
16h-18h :
Sophie Audidière et le groupe Fontenelle du caphes (ums 2267) – cerphi (umr 5037) : projet éditorial Fontenelle philosophe : perspectives, problèmes et questions d’attribution adressées aux éditeurs des Œuvres complètes.

Les monstres qui parlent. Un cabinet de curiosité contemporain

Du 16/05/09 au 24/05/09
Musée Zoologique - 29, Boulevard de La Victoire - Strasbourg




Les monstres, thème de deux journées universitaires, s'invitent également au Musée Zoologique de la Ville de Strasbourg.
C'est sur le mode du "cabinet de curiosité", lieu éclectique où se croisaient des objets d'histoire naturelle et des œuvres d'art, que se construit cette exposition. Objets muséaux et œuvres d'artistes contemporains y sont mis en dialogue dans une scénographie ludique qui renouvelle l'approche de ce thème universel.

Exposition du 16 au 24 mai 2009
Musée Zoologique / 29, Boulevard de La Victoire, Strasbourg
lundi au vendredi 12h-18h / fermé le mardi
samedi et dimanche 10h-18h / Nuit des musées - samedi 16 mai 10h-24h
entrée libre

Exposition initiée et conçue par Valérie Etter & Agnès Lloret, en partenariat avec l'UFR des Arts de l'Université de Strasbourg et le Musée Zoologique de la Ville de Strasbourg, à l'occasion des Journées d'études Les Monstres qui parlent organisées par l'UFR des Arts et les Départements de Philosophie et d'Histoire de l'Art de l'Université de Strasbourg, les 15 et 16 mai, au Collège Doctoral Européen / 46 Boulevard de la Victoire.

Informations : www.lesmonstresquiparlent.over-blog.com
Contact : action-culturelle@unistra.fr

Carnap's Ideal of Explication: Logic, Metalogic, and Wissenschaftslogik

Colloque sous la responsabilité de Pierre Wagner
Du Jeudi 14 mai 2009 08:30 au Samedi 16 mai 2009, 18:00
La Sorbonne

In his recent book Carnap and Twentieth-Century Thought: Explication as Enlightenment (Cambridge, 2007), A.W. Carus argues that an ideal of explication or conceptual engineering is at the centre of gravity of Carnap's philosophy; it is what holds all the pieces together over the entire trajectory of his development. This programme or ideal has long been overshadowed by various naturalistic critiques. Carus attempts to re-state Carnap's ideal of explication in a way that bridges the gap between conceptual engineering and naturalism. But other forms of naturalism, such as that articulated recently in the work of Mark Wilson, may not be so easily accommodated.

This colloquium will focus on Carnap's programme of explication as an exemplary alternative to these naturalistic conceptions of science and meta-science. Accordingly, the colloquium seeks defenses as well as critiques of the Carnapian programme (or Carus's interpretation of it); both conceptual and historical discussions are welcome. While explication -- self-conscious conceptual engineering to replace informal concepts by more precise ones within a language of science -- remains the main focus of the colloquium, many particular aspects of the problems it raises can also find a place in this setting, for instance :
- natural languages and logical calculi
- internal and external questions
- the interpretation and the implications of logical pluralism
- specific examples of Carnapian explication (analyticity, theory and experience, probability, inductive logic, examples within physics or other sciences, etc.)
- Carnap’s conception of logic, and how that conception evolved over his career
- the applicability of formal methods to scientific methodology
Carnap’s understanding of pragmatics
- the distinction between logic of science and science itself.

> programme

Les Majorités

Colloque les 13 et 14 mai 2009, organisé par Jon Elster, la Chaire Rationalité et Sciences sociales, Collège de France avec le soutien de la Fondation Hugot du Collège de France



Deux journées de colloque consacrées à la notion de majorité auront lieu les 13 et 14 mai 2009 au Collège de France. Elles sont organisées par le Professeur Jon Elster et Stéphanie Novak dans le cadre de la Chaire Rationalité et Sciences Sociales. L’ambition de ce colloque est d’étudier la majorité sous la diversité de ses aspects sociologique, anthropologique, historique, politique, philosophique et psychologique. Il s'agira en outre de considérer une large variété de types de décisions, dont les décisions de comités, les votes d'assemblées, les élections et les référendums. En effet, les recherches contemporaines se sont concentrées sur les questions formelles que soulève l’agrégation des voix, comme le théorème du jury et le paradoxe du vote formulés par Condorcet. Bien que cet aspect reste essentiel, on peut penser qu’une perspective élargie se révèlera fructueuse.

On distinguera le principe de majorité de sa mise en oeuvre.
Lorsque la majorité est envisagée comme principe se pose la question de la légitimité et de la justification des décisions majoritaires. C'est pourquoi on explorera les origines et l'histoire de ce principe, et notamment la relation entre sanior pars et major pars. En outre, on confrontera le principe de majorité avec ceux du tirage au sort, de la majorité qualifiée, et de l’unanimité. On s'intéressera au principe de majorité absolue en tant qu'il est opposé d'une part à la majorité simple et d'autre part à la majorité relative. Concernant ce dernier point, on passera en revue les différentes règles formelles et informelles utilisées lorsqu'aucun candidat ne reçoit plus de la moitié des voix. On considèrera les règles établissant le quorum, leur justification et leur importance. Un autre problème soulevé sera celui des systèmes de double majorité dans les fédérations (ou l'Union européenne) où parfois la majorité est requise à la fois au niveau des individus et à celui des États membres. Enfin, on s'interrogera sur le fait curieux de la soumission de la minorité à la volonté de la majorité même lorsque le résultat des votes est de 51% des voix contre 49%. Dans la mesure où ce fait peut être expliqué par l'attente d'une alternance au pouvoir, on abordera le problème des minorités permanentes et de leur protection par des contraintes constitutionnelles.

On envisagera la mise en oeuvre du principe de majorité en se demandant comment les modalités "techniques" du vote peuvent avoir des conséquences sur le contenu des décisions.
On abordera notamment les problèmes suivants :
- Quelles sont les conséquences selon que le vote se produit par comparaison de la puissance des cris des camps rivaux (comme à Sparte), par assis et levé, à main levée, par acclamation, par appel nominal ou par le constat d’une majorité par le président d’assemblée ou de comité ?
- Le vote est-il public ou secret ?
- Les votants se prononcent-ils simultanément ou successivement (Bentham) ?
- Le vote est-il nécessairement précédé d'une discussion (Rousseau, Harrington) ?
- En cas d'égalité des voix, comment départage-t-on les options ex aequo (par le tirage au sort ou en attribuant une double voix au président) ?
Les intervenants seront : Olivier Beaud, Olivier Christin, Jon Elster, Aanund Hylland, Samuel Issacharoff, Hélène Landemore, Gerry Mackie, Stéphanie Novak, Pasquale Pasquino, Adam Przeworski, Dominique Reynié, Pierre Rosanvallon, Melissa Schwartzberg, Philippe Urfalino, Adrian Vermeule.

> programme

Défaire le sexe : hommes, femmes, ni hommes, ni femmes

Conférence de Cynthia Kraus le 13 mai à la Bibliothèque des Sciences et Techniques à Villers



Le Forum-IRTS de Lorraine, en partenariat avec l’université Henri Poincaré
et le Muséum-Aquarium de Nancy, invite, Cynthia Kraus ;
Philosophe, maître d’enseignement et de recherche en études genre, sciences et médecine, faculté des sciences sociales et politiques, université de Lausanne, directrice de l’École doctorale suisse romande en études genre

pour une conférence intitulée
"Défaire le sexe : hommes, femmes, ni hommes, ni femmes"

mercredi 13 mai à 20h30
à la Bibliothèque des Sciences et Techniques
Campus des Aiguillettes
rue du Jardin Botanique / 54601 Villers-Les-Nancy
Entrée libre

Les questions sur la nature et la définition mêmes du sexe traversent l’histoire des savoirs biologiques, médicaux et cliniques. Cette histoire est marquée par une tension constitutive : connaître le sexe et normaliser les individus “atypiques” impliquent autant de fabriquer deux sexes radicalement distincts que de défaire la binarité des sexes et la stabilité des critères de définition. Cynthia Kraus abordera ces “paradoxes du sexe” pour évoquer la possibilité d’un monde avec autant de sexes que d’individus, autant dire un monde où le sexe ne serait plus un critère discriminant.

Penser le sexe. Quels problèmes ?, Textuel/La Discorde, à paraître 2009 ; À qui appartiennent nos corps ? Féminisme et luttes intersexes, revue Nouvelles Questions Féministes, vol. 27 (1), Cynthia Kraus & al., 2008 ; "La psychanalyse d’un point de vue féministe matérialiste : l’invite du Deuxième sexe", in revue Travail, Genre et Sociétés, n°20, 2008

En partenariat avec l’université Henri Poincaré et le Muséum-Aquarium de Nancy,
dans le cadre de l'exposition “homme - femme : de quel sexe êtes-vous ?”
du 7 mars 2009 au 3 janvier 2010 au Muséum-Aquarium de Nancy

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Contact : Estelle Grandpoirier au 03 83 93 36 99
forum@irts-lorraine.fr

Le Net, La Poubelle, et le Philosophe...

Alain Finkielkraut fait les Poubelles



"Alain Finkielkraut fait les Poubelles. Cet esprit splendide a assez médité sur les possibilités de ce nouveau média, le Net, pour en conclure un magnifique lieu-commun : il est une zone de non-droit, dangereuse. Internet ? Un « asile pour les images, les photos, les conversations volées. » « Une Poubelle pour toutes les informations. »Voilà, n’en doutez pas, de l’analyse. Point final sur l’arobase et nos triples w.

La fugace vidéo qu’Agoravox a diffusée, il est vrai, n’est guère à l’avantage du philosophe, qui, de toute évidence, et à plusieurs reprises, est dépassé par la question, faute d’une connaissance plus précise et ouverte de cette réalité. On doit sérieusement admettre une indigence de sa pensée.

Mais il serait trop facile de s’en prendre à un moment de patente faiblesse argumentative. Cela arrive, je suppose, même aux ’’meilleurs’’... Il est plus intéressant de se demander ce qui circule d’incompréhension dans ce discours..." (...)

> lire la suite sur Agoravox

Platon - Génie ou plagiaire ?

Le Point Hors-série n° 2
par Amady Aly Dieng



"Plus de deux mille quatre cents ans après sa mort, Platon demeure le « philosophe » par excellence. Celui qui nous emmène dans les rues d’Athènes avec son maître Socrate rechercher la vérité sur nous-mêmes et le monde qui nous entoure, celui qui nous pousse sur le chemin du savoir vers la Beauté et la Connaissance. Mais qui était-il vraiment ? Quelle fut sa vie ? A sa mort, une rumeur courait selon laquelle il aurait été le fils d’Apollon. Une autre disait qu’il aurait plagié l’œuvre de Pythagore. Où s’arrête la légende, où commence la vérité. Son œuvre elle-même a été récupérée et parfois dénaturée.

Vingt-cinq siècles et pas une ride : la pensée platonicienne continue à s’imposer par sa rigueur, son envergure et son originalité. Ignorer Platon serait comme vivre dans une maison sans fondation. A l’Académie, il a institutionnalisé le travail par groupe : tel une directeur de recherche du CNRS, il a posé les questions et poussé ses disciples à en rechercher les réponses. « Il est le premier à avoir encouragé le recherche des choses sans utilité immédiate », assure Luc Bresson, qui vient de publier chez Flammarion une nouvelle traduction de ses œuvres complètes. Que reste-t-il de sa cité idéale ? Pas grand-chose sinon une mauvaise réputation." (...)

> lire la suite

Quand la guerre urbaine s’inspire de la philosophie postmoderne

par Romain Lalanne



"Face aux destructions causées par les bombardements sur la bande de Gaza durant les mois de décembre-janvier derniers, beaucoup d’analystes ont souligné l’erreur stratégique que représentait le rejet d’une offensive terrestre prolongée. Plutôt que de chercher à éradiquer structurellement la menace asymétrique, Tsahal aurait au contraire privilégié des frappes aériennes et des tirs d’artillerie dont on ne sait pas vraiment si la portée psychologique visait d’abord les Palestiniens ou bien l’opinion publique israélienne. Pour les uns, l’objectif de ces bombardements était d’accabler les Palestiniens pour les pousser à se désolidariser du Hamas tandis que pour les autres, ils cherchaient à gagner le soutien d’un large spectre de l’opinion publique israélienne dans l’optique des élections législatives de février.

Ce qui est sûr en revanche, c’est que ces bombardements semblent pour partie avoir servi de riposte de frustration, forme de sur-violence distancée qui permet une minimisation des pertes humaines israéliennes allant de pair avec une maximalisation des signes de la victoire militaire par la simple vue des destructions.

C’est dans ce contexte qu’il nous faut replacer les passionnantes recherches d’Eyal Weizman. Architecte de formation et directeur du Centre de recherches architecturales du Goldsmiths College à l’Université de Londres, Eyal Weizman travaille sur ce qu’il présente comme l’« architecture israélienne d’occupation ». C’est d’ailleurs l’objet de son ouvrage paru en 2007 sous le titre Hollow Land. Israel’s Architecture of Occupation. Rejetant les approches cartographiques qui appréhendent la présence israélienne dans la Cisjordanie dans son horizontalité, Eyal Weizman propose de l’étudier dans sa verticalité, c’est-à-dire du sous-sol jusqu’à l’espace aérien, en passant par les routes, les ponts et les collines." (...)

> lire la suite sur Guérillas

Appel pour le revenu de vie

Au delà des clivages sociaux, des corporations, des écoles de pensée, nous, signataires du présent appel, voulons contribuer à provoquer dès maintenant une transformation réaliste et constructive de la société : celle du revenu de vie.

"Qu’est-ce que le revenu de vie ?

L’idée est soutenue de longue date par de nombreuses personnalités, de tous horizons politiques, de toutes confessions et de toutes nationalités. Elle est connue sous des appellations diverses : allocation universelle, revenu d’existence, revenu citoyen, revenu universel, revenu social garanti, etc. (cf. Wikipedia)

Le revenu de vie ne doit pas être confondu avec le RMI, le RSA et autres allocations attribuées de manière conditionnelle. Le revenu de vie, lui, est automatique, inconditionnel et inaliénable. Il concerne tout le monde, riches ou pauvres. Il est attribué à chaque individu, de la naissance à la mort. Son montant est suffisant pour garantir à chacun une existence décente - quoi qu’il arrive -. Il est cumulable avec les autres revenus (salariés ou non). Il ne peut être saisi aux plus modestes, mais il entre dans l’assiette d’imposition des plus aisés." (...)

> suite sur Varia

Kierkegaard, l’existence est l’essentiel

par Stéphane Vial



"Impossible de comprendre la philosophie de Søren Kierkegaard sans comprendre le lien qui l’unit à ses expériences personnelles. À rebours des philosophies systématiques, ce penseur de l’existence s’emploie à comprendre « le chemin de la vie » et à saisir l’énigme du moi.

À mi-chemin entre la philosophie et la littérature, la pensée de Søren Kierkegaard est l’une des plus originales et des plus singulières qui soient. Chacun de ses livres est si intimement lié aux événements de sa vie intérieure qu’il est pratiquement impossible de bien comprendre son œuvre sans bien connaître sa vie. Son premier grand texte, Ou bien… Ou bien…, publié en 1843, est à cet égard exemplaire : le célèbre Journal du séducteur qu’il contient est à la fois une illustration littéraire de sa philosophie des stades de l’existence (le dandy séducteur représentant le stade de « l’existence esthétique ») et, selon ses propres mots, une « tactique » par laquelle il tente de se faire haïr de son ex-fiancée, Regine Olsen, afin qu’elle parvienne plus facilement à se détacher de lui. Autrement dit, Kierkegaard invente ses concepts au gré des expériences existe..."

> Plus d'informations

Revue KLĒSIS – ΚΛΗΣΙΣ, Numéro 11, 2009 : De l’histoire de la philosophie

Sous la direction de Christophe Perrin et Xavier Kieft



Editorial - Notice sur les auteurs

Alexander Schnell
"La place de l'histoire de la philosophie dans la production philosophique d'aujourd'hui"

Christophe Perrin
"Histoire de philosopher"

Jean-Christophe Lemaître
"Une philosophie est-elle de son temps ou de tous les temps ?
- Le cas Schelling"

Chirine Raveton
"Pourquoi et comment étudier la philosophie médiévale ?"

Vincent Giraud
"Une histoire sans historien. Note sur l'usage du passé en philosophie"

Marion Chottin
"Histoire de la philosophie et problèmes de philosophie"

> lire en ligne

Corps et technologies: nouveaux enjeux contemporains

Conférences CITA 2009 - D. Le Breton, 5 mai 2009, Namur, Belgique



Cette séance, par David Le Breton de l’Université de Strasbourg, fera le point sur les rapports entre corps et technologies, et proposera une vue d’ensemble des enjeux et problématiques contemporains.
On y commentera notamment les mythes classiques tels celui de Prométhée ou de Frankenstein et les moins classiques mythes contemporains nés de la science-fiction et des études sociologiques sur les rapports corps entre technologie, tels que les ‘cyborgs’, les ‘transhumains’, les ‘posthumains’. On s’attachera à discuter des implications du nouveau soin contemporain accordé au corps lui-même, soin qui semble traduire autant un refus de l’idée de la mort et du dépérissement que l’idée que le corps participe à une construction identitaire essentielle.

> Plus d'infos

Rousseau et le marxisme

Marx au XXIe siècle, l’esprit & la lettre
Journée d’étude organisée par Luc Vincenti, le samedi 6 mai, Université Paris 1



10h00
Rousseau et le marxisme, ouverture et thématiques
Luc Vincenti
Université Paul Valéry (Montpellier 3) & CHSPM

10h45
Relire « L’Impensé » de Jean-Jacques Rousseau
Andrew Levine
University of Maryland
Interprète : Stathis Kouvelakis, King’s College, London

11h30
Le commentaire marxiste de Rousseau en Italie. Actualité d’une tradition
Alberto Burgio
Université de Bologne
Interprète : Saverio Ansaldi, Université Paul Valéry (Montpellier 3)

14h00
Un Rousseau peut en cacher un autre : Althusser lecteur du second « Discours »
Bruno Bernardi
professeur de philosophie en classes préparatoires (Lycée Thiers, Marseille)
& Collège international de philosophie

14h45
Table ronde
Rousseau, le marxisme et l’histoire
Bertrand Binoche, Jacques Guilhaumou et Claude Mazauric

http://chspm.univ-paris1.fr

Mon Carnet de Philosophie

Le blog des Editions MILAN



"Dans la foulée de Mon Carnet de Divan qui invitait le lecteur à mener son introspection, Mon Carnet de Philosophie sollicite le lecteur amateur d’idées, de débats, de sagesse à disserter en suivant le chemin des anciens, à rebondir d’une pensée à l’autre, à se questionner selon la devise de Socrate « Connais-toi toi-même ».
Que vous soyez platonicien ou épicurien, structuraliste ou cartésien … peu importe votre école, l’essentiel est de « cogiter ». Ces pages vous sont ouvertes et tous les sujets peuvent être abordés : l’art, le bonheur, autrui, l’expérience… D’une citation à l’autre, d’une expérience à l’autre, avancez page après page sur les voies de la sagesse."

> aller sur le blog

Réinventer la démocratie

par Pierre Rosanvallon


La Démocratie couronnant le peuple
Bas-relief du IV° siècle, Athènes


"La démocratie ? Nous pensons assurément savoir ce qu'elle est et ce qu'elle devrait être. Ses manipulations et ses inaccomplissements nous choquent en effet avec la force de l'évidence. Les multiples dysfonctionnements du système représentatif sautent par exemple aux yeux de tous les citoyens, alimentant une atmosphère de désenchantement. La démocratie est en effet depuis toujours sous tension, écartelée entre des principes constitutifs parfois difficiles à concilier : l'impératif de compétence et la demande de proximité, le nombre et la raison, la fidélité aux engagements du mandat et la réactivité aux changements, le développement de procédures contraignantes pour le pouvoir et l'exercice d'une volonté souveraine." (...)

> lire la suite dans Le Monde

Jésus, le Cynique

La philosophie chez GERMINA



" Un épisode raconté par Jean (8, 3-11) illustre merveilleusement bien la nature de pédagogue de Jésus. C’est le fameux épisode de la femme adultère. Il est très connu, mais je le rappelle en détail.
Des scribes et des pharisiens se présentent devant Jésus, traînant après eux une femme prise en flagrant délit d’adultère. On imagine qu’ils sont suivis d’une foule hurlante de mâles de tous âges. Chacun serre dans sa main la pierre qu’il compte bien lancer à la pécheresse. Les scribes et les pharisiens interpellent Jésus : « Dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu’en dis-tu ? »
A la surprise générale, Jésus s’est accroupi et garde le silence ; rêveusement, il trace des traits sur le sol. On le presse pour qu’il réponde. Il finit par se redresser et dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre. » Il s’accroupit de nouveau et se replonge dans ses graffitis. Silence stupéfait de tous ces mâles. L’un après l’autre, lentement, ils quittent les lieux. Jésus se retrouve seul avec la femme. Je cite la suite : « ‘Femme, où sont-ils donc ? Alors, personne ne t’a condamnée ?’ Elle répondit : ‘Personne, Seigneur.’ Et Jésus lui dit : ‘Moi, non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus.’ »
Ce passage est sans aucun doute fiable : soit il rapporte une scène réelle, soit il concentre en un apologue des traits réels de la personnalité de Jésus. Mais vous conviendrez que l’on est irrésistiblement tenté de juger cette scène réelle. Elle est d’une puissance phénoménale. Elle fait partie de ces éléments du Nouveau Testament qui ont assuré le triomphe du christianisme malgré les considérables faiblesses spéculatives de ce dernier (nous reviendrons souvent sur ce point)." (...)

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Greffe et identité : le soi et le non-soi immunologiques en question

Conférence de l’Atelier SVT- Philosophie du Lycée Henri IV



par Thomas Pradeu, Maître de Conférences à l'Université Paris-Sorbonne (Paris IV) et chercheur à l’Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences (IHPST, UMR8590).

> Le CDI du Lycée Henri-IV à Paris

Morbleu ! nouveau blog philosophique



"Morbleu !, site sur lequel, en tant que philosophes de formation lâchement dissimulés sous des pseudos, nous envisageons les mondes de la politique, de l'économie, de la science, de l'histoire, de l'art et même du sport d'un point de vue philosophique, le tout sur un mode qui peut être tout autant scientifique, pamphlétaire que parodique."

http://www.morbleu.com

Folies et déraisons d'Erasme à Kant

Journée d'étude organisée dans le cadre de la Fondation Thiers avec le soutien de l’Université Paris IV - Sorbonne. 29 mai 2009

Vendredi 29 mai 2009
Institut de France (salle Hugot). Entrée libre.

9 h 00
Accueil par M. Philippe Contamine, membre de l’Institut,
directeur de la Fondation Thiers

MATINÉE

Présidence : Frédéric de Buzon (Université de Strasbourg)

9 h 15 – 10 h 00
Christine Bénévent (Université de Tours)
« Images et texte dans l'Éloge de la folie d'Érasme illustré par Holbein : la tragique folie du monde" contre "la conscience critique de l'homme"? »

10 h 15 – 11 h 00
Denis Kambouchner (Université de Paris I )
« La folie dans les Méditations métaphysiques de Descartes »

11 h 00 – 11 h 15
Pause

11h 15 – 12 h 00
Simon Icard (Fondation Thiers)
« Éloge de la folie et désaveu de la raison dans les Pensées de Pascal »

12 h 00 – 12 h 45
Dominique Weber (L. Michelet, Vanves)
« Cela n’équivaut pas à dire que les enfants et les fous sont privés de la
liberté véritable’ : Hobbes et le problème de la folie »

APRÈS-MIDI

Présidence : Michel Fichant (Université de Paris IV – Sorbonne)

14 h 30 – 15 h 15
Frédéric de Buzon (Université de Strasbourg)
« Aspects de la folie chez Malebranche »

15 h 15 – 16 h 30
Arnaud Pelletier (Fondation Thiers)
« Leibniz et l’arraisonnement des corps : folie et vraie théologie mystique »

16 h 30 – 17 h 00
Pause

17 h 00 – 17 h 45
Constantin Rauer (Berlin)
« L'ambivalence entre folie et raison dans l’œuvre de Kant »

17 H 45 – 18 h 00
Conclusion

Institut de France
23 quai Conti
75006 Paris
Responsabilité scientifique :
Arnaud Pelletier
arnplt@yahoo.fr

Prix Jeunes chercheurs SPS 2009

La Société de Philosophie des Sciences inaugure en 2009 un Prix "Jeunes Chercheurs".



Ce Prix récompense un doctorant ou un jeune docteur (thèse soutenue en 2004 ou après) pour une contribution dans le domaine de la philosophie des sciences. Les candidats doivent faire parvenir avant le 15 juin 2009 à SPSjeuneschercheurs@gmail.com un article de leur choix publié en 2007 ou après, ou non-publié.

Le Prix Jeunes Chercheurs est doté de 300 euros. Le lauréat aura par ailleurs l'opportunité de publier électroniquement son article (s'il n'est pas encore publié) ou une traduction française de son article (si une version anglaise est déjà publiée) sur le site de la Société de Philosophie des Sciences (http://www.sps.ens.fr/publications.html). Le Prix sera remis à l'occasion du Congrès 2009 de la Société de Philosophie des Sciences qui se tiendra du 12 au 14 novembre 2009 à l'Université de Paris-Sorbonne.

Le culot d’Eve Sedgwick, théoricienne queer

Par Joseph Litvak



"Eve Kosofsky Sedgwick est morte d’un cancer du sein le 12 avril, à l’âge de 58 ans. Bien qu'elle fut l’une des théoriciennes les plus influentes des queer studies, Sedgwick, qui habitait et enseignait à New York, est assez peu connue en France, à la différence de Judith Butler, théoricienne queer dont l’œuvre est devenue une référence presque aussi obligatoire en Europe que dans le monde anglophone. De tous les livres de Sedgwick (elle en a publié sept), on n’a traduit en français que Epistémologie du placard, texte de 1990 qui est paru l’année dernière aux Éditions Amsterdam.

Pourquoi cette distance et ce retard? Comme le témoigne le cas de Butler, il ne s’agit pas simplement du fameux “autisme français” (bien qu’il reste encore plusieurs penseurs queer de langue anglaise qui méritent d’être découverts par le public hexagonal…). Si le problème n’est pas que les Français soient “trop français,” ce n’est pas, non plus, que Sedgwick soit “trop américaine.” Au contraire: sa pensée et ses textes sont profondément marqués par ses rencontres avec toute une série d’intellectuels français." (...)

> lire la suite sur "24heures Philo"

Les écrans philosophiques : la vie est un songe

Mercredi 13 mai 2009 à 20 h
projection et débat
présenté par Éric Mechoulan, (professeur et directeur du département des Littératures de langue française à l’université de Montréal, directeur de programme au CIPh).



Film > La Femme au portrait (The Woman in the window) de Fritz Lang
(États-Unis, 1944, 1h39)
avec Edward G. Robinson, Joan Benett, Dan Duryea, Raymond Massey, Edmund Breon.

« Un criminologue avisé devenant meurtrier, voilà le genre de retournement familier à Fritz Lang : cela lui permet de saisir la profonde ironie des destins et de problématiser les figures institutionnelles du crime. Mais ce film noir est surtout une méditation sur le pouvoir du voir : arrêté devant le tableau d’une femme qui le fascine, il la voit surgir à ses côtés dans le reflet de la vitre. La femme est-elle de l’autre côté de ce miroir ou bien de ce monde ? Alors même que le film a pour point d’appui cette vague rêverie devant un portrait puis un rêve comme tel (ou plutôt un cauchemar), les réalités du monde quotidien prennent une place étonnante. Il s’agira donc de mieux saisir ce que serait à partir de là une philosophie du songe qui ne soit pas séparée d’une philosophie de la vie et une pensée de l’image qui soit surtout celle de sa puissance d’animation et de désir ». Eric Méchoulan

> plus d'infos

Emission A voix nue avec Vincent Descombes

L'émission A Voix Nue recevait la semaine dernière le philosophe Vincent Descombes. Les émissions sont disponibles en podcast le site de France Culture.



Longtemps, l’œuvre philosophique de Vincent Descombes a semblé plus reconnue aux États-Unis où il vécut et enseigna près de dix ans à l’Université Johns Hopkins de Baltimore – et où il retourne désormais chaque année à l’invitation de celle de Chicago–, que dans son propre pays. Pourtant c’est bien ici, en France où il est né en 1943, qu’il a reçu sa formation philosophique et fait son apprentissage de la vie intellectuelle et citoyenne : d’abord en participant, dans les années 1960, à la dernière période du groupe Socialisme ou barbarie de Cornelius Castoriadis, puis comme membre de la revue Critique où il fut, dans les années 1970 et 1980, le bras droit de Jean Piel et publia des articles remarqués. Il vit désormais à Paris où il est titulaire, à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, de la chaire de philosophie de l’action.
De L’inconscient malgré lui (1977) au Raisonnement de l’ours (2007) en passant par Le même et l’autre, Grammaire d’objets en tous genres, Proust -philosophie du roman, Les institutions du sens, Le complément de sujet et bien d’autres titres, ses livres scandent une œuvre puissante, d’une grande cohérence, qui occupe une place tout à fait particulière dans le paysage contemporain.
Dans le sillage de Ludwig Wittgenstein, la philosophie analytique que pratique Vincent Descombes est un art consommé de dénouer, par la méthode grammaticale, les « nœuds mentaux » qui se sont formés à notre insu dans notre esprit et qui nous empêchent de mobiliser notre capacité de compréhension et de jugement, dans le fracas de l’événement ou les dérives silencieuses d’un monde en mutation. Ce travail de désembrouillage conceptuel participe du renouveau d’une philosophie des « affaires humaines » qui ne cesse de dialoguer avec la littérature, la science politique, la sociologie, et l’histoire pour construire une véritable anthropologie de la modernité.

Distanciée et engagée, érudite et drôle, méticuleuse et ravageuse, l’œuvre de Vincent Descombes est pour ses lecteurs une source permanente de jubilation intellectuelle . Cette jubilation n’est pas plus transmissible à un non-lecteur que ne peut l’être, à une personne inactive, le bien-être roboratif que procure la pratique matinale du bain de mer, ou de la balade à vélo… Mais une chose est sûre, c’est elle qui nous a donné le désir d’en savoir plus sur l’homme discret et réservé qui préserve avec tant de soin, au cœur de la ville mais loin de son agitation, l’espace de sa retraite et le temps ascétique, heureux, aventureux, de la conversation, des livres et de la conquête de soi.

> le site de l'émission

L’ENS selon Canto-Sperber

Spécialiste de Platon, auteur de nombreux ouvrages consacrés à la philosophie morale et politique contemporaine et aux questions d’éthique pratique1, Monique Canto-Sperber dirige l’École normale supérieure2 pour la quatrième année consécutive. Avec détermination.



> lire le portrait sur le site VousNousIls

L'individualisation progresse, mais pas l'individualisme

par Pierre Bréchon, de l'IEP de Grenoble, Pacte (CNRS)

"Dis-moi tes valeurs, je te dirai qui tu es." Selon cette maxime, la connaissance de ce qui oriente et motive profondément un individu permet de comprendre son identité. Celle-ci s'exprime dans un ensemble de valeurs et de croyances, qui ont une certaine stabilité, et qui sont des guides pour l'action. Chacun prétend agir en fonction de ce qu'il croit et des valeurs auxquelles il tient. Mais les valeurs d'un individu ne sont pas seulement les siennes. Chacun adopte des valeurs en puisant dans le stock disponible légué par une famille, un environnement culturel, une société issue d'une longue histoire." (...)

> lire dans Le Monde

Le « sale gosse » de l'histoire de la philosophie

par Frédéric Streicher



"Trahir un auteur tout en le respectant, utiliser ses concepts sans adhérer à toute sa doctrine, la pratique de Gilles Deleuze en histoire de la philosophie est pour le moins singulière et innovante.

Bien avant de produire ses œuvres dérangeantes et atypiques de l'après-68 (1), pendant son passage au CNRS et son enseignement à Lyon (1960-1969), Gilles Deleuze s'est consacré à l'histoire de la philosophie en écrivant diverses monographies de philosophes illustres : Emmanuel Kant, Friedrich Nietzsche, Baruch Spinoza, Henri Bergson (2). La teneur de ce travail semble de prime abord simplement et banalement « honnête » dans sa visée scolaire et didactique (d'ailleurs il publie ses livres dans des collections accessibles à tous les étudiants). Il s'agirait tout bonnement, comme dans n'importe quel autre travail de commentateur studieux, de rendre accessible au grand public la pensée d'un auteur qui a fait date dans l'histoire de la philosophie en l'expliquant consciencieusement et méticuleusement."

> lire la suite sur scienceshumaines.com

La politique du temps

par Dominic Desroches



La politique est question de temps. Deux ouvrages, l’un de Peter Sloterdijk, l’autre de Daniel Innerarity, analysent de façon originale les usages politiques du temps. Qu’en est-il de la colère comme moteur du temps politique ? Comment prendre au sérieux les temps futurs dans une démocratie moderne ? Ou de l’urgence d’inventer une véritable « chronopolitique »...

Recensés :
Peter Sloterdijk, Colère et temps, Maren Sell Éditeur, Paris, 2007 ;

Daniel Innerarity, Le futur et ses ennemis - De la confiscation de l’avenir à l’espérance politique, Climats, Paris, 2008.

Vue comme art du nécessaire, la politique a longtemps été réduite à des rapports de force. Aujourd’hui, elle est temporalité, plus précisément une « climatologie », c’est-à-dire une étude du temps qu’il fait ou de ce que font les hommes à l’intérieur du temps. La politique contemporaine devient alors la sphère des actions à l’horizon du temps humain, qui est soit le beau temps (favorable à la communauté) soit le mauvais temps (le temps de la crise défavorable au bien commun). Or deux des plus grands penseurs vivants ont récemment tenté de repenser à nouveaux frais le temps du politique. Dans ce texte, nous présenterons les contributions importantes de Peter Sloterdijk (2007) et de Daniel Innerarity (2008) au problème de ce qu’il est convenu d’appeler « la politique du temps ».

> lire la suite sur La vie des idées

Perception de l'aspect dans la philosophie de Wittgenstein

JULIET FLOYD (Boston University)
professeur invitée à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
donnera une série de 4 cours en français




Sur l'étonnement: Perception de l'aspect dans la philosophie de Wittgenstein

à l’IHPST, 13 rue du four, 2e étage, Paris 6e
http://www-ihpst.univ-paris1.fr/

1) lundi 11 mai 2009, 17h30-19h30
Images, probabilités et perception de l'aspect dans la philosophie de
Wittgenstein.

2) mardi 19 mai 2009, 17h30-19h30
« En logique il n'y a pas de surprises » : une réévaluation du Tractatus.

3) lundi 25 mai 2009, 17h30-19h30
Sur l'ouverture des Recherches philosophiques.

4) lundi 8 juin 2009, 17h30-19h30
Les maçons de Wittgenstein dans les Remarques sur les fondements des
mathématiques: de Frege et Grelling jusqu’à Descartes et « ce que nous
appelons ‘suivre une règle’ ».

et une conférence en anglais
le vendredi 22 mai 2009, 14h-16h

IHPST, 13 rue du four, 2e étage, Paris 6e
http://www-ihpst.univ-paris1.fr/

L'œuvre d'art doit-elle avoir un sens ?

Conférence le mardi 28 avril 2009
Rendez-vous désormais institué tous les mardis de 18h30 à 20h (sauf en période de vacances scolaires), en partenariat avec les Presses universitaires de France, Les Mardis du Grand Palais vous proposent d'aborder un cycle dédié à l'art contemporain.



Organisateur : Le Grand Palais et les Presses universitaires de France

Intervenants : Gilles Barbier, artiste
Alain-Dominique Gallizia, architecte, créateur de la collection « Tag and Graff »
Jean-Yves Jouannais, critique d'art, écrivain, commissaire de « La Force de l'art 02 » au Grand Palais
Yves Michaud, membre de l'Institut universitaire de France, professeur de philosophie à l'université de Rouen

Modérateur : Arnaud Laporte, journaliste, producteur-animateur de « Tout arrive » sur France Culture

Prix : Entrée libre, nombre de places limité

Contact : Nombre de places limité - Merci de confirmer impérativement votre présence auprès d'Elisabeth Postel-Vinay : mardis@grandpalais.fr
01 56 43 30 87 (du lundi au mercredi) – Se présenter à l'entrée à 18h10 avec le mail de confirmation venant du Grand Palais.

Existe-t-il un « néo-sujet »?

à propos de : Dardot P. et Laval C., La nouvelle raison du monde, Ed. La Découverte, 2009
par Pascal Boissel

"Dardot et Laval soutiennent l'hypothèse de l'existence d'un "néosujet" produit par le néo libéralisme. Néosujet, sujet entrepreneurial, sujet néolibéral, sujet entrepreneur de soi. La référence à Michel Foucault est centrale, celle à Lacan revient souvent.

"Entreprise est le nom que l'on doit donner au gouvernement de soi à l'âge néolibéral". Le discours managérial triomphant nous enjoint de nous penser comme des petites entreprises. Il s'agit d'une "nouvelle forme d'assujettissement'". Il s'agit de s'impliquer totalement dans son travail comme l'entreprise s'implique totalement dans la concurrence généralisée et planétaire. Cette exigence nouvelle n'a pu s'imposer que dans le contexte de la crise entrainant une "peur sociale". " (...)

> lire la suite sur Médiapart

"Aujourd'hui, les grands patrons jouent en solitaire"

Michela Marzano est philosophe. Chargée de recherche au CNRS, elle est professeur des Universités à Paris I. Après des ouvrages remarqués sur la manière de penser le corps dans les sociétés contemporaines, son dernier livre paru s'intéresse aux effets du discours managérial. L'occasion de lui demander comment elle analyse la crise.



"A l'heure des séquestrations et de l'émotion suscitée par certains hauts salaires, nous avons demandé à la philosophe Michela Marzano son analyse. Elle a publié il y a quelques mois un essai remarqué : Extension du domaine de la manipulation de l'entreprise à la vie privée (Editions Grasset). Elle y dénonçait les contradictions du langage managérial, et ce d'autant qu'il irrigue aujourd'hui les vies privées. A l'heure de la crise, l'idéologie du volontarisme selon lequel « quand on veut, on peut » vient se briser sur le mur du réalisme, explique la philosophe dans l'interview qu'elle nous a donnée."

> lire l'entretien sur usinenouvelle.com

« Quelque part » La valeur de la réflexion philosophique pour le travail du biologiste

Colloque à l'ENS le Vendredi 12 juin 2009
Laboratoire Disciplinaire Pensée de Sciences



"Puisque le mouvement naît de la dégradation de l’immuable, il n’y aurait pas de mouvement pas de monde sensible par conséquent, s’il n’y avait, quelque part, l’immutabilité réalisée” (H Bergson, EC 766-777)

Face à l’autonomisation du discours du biologiste et du philosophe, nous essayons de proposer ce dialogue que Nietzsche a tant cherché, auquel nous pensons que le biologiste et le philosophe contemporains ne devraient pas se soustraire. Pour deux raisons, toutes les deux positivistes.
L’une tient à la nécessité de retracer les relations que le biologiste a entretenues historiquement avec le « plan philosophique » comme discours de référence auquel il s’est confronté, à l’écoute du « discours vraisemblable » comme regard sur sa méthode expérimentale. C’est là son besoin de modèle en apparence réducteur, mais en fait un moteur de généralisation formidable. La philosophie ne devrait pas être considérée comme une sorte de « guideline » par le biologiste, mais lui permettre de se questionner sur ses finalités et de renouveler son approche expérimentale. L’autre, en filigrane, tient à la condition existentielle du philosophe et du biologiste : si la chose qui n’est pas facile à être pensée, mais qui est à penser, est la condition du philosophe, le vivant mis en cage dans le cercle de l’expérience biologique représente l’inconfort qui hante le biologiste. Quelles seraient les démarches possibles pour envisager la mise en place d’une pratique de questionnements telle qu‘elle est déjà largement pratiquée par des philosophes et des biologistes, par des colloques et des enseignements dans d’autres pays ? En guise de proposition, l’exercice du dialogue nous semble utile, par la pratique des regards croisés, à l’exemple du médecin chinois qui se pencherait sur ce que les occidentaux pensent que soit la médecine chinoise. Ainsi, l’invitation de ce colloque s’adresse d’une part aux biologistes dans leur travail quotidien, en les sollicitant à prendre position vis-à-vis des élaborations des philosophes qui concernent le vivant et ses métamorphoses (Platon, Aristote, Nietzsche, Bergson, Bachelard). D’autre part, l’invitation s’adresse aux philosophes en leur proposant de considérer la stimulation que les biologistes représentent du fait de leurs innovations incessantes dans le domaine si difficile à encercler du « vivant ». C’est là que l’élaboration logicomathématique sur l’holisme et son historique devient intéressante.
Enfin, nous invitons biologistes et philosophes avertis à se prononcer sur le « lieu » de la pensée biologique aujourd’hui, notamment sur ses trajectoires à craindre et désormais lancées (les cellules souches, la plasticité et la médecine, régénératives). Et de ce fait à instaurer une réflexion critique sur la conception du vivant et sur son rôle dans une société qui lui voue un culte réduit à la néoténie, nourrissant ainsi un marché et non pas un renouvellement sociétal. Des nouvelles hypothèses, des évolutions dont bénéficierait la société tout entière, seraient-elles possibles, en partant de la production de nouveaux paradigmes sur des exemples précis de découvertes récentes en biologie. Ainsi, le philosophe se proposerait d’intégrer le flux de la découverte continuelle du nouveau « vivant » ou du vivant qui apparaît sans cesse différent de lui-même et de rendre compte de sa nouvelle vison. Quelque part.

Références
« Nietzsche et la biologie », Barbara Stiegler, PUF, 2001.
« L’Alerte du corps » Patrizia d’Alessio, éd. UNESCO, 2004.
« L’architecture du Vivant : de Platon à la tensegrité », Patrizia d’Alessio et Jean Dhombres, Brepols, 2005.
« Bulles » (Spères I) et « Ecumes » (Spères III) Peter Sloterdijk, Maren Sell Editeurs, 2005.

Patrizia d’Alessio

> programme

La langue comme art de vivre

Les vendredi de la philosophie, émission du vendredi 24 avril 2009



Invités


Georges-Arthur Goldschmidt.
Claude Hagège.
William Marx.

> le site de l'émission

Les rencontres du cinéma documentaire : Sylvain George / Jacques Rancière

Mardi 5 mai 2009 - Espace 1789 - Saint-Ouen - 20h00



Organisateurs des Rencontres du cinéma documentaire chaque année en octobre au cinéma Le Méliès de Montreuil, nous proposons désormais Les Rendez-vous de Périphérie.
Ces nouveaux Rendez-vous s'inscrivent pleinement dans le travail de diffusion et d'accompagnement du cinéma documentaire réalisé tout au long de l'année par Périphérie dans les salles de cinéma publiques de Seine-Saint-Denis et d'Ile-de-France.


SYLVAIN GEORGE / JACQUES RANCIÈRE
PROJECTION - RENCONTRE

Projection de trois films de Sylvain George suivie d’une rencontre
avec Jacques Rancière autour de son dernier ouvrage, Le Spectateur émancipé.
Une séance en présence de Sylvain George, Jacques Rancière et Lionel Soukaz.


SYLVAIN GEORGE UN CINÉMA POÉTIQUE DE COMBAT

Sylvain George est un cinéaste et un activiste politique. Après des études de philosophie, il réalise depuis quatre ans des films-essais poétiques, politiques et expérimentaux, sur la thématique de l’immigration notamment.
« Un travail indispensable, qui porte très haut une certaine idée des droits et des devoirs du cinéma. » Nicole Brenez

L’Impossible – pages arrachées - IV. Le Livre des damnés (La Vie française, le sentier de l’honneur!) - FILM INÉDIT
2009, Vidéo, Noir et Blanc et Couleur, 17 mn, prod : Noir Production

N’entre pas sans violence dans la nuit
2005-2008, Vidéo, Noir et Blanc, 20 mn, prod : Noir Production

Qu’ils reposent en révolte (Des figures de guerres) - WORK IN PROGRESS
2005-2009, Vidéo, Noir et Blanc, 40 mn, prod : Noir Production

JACQUES RANCIÈRE RENCONTRE

Jacques Rancière est philosophe et historien, professeur émérite à l’Université de Paris VIII (Saint-Denis). Cinéphile, proche des Cahiers du cinéma, il explore, depuis Courts voyages au pays des peuples (1990), les liens entre esthétique et politique.

"(...) Le fait de voir ne comporte aucune infirmité ; la transformation en spectateurs de ceux qui étaient voués aux contraintes et aux hiérarchies de l’action a pu contribuer à bouleverser les positions sociales ; et la dénonciation de l’homme aliéné par l’excès des images a d’abord été la réponse de l’ordre dominant à ce désordre. L’émancipation du spectateur, c’est alors l’affirmation de sa capacité de voir ce qu’il voit et de savoir quoi en penser et quoi en faire."
Le Spectateur émancipé, La Fabrique éditions, 2008, Note de l’éditeur, extrait.

Espace 1789
2/4 rue Alexandre Bachelet
93400 Saint-Ouen
Métro Garibaldi - ligne 13
Tarif : 6 euros / réduit : 4,50 euros

Colloque Wilfrid Sellars: Science et Métaphysique

Collège de France, 28-29 mai 2009, Paris



DESCRIPTIF :

Bien que son influence soit longtemps demeurée souterraine, Wilfrid Sellars est
désormais explicitement reconnu comme l’un des philosophes américains majeurs
de la seconde moitié du 20ème siècle, dont les réflexions ont très largement
contribué à l’élaboration des problématiques qui sont au cœur de la philosophie
analytique contemporaine.
Dans cette perspective, ce colloque propose une série de présentations et de
discussions critiques des thèses fondamentales qui sont exposées dans l’un des
ouvrages centraux de Sellars, Science and Metaphysics, sur les thèmes de
l’ontologie et de l’épistémologie.
Ce colloque est organisé dans le cadre de la Chaire de philosophie du langage
et de la connaissance (Prof. J. Bouveresse) du Collège de France, avec le
généreux soutien de la Fondation Hugot du Collège de France.

INTERVENANTS :

Aude Bandini, Collège de France, Paris
Jacques Bouveresse, Collège de France, Paris
Robert Brandom, University of Pittsburgh, Pittsburgh
Willem deVries, Univeristy of New Hampshire, Durham
Mathias Girel, Université Paris I, Paris
Frédéric Nef, EHESS, Paris
James O’Shea, University College Dublin, Dublin
Jean-Baptiste Rauzy, Université de Provence, Aix en Provence
Michael Williams, Johns Hopkins University, Baltimore

CONTACT ET INFORMATIONS :

Aude Bandini (aude.bandini@college-de-france.fr)

Entités Légères Et Entités Réelles

Séminaire de recherche les 22-29 avril et 6 mai, Paris


Friederike Moltmann

Organisateurs: Friederike Moltmann (IHPST), Francesco Berto (IHPST/University of Venice)

Description

Au cours de ce séminaire de recherche nous allons discuter la distinction proposée par différents philosophes entre deux genres d’entités : les entités réelles, qui font partie du monde empirique et font l’objet d’investigations empiriques, et les entités qui semblent avoir un statu bien moins réel et que l’on peut désigner comme des ‘entités légères’. Ces dernières incluent les personnages de fiction, les entités introduites par abstraction ou définition implicite, les entités ‘pléonastiques’ (propositions, faits, ou propriétés pléonastiques), ainsi que les entités ‘conçues’ de différentes sortes.
Les entités légères soulèvent un ensemble de questions philosophiques ainsi que sémantiques :
[1] Les entités légères (ou certaines classes de telles entités) sont-elles indépendantes de l’esprit ou plutôt des "artéfacts abstraits", créés et introduits par l’activité des locuteurs d’un langage ou des agents cognitifs en général ? Et si tel est le cas, en quel sens et quel genre d’être notre activité intentionnelle peut-elle imposer à ces entités?
[2] Les entités légères existent-elles au même titre que les objets ordinaires, concrets comme les chaises, les tables et les arbres ? Sinon, impliquent-elles un type différent d’existence (ou peut-être de "subsistance" comme diraient les philosophes Meinongiens) distinct de l’existence réelle, telle que l’existence spatiotemporelle et causalement efficace ? Devrait-on admettre que l’être ou l’existence ne sont pas des concepts univoques, étant compris différemment lorsque appliqués à des objets de types différents ?
[3] Quel est le genre de propriétés qui distingue les entités légères des entités réelles ? Les entités légères présentent, semble-t-il, une certaine incomplétude que les objets réels ne présentent pas, elles sont 'abstraites' en une multitude de sens (non localisées dans l’espace et le temps, non sujettes à la découverte empirique), et n’ont semble-t-il pas de structure partie/tout ou d’extension mesurable, quand bien même elles seraient complexes.
[4] Le statu particulier ou la nature des entités légères se reflète-t-il au niveau des termes typiquement employés pour les désigner ou les introduire ? Y a-t-il des termes réifiants spécifiques, ou des descriptions canoniques requises pour permettre la référence aux objets légers, tels que les faits, ou les propriétés ?
Nous discuterons un certain nombre d’articles philosophiques récents, ainsi qu’un certain nombre de recherches linguistiques récentes, tout en ayant un regard, occasionnellement, sur des débats liés de l’histoire de la philosophie.

> programme des séances

Colloque sur le pragmatisme et la science

Amherst, 19-20 Juin 2009








We are currently seeking papers addressing pragmatism and science. Papers may be on any aspect of pragmatism, pragmaticism, neo-pragmatism, or naturalism and one or more of the scientific disciplines (e.g. quantum mechanics; molecular biology; neuroendocrinology). We are especially interested in applications of new research to the tenets of pragmatism, as well as the application of pragmatic methods to problems arising in the sciences or philosophy of science. Faculty, graduate students, and independent scholars are encouraged to submit original, previously unpublished papers.

Reading time should be around 20 minutes.

All papers should be sent to mtschaepe@centerforinquiry.net. Papers should be prepared for blind review, and all papers should be sent in either .doc or .pdf format.

Deadline for submissions is: March 31st, 2009.

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Atelier séminal artistique et philosophique : "La Sépulture"

Electrobolochoc Workshop 2009
Château de Paray-le-Frésil, 03230 Paray-le-Frésil, Allier (Auvergne, France), du 01 au 10 mai 2009



"L’institution d’une problématique transversale est simple : il s’agit de s’immerger dans l’univers conceptuel ouvert par un mode et de s’y acclimater, voire d’y travailler, et non de prendre pour objet la « sépulture » et de décliner mille et une interprétations à la façon de ce qui se produit dans nombre d’expositions ou de regroupements « thématiques ». En somme il s’agit de faire l’expérience de la « sépulture » comme celle du mode fondamental de l’effectivité de la création qui revêt un sens propre à chaque créateur : ce peut être l’achèvement, la métamorphose ou autre (cf. le point 4 ci-dessous). D’où la question du sens de ce mode : à quels phénomènes renvoie-t-il ? Et celle corrélative des conditions de son émergence : quel dispositif mettre en œuvre pour expérimenter l’idée d’achèvement à l’œuvre dans ce dernier mode du processus créatif ? D’une façon générale, les modes fondamentaux de la création relèvent de problématiques transversales qu’il s’agit de toucher dans l’expérience vivante, in situ, par opposition à toute représentation in abstracto."

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Colloque Castoriadis « Fondements et ouvertures »

Colloque organisé par l’ATP (Association des Thésards en Philosophie de Nice) les 29 et 30 avril 2009



Mercredi 29 avril 2009 :

Exposés de la matinée : fondamentaux du politique

09 h 30 – Ouverture du colloque (Philippe Georges et Aurélien Liarte)
09 h 45 – Philippe Caumières (Université Saint-Louis de Bruxelles) : « Introduction et critiques politiques »
11 h – Philippe Georges (Université De Nice) : « Que signifie la création pour nous ? »
Pause-déjeuner

Exposés de l'après-midi : apports de la psychanalyse à l’anthropologie politique

14 h 30 – Caterina Rea (Université catholique de Louvain) : « Défonctionnalisation et création. Quelques éléments pour une lecture castoriadienne de la psychanalyse »
16 h 00 – Aurélien Liarte (Université de Nice) : « Psyché et société : la consistance imaginaire du social (et ses limites) »

Jeudi 30 avril :

Exposés de la matinée : regards croisés et ouvertures

09 h 30 – Johann Michel (Université de Poitiers) : « Imaginaire et politique chez Castoriadis et Ricœur »
11 h – Patrick Marcolini (Université de Nice) : « Quelle technique pour le projet d'autonomie ? Castoriadis et Ellul »
12 h 30 – Clôture du colloque

> site de l'ATP

Sciences et décision

Troisième congrès de la Société de philosophie des sciences, du jeudi 12 au samedi 14 novembre 2009
Appel à contributions



Quels sont les liens entre les sciences et la décision ? Tout d'abord, quels choix se présentent aux chercheurs et aux responsables des programmes scientifiques ? Sur quoi leurs décisions se fondent-elles ou devraient-elles se fonder ? En outre, comment prendre de « bonnes » décisions à l'aide de connaissances scientifiques dans des situations d'incertitude ? Quand et selon quelles modalités est-il possible de décider « scientifiquement » ? Enfin, que sont les sciences de la décision et sur quoi se fondent-elles ?

Ces questions peuvent, comme on le voit, se distribuer selon trois grands axes :

1) Les décisions prises dans les sciences. Pensons, en particulier, aux décisions relatives à l'adoption d'une théorie scientifique plutôt qu'une autre, d'une interprétation plutôt qu'une autre comme par exemple dans la mécanique quantique, ou encore d'un programme de recherche plutôt qu'un autre.

2) Les décisions aidées par les sciences, dans des domaines pour lesquels la décision est une composante à part entière du domaine scientifique (sciences médicales par exemple), mais aussi dans des situations où l'on fait appel à l'expertise scientifique.

3) Les sciences de la décision.

À ces questions, la philosophie des sciences, l'épistémologie sociale, les sciences de la décision, mais également les sciences cognitives, peuvent apporter des éclairages propres. Le pilotage des institutions scientifiques est par excellence le lieu de la décision, et de l'évaluation de la décision dans la science : que savons-nous des processus dans ces institutions ? Nombre de décisions politiques, mais également individuelles, ne concernent pas la science mais sont prises par des non-scientifiques à la lumière de données scientifiques, souvent complexes, souvent très incertaines. Comment, ici encore, sont-elles prises, devraient-elles l'être ? La décision dans la science, la décision à partir de la science, la décision étudiée par la science : ces trois domaines aboutissent à une question transversale : celle de la possibilité et de la nature de la décision scientifique.

Date limite pour soumettre une contribution : 4 mai 2009.

Envoi des propositions : sps09@ens.fr

> le site de la SPS

Jacobi et l’invention du Nihilisme

par Robert Redeker





> lire le compte-rendu complet

Les Catégories de « sexe » et de « race » dans les sciences biomédicales contemporaines

Colloque organisé par l’équipe ANR BIOSEX (Universités Paris 1/Paris 10)
Vendredi 29 mai 2009, 9h/18h
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris
UFR de philosophie, Esc. C 1er étage, salle Cavaillès



Appel à communications

Le projet BIOSEX est un projet ANR jeunes chercheuses/chercheurs lancé en janvier 2008. Son ambition est de fédérer les recherches portant sur tous les aspects du sexe biologique et médical, en croisant l’histoire et philosophie des sciences avec les problématiques de l’épistémologie historique et les études féministes sur les sciences. L’un des axes privilégiés de notre recherche porte sur l’articulation des conceptualisations du « sexe » et de la « race » dans les sciences biomédicales. Le colloque portera plus particulièrement sur cette articulation depuis les années 1950’ jusqu’à nos jours. Quelles sont les définitions et les mutations de la catégorie de « race » dans la recherche biomédicale ? Quels sont les enjeux théorique, politique et épidémiologique, de ce que l’on pourrait appeler le « retour de la race » ? Notre objectif est de mettre en perspective, les conceptualisations croisées des catégorisations sexuelles et raciales aux XXe et XXIe siècles.

Invitées :

Laura Briggs, (Univ. Arizona),
Joan Fujimura (Univ. Wisconsin),
Duana Fullwiley (Univ. Harvard).

Thématiques possibles
- sexe, race et génétique
- « le retour de la race »
- Débats biomédicaux sur l’élaboration des « marqueurs » de sexe et de race
- racialisation et nouvelles catégories du sain et du malsain
- perspectives épistémologiques sur la médecine prédictive et la pharmacogénétique
- cartographier, catégoriser, naturaliser : le projet HapMap
- racialisation de l’identité sexuelle
- nouvelles mythologies scientifiques
- primates, cyborg et problématique raciale
- philosophie, études féministes et post-coloniales sur les sciences biomédicales

Les propositions de communication (2000 signes), ou d’affiche/poster, accompagnées d’une
brève bio/bibliographie, sont à envoyer avant le 1er mars 2009 à Elsa Dorlin –
elsa.dorlin(@)univ-paris1.fr et Thierry Hoquet - Thierry.hoquet(@)Hotmail.fr
Les propositions sélectionnées seront connues le 15 mars 2009.
Les versions papiers des interventions seront à envoyer le 1er mai 2009 aux organisatEurs.
Elsa Dorlin – co-responsable BIOSEX
Maître de conférences, histoire de la philosophie, histoire des sciences
UFR de Philosophie, Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Source : http://www.emilieduchatelet.org/IECagenda.html

Rousseau et l'Allemagne

Colloque international organisé par Reinhard Bach (Université de Greifswald) et Tanguy L'Aminot (Université de Paris IV-Sorbonne U.M.R 8599 du C.N.R..S. )
A l'Université de Greifswald (Allemagne), du 23 au 25 avril 2009



Rousseau n'a pas entretenu avec l'Allemagne des relations aussi fortes que celles qu'il eut avec la Pologne, la Corse ou l'Italie. Il fut passagèrement l'hôte de Frédéric le Grand à l'Ile de Saint-Pierre, mais il avait une estime mitigée pour ce roi. L'Allemagne par contre, du XVIIIe siècle à nos jours, montre combien le philosophe de Genève l'a touchée. Sur le plan philosophique, politique, pédagogique, littéraire et social, Rousseau est là et bien là: de Fichte à Nietzsche, de Kant à Hegel, de Basedow à l'Ecole de Francfort, de Marx à Carl Schmitt, des antifascistes des années 30 aux Kommunes de l'après-68, l'influence de Rousseau se fait sentir.
Si certains de ces auteurs ont déjà suscité un nombre important de commentaires, des secteurs entiers sont peu examinés comme la période 1933-1945 ou celle de l'après-guerre, jusqu'à la chute du Mur de Berlin en 1989. Les « Rousseau » produits par la République de Weimar, le Troisième Reich, la République Fédérale d'Allemagne (B.D.R.) ou la République Démocratique Allemande (D.D.R.) sont fort dissemblables et méritent d'être examinés dans le détail et dans leurs implications.
Ce colloque se propose donc d'examiner cette relation entretenue dans tous les domaines, de la fin de la Première Guerre mondiale jusqu'à l'heure présente, avec l'auteur du Contrat social et des Confessions : comment des courants et des hommes ont été nourris de sa pensée, mais aussi, comment leurs réflexions et leurs actions ont à leur tour complété et révélé l'oeuvre du penseur genevois. Comment le rapport de la France ou de l'Europe avec l'Allemagne a aussi produit un regard différent sur Rousseau et les Lumières. Nous nous demanderons enfin si, après la chute du Mur, il convient de reformuler Rousseau en Allemagne.
La langue du colloque sera le français.

Source : http://hsozkult.geschichte.hu-berlin.de/termine/id=10903

Le Parti socialiste met en place un "Laboratoire des idées"

Au seuil de leur nouveau "Laboratoire des idées", les socialistes sont priés de laisser de côté arrière-pensées présidentielles et petites manoeuvres d'appareil. Cette instance, créée au lendemain du congrès de Reims en novembre 2008, veut oeuvrer, à l'abri des joutes internes, au "réarmement idéologique" du PS.



""Si nous ne voulons plus être condamnés à nous inscrire en réaction à nos adversaires, il faut pouvoir imposer nos propres thèmes dans le débat public", insiste Christian Paul, député de la Nièvre, qui préside le Laboratoire. "L'enjeu, poursuit-il, est de remobiliser le parti, mais aussi de rétablir les passerelles avec les intellectuels et les chercheurs qui, ces dernières années, se sont détournés de nous." Plus d'une demi-douzaine de groupes de travail, composés d'experts (dont la sociologue du travail Dominique Méda et le philosophe Patrick Savidan) en majorité non-membres du PS, viennent de se constituer." (...)

> lire la suite dans Le Monde

Descartes et les mathématiques

Colloque le 30 avril 2009
Paris Ouest - La Défense - Nanterre - Bâtiment N
Organisation : Olivia Chevalier




10 h : Jean-Michel SALANSKIS :
«Philosophie et mathématiques : réflexions sur le cas Descartes»

11h 15 : Marco PANZA :
«Les limites de la géométrie cartésienne»

12 h 30 : Pause

14 h 30 : Vincent JULLIEN :
«Les deux géométries de Descartes»

15 h 45 : Olivia CHEVALIER :
«Mathématiques et méthode»

Avant d’être le philosophe qui ouvre la voie à la pensée moderne, Descartes fut d’abord mathématicien et le resta jusqu’à sa mort. Réformateur de la géométrie classique, il joue un rôle central dans la vie mouvementée des mathématiques de cette première moitié du XVIIe siècle : face à ses contemporains, notamment Fermat et Roberval, il clame la supériorité de sa méthode générale de résolution des problèmes, mais reconnaît en Desargues un mathématicien talentueux. Peut-on penser philosophiquement le travail mathématique de Descartes ? Mais quel furent exactement les particularités de l’apport cartésien aux nouvelles mathématiques qui se constituaient et ses limites ? Quels furent précisément les réquisits méthodologiques qui en orientèrent la pratique ? À l’issue de cette journée nous espérons que Descartes mathématicien sera mieux connu, et avoir montré qu’il est inséparable du Descartes philosophe, afin que l’unité de sa pensée, exigée et tant de fois affirmée par lui, apparaisse avec la clarté et la distinction qu’elle mérite.

L’Éthique des médias : de l’information aux marchés

Colloque international organisé par le Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal (CRÉUM) en collobaration avec le centre Média@McGill. Dates : les 17 et 18 avril 2009.



Le but de ce colloque consiste à partir de travaux récents en éthique des affaires afin de répondre à une question fréquemment posée, certes, mais néanmoins fondamentale : quels sont les rôles et les responsabilités des médias ? Plus particulièrement, nous voulons essayer de rendre compte du climat de concurrence dans lequel évoluent les journalistes. La pression pour produire et la logique de compétition au cœur des entreprises médiatiques entrent-elles en conflit avec leurs rôles et responsabilités ? Les travaux issus de l’éthique des affaires abordent souvent la question des responsabilités des entreprises en essayant d’établir les limites de la saine compétition. Mais cette perspective n’a jamais été adoptée de façon systématique à l’éthique des médias.

Télécharger la dernière version du programme, de l’affiche et la description des thèmes du colloque (sujet à changement dans les prochaines semaines).