Mon Carnet de Philosophie

Le blog des Editions MILAN



"Dans la foulée de Mon Carnet de Divan qui invitait le lecteur à mener son introspection, Mon Carnet de Philosophie sollicite le lecteur amateur d’idées, de débats, de sagesse à disserter en suivant le chemin des anciens, à rebondir d’une pensée à l’autre, à se questionner selon la devise de Socrate « Connais-toi toi-même ».
Que vous soyez platonicien ou épicurien, structuraliste ou cartésien … peu importe votre école, l’essentiel est de « cogiter ». Ces pages vous sont ouvertes et tous les sujets peuvent être abordés : l’art, le bonheur, autrui, l’expérience… D’une citation à l’autre, d’une expérience à l’autre, avancez page après page sur les voies de la sagesse."

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Réinventer la démocratie

par Pierre Rosanvallon


La Démocratie couronnant le peuple
Bas-relief du IV° siècle, Athènes


"La démocratie ? Nous pensons assurément savoir ce qu'elle est et ce qu'elle devrait être. Ses manipulations et ses inaccomplissements nous choquent en effet avec la force de l'évidence. Les multiples dysfonctionnements du système représentatif sautent par exemple aux yeux de tous les citoyens, alimentant une atmosphère de désenchantement. La démocratie est en effet depuis toujours sous tension, écartelée entre des principes constitutifs parfois difficiles à concilier : l'impératif de compétence et la demande de proximité, le nombre et la raison, la fidélité aux engagements du mandat et la réactivité aux changements, le développement de procédures contraignantes pour le pouvoir et l'exercice d'une volonté souveraine." (...)

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Jésus, le Cynique

La philosophie chez GERMINA



" Un épisode raconté par Jean (8, 3-11) illustre merveilleusement bien la nature de pédagogue de Jésus. C’est le fameux épisode de la femme adultère. Il est très connu, mais je le rappelle en détail.
Des scribes et des pharisiens se présentent devant Jésus, traînant après eux une femme prise en flagrant délit d’adultère. On imagine qu’ils sont suivis d’une foule hurlante de mâles de tous âges. Chacun serre dans sa main la pierre qu’il compte bien lancer à la pécheresse. Les scribes et les pharisiens interpellent Jésus : « Dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu’en dis-tu ? »
A la surprise générale, Jésus s’est accroupi et garde le silence ; rêveusement, il trace des traits sur le sol. On le presse pour qu’il réponde. Il finit par se redresser et dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre. » Il s’accroupit de nouveau et se replonge dans ses graffitis. Silence stupéfait de tous ces mâles. L’un après l’autre, lentement, ils quittent les lieux. Jésus se retrouve seul avec la femme. Je cite la suite : « ‘Femme, où sont-ils donc ? Alors, personne ne t’a condamnée ?’ Elle répondit : ‘Personne, Seigneur.’ Et Jésus lui dit : ‘Moi, non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus.’ »
Ce passage est sans aucun doute fiable : soit il rapporte une scène réelle, soit il concentre en un apologue des traits réels de la personnalité de Jésus. Mais vous conviendrez que l’on est irrésistiblement tenté de juger cette scène réelle. Elle est d’une puissance phénoménale. Elle fait partie de ces éléments du Nouveau Testament qui ont assuré le triomphe du christianisme malgré les considérables faiblesses spéculatives de ce dernier (nous reviendrons souvent sur ce point)." (...)

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Greffe et identité : le soi et le non-soi immunologiques en question

Conférence de l’Atelier SVT- Philosophie du Lycée Henri IV



par Thomas Pradeu, Maître de Conférences à l'Université Paris-Sorbonne (Paris IV) et chercheur à l’Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences (IHPST, UMR8590).

> Le CDI du Lycée Henri-IV à Paris

Morbleu ! nouveau blog philosophique



"Morbleu !, site sur lequel, en tant que philosophes de formation lâchement dissimulés sous des pseudos, nous envisageons les mondes de la politique, de l'économie, de la science, de l'histoire, de l'art et même du sport d'un point de vue philosophique, le tout sur un mode qui peut être tout autant scientifique, pamphlétaire que parodique."

http://www.morbleu.com

Folies et déraisons d'Erasme à Kant

Journée d'étude organisée dans le cadre de la Fondation Thiers avec le soutien de l’Université Paris IV - Sorbonne. 29 mai 2009

Vendredi 29 mai 2009
Institut de France (salle Hugot). Entrée libre.

9 h 00
Accueil par M. Philippe Contamine, membre de l’Institut,
directeur de la Fondation Thiers

MATINÉE

Présidence : Frédéric de Buzon (Université de Strasbourg)

9 h 15 – 10 h 00
Christine Bénévent (Université de Tours)
« Images et texte dans l'Éloge de la folie d'Érasme illustré par Holbein : la tragique folie du monde" contre "la conscience critique de l'homme"? »

10 h 15 – 11 h 00
Denis Kambouchner (Université de Paris I )
« La folie dans les Méditations métaphysiques de Descartes »

11 h 00 – 11 h 15
Pause

11h 15 – 12 h 00
Simon Icard (Fondation Thiers)
« Éloge de la folie et désaveu de la raison dans les Pensées de Pascal »

12 h 00 – 12 h 45
Dominique Weber (L. Michelet, Vanves)
« Cela n’équivaut pas à dire que les enfants et les fous sont privés de la
liberté véritable’ : Hobbes et le problème de la folie »

APRÈS-MIDI

Présidence : Michel Fichant (Université de Paris IV – Sorbonne)

14 h 30 – 15 h 15
Frédéric de Buzon (Université de Strasbourg)
« Aspects de la folie chez Malebranche »

15 h 15 – 16 h 30
Arnaud Pelletier (Fondation Thiers)
« Leibniz et l’arraisonnement des corps : folie et vraie théologie mystique »

16 h 30 – 17 h 00
Pause

17 h 00 – 17 h 45
Constantin Rauer (Berlin)
« L'ambivalence entre folie et raison dans l’œuvre de Kant »

17 H 45 – 18 h 00
Conclusion

Institut de France
23 quai Conti
75006 Paris
Responsabilité scientifique :
Arnaud Pelletier
arnplt@yahoo.fr

Prix Jeunes chercheurs SPS 2009

La Société de Philosophie des Sciences inaugure en 2009 un Prix "Jeunes Chercheurs".



Ce Prix récompense un doctorant ou un jeune docteur (thèse soutenue en 2004 ou après) pour une contribution dans le domaine de la philosophie des sciences. Les candidats doivent faire parvenir avant le 15 juin 2009 à SPSjeuneschercheurs@gmail.com un article de leur choix publié en 2007 ou après, ou non-publié.

Le Prix Jeunes Chercheurs est doté de 300 euros. Le lauréat aura par ailleurs l'opportunité de publier électroniquement son article (s'il n'est pas encore publié) ou une traduction française de son article (si une version anglaise est déjà publiée) sur le site de la Société de Philosophie des Sciences (http://www.sps.ens.fr/publications.html). Le Prix sera remis à l'occasion du Congrès 2009 de la Société de Philosophie des Sciences qui se tiendra du 12 au 14 novembre 2009 à l'Université de Paris-Sorbonne.

Le culot d’Eve Sedgwick, théoricienne queer

Par Joseph Litvak



"Eve Kosofsky Sedgwick est morte d’un cancer du sein le 12 avril, à l’âge de 58 ans. Bien qu'elle fut l’une des théoriciennes les plus influentes des queer studies, Sedgwick, qui habitait et enseignait à New York, est assez peu connue en France, à la différence de Judith Butler, théoricienne queer dont l’œuvre est devenue une référence presque aussi obligatoire en Europe que dans le monde anglophone. De tous les livres de Sedgwick (elle en a publié sept), on n’a traduit en français que Epistémologie du placard, texte de 1990 qui est paru l’année dernière aux Éditions Amsterdam.

Pourquoi cette distance et ce retard? Comme le témoigne le cas de Butler, il ne s’agit pas simplement du fameux “autisme français” (bien qu’il reste encore plusieurs penseurs queer de langue anglaise qui méritent d’être découverts par le public hexagonal…). Si le problème n’est pas que les Français soient “trop français,” ce n’est pas, non plus, que Sedgwick soit “trop américaine.” Au contraire: sa pensée et ses textes sont profondément marqués par ses rencontres avec toute une série d’intellectuels français." (...)

> lire la suite sur "24heures Philo"

Les écrans philosophiques : la vie est un songe

Mercredi 13 mai 2009 à 20 h
projection et débat
présenté par Éric Mechoulan, (professeur et directeur du département des Littératures de langue française à l’université de Montréal, directeur de programme au CIPh).



Film > La Femme au portrait (The Woman in the window) de Fritz Lang
(États-Unis, 1944, 1h39)
avec Edward G. Robinson, Joan Benett, Dan Duryea, Raymond Massey, Edmund Breon.

« Un criminologue avisé devenant meurtrier, voilà le genre de retournement familier à Fritz Lang : cela lui permet de saisir la profonde ironie des destins et de problématiser les figures institutionnelles du crime. Mais ce film noir est surtout une méditation sur le pouvoir du voir : arrêté devant le tableau d’une femme qui le fascine, il la voit surgir à ses côtés dans le reflet de la vitre. La femme est-elle de l’autre côté de ce miroir ou bien de ce monde ? Alors même que le film a pour point d’appui cette vague rêverie devant un portrait puis un rêve comme tel (ou plutôt un cauchemar), les réalités du monde quotidien prennent une place étonnante. Il s’agira donc de mieux saisir ce que serait à partir de là une philosophie du songe qui ne soit pas séparée d’une philosophie de la vie et une pensée de l’image qui soit surtout celle de sa puissance d’animation et de désir ». Eric Méchoulan

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Emission A voix nue avec Vincent Descombes

L'émission A Voix Nue recevait la semaine dernière le philosophe Vincent Descombes. Les émissions sont disponibles en podcast le site de France Culture.



Longtemps, l’œuvre philosophique de Vincent Descombes a semblé plus reconnue aux États-Unis où il vécut et enseigna près de dix ans à l’Université Johns Hopkins de Baltimore – et où il retourne désormais chaque année à l’invitation de celle de Chicago–, que dans son propre pays. Pourtant c’est bien ici, en France où il est né en 1943, qu’il a reçu sa formation philosophique et fait son apprentissage de la vie intellectuelle et citoyenne : d’abord en participant, dans les années 1960, à la dernière période du groupe Socialisme ou barbarie de Cornelius Castoriadis, puis comme membre de la revue Critique où il fut, dans les années 1970 et 1980, le bras droit de Jean Piel et publia des articles remarqués. Il vit désormais à Paris où il est titulaire, à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, de la chaire de philosophie de l’action.
De L’inconscient malgré lui (1977) au Raisonnement de l’ours (2007) en passant par Le même et l’autre, Grammaire d’objets en tous genres, Proust -philosophie du roman, Les institutions du sens, Le complément de sujet et bien d’autres titres, ses livres scandent une œuvre puissante, d’une grande cohérence, qui occupe une place tout à fait particulière dans le paysage contemporain.
Dans le sillage de Ludwig Wittgenstein, la philosophie analytique que pratique Vincent Descombes est un art consommé de dénouer, par la méthode grammaticale, les « nœuds mentaux » qui se sont formés à notre insu dans notre esprit et qui nous empêchent de mobiliser notre capacité de compréhension et de jugement, dans le fracas de l’événement ou les dérives silencieuses d’un monde en mutation. Ce travail de désembrouillage conceptuel participe du renouveau d’une philosophie des « affaires humaines » qui ne cesse de dialoguer avec la littérature, la science politique, la sociologie, et l’histoire pour construire une véritable anthropologie de la modernité.

Distanciée et engagée, érudite et drôle, méticuleuse et ravageuse, l’œuvre de Vincent Descombes est pour ses lecteurs une source permanente de jubilation intellectuelle . Cette jubilation n’est pas plus transmissible à un non-lecteur que ne peut l’être, à une personne inactive, le bien-être roboratif que procure la pratique matinale du bain de mer, ou de la balade à vélo… Mais une chose est sûre, c’est elle qui nous a donné le désir d’en savoir plus sur l’homme discret et réservé qui préserve avec tant de soin, au cœur de la ville mais loin de son agitation, l’espace de sa retraite et le temps ascétique, heureux, aventureux, de la conversation, des livres et de la conquête de soi.

> le site de l'émission

L’ENS selon Canto-Sperber

Spécialiste de Platon, auteur de nombreux ouvrages consacrés à la philosophie morale et politique contemporaine et aux questions d’éthique pratique1, Monique Canto-Sperber dirige l’École normale supérieure2 pour la quatrième année consécutive. Avec détermination.



> lire le portrait sur le site VousNousIls

L'individualisation progresse, mais pas l'individualisme

par Pierre Bréchon, de l'IEP de Grenoble, Pacte (CNRS)

"Dis-moi tes valeurs, je te dirai qui tu es." Selon cette maxime, la connaissance de ce qui oriente et motive profondément un individu permet de comprendre son identité. Celle-ci s'exprime dans un ensemble de valeurs et de croyances, qui ont une certaine stabilité, et qui sont des guides pour l'action. Chacun prétend agir en fonction de ce qu'il croit et des valeurs auxquelles il tient. Mais les valeurs d'un individu ne sont pas seulement les siennes. Chacun adopte des valeurs en puisant dans le stock disponible légué par une famille, un environnement culturel, une société issue d'une longue histoire." (...)

> lire dans Le Monde

Le « sale gosse » de l'histoire de la philosophie

par Frédéric Streicher



"Trahir un auteur tout en le respectant, utiliser ses concepts sans adhérer à toute sa doctrine, la pratique de Gilles Deleuze en histoire de la philosophie est pour le moins singulière et innovante.

Bien avant de produire ses œuvres dérangeantes et atypiques de l'après-68 (1), pendant son passage au CNRS et son enseignement à Lyon (1960-1969), Gilles Deleuze s'est consacré à l'histoire de la philosophie en écrivant diverses monographies de philosophes illustres : Emmanuel Kant, Friedrich Nietzsche, Baruch Spinoza, Henri Bergson (2). La teneur de ce travail semble de prime abord simplement et banalement « honnête » dans sa visée scolaire et didactique (d'ailleurs il publie ses livres dans des collections accessibles à tous les étudiants). Il s'agirait tout bonnement, comme dans n'importe quel autre travail de commentateur studieux, de rendre accessible au grand public la pensée d'un auteur qui a fait date dans l'histoire de la philosophie en l'expliquant consciencieusement et méticuleusement."

> lire la suite sur scienceshumaines.com

La politique du temps

par Dominic Desroches



La politique est question de temps. Deux ouvrages, l’un de Peter Sloterdijk, l’autre de Daniel Innerarity, analysent de façon originale les usages politiques du temps. Qu’en est-il de la colère comme moteur du temps politique ? Comment prendre au sérieux les temps futurs dans une démocratie moderne ? Ou de l’urgence d’inventer une véritable « chronopolitique »...

Recensés :
Peter Sloterdijk, Colère et temps, Maren Sell Éditeur, Paris, 2007 ;

Daniel Innerarity, Le futur et ses ennemis - De la confiscation de l’avenir à l’espérance politique, Climats, Paris, 2008.

Vue comme art du nécessaire, la politique a longtemps été réduite à des rapports de force. Aujourd’hui, elle est temporalité, plus précisément une « climatologie », c’est-à-dire une étude du temps qu’il fait ou de ce que font les hommes à l’intérieur du temps. La politique contemporaine devient alors la sphère des actions à l’horizon du temps humain, qui est soit le beau temps (favorable à la communauté) soit le mauvais temps (le temps de la crise défavorable au bien commun). Or deux des plus grands penseurs vivants ont récemment tenté de repenser à nouveaux frais le temps du politique. Dans ce texte, nous présenterons les contributions importantes de Peter Sloterdijk (2007) et de Daniel Innerarity (2008) au problème de ce qu’il est convenu d’appeler « la politique du temps ».

> lire la suite sur La vie des idées

Perception de l'aspect dans la philosophie de Wittgenstein

JULIET FLOYD (Boston University)
professeur invitée à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
donnera une série de 4 cours en français




Sur l'étonnement: Perception de l'aspect dans la philosophie de Wittgenstein

à l’IHPST, 13 rue du four, 2e étage, Paris 6e
http://www-ihpst.univ-paris1.fr/

1) lundi 11 mai 2009, 17h30-19h30
Images, probabilités et perception de l'aspect dans la philosophie de
Wittgenstein.

2) mardi 19 mai 2009, 17h30-19h30
« En logique il n'y a pas de surprises » : une réévaluation du Tractatus.

3) lundi 25 mai 2009, 17h30-19h30
Sur l'ouverture des Recherches philosophiques.

4) lundi 8 juin 2009, 17h30-19h30
Les maçons de Wittgenstein dans les Remarques sur les fondements des
mathématiques: de Frege et Grelling jusqu’à Descartes et « ce que nous
appelons ‘suivre une règle’ ».

et une conférence en anglais
le vendredi 22 mai 2009, 14h-16h

IHPST, 13 rue du four, 2e étage, Paris 6e
http://www-ihpst.univ-paris1.fr/

L'œuvre d'art doit-elle avoir un sens ?

Conférence le mardi 28 avril 2009
Rendez-vous désormais institué tous les mardis de 18h30 à 20h (sauf en période de vacances scolaires), en partenariat avec les Presses universitaires de France, Les Mardis du Grand Palais vous proposent d'aborder un cycle dédié à l'art contemporain.



Organisateur : Le Grand Palais et les Presses universitaires de France

Intervenants : Gilles Barbier, artiste
Alain-Dominique Gallizia, architecte, créateur de la collection « Tag and Graff »
Jean-Yves Jouannais, critique d'art, écrivain, commissaire de « La Force de l'art 02 » au Grand Palais
Yves Michaud, membre de l'Institut universitaire de France, professeur de philosophie à l'université de Rouen

Modérateur : Arnaud Laporte, journaliste, producteur-animateur de « Tout arrive » sur France Culture

Prix : Entrée libre, nombre de places limité

Contact : Nombre de places limité - Merci de confirmer impérativement votre présence auprès d'Elisabeth Postel-Vinay : mardis@grandpalais.fr
01 56 43 30 87 (du lundi au mercredi) – Se présenter à l'entrée à 18h10 avec le mail de confirmation venant du Grand Palais.

Existe-t-il un « néo-sujet »?

à propos de : Dardot P. et Laval C., La nouvelle raison du monde, Ed. La Découverte, 2009
par Pascal Boissel

"Dardot et Laval soutiennent l'hypothèse de l'existence d'un "néosujet" produit par le néo libéralisme. Néosujet, sujet entrepreneurial, sujet néolibéral, sujet entrepreneur de soi. La référence à Michel Foucault est centrale, celle à Lacan revient souvent.

"Entreprise est le nom que l'on doit donner au gouvernement de soi à l'âge néolibéral". Le discours managérial triomphant nous enjoint de nous penser comme des petites entreprises. Il s'agit d'une "nouvelle forme d'assujettissement'". Il s'agit de s'impliquer totalement dans son travail comme l'entreprise s'implique totalement dans la concurrence généralisée et planétaire. Cette exigence nouvelle n'a pu s'imposer que dans le contexte de la crise entrainant une "peur sociale". " (...)

> lire la suite sur Médiapart

"Aujourd'hui, les grands patrons jouent en solitaire"

Michela Marzano est philosophe. Chargée de recherche au CNRS, elle est professeur des Universités à Paris I. Après des ouvrages remarqués sur la manière de penser le corps dans les sociétés contemporaines, son dernier livre paru s'intéresse aux effets du discours managérial. L'occasion de lui demander comment elle analyse la crise.



"A l'heure des séquestrations et de l'émotion suscitée par certains hauts salaires, nous avons demandé à la philosophe Michela Marzano son analyse. Elle a publié il y a quelques mois un essai remarqué : Extension du domaine de la manipulation de l'entreprise à la vie privée (Editions Grasset). Elle y dénonçait les contradictions du langage managérial, et ce d'autant qu'il irrigue aujourd'hui les vies privées. A l'heure de la crise, l'idéologie du volontarisme selon lequel « quand on veut, on peut » vient se briser sur le mur du réalisme, explique la philosophe dans l'interview qu'elle nous a donnée."

> lire l'entretien sur usinenouvelle.com

« Quelque part » La valeur de la réflexion philosophique pour le travail du biologiste

Colloque à l'ENS le Vendredi 12 juin 2009
Laboratoire Disciplinaire Pensée de Sciences



"Puisque le mouvement naît de la dégradation de l’immuable, il n’y aurait pas de mouvement pas de monde sensible par conséquent, s’il n’y avait, quelque part, l’immutabilité réalisée” (H Bergson, EC 766-777)

Face à l’autonomisation du discours du biologiste et du philosophe, nous essayons de proposer ce dialogue que Nietzsche a tant cherché, auquel nous pensons que le biologiste et le philosophe contemporains ne devraient pas se soustraire. Pour deux raisons, toutes les deux positivistes.
L’une tient à la nécessité de retracer les relations que le biologiste a entretenues historiquement avec le « plan philosophique » comme discours de référence auquel il s’est confronté, à l’écoute du « discours vraisemblable » comme regard sur sa méthode expérimentale. C’est là son besoin de modèle en apparence réducteur, mais en fait un moteur de généralisation formidable. La philosophie ne devrait pas être considérée comme une sorte de « guideline » par le biologiste, mais lui permettre de se questionner sur ses finalités et de renouveler son approche expérimentale. L’autre, en filigrane, tient à la condition existentielle du philosophe et du biologiste : si la chose qui n’est pas facile à être pensée, mais qui est à penser, est la condition du philosophe, le vivant mis en cage dans le cercle de l’expérience biologique représente l’inconfort qui hante le biologiste. Quelles seraient les démarches possibles pour envisager la mise en place d’une pratique de questionnements telle qu‘elle est déjà largement pratiquée par des philosophes et des biologistes, par des colloques et des enseignements dans d’autres pays ? En guise de proposition, l’exercice du dialogue nous semble utile, par la pratique des regards croisés, à l’exemple du médecin chinois qui se pencherait sur ce que les occidentaux pensent que soit la médecine chinoise. Ainsi, l’invitation de ce colloque s’adresse d’une part aux biologistes dans leur travail quotidien, en les sollicitant à prendre position vis-à-vis des élaborations des philosophes qui concernent le vivant et ses métamorphoses (Platon, Aristote, Nietzsche, Bergson, Bachelard). D’autre part, l’invitation s’adresse aux philosophes en leur proposant de considérer la stimulation que les biologistes représentent du fait de leurs innovations incessantes dans le domaine si difficile à encercler du « vivant ». C’est là que l’élaboration logicomathématique sur l’holisme et son historique devient intéressante.
Enfin, nous invitons biologistes et philosophes avertis à se prononcer sur le « lieu » de la pensée biologique aujourd’hui, notamment sur ses trajectoires à craindre et désormais lancées (les cellules souches, la plasticité et la médecine, régénératives). Et de ce fait à instaurer une réflexion critique sur la conception du vivant et sur son rôle dans une société qui lui voue un culte réduit à la néoténie, nourrissant ainsi un marché et non pas un renouvellement sociétal. Des nouvelles hypothèses, des évolutions dont bénéficierait la société tout entière, seraient-elles possibles, en partant de la production de nouveaux paradigmes sur des exemples précis de découvertes récentes en biologie. Ainsi, le philosophe se proposerait d’intégrer le flux de la découverte continuelle du nouveau « vivant » ou du vivant qui apparaît sans cesse différent de lui-même et de rendre compte de sa nouvelle vison. Quelque part.

Références
« Nietzsche et la biologie », Barbara Stiegler, PUF, 2001.
« L’Alerte du corps » Patrizia d’Alessio, éd. UNESCO, 2004.
« L’architecture du Vivant : de Platon à la tensegrité », Patrizia d’Alessio et Jean Dhombres, Brepols, 2005.
« Bulles » (Spères I) et « Ecumes » (Spères III) Peter Sloterdijk, Maren Sell Editeurs, 2005.

Patrizia d’Alessio

> programme

La langue comme art de vivre

Les vendredi de la philosophie, émission du vendredi 24 avril 2009



Invités


Georges-Arthur Goldschmidt.
Claude Hagège.
William Marx.

> le site de l'émission

Les rencontres du cinéma documentaire : Sylvain George / Jacques Rancière

Mardi 5 mai 2009 - Espace 1789 - Saint-Ouen - 20h00



Organisateurs des Rencontres du cinéma documentaire chaque année en octobre au cinéma Le Méliès de Montreuil, nous proposons désormais Les Rendez-vous de Périphérie.
Ces nouveaux Rendez-vous s'inscrivent pleinement dans le travail de diffusion et d'accompagnement du cinéma documentaire réalisé tout au long de l'année par Périphérie dans les salles de cinéma publiques de Seine-Saint-Denis et d'Ile-de-France.


SYLVAIN GEORGE / JACQUES RANCIÈRE
PROJECTION - RENCONTRE

Projection de trois films de Sylvain George suivie d’une rencontre
avec Jacques Rancière autour de son dernier ouvrage, Le Spectateur émancipé.
Une séance en présence de Sylvain George, Jacques Rancière et Lionel Soukaz.


SYLVAIN GEORGE UN CINÉMA POÉTIQUE DE COMBAT

Sylvain George est un cinéaste et un activiste politique. Après des études de philosophie, il réalise depuis quatre ans des films-essais poétiques, politiques et expérimentaux, sur la thématique de l’immigration notamment.
« Un travail indispensable, qui porte très haut une certaine idée des droits et des devoirs du cinéma. » Nicole Brenez

L’Impossible – pages arrachées - IV. Le Livre des damnés (La Vie française, le sentier de l’honneur!) - FILM INÉDIT
2009, Vidéo, Noir et Blanc et Couleur, 17 mn, prod : Noir Production

N’entre pas sans violence dans la nuit
2005-2008, Vidéo, Noir et Blanc, 20 mn, prod : Noir Production

Qu’ils reposent en révolte (Des figures de guerres) - WORK IN PROGRESS
2005-2009, Vidéo, Noir et Blanc, 40 mn, prod : Noir Production

JACQUES RANCIÈRE RENCONTRE

Jacques Rancière est philosophe et historien, professeur émérite à l’Université de Paris VIII (Saint-Denis). Cinéphile, proche des Cahiers du cinéma, il explore, depuis Courts voyages au pays des peuples (1990), les liens entre esthétique et politique.

"(...) Le fait de voir ne comporte aucune infirmité ; la transformation en spectateurs de ceux qui étaient voués aux contraintes et aux hiérarchies de l’action a pu contribuer à bouleverser les positions sociales ; et la dénonciation de l’homme aliéné par l’excès des images a d’abord été la réponse de l’ordre dominant à ce désordre. L’émancipation du spectateur, c’est alors l’affirmation de sa capacité de voir ce qu’il voit et de savoir quoi en penser et quoi en faire."
Le Spectateur émancipé, La Fabrique éditions, 2008, Note de l’éditeur, extrait.

Espace 1789
2/4 rue Alexandre Bachelet
93400 Saint-Ouen
Métro Garibaldi - ligne 13
Tarif : 6 euros / réduit : 4,50 euros

Colloque Wilfrid Sellars: Science et Métaphysique

Collège de France, 28-29 mai 2009, Paris



DESCRIPTIF :

Bien que son influence soit longtemps demeurée souterraine, Wilfrid Sellars est
désormais explicitement reconnu comme l’un des philosophes américains majeurs
de la seconde moitié du 20ème siècle, dont les réflexions ont très largement
contribué à l’élaboration des problématiques qui sont au cœur de la philosophie
analytique contemporaine.
Dans cette perspective, ce colloque propose une série de présentations et de
discussions critiques des thèses fondamentales qui sont exposées dans l’un des
ouvrages centraux de Sellars, Science and Metaphysics, sur les thèmes de
l’ontologie et de l’épistémologie.
Ce colloque est organisé dans le cadre de la Chaire de philosophie du langage
et de la connaissance (Prof. J. Bouveresse) du Collège de France, avec le
généreux soutien de la Fondation Hugot du Collège de France.

INTERVENANTS :

Aude Bandini, Collège de France, Paris
Jacques Bouveresse, Collège de France, Paris
Robert Brandom, University of Pittsburgh, Pittsburgh
Willem deVries, Univeristy of New Hampshire, Durham
Mathias Girel, Université Paris I, Paris
Frédéric Nef, EHESS, Paris
James O’Shea, University College Dublin, Dublin
Jean-Baptiste Rauzy, Université de Provence, Aix en Provence
Michael Williams, Johns Hopkins University, Baltimore

CONTACT ET INFORMATIONS :

Aude Bandini (aude.bandini@college-de-france.fr)

Entités Légères Et Entités Réelles

Séminaire de recherche les 22-29 avril et 6 mai, Paris


Friederike Moltmann

Organisateurs: Friederike Moltmann (IHPST), Francesco Berto (IHPST/University of Venice)

Description

Au cours de ce séminaire de recherche nous allons discuter la distinction proposée par différents philosophes entre deux genres d’entités : les entités réelles, qui font partie du monde empirique et font l’objet d’investigations empiriques, et les entités qui semblent avoir un statu bien moins réel et que l’on peut désigner comme des ‘entités légères’. Ces dernières incluent les personnages de fiction, les entités introduites par abstraction ou définition implicite, les entités ‘pléonastiques’ (propositions, faits, ou propriétés pléonastiques), ainsi que les entités ‘conçues’ de différentes sortes.
Les entités légères soulèvent un ensemble de questions philosophiques ainsi que sémantiques :
[1] Les entités légères (ou certaines classes de telles entités) sont-elles indépendantes de l’esprit ou plutôt des "artéfacts abstraits", créés et introduits par l’activité des locuteurs d’un langage ou des agents cognitifs en général ? Et si tel est le cas, en quel sens et quel genre d’être notre activité intentionnelle peut-elle imposer à ces entités?
[2] Les entités légères existent-elles au même titre que les objets ordinaires, concrets comme les chaises, les tables et les arbres ? Sinon, impliquent-elles un type différent d’existence (ou peut-être de "subsistance" comme diraient les philosophes Meinongiens) distinct de l’existence réelle, telle que l’existence spatiotemporelle et causalement efficace ? Devrait-on admettre que l’être ou l’existence ne sont pas des concepts univoques, étant compris différemment lorsque appliqués à des objets de types différents ?
[3] Quel est le genre de propriétés qui distingue les entités légères des entités réelles ? Les entités légères présentent, semble-t-il, une certaine incomplétude que les objets réels ne présentent pas, elles sont 'abstraites' en une multitude de sens (non localisées dans l’espace et le temps, non sujettes à la découverte empirique), et n’ont semble-t-il pas de structure partie/tout ou d’extension mesurable, quand bien même elles seraient complexes.
[4] Le statu particulier ou la nature des entités légères se reflète-t-il au niveau des termes typiquement employés pour les désigner ou les introduire ? Y a-t-il des termes réifiants spécifiques, ou des descriptions canoniques requises pour permettre la référence aux objets légers, tels que les faits, ou les propriétés ?
Nous discuterons un certain nombre d’articles philosophiques récents, ainsi qu’un certain nombre de recherches linguistiques récentes, tout en ayant un regard, occasionnellement, sur des débats liés de l’histoire de la philosophie.

> programme des séances

Colloque sur le pragmatisme et la science

Amherst, 19-20 Juin 2009








We are currently seeking papers addressing pragmatism and science. Papers may be on any aspect of pragmatism, pragmaticism, neo-pragmatism, or naturalism and one or more of the scientific disciplines (e.g. quantum mechanics; molecular biology; neuroendocrinology). We are especially interested in applications of new research to the tenets of pragmatism, as well as the application of pragmatic methods to problems arising in the sciences or philosophy of science. Faculty, graduate students, and independent scholars are encouraged to submit original, previously unpublished papers.

Reading time should be around 20 minutes.

All papers should be sent to mtschaepe@centerforinquiry.net. Papers should be prepared for blind review, and all papers should be sent in either .doc or .pdf format.

Deadline for submissions is: March 31st, 2009.

> Plus d'informations

Atelier séminal artistique et philosophique : "La Sépulture"

Electrobolochoc Workshop 2009
Château de Paray-le-Frésil, 03230 Paray-le-Frésil, Allier (Auvergne, France), du 01 au 10 mai 2009



"L’institution d’une problématique transversale est simple : il s’agit de s’immerger dans l’univers conceptuel ouvert par un mode et de s’y acclimater, voire d’y travailler, et non de prendre pour objet la « sépulture » et de décliner mille et une interprétations à la façon de ce qui se produit dans nombre d’expositions ou de regroupements « thématiques ». En somme il s’agit de faire l’expérience de la « sépulture » comme celle du mode fondamental de l’effectivité de la création qui revêt un sens propre à chaque créateur : ce peut être l’achèvement, la métamorphose ou autre (cf. le point 4 ci-dessous). D’où la question du sens de ce mode : à quels phénomènes renvoie-t-il ? Et celle corrélative des conditions de son émergence : quel dispositif mettre en œuvre pour expérimenter l’idée d’achèvement à l’œuvre dans ce dernier mode du processus créatif ? D’une façon générale, les modes fondamentaux de la création relèvent de problématiques transversales qu’il s’agit de toucher dans l’expérience vivante, in situ, par opposition à toute représentation in abstracto."

> plus de détails sur l'évènement

Colloque Castoriadis « Fondements et ouvertures »

Colloque organisé par l’ATP (Association des Thésards en Philosophie de Nice) les 29 et 30 avril 2009



Mercredi 29 avril 2009 :

Exposés de la matinée : fondamentaux du politique

09 h 30 – Ouverture du colloque (Philippe Georges et Aurélien Liarte)
09 h 45 – Philippe Caumières (Université Saint-Louis de Bruxelles) : « Introduction et critiques politiques »
11 h – Philippe Georges (Université De Nice) : « Que signifie la création pour nous ? »
Pause-déjeuner

Exposés de l'après-midi : apports de la psychanalyse à l’anthropologie politique

14 h 30 – Caterina Rea (Université catholique de Louvain) : « Défonctionnalisation et création. Quelques éléments pour une lecture castoriadienne de la psychanalyse »
16 h 00 – Aurélien Liarte (Université de Nice) : « Psyché et société : la consistance imaginaire du social (et ses limites) »

Jeudi 30 avril :

Exposés de la matinée : regards croisés et ouvertures

09 h 30 – Johann Michel (Université de Poitiers) : « Imaginaire et politique chez Castoriadis et Ricœur »
11 h – Patrick Marcolini (Université de Nice) : « Quelle technique pour le projet d'autonomie ? Castoriadis et Ellul »
12 h 30 – Clôture du colloque

> site de l'ATP

Sciences et décision

Troisième congrès de la Société de philosophie des sciences, du jeudi 12 au samedi 14 novembre 2009
Appel à contributions



Quels sont les liens entre les sciences et la décision ? Tout d'abord, quels choix se présentent aux chercheurs et aux responsables des programmes scientifiques ? Sur quoi leurs décisions se fondent-elles ou devraient-elles se fonder ? En outre, comment prendre de « bonnes » décisions à l'aide de connaissances scientifiques dans des situations d'incertitude ? Quand et selon quelles modalités est-il possible de décider « scientifiquement » ? Enfin, que sont les sciences de la décision et sur quoi se fondent-elles ?

Ces questions peuvent, comme on le voit, se distribuer selon trois grands axes :

1) Les décisions prises dans les sciences. Pensons, en particulier, aux décisions relatives à l'adoption d'une théorie scientifique plutôt qu'une autre, d'une interprétation plutôt qu'une autre comme par exemple dans la mécanique quantique, ou encore d'un programme de recherche plutôt qu'un autre.

2) Les décisions aidées par les sciences, dans des domaines pour lesquels la décision est une composante à part entière du domaine scientifique (sciences médicales par exemple), mais aussi dans des situations où l'on fait appel à l'expertise scientifique.

3) Les sciences de la décision.

À ces questions, la philosophie des sciences, l'épistémologie sociale, les sciences de la décision, mais également les sciences cognitives, peuvent apporter des éclairages propres. Le pilotage des institutions scientifiques est par excellence le lieu de la décision, et de l'évaluation de la décision dans la science : que savons-nous des processus dans ces institutions ? Nombre de décisions politiques, mais également individuelles, ne concernent pas la science mais sont prises par des non-scientifiques à la lumière de données scientifiques, souvent complexes, souvent très incertaines. Comment, ici encore, sont-elles prises, devraient-elles l'être ? La décision dans la science, la décision à partir de la science, la décision étudiée par la science : ces trois domaines aboutissent à une question transversale : celle de la possibilité et de la nature de la décision scientifique.

Date limite pour soumettre une contribution : 4 mai 2009.

Envoi des propositions : sps09@ens.fr

> le site de la SPS

Jacobi et l’invention du Nihilisme

par Robert Redeker





> lire le compte-rendu complet

Les Catégories de « sexe » et de « race » dans les sciences biomédicales contemporaines

Colloque organisé par l’équipe ANR BIOSEX (Universités Paris 1/Paris 10)
Vendredi 29 mai 2009, 9h/18h
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris
UFR de philosophie, Esc. C 1er étage, salle Cavaillès



Appel à communications

Le projet BIOSEX est un projet ANR jeunes chercheuses/chercheurs lancé en janvier 2008. Son ambition est de fédérer les recherches portant sur tous les aspects du sexe biologique et médical, en croisant l’histoire et philosophie des sciences avec les problématiques de l’épistémologie historique et les études féministes sur les sciences. L’un des axes privilégiés de notre recherche porte sur l’articulation des conceptualisations du « sexe » et de la « race » dans les sciences biomédicales. Le colloque portera plus particulièrement sur cette articulation depuis les années 1950’ jusqu’à nos jours. Quelles sont les définitions et les mutations de la catégorie de « race » dans la recherche biomédicale ? Quels sont les enjeux théorique, politique et épidémiologique, de ce que l’on pourrait appeler le « retour de la race » ? Notre objectif est de mettre en perspective, les conceptualisations croisées des catégorisations sexuelles et raciales aux XXe et XXIe siècles.

Invitées :

Laura Briggs, (Univ. Arizona),
Joan Fujimura (Univ. Wisconsin),
Duana Fullwiley (Univ. Harvard).

Thématiques possibles
- sexe, race et génétique
- « le retour de la race »
- Débats biomédicaux sur l’élaboration des « marqueurs » de sexe et de race
- racialisation et nouvelles catégories du sain et du malsain
- perspectives épistémologiques sur la médecine prédictive et la pharmacogénétique
- cartographier, catégoriser, naturaliser : le projet HapMap
- racialisation de l’identité sexuelle
- nouvelles mythologies scientifiques
- primates, cyborg et problématique raciale
- philosophie, études féministes et post-coloniales sur les sciences biomédicales

Les propositions de communication (2000 signes), ou d’affiche/poster, accompagnées d’une
brève bio/bibliographie, sont à envoyer avant le 1er mars 2009 à Elsa Dorlin –
elsa.dorlin(@)univ-paris1.fr et Thierry Hoquet - Thierry.hoquet(@)Hotmail.fr
Les propositions sélectionnées seront connues le 15 mars 2009.
Les versions papiers des interventions seront à envoyer le 1er mai 2009 aux organisatEurs.
Elsa Dorlin – co-responsable BIOSEX
Maître de conférences, histoire de la philosophie, histoire des sciences
UFR de Philosophie, Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Source : http://www.emilieduchatelet.org/IECagenda.html

Rousseau et l'Allemagne

Colloque international organisé par Reinhard Bach (Université de Greifswald) et Tanguy L'Aminot (Université de Paris IV-Sorbonne U.M.R 8599 du C.N.R..S. )
A l'Université de Greifswald (Allemagne), du 23 au 25 avril 2009



Rousseau n'a pas entretenu avec l'Allemagne des relations aussi fortes que celles qu'il eut avec la Pologne, la Corse ou l'Italie. Il fut passagèrement l'hôte de Frédéric le Grand à l'Ile de Saint-Pierre, mais il avait une estime mitigée pour ce roi. L'Allemagne par contre, du XVIIIe siècle à nos jours, montre combien le philosophe de Genève l'a touchée. Sur le plan philosophique, politique, pédagogique, littéraire et social, Rousseau est là et bien là: de Fichte à Nietzsche, de Kant à Hegel, de Basedow à l'Ecole de Francfort, de Marx à Carl Schmitt, des antifascistes des années 30 aux Kommunes de l'après-68, l'influence de Rousseau se fait sentir.
Si certains de ces auteurs ont déjà suscité un nombre important de commentaires, des secteurs entiers sont peu examinés comme la période 1933-1945 ou celle de l'après-guerre, jusqu'à la chute du Mur de Berlin en 1989. Les « Rousseau » produits par la République de Weimar, le Troisième Reich, la République Fédérale d'Allemagne (B.D.R.) ou la République Démocratique Allemande (D.D.R.) sont fort dissemblables et méritent d'être examinés dans le détail et dans leurs implications.
Ce colloque se propose donc d'examiner cette relation entretenue dans tous les domaines, de la fin de la Première Guerre mondiale jusqu'à l'heure présente, avec l'auteur du Contrat social et des Confessions : comment des courants et des hommes ont été nourris de sa pensée, mais aussi, comment leurs réflexions et leurs actions ont à leur tour complété et révélé l'oeuvre du penseur genevois. Comment le rapport de la France ou de l'Europe avec l'Allemagne a aussi produit un regard différent sur Rousseau et les Lumières. Nous nous demanderons enfin si, après la chute du Mur, il convient de reformuler Rousseau en Allemagne.
La langue du colloque sera le français.

Source : http://hsozkult.geschichte.hu-berlin.de/termine/id=10903

Le Parti socialiste met en place un "Laboratoire des idées"

Au seuil de leur nouveau "Laboratoire des idées", les socialistes sont priés de laisser de côté arrière-pensées présidentielles et petites manoeuvres d'appareil. Cette instance, créée au lendemain du congrès de Reims en novembre 2008, veut oeuvrer, à l'abri des joutes internes, au "réarmement idéologique" du PS.



""Si nous ne voulons plus être condamnés à nous inscrire en réaction à nos adversaires, il faut pouvoir imposer nos propres thèmes dans le débat public", insiste Christian Paul, député de la Nièvre, qui préside le Laboratoire. "L'enjeu, poursuit-il, est de remobiliser le parti, mais aussi de rétablir les passerelles avec les intellectuels et les chercheurs qui, ces dernières années, se sont détournés de nous." Plus d'une demi-douzaine de groupes de travail, composés d'experts (dont la sociologue du travail Dominique Méda et le philosophe Patrick Savidan) en majorité non-membres du PS, viennent de se constituer." (...)

> lire la suite dans Le Monde

Descartes et les mathématiques

Colloque le 30 avril 2009
Paris Ouest - La Défense - Nanterre - Bâtiment N
Organisation : Olivia Chevalier




10 h : Jean-Michel SALANSKIS :
«Philosophie et mathématiques : réflexions sur le cas Descartes»

11h 15 : Marco PANZA :
«Les limites de la géométrie cartésienne»

12 h 30 : Pause

14 h 30 : Vincent JULLIEN :
«Les deux géométries de Descartes»

15 h 45 : Olivia CHEVALIER :
«Mathématiques et méthode»

Avant d’être le philosophe qui ouvre la voie à la pensée moderne, Descartes fut d’abord mathématicien et le resta jusqu’à sa mort. Réformateur de la géométrie classique, il joue un rôle central dans la vie mouvementée des mathématiques de cette première moitié du XVIIe siècle : face à ses contemporains, notamment Fermat et Roberval, il clame la supériorité de sa méthode générale de résolution des problèmes, mais reconnaît en Desargues un mathématicien talentueux. Peut-on penser philosophiquement le travail mathématique de Descartes ? Mais quel furent exactement les particularités de l’apport cartésien aux nouvelles mathématiques qui se constituaient et ses limites ? Quels furent précisément les réquisits méthodologiques qui en orientèrent la pratique ? À l’issue de cette journée nous espérons que Descartes mathématicien sera mieux connu, et avoir montré qu’il est inséparable du Descartes philosophe, afin que l’unité de sa pensée, exigée et tant de fois affirmée par lui, apparaisse avec la clarté et la distinction qu’elle mérite.

L’Éthique des médias : de l’information aux marchés

Colloque international organisé par le Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal (CRÉUM) en collobaration avec le centre Média@McGill. Dates : les 17 et 18 avril 2009.



Le but de ce colloque consiste à partir de travaux récents en éthique des affaires afin de répondre à une question fréquemment posée, certes, mais néanmoins fondamentale : quels sont les rôles et les responsabilités des médias ? Plus particulièrement, nous voulons essayer de rendre compte du climat de concurrence dans lequel évoluent les journalistes. La pression pour produire et la logique de compétition au cœur des entreprises médiatiques entrent-elles en conflit avec leurs rôles et responsabilités ? Les travaux issus de l’éthique des affaires abordent souvent la question des responsabilités des entreprises en essayant d’établir les limites de la saine compétition. Mais cette perspective n’a jamais été adoptée de façon systématique à l’éthique des médias.

Télécharger la dernière version du programme, de l’affiche et la description des thèmes du colloque (sujet à changement dans les prochaines semaines).

Langage et Evolution (XIXe-XXe siècles) Entre sciences de la nature et sciences de l’esprit

Journée d’étude, 15 avril 2009



Responsables
Emmanuel d’Hombres (REHSEIS-CHSPAM)
David Romand (REHSEIS-CHSPAM et Université Paris 7)
Sergueï Tchougounnikov (Université de Bourgogne)


Présentation

Plus que tout autre objet, le langage présente toujours un double aspect pour le chercheur. C’est un objet d’étude pour les sciences naturelles, dans la mesure où il met en jeu des fonctions cognitives et physiologiques déterminées. C’est également un objet d’étude pour les sciences humaines et sociales, puisque les langues sont aussi une institution culturelle au sens anthropologique, au même titre que les mythes ou les systèmes de parenté. Ces deux approches des langues et du langage n’ont cependant pas cheminé côte à côte. Sans aller jusqu’à se confondre, elles n’ont cessé de s’emprunter des concepts et des modèles au cours de leur histoire respective. Le tournant évolutionniste pris par la biologie après 1860, à un moment où les sciences humaines et sociales, l’histoire, l’anthropologie et la philologie comparée notamment, sont nettement convertis à l’évolutionnisme culturel, n’a fait qu’accentuer le problème. Un moment vient où on ne sait plus qui, des langues ou des organes de la cognition et de la phonation, relève de la biologie évolutive, qui de la neurophysiologie et de la psychologie cognitive, qui de l’anthropologie évolutionniste. La linguistique historique actuelle hérite de cette ambiguïté, qui est aussi à certains égards une richesse.
Cette journée sera consacrée à l’histoire des divers travaux sur le langage et à leurs rapports mutuels à partir de 1850 environ, au moment où s’imposent les paradigmes évolutionnistes dans les sciences sociales et dans les sciences de la vie.


Programme

9h30-10h15
Emmanuel d’Hombres (REHSEIS-CHSPAM)
Philologie comparée, ethnolinguistique et méthode comparative (1860-1900)

10h15-11h00
Valérie Christoux (Université de Limoges)
Arsène Darmesteter, auteur de « La Vie des mots », premier ouvrage de sémantique publié en France à la fin du XIXe siècle

11h00-11h30
Pause

11h30-12h15
Christian Puech (Université Paris 3)
Evolutionnismes et anti-évolutionnismes dans la linguistique française de la charnière des XIXe et XIXe siècles: thématiques théoriques, parallélismes et antagonismes

12h15-14h00
Déjeuner

14h00-14h45
David Romand (REHSEIS-CHSPAM et Université Paris 7)
Langage gestuel et évolution des langues : entre linguistique et psychologie (XIXe-début XXe siècles)

14h45-15h30
Sergueï Tchougounnikov (Université de Bourgogne)
Un modèle psychologique haeckelien : le langage dans la psychologie par action (l'Ecole de L. Vygotski - A. Léontiev)

15h30-16h00
Pause

16h00-16h45
Sylvie Archaimbault (CNRS, HTL, Université Paris 7)
Lev Jakubinskij (1892-1945) : une conception évolutionniste de la syntaxe

16h45-17h30
Gabriel Bergounioux (Université d’Orléans)
Les modèles inverses de l'évolution du langage

17h30-18h00
Discussion générale

> site internet

Dépression et philosophie

avec Robert Redeker



Emission 27 minutes pour comprendre
Radio Notre-Dame 100.7
mardi 14 avril 17h02

Une émission qui offre un regard décalé, informé et pédagogique sur les questions sociales, économiques, politiques, philosophiques, médicales ou scientifiques. La réflexion est préférée à l'émotion avec un invité dont les compétences sont reconnues par ses publications ou ses engagements. - Production Radio Fidélité.

Animée par : Jacques Ricot

Entretien avec André Paul : autour de Qumrân et les Esséniens

Propos recueillis par Thibaut Gress



"Actu-Philosophia : Vous venez de publier un ouvrage de présentation des principales découvertes autour des manuscrits de la mer Morte [1] et si le ton est volontairement clair et ouvert à tous, il n’en demeure pas moins que vous développez une thèse, plutôt polémique, consistant à refuser l’idée selon laquelle les Esséniens seraient à l’origine des manuscrits de Qumrân. Vous faites de la thèse essénienne une sorte de leurre qui dure depuis bien longtemps : on peut lire ainsi votre introduction : « Les savants eux-mêmes furent donc happés par le piège de la fascination essénienne, et cela dure. A l’époque des Lumières, les francs-maçons se disaient les héritiers des Esséniens, Jésus ayant été l’un des leurs. » [2] Traditionnellement, il y a deux raisons pour lesquelles étaient identifiés par les savants les manuscrits aux Esséniens : d’une part en raison de Pline l’Ancien et de Flavius Jospèphe qui décrivent la communauté essénienne, et d’autre part en raison de la supposée correspondance entre cette description qu’en font Pline et Josèphe et le contenu des textes retrouvés. Ma première question est donc très simple : quand vous dites qu’il faut abandonner la thèse essénienne, cela suppose-t-il que vous remettez en doute la pertinence même des descriptions de cette communauté essénienne qu’ont faite Pline et Josèphe, ainsi que vous semblez le suggérer en écrivant : « Ajoutons une dernière question. Les écrits spécifiques, ceux que d’aucuns disent encore « sectaires » voire « esséniens », renvoient-ils vraiment à une communauté réelle et à une expérience concrète ? Allons jusque-là. D’une certaine façon, ces textes représentent des avatars tardifs de la Loi de Moïse, miroir magnifiant du peuple d’Israël et non législation d’une vie réelle. » [3] Ou refusez-vous de voir entre ces descriptions et le contenu des textes de Qumrân un lien suffisamment rigoureux pour en affirmer la correspondance ? A quel niveau de refus des sources habituelles vous situez-vous ?" (...)

> lire l'entretien sur Actu Philosophia

Henri Meschonnic, un linguiste au risque de la Bible

Le linguiste, poète et traducteur de la Bible Henri Meschonnic est décédé à 76 ans, laissant une oeuvre immense



"Le linguiste Henri Meschonnic est mort à 76 ans, le 8 avril, d’une leucémie, à Villejuif (Val-de-Marne). Peu connu du grand public, il laisse une œuvre saluée pour sa vivacité, au ton parfois très critique, son érudition et l’étendue des domaines qu’il a choisi d’investir, en polygraphe passionné." (...)

> lire dans La Croix

Y a t-il encore des intellectuels allemands ?

La trahison des universitaires



Deux auteurs en vue croisent le fer pour dénoncer, chacun à sa manière, la frilosité de la pensée contemporaine.
Pour Richard Precht, la pensée n’est pas affaire de génération, mais de liberté. Enfermé dans un savoir pontifiant, élitiste et imperméable aux enjeux contemporains, l’enseignement supérieur produit une recherche stérile. Seuls quelques outsiders ont réussi à s’en affranchir.

Aucun penseur allemand digne de ce nom n’a moins de 60 ans, accuse dans une tribune retentissante la romancière Thea Dorn, jeune auteure de « polars intellos » et personnalité de la vie culturelle d’outre-Rhin. À force de tout relativiser, les intellectuels de la nouvelle génération sont les champions d’une pensée yaourt, sitôt émise, sitôt dépassée ; les blogueurs, experts et autres médiacrates n’ont aucune peine à occuper le devant de la scène. Cette idéalisation de la pensée d’hier a indigné le jeune essayiste Richard Precht, auteur d’une introduction à la philosophie couronnée de succès. Sans la moindre nostalgie pour la génération de l’après-guerre, il souligne en revanche la responsabilité d’un système universitaire replié sur lui-même et autosatisfait dans l’indigence du débat public. « Books » présente cette passe d’armes, parue dans les colonnes du « Spiegel », l’hebdomadaire qui se veut le gardien de la conscience nationale. Car, malgré leurs désaccords, leur regard sur une scène publique encombrée par les amuseurs n’est pas dénué de sens de ce côté-ci de la frontière.

> à lire sur Books

L’espace public et la formation du peuple

par Sandrine Baume



"Le passage de la multiplicité des intérêts à l’unité de la volonté générale est l’un des grands enjeux de la théorie démocratique. Comment un peuple peut-il naître de la multitude ? Un ouvrage collectif se penche sur le rôle de l’espace public comme lieu de dépassement des volontés particulières.

Au confluent de l’histoire des idées et de la théorie politique, le volume édité par Isabelle Koch et Norbert Lenoir, Démocratie et espace public : quel pouvoir pour le peuple ?, issu d’un colloque tenu à Aix-en-Provence en octobre 2007, s’interroge dans plusieurs de ses contributions sur les usages de l’espace public dans les doctrines classiques de l’État et chez les théoriciens de la démocratie contemporaine. Volontairement peu porté vers des réflexions constitutionnelles et institutionnelles, cet ouvrage cherche davantage à explorer l’État au travers des pratiques et des expériences rendues possibles par l’émergence d’un espace public, dont l’examen doit beaucoup aux travaux de Jürgen Habermas." (...)

> lire la suite sur La vie des idées

IVe colloque de l’Association Primo Levi: "Clinique : éthique et politique"

Vendredi 26 et samedi 27 juin 2009



L’accueil des victimes de la violence politique et de la torture par une équipe d’intervenants opérant dans des champs différents – social, juridique, médical et psychologique – interroge nécessairement l’articulation entre le clinique, le politique et l'éthique. Comment saisir les effets de la cruauté sur le sujet ? Comment préserver une clinique du sujet basé sur la vérité de son désir sans que nous soyons entraînés vers une clinique des victimes instrumentalisés au service du pouvoir politique?

Ont d’ores et déjà confirmé leur venue : Michel Terestchenko, philosophe et auteur de l’ouvrage Du bon usage de la torture, ou comment les démocraties justifient l’injustifiable (La Découverte, Paris, octobre 2008), Jérôme Valluy, enseignant en sociologie politique, chercheur au Centre de recherches politiques de la Sorbonne, et auteur de Rejet des exilés. Le grand retournement du droit d’asile (Éditions du Croquant, janvier 2009) et Paz Rojas, neuropsychiatre, qui viendra tout spécialement du Chili.

> plus d'informations

A la source cachée de la politique papale

par Marco Politi

"Les premiers mois de 2009 ont mis en pleine lumière une crise. Celle du pontificat de Benoît XVI. On ne peut pas encore en mesurer les conséquences, mais les sondages réalisés en France sur une éventuelle "démission" du pape sont incontestablement le signe d'une désacralisation en cours de la fonction, et ce dans une mesure que n'ont jamais connue ses prédécesseurs, de Léon XIII au XIXe siècle jusqu'à Jean Paul II." (...)

> lire la suite

Lanzmann, l’homme-siècle

Par Robert Redeker



Un jour, on parlera sans doute du siècle de Lanzmann, tout comme on parle du siècle de Voltaire, bien que les dates de la biographie de l’auteur de Shoah ne soient pas tout à fait calées sur les chiffres ronds du calendrier. Siècle de Lanzmann : il a nommé pour toujours le crime dont on ne savait pas qu’il fût possible, que l’on ne pouvait pas même imaginer avant qu’il fût commis, l’extermination des Juifs d’Europe, la Shoah.

> lire la suite

Elizabeth Anscombe et la philosophie contemporaine

Colloque le Samedi 16 mai 2009, Paris



Premier colloque international en France sur l'oeuvre très originale et multiple d'Elizabteh Anscombe (1919-2001), philosophe souvent citée mais mal connue, dont l'oeuvre inspire ou oriente de nombreuses recherches contemporaines en théorie de l'action, en philosophie de la psychologie, en éthique, en sémantique, et pour l'éspitémologie des sciences humaines en général. L'objectif de la journée est de proposer une vision relativement étendue de cette pensée dense et singulière, sans révérence exégétique mais avec le souci d'en comprendre la grande pertinence pour plusieurs débats contemporains.

Journée Paris 1 - ENS avec V. Descombes, B. Gnassounou, P. de Lara,C. Michon, R. Teichmann

samedi 16 mai 2009

Matinée : Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne - 12, Place du Panthéon, salle 216
9h00-9h15 : Présentation de la journée par Valérie Aucouturier (Paris 1) et Marc Pavlopoulos (ENS)

9h15-10h00 Bruno GNASSOUNOU (Université de Nantes, MC) : « Proposition et connexion non prédicative »

10h00-10h45 Marc PAVLOPOULOS (ENS) : « Connaissance sans observation, connaissance pratique et connaissance de soi : quelques remarques grammaticales »

10h45-11h00 Pause

11h00-12h45 : La première personne

11h00-11h30 Rachel WISEMAN (Université d’York) : « Anscombe and McDowell on intentions and I »

11h30-12h15 Vincent DESCOMBES (EHESS) : « La référence à soi »

12h15-12h45 Discussion avec Vincent Descombes, Bruno Gnassounou et Rachel Wiseman.

12h45-14h15 Déjeuner

Après-midi : Ecole normale supérieure - 45, rue d’Ulm, salle Cavaillès

14h15-15h00 : Valérie AUCOUTURIER (Paris-1 et Université de Kent) : « L’expression des intentions »

15h00-15h45 Philippe DE LARA (Université Paris II, MC) : « Que prouve l'argument des stopping modals? »

15h45-16h00: pause

16h00-16h45 Roger TEICHMANN (Université d'Oxford, St Hilda's College): « Is Pleasure a Good? »

16h45-17h30 Cyrille MICHON (Université de Nantes, Pr.) : « Libre arbitre et responsabilité morale »

17h30-18h00 : discussion avec Vincent Descombes, Cyrille Michon et Roger Teichmann : Anscombe et la philosophie morale.
Elisabeth Anscombe et la philosophie contemporaine

« Philosophe pour philosophe » et non pour tout un chacun, selon la dichotomie qu’elle utilise elle-même pour caractériser son maître viennois, Elisabeth Anscombe (1919-2001) est une figure majeure de la philosophie du siècle passé.

Elève, exécutrice testamentaire et grande commentatrice de Wittgenstein, férue de philosophie ancienne en général et d’Aristote en particulier, thomiste et catholique militante, professeur de Cora Diamond et collègue aînée de Philippa Foot, initiatrice peut-être malgré elle de l’éthique dite des vertus et de la philosophie de l’action contemporaine, Anscombe fut assurément une personnalité philosophique très forte, diverse et controversée. Ses thèses provocatrices ont fait froncer plus d’un sourcil, mais sont de plus en plus souvent discutées aujourd’hui. En défendant la primauté des relations causales singulières sur les régularités nomiques dès 1971, la non-référence de « je », ou encore l’idée qu’une connaissance authentique peut viser à accorder le monde à l’esprit et non l’inverse, Anscombe cherche toujours à se situer au cœur de la philosophie analytique de son temps pour aller à contre-courant de certains de ses dogmes empiristes et idéalistes inaperçus. Si elle défend souvent avec une radicale conviction des positions médiévales ou des analyses wittgensteiniennes jugées absconses par ses collègues, mais qu’elle cherche justement à mettre au goût du jour, son souci premier est toujours de restituer aux questions philosophiques toute leur brutalité.

Plus encore que la variété des époques et des domaines philosophiques dont elle a traité, c’est cette attention opiniâtre et sans concession aux questions qui marquait ses élèves et aujourd'hui ses lecteurs. Anscombe est une philosophe à la mode analytique et pourtant aussi dans le sens ancien du terme, au sens des questions platoniciennes qu’elle ne cesse, comme le Socrate des dialogues, de remettre sur le métier par des exemples simples, triviaux, apparemment inoffensifs et souvent dévastateurs. C’est aussi une remarquable lectrice, capable de décliner sur une même question Aristote et Wittgenstein, Brentano et Descartes ou encore Austin et les médiévaux tout en prenant toujours soin de bien préciser les failles qui séparent les modernes des anciens. En bref, une des rares figures contemporaines qui permettent peut-être de croire en l’unité de la philosophie.

En envisageant plusieurs facettes de cet auteur complexe à la pensée extraordinairement dense, cette journée d’études veut mesurer son actualité, avec fidélité mais sans révérence ni exclusive, et confronter ses thèses et arguments à des débats et questionnements plus récents.

Contact : marc.pavlopoulos@ens.fr; valerie.aucouturier@malix.univ-paris1.fr

Nature et socialisme Pensées socialistes et conceptions de la nature

Colloque les 15-17 avril à Besançon, UFR SLHS



Ce colloque, qui s'inscrit dans le cadre des célébrations de l'année Proudhon à Besançon, apporte une réflexion originale et attendue sur le rapport entre deux problèmes primordiaux de notre modernité : la question des formes d'organisation collective de la société et celle de l'environnement. Une pensée de l'organisation collective de la société est-elle compatible avec une vie humaine en bonne intelligence avec l'environnement ? A-t-elle été et pourra-t-elle être encore nuisible ou salvatrice pour l'objectif du respect de l'environnement ?
Par ailleurs, ce colloque joue un rôle charnière au sein des recherches menées par le Laboratoire de recherches philosophiques sur les logiques de l'agir (EA 2274) durant le quadriennal 2007-2011 sur le thème des rapports nature/société. Les deux premières années sont consacrées à un examen historique de ce partage : comment un tel partage s'est-il constitué et modifié depuis l'Antiquité. La première année nous a menés des présocratiques au XVIIIe siècle (voir http://slhs.univ fcomte.fr/rech/philolab/seminaire-agir.html), la seconde sera consacrée à la pensée sociale du XIXe siècle, avant de consacrer deux ans à la question du rôle de ce partage dans l'édification des sciences humaines et sociales contemporaines. A la charnière de ces quatre ans, une réflexion sur le rôle des pensées socialistes au sein de cette histoire permettra à la fois d'achever l'étude historique de la pensée sociale du XIXe siècle et d'aborder l'examen de la construction des sciences sociales contemporaines. En outre, il a été choisi de placer ce colloque au sein de l'année Proudhon pour entrer en synergie avec toutes les autres activités consacrées à l'oeuvre du penseur franc-comtois.
Comment donc les socialismes se sont-ils rapportés au partage nature société ? Ont-ils sollicité, voire même exacerbé, ce partage ? En d’autres termes, ont-ils eu toujours besoin, pour se constituer, de l’idée d’un arrachement de l’homme, être historique et social, à la nature ou, au contraire, ont-ils contribué à remettre en cause ce partage, par exemple en
fonction de problématiques naturalistes et/ou matérialistes ? Et, plus généralement, dans quelle mesure la pensée socialiste du XIXe et du XXe siècle a-t-elle eu besoin de développer, pour assurer ses bases théoriques, une certaine vision de la Nature, des êtres et des lois qui la définissent, ainsi qu’une certaine conception des rapports entre la nature et les activités humaines ? Bref : y a-t-il eu une ou des « philosophies de la nature » crées ou transformées pour leurs besoins par les penseurs qui se réclamaient du projet socialiste au sens large ?
Quels furent, le cas échéant les grands thèmes de cette conception ? En particulier, a-t-elle comporté des aspects « environnementalistes », voire « écologistes » qui mériteraient d’être explorés et même réactivés à la lumière des questions contemporaines ?

Philosophie du temps

Le passé et le futur existent-ils ?



L’éternisme est-il réellement incompatible avec l’ouverture du futur ?

"L’un des problèmes de l’éternisme est qu’il semble impliquer que le futur n’est pas ouvert, c’est-à-dire que les faits contingents futurs sont fixés maintenant. Cette affirmation est cependant critiquée dans la littérature, par exemple par Barnes & Cameron :
“Il est parfois admis que la théorie du futur ouvert a des implications ontologiques. Ainsi Joseph Diekemper (2005, 2007) argumente en faveur de la théorie non-futuriste - il y a des entités passées et présentes, mais pas d’entités futures - précisément pour rendre compte de l’intuition que le futur est ouvert, contrairement au passé qui est lui fixé. […] L’idée, et c’est une idée séduisante, est que s’il est maintenant le cas que ces événements futurs existent, alors il est certainement établi maintenant qu’ils se produisent dans notre futur, ce qui revient à dire qu’il est établi maintenant qu’ils se produiront." (...)

> suite de l'article sur le Blog La Philosophie du temps

La perlimpinpinologie

RomanBlog de Michel Dalmazzo



Vous trouverez ici des petits textes relatifs à la perlimpinpinologie!

Si cette discipline est imaginaire, elle n'est pas loufoque!
Loin de là!
Alors de quoi s'agit-il ?

La perlimpinpinologie se trouve à l'intersection de la science, de la métaphysique, de la poésie, ...Elle soulève des questions comme la science, l'art, la mort, l'origine du monde, la physique, la biologie, l'identité, ... mais toujours avec le sourire.
La lecture doit distraire pour permettre la réflexion. C'est le parti pris de l'auteur.

Si ça ne marche pas, dites le lui!

Le blog se présente comme le journal du savant fondateur de la discipline.
Chaque texte peut être lu indépendamment, mais on découvrira une réelle unité dans l'ensemble...

> aller sur le site

Colloque international "Philosophie cartésienne et matérialisme"

29 avril - 2 mai 2009, UQUAM (Québec)



Se proposant d’interroger les rapports de la philosophie cartésienne et du matérialisme, ce colloque souhaite apporter un nouvel éclairage tant sur les études cartésiennes que sur l'histoire du matérialisme. Il s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux transformations de la pensée moderne, d’un point de vue philosophique, historique ou scientifique. Colloque international, il réunira les contributions d’éminents spécialistes de la philosophie moderne comme de jeunes chercheurs prometteurs, et se tiendra en français et en anglais.

> programme et résumés

Force de la vulnérabilité

par Marie Gaille
A propos de Corine Pelluchon, L’autonomie brisée. Bioéthique et philosophie. PUF, collection Léviathan



La réflexion bioéthique est aujourd’hui foisonnante. Corine Pelluchon entend la recentrer sur la question politique, en exhibant ce qui fonde la subjectivité : la vulnérabilité, ou l’autonomie brisée. Doit-on cependant dévaloriser l’affirmation d’une autonomie pleine et entière du sujet moral ?

Corine Pelluchon place d’emblée son lecteur dans une posture exigeante : la citation mise en exergue de son ouvrage, empruntée à Max Horkheimer, évoque les souffrances éprouvées à chaque instant sur terre, sans la conscience desquelles « toute décision est aveugle », toute certitude ou tout bonheur illusoire. Elle inscrit par ailleurs son livre dans une filiation à Emmanuel Levinas et Claude Lévi-Strauss, duo qui, dans le cours de l’ouvrage, se trouve complété par Paul Ricœur. L’exigence est aussi du côté de l’auteur, qui propose un programme ambitieux de réflexion. En raison de « nouvelles pratiques médicales » (p. 4), le contexte contemporain est propice à l’interrogation sur les rôles et les finalités de la médecine et des attentes que tout un chacun nourrit à son égard et l’enjeu n’est pas moindre que celui de « jeter les bases d’un autre humanisme » (p. 292).

> lire la critique sur La vie des idées

Le philosophe, l’étudiante et le 69, rue de Sèvres

Amis de l’Huma . Riches échanges, samedi, à Paris, entre Pierre Lauret, poursuivi pour s’être opposé à une expulsion, et deux membres de Jeudi noir, sous le coup d’une amende exorbitante.

"Côte à côte, un philosophe, Pierre Lauret, et deux jeunes étudiants, Jean-Marc Delaunay et Élise Sansome. Jusqu’à ce samedi 4 avril, où ils retrouvaient à Paris, à La Bellevilloise, à l’invitation des Amis de l’Humanité, ils ne s’étaient jamais rencontrés. Mais, une heure trente après les avoir entendus, le public, qui n’en croyait pas ses oreilles, savait parfaitement pourquoi il fallait être là et se montrer solidaire à son tour de ces « délinquants de la solidarité »." (...)

> lire la suite sur L'Humanité

Les Editions du Pommier fêtent leurs dix ans

Les Editions du Pommier ont une histoire pas tout à fait comme les autres : Une poignée de chercheurs, dont le Philosophe Michel Serres, désireux de faire part de leurs connaissances à un large public se sont mobilisés pour que cette petite maison dirigée par Sophie Bancquart, survive dans le monde impitoyable de l’édition.




Freakosophy

"Nous nous lançons à deux trois dans un petit blog qui cherche à lier la philosophie à tout un tas de sous-culture."



Ἐν πᾶσι γὰρ τοῖς φυσικοῖς ἔνεστί τι θαυμαστόν· καὶ καθάπερ Ἡράκλειτος λέγεται πρὸς τοὺς ξένους εἰπεῖν τοὺς βουλομένους ἐντυχεῖν αὐτῷ, οἳ ἐπειδὴ προσιόντες εἶδον αὐτὸν θερόμενον πρὸς τῷ ἰπνῷ ἔστησαν (ἐκέλευε γὰρ αὐτοὺς εἰσιέναι θαρροῦντας· εἶναι γὰρ καὶ ἐνταῦθα θεούς)

Car dans toutes les œuvres de la nature, il y a toujours place pour l'admiration, et l'on peut leur appliquer à toutes sans exception le mot qu'on prête à Heraclite, répondant aux étrangers qui étaient venus pour le voir et s'entretenir avec lui. Comme en l'abordant, ils le trouvèrent qui se chauffait au feu de la cuisine : « Entrez sans crainte, entrez toujours, » leur dit le philosophe, « les Dieux sont ici comme partout. »

Aristote, Parties des animaux, I, 5, 5, 645b

Voici en quelques mots glams (pour le grec) et sérieux (pour le grec aussi) le point de mire des quelques billets qui s'égraineront au fil des semaines et des envies. Reconquérir avec plaisir ce qui est méprisé par la pensée car déclaré trop frivole. L'arbitraire sera de mise dans ce blog, la passion et la haine ses affects fondamentaux et les paillettes et le strass ses matériaux.
Rien de ce qui est futile ne nous est étranger !
Enjoy.

http://freakosophy.over-blog.com/

Modèles primatologiques de culture

Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques
Prochaine séance du séminaire PhilBio, le jeudi 09 avril à 14h
Avec Jorge Martinez-Contreras (Universidad Autonoma Metropolitana-Iztapalapa, Mexico City)



Les caractéristiques exclusives aux humains qui étaient assez nombreuses dans la tradition occidentale –les humains étaient les seuls à pouvoir parler et à créer des symboles, les seuls à utiliser des instruments, les seuls à pouvoir tuer ses semblables et faire la guerre, les seuls à posséder une culture, etc.- n’ont cessé de diminuer grâce aux recherches éthologiques évolutionnistes, particulièrement sur le terrain. Si la première caractéristique, déjà signalée par Aristote, le langage, que possédons les Homo sapiens (les autres Homo, on ne le sait pas) est unique dans sa double structure phonèmes-mots, l’utilisation de la structure mots-mots, si je peux l’appeler ainsi, est clairement montré para les chimpanzés entraînes à manier le langage de signes des sourds, dans ses différentes variantes.
Dans ce contexte, nous nous interrogeons sur la culture en primates non humains. Nous analysons des manifestations culturelles dans deux genres, assez éloignés évolutivement, de primates :
- Le cas devenu classique des macaques Japonais (Macaca fuscata)
de la presqu’île de Koshima et de leur culture de lavage de pommes de
terre, et ensuite de grains de blé, introduit, la première, par une
femelle, Imo ;
- Et celles plus complexes, plus nombreuses et plus récemment étudiées des chimpanzés (Pan troglodytes, ssp.) Ces dernières observations et recherches ont la caractéristique d’avoir été réalisées sur des animaux non approvisionnés et, dans le cas du groupe de Matsuzawa, d’avoir pu être répliquées en laboratoire.
L’étude des cultures des chimpanzés est devenu maintenant un nouveau domaine d’études. En quoi ces recherches peuvent-elles nous aider à comprendre le phénomène de culture ?

Wittgenstein au théâtre de la Cité internationale

du 23 au 30 avril et du 12 au 30 mai 2009



WITTGENSTEIN INCORPORATED
Une pièce de Peter Verburgt
traduction Frans de Haes
mise en scène Jan Ritsema
dramaturgie Marianne Van Kerkhoven
décor et lumière Herman Sorgeloos
avec Johan Leysen

> Théâtre de la Cité

La mystique a-t-elle une valeur philosophique ?

Cette séance sera principalement consacrée à un dialogue entre Frédéric Nef et Frédéric Worms autour de la philosophie bergsonienne de la religion, de ses enjeux et de sa valeur aujourd’hui.
Séminaire EPAER le 19 mai 2009 à 14h00, ENS LSH (Lyon), F01



Le mystique voit-il Dieu ? Comment le philosophe pourrait-il utiliser le discours mystique à des fins de connaissance ? Peut-on distinguer le mystique d’un déséquilibré ? La méthode bergsonienne de connaissance de Dieu est-elle encore crédible aujourd’hui ? Comment, après Bergson, la philosophie française s’est-elle rapportée au mysticisme ?

La mystique a-t-elle sa place en philosophie, "comme procédé de recherche philosophique", selon l’intention bergsonienne ? Face aux développements actuels de la métaphysique et de la théologie naturelle, la mystique en philosophie est un repoussoir, le mystique, au mieux, un poète. Cela revient à déterminer dans quelle mesure on peut distinguer la mystique d’une maladie mentale, mais aussi élaborer une véritable épistémologie de la mystique, ainsi qu’une procédure permettant de l’intégrer à la philosophie. Dieu pourrait-il alors devenir objet de connaissance expérimentale ou au contraire, la condition de toute véritable philosophie de la religion est-elle l’évacuation de la mystique hors du discours philosophique, comme une de ses possibles dérives ?