Esthétique et ontologie de la musique : une rencontre avec Lydia Goehr

Nancy (Campus Lettres et Sciences Humaines) - Mardi 28 avril 2009
Conférence : "Broken strings, Dismembered Bodies, Paragonal Theses on the Embodiment and Disembodiment of Music"



Lydia Goehr est professeur de philosophie à l’Université Columbia (New-York). En 2005, elle a reçu une distinction de la présidence de son université pour ses qualités exceptionnelles d’enseignante (Columbia University Presidential Award for Outstanding Teaching), à laquelle est venue s’ajouter en 2007-2008 le prix de la meilleure enseignante de sa faculté, décerné par le Conseil étudiant de son Université (Graduate Student Advisory Council's Faculty Mentoring Award). Ses exceptionnelles qualités sont donc reconnues de tous dans le monde académique : elle a également été boursière des fondations Mellon, Getty et Guggenheim et, en 1997, professeur invité au Département de musique de l’Université de Berkeley, où elle a donné une série de cours sur Richard Wagner. Par ailleurs, elle a été membre du Bureau de l’American Society for Aesthetics.

Lydia Goehr est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence : The Imaginary Museum of Musical Works: An Essay in the Philosophy of Music (1992; second edition with a new essay, 2007); The Quest for Voice: Music, Politics, and the Limits of Philosophy [essays on Richard Wagner] (1998); Elective Affinities: Musical Essays on the History of Aesthetic Theory [essays on Adorno and Danto] (2008). Elle a également co-édité avec Daniel Herwitz The Don Giovanni Moment. Essays on the legacy of an Opera (2006). Elle a écrit un grand nombre d’articles, et s’est concentrée récemment sur les travaux de Theodor W. Adorno, Maurice Merleau-Ponty et Arthur Danto. Ses cours portent sur l’histoire de théorie esthétique, la philosophie de l’art contemporaine, la théorie critique et la philosophie de l’histoire. Ses recherches portent quant à elles sur l’esthétique allemande, en particulier sur la relation entre philosophie, politique, histoire et musique. Avec Gregg Horowitz, édite la série de Columbia Themes in Philosophy, Social Criticism, and the Arts (Columbia University Press).

La journée organisée par les Archives Poincaré consistera en une conference donnée par le Professeur Goehr, suivie de quatre réponses d’une demi-heure, faites par Sandrine Darsel (Archives Poincaré), Stéphane Gasparini (Archives Poincaré), Laurent Cugny (Paris IV), Roger Pouivet (Archives Poincaré), et d’une discussion générale avec les participants. Il s’agira de la première manifestation académique organisée en France avec le Professeur Goehr et à propos de ses travaux.

Marie-Dominique Richard : L’enseignement oral de Platon

par Thibaut Gress



"En 2005, les éditions du Cerf eurent l’excellente idée de rééditer un ouvrage majeur de l’exégèse platonicienne, celui de Marie-Dominique Richard, consacré à l’enseignement oral – ou ésotérique – de Platon. Cet ouvrage est technique, détaillé, précis, clair et rigoureux. Le lecteur avide de spéculations n’y trouvera pas son compte ; contre le scepticisme paroxystique, confinant parfois au délire d’une certaine pensée universitaire, Marie-Dominique Richard a choisi de convaincre à l’aide des seules preuves dont elle dispose, les textes. Nulle envolée métaphysique, nulle révélation spéculative non plus, mais un travail d’une extraordinaire rigueur cherchant à rappeler – et prouver – l’évidence, à savoir que les écrits de Platon n’épuisent en rien la pensée de ce dernier. Hélas, on le sait, rien n’est plus difficile à démontrer que l’évidence et le labeur patient dont fait preuve Marie-Dominique Richard pour arracher un simple « peut-être » à tous ceux pour lesquels ne se trouve aucun salut hors des textes, à tous ces archivistes qui ont hélas sclérosé la philosophie, mérite d’être salué, encouragé et même félicité." (...)

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Kant et les parachutes dorés

par Pierre-Antoine Delhommais



"(...) Les patrons de la Société générale et de GDF-Suez ont renoncé à leurs stock-options, les 3,2 millions d'euros de parachutes dorés touchés par le patron de Valeo ont suscité l'indignation de Nicolas Sarkozy. "Ce n'est pas responsable, ce n'est pas honnête", a condamné le chef de l'Etat, qui pourrait par ailleurs, dit-on, renoncer à son titre de coprince d'Andorre.

Bref, l'heure est à la moralisation du capitalisme. La crise a quitté le terrain du chômage et de la déflation pour s'installer sur celui du bien et du mal, elle délaisse le PIB et les indices boursiers pour le juste et l'injuste. Autant dire que l'avis des économistes n'est plus d'un grand secours. Il est plus utile de consulter les philosophes pour tenter d'y voir - un peu - plus clair. La réédition du livre de l'un d'eux, André Comte-Sponville, Le capitalisme est-il moral ? (Albin Michel) tombe au bon moment. Ecoutons donc la parole du philosophe." (...)

> lire la suite dans Le Monde

L’expérience souveraine

par Frédéric Brahami
à propos de : Stéphane Madelrieux, William James. L’attitude empiriste, Paris, PUF, 2008. 503 p., 29 €.



William James s’est donné pour tâche de dire toute l’expérience, rien que l’expérience : de la psychologie à la religion, en passant par la théorie darwinienne de l’évolution, Stéphane Madelrieux propose une lecture intégrale de l’empirisme de William James.

> lire la critique sur La vie des idées

Le vide ce n’est pas rien

par Bruno de Baecque



"Tandis que je suis au fond de l’allée centrale du musée National d’art moderne, dans l’exposition sur le vide, donc pour ainsi dire dans le vide , enfin pas tout à fait sinon je n’écrirais pas ces lignes, je rencontre deux jeunes anglaises charmantes, avec qui je vais discuter un peu, car j’entends l’une parler d’ « emptyness » à l’autre et ça m’intéresse :

Hello, may I ask you something
Please do
I have just ear you two talking about emptyness and the title of this exhibition is « Voids a retrospective », so what is the difference between void and emptyness ?
If you have something and you get rid of it, you obtain void. You never obtain emptyness, you discover it, without doing, making, anything...
Oh thank you, I understand, it’s a big différence. In french – I am french...
I ear that...
We don’t have such a difference : in both situations, we talk about « vide ». Thank you. Have a good day.
You too" (...)

> lire la suite sur L'@mtateur d'idées

Le langage est-il un moyen de maîtrise et de domination ?

Cafe-philo-de-poissy


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Carnets monétaires, un pont entre philosophie et économie

Avec Pascal Blanqué



ascal Banqué chroniqueur, auteur et essayiste, présente son livre Carnets monétaires qui tente de rassembler économie et philosophie. Sa réflexion est celle d’un acteur et spectateur des faits économiques mais aussi celle d’un intellectuel qui refuse l’oubli des interrogations philosophiques essentielles. Il est ici reçu par Jean-Louis Chambon.

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Quand l’homme sage reste sage - Les peuples racines, une philosophie en phase avec la Nature

par Michel Tarrier



"Les peuples natifs vivent en communion avec leur milieu, toutes leurs cellules sont en phase avec la Terre nourricière, éthologie qui n’a pas trop eu l’heur de nous plaire au fil des siècles passés, jusqu’à ce qu’on en fonde tant d’admiration que de contrition ces derniers temps. « Le fils souhaite oublier, le petit-fils veut s’en souvenir », insinuait Arthur Schlesinger. En dépit de ce vent en poupe pour la mode ethnique, nonobstant les recommandations de l’Organisation des Nations unies (ONU), de l’Organisation des États Américains (OEA), des Organisations Indigènes d’Amazonie (COICA), de l’Union Mondiale pour la Nature (UICN) et de tant d’autres institutions mondiales, nationales et régionales, la situation de ces peuples reste des plus alarmantes : vingt cinq langues disparaissent chaque année dans le monde. Certains diront : moins de langues, moins de guerres, les langues et les religions étant, à travers le nationalisme, les principales raisons pour lesquelles on se bat." (...)

> lire l'article (revue des ressources)

Démission des fonctions administratives de l’UFR de Philosophie de Paris 1


Dans le contexte de la mobilisation des universitaires, les enseignants-chercheurs suivants annoncent leur démission de leur
fonctions de responsabilité (indiquées plus bas) en guise de protestation contre la surdité réitéré du ministère et pour
l’ouverture de véritable négociation sur la base proposée par la coordination nationale des universités.
Ces démissions deviendront effective au 01/04/09, date à laquelle la liste de l’ensemble des collègues démissionnaires (toutes UFR confondues) sera transmise à la Présidence de l’université Paris 1 ainsi qu’au Rectorat de Paris (conformément au mot d’ordre donné par la Coordination nationale des universités).

Liste des collègues démissionnaires à l’UFR de Philosophie (et liste des responsabilités concernées).

Susana BERESTOVOY Responsable des affaires internationales à l’UFR. Responsable des enseignements d’informatique en L2 de philosophie et en L2 de Logique. Co-responsable du site Internet
Bertrand BINOCHE Co-responsable du master spécialité “Histoire de la philosophie”. Responsable de la commission de validations des acquis de l’UFR.
Jean GAYON Responsable du master spécialité “Logique, Philosophie, Histoire et Sociologie des Sciences” (LOPHISS).
Christophe GRELLARD Responsable du budget
Chantal JAQUET Co-responsable du master spécialité “histoire de la philosophie”
Jean-Baptiste JOINET Responsable de la Licence de Logique Co-responsable du site Internet
Catherine LARRÈRE Responsable du master spécialité “Philosophie et société”
Anne MOEGLIN-DELCROIX Direction du centre de philosophie de l’art (composante de l’EA “Philosophies contemporaines”).
Pierre-Yves QUIVIGER Responsable de la bilicence droit/philosophie
Pierre WAGNER Responsable du L1 de Logique. Responsable des ennseignements d’épistémologie en L2

> Universités et universitaires en lutte

La poésie comme événement/ Poetry as event

Colloque à l'ENS le 11 juin 2009



Programme

Keynote speaker
9h30 Alain Badiou (ENS) : « La poésie comme événement »

Matin

10h30 Sarah Kay (Princeton University ): “Truth's subject: from the troubadours to Dante”

11h15 Colin Burrow (Oxford, All Souls College) : “Shakespeare's Sonnets as Event”

12h James Helgeson (University of Nottingham) : “Signature, événement, poésie: la Renaissance”

Après-midi

14h30 Jonathan Culler (Cornell University) : “Romantic address”

15h15 Christian Doumet (Université Paris 8) : « La poésie sans événement »

16h Michel Murat (ENS) : « Représentations poétiques »
16h45 Maria Muresan (ENS) « La poésie, le poème, le poète »

Qui ? quoy ? comment ? a qui ? pourquoy ?
Passez, presens ou avenir,
Quant me viennent en souvenir,
Mon cueur en penser n'est pas coy.

Charles d'Orléans

Comment et quand, pourquoi et pour qui est-ce que l'on envisage aujourd'hui la poésie, sinon comme, dans et pour une classe où l'on échoue quand, dans, pour nos cours d'anglais, de français, d'espagnol où d'italien il faut parcourir quelques poèmes, invoquer la vie étrange – récluse, déréglée ou sinon scandaleusement sage – de quelques poètes? Mais cela nous arrive-t-il encore de sortir avec nos étudiants des parages de la grammaire, de la basse-cour des significations, des méandres du sens métaphorique des poèmes particuliers ou des traits essentiels des courants et des mouvements littéraires ? Cela nous arrive-t-il encore de réfléchir à partir des poèmes à ce que pourrait être pour nous, pour la langue et pour l'histoire la poésie ?
La poésie reste le plus souvent un titre au programme, ou sinon une rubrique, c'est-à-dire un simple moyen de classer et de parcourir un matériel textuel ou culturel donné, seulement pour l'abandonner à des techniques d'analyse et à des théories qui ne parlent plus de la poésie. Si on est honnête, on devra avouer que la poésie ne devient presque jamais le véritable sujet de notre enseignement.
Ce colloque se situe d'emblée à l'orée de ce que l'on enseigne sous la rubrique de poésie, pour proposer au public et à ses intervenants une méditation sur la poésie comme une forme d'action particulière que les poèmes contiennent quand ils affectent des sujets lisant /compositeurs de poèmes.
Dans la mesure où les textes poétiques nous touchent au-delà de leurs sens ou de leurs formes déterminées, on parle de la poésie dans les poèmes. C'est en termes de poésie que les poètes parlent le plus souvent de leur activité , et de leur rôle. C'est par la poésie aussi que le lecteur découvre et mesure la force d'un poème quand il lit en dehors des obligations (scolaires ou autres), pour sentir que certains poèmes auxquels il reste fidèle par la relecture pourraient lui donner du plaisir, former une pensée ou une vision des choses et des sentiments, orienter et enrichir sa vie.
La poésie devient ainsi une fidélité de (re)lecture /(r)écriture pour un certain corpus de textes, éprouvée par un sujet qui veut faire quelque chose de sa lecture /écriture, pour devenir un sujet autre : un sujet-poète, un sujet-historique, un sujet-spirituel, un sujet-citoyen, ou un sujet-amoureux. Cette fidélité lui apprend un comportement qui dépasse la simple lecture et qu'il ne peut pas apprendre autrement.
Ceci pourra être selon les époques et les individualités, un comportement social, politique, érotique, spirituel, des plus divers. C'est dans ce sens que l'on voudrait parler de la poésie dans ce colloque. La tâche sera de mesurer et de redécouvrir son pouvoir d'action et d'effet sur la langue et sur l'histoire des comportements.
La poésie sera le pouvoir auquel un corpus poétique accède par la lecture fidèle d'un sujet qui réussit ainsi à lier les comportements et les usages de la langue à une conscience historique et à des comportements sociaux, politiques, spirituels et érotiques déterminés.
Ces comportements peuvent arriver à de degrés divers de réalisation empirique, du comportement rêvé ou idéal, à une vision qui esquisse des gestes, ou bien l'engagement total dans le réel. Il peuvent être des comportements individuels, singuliers, ou collectifs : la forme d'une vie, telle qu'un sujet individuel la conçoit et l'incarne pour devenir poète à partir des lectures non-obligatoires, inaccessibles, voire interdites ; la mémoire des figures exceptionnelles qui oriente l'imaginaire esthétique ou politique d'un groupe, ou d'une génération de lecteurs autour d'une singularité géniale (Shakespeare, Villon, Byron, Keats, Goethe, Hugo, Mallarmé, Rimbaud, Lorca, Rilke) ; un comportement social donné liés à une fidélité de lecture-écriture de poèmes (ainsi le pétrarquisme, la poésie des troubadours liée à la cour d'amour, les postures romantiques ou victoriennes, les rituels et les engagements du surréalisme, la solidarité que créé la poésie de la résistance) et bien d'autres encore.
Ce colloque se veut un lieu de rencontre de plusieurs approches (philosophie, psychanalyse, new historicism, théorie de l'effet, études culturelles) et de plusieurs voix (poètes et professeurs de littérature) appartenant aux domaines français et anglo-américain. On fera aussi en sorte que plusieurs époques de l'histoire de la poésie soient soumises à notre attention, du Moyen Age jusqu'à la poésie contemporaine, pour pouvoir saisir à la fois la diversité, le devenir et l'historicité de notre question.

Eric Voegelin. Politique, religion et histoire

Premier colloque organisé sur Voegelin dans le monde francophone. Colloque international organisé par l'Institut de Recherches Philosophiques de Lyon, la Faculté de Philosophie de Lyon 3 et l'ENS Lettres et sciences humaines. Les 27 et 28 mars 2009.



L'entreprise philosophique d'Eric Voegelin (1901-1985) fut sans conteste l'une des plus importantes et des plus ambitieuses du XXe siècle. La traduction récente de certaines de ses œuvres permet progressivement aux lecteurs français de s'en rendre compte. Force est cependant de constater que l'œuvre du philosophe demeure encore peu lue et peu commentée en France, alors qu'elle fait l'objet de nombreux travaux académiques et publications savantes dans le monde anglo-saxon, aux Etats-Unis tout particulièrement, comme en témoigne la monumentale édition américaine des Collected Works en 34 volumes, en cours d'achèvement aux Presses de l'Université du Missouri.

Ce colloque, le premier sur Voegelin dans un pays francophone, a pour première finalité de créer les conditions d'une rencontre entre spécialistes français et étrangers autour d'une réflexion sur les principes constitutifs et des axes directeurs de cette pensée majeure.

> plus de détails

A propos du clonage

Dans son ABC de la bioéthique, le journal La Croix aborde aujourd'hui la question du clonage reproductif et thérapeutique.



"En 1996, naissait la brebis Dolly, premier mammifère cloné à partir d'une cellule adulte. Depuis, ce clonage reproductif a fait l'objet d'un large bannissement international. Il existe également le clonage dit "thérapeutique", encore appelé "transfert nucléaire". Entre ces deux clonages, seul change le but poursuivi. La technique est la même : elle consiste à prélever le noyau d'une cellule ordinaire non sexuelle sur une personne et à l'introduire au cœur d'un ovocyte préalablement privé de son noyau. Cette manipulation fait démarrer le processus de la vie et permet le développement d'un embryon." (...)

> lire la suite sur Généthique

Appel à contributions : Société de Philosophie Analytique, Genève sept 2009

Le Congrès triennal de la SoPhA, la Société de Philosophie Analytique, aura lieu à l’Université de Genève du mercredi 2 septembre au samedi 5 septembre 2009. Voici l'appel à contributions. Date limite 1er mai.



Conférenciers invités

Christine Tappolet, Montréal
Jérôme Dokic, Paris
François Clémentz, Aix-en-Provence
Penelope Mackie, Nottingham (conférence dialectica)

> le site du colloque

A la rencontre de Cécile Défaut, éditrice nantaise

Les éditions Cécile Défaut, du nom de leur créatrice, est une petite maison d’édition nantaise qui publie principalement des essais philosophiques et relatifs au sciences humaines.



"Les éditions Cécile Defaut fêteront leur cinquième anniversaire le 1er avril 2009. J’avais suivi une formation aux métiers de l’édition proposée à Nantes, puis travaillé comme assistante aux éditions Pleins Feux. J’ai sauté le pas en 2003 et j’ai créé ma propre maison d’édition qui compte aujourd’hui 64 titres à son catalogue. Parmi les derniers livres publiés : les actes d’un colloque consacré à Roland Barthes (Empreintes de Roland Barthes), un recueil de textes intitulé Colères d’écrivains et un volume sur L’Artère, l’une des oeuvres de l’artiste Fabrice Hyber." (...)

> lire l'entretien sur fragil.org

Vers une mondialisation démocratique

par Olivier Remaud
à propos de Daniele Archibugi, La démocratie cosmopolitique. Sur la voie d’une démocratie mondiale, traduction et présentation par L. Lourme, Paris, Cerf, 2009

Daniele Archibugi milite depuis plus de quinze ans en faveur d’une démocratisation mondialisée, ou d’une mondialisation démocratisée. Réfractaire au dogme de la souveraineté, il se fie au constitutionalisme, à mi-chemin des politiques dites réalistes et des utopies, et prend au sérieux l’hypothèse d’un parlement mondial. Un essai stimulant.

> lire la critique sur La vie des idées

Les quatre âges de l'écriture végétale de la philosophie : les mots et les roses

Séminaire de Thierry Marin au Collège International de Philosophie
Jeu 2 avr, Jeu 7 et 28 mai, Jeu 4 et 18 juin
18h30-20h30
Salle JA01, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris



Dans l’histoire de la philosophie, les végétaux ont occupé une place assez secondaire comme objets de la réflexion, mais n’ont cessé d’être des paradigmes de la pensée elle-même.

Quatre âges se sont succédé dans l’écriture végétale de la pensée. Le premier, d’Aristote jusqu’à la philosophie classique, est celui de la Définition des essences, dont le schème directeur se compose de mouvements de synecdoques le long d’un Arbre de Porphyre comme étagements successifs de genres et d’espèces. Le deuxième âge, classique, avec Leibniz en point culminant, se voue à décrire le passage des essences à l’existence : c’est le paradigme du Germe comme sommet d’éclatement d’une pyramide, gagnée de mouvements métonymiques de projection. Le troisième âge, ouvert par Schelling et Hegel, raconte dans un Roman Philosophique, à travers une logique oxymorique de la mise en intrigue conjoignant les opposés, les trajets libres de ces existences déliées de leur Germe : ce n’est plus l’Arbre, ni le Germe, mais la Croissance végétale par le milieu.

Le quatrième âge, ouvert par Nietzsche, pense ce double impensé de la philosophie, envahie par les fleurs et la rhétorique, et accueille la coexistence du concept et de la métaphore, de l’animal humain et de la plante. On interrogera le « style » végétal de Derrida le réséda et de Deleuze les herbes folles. Chez Derrida, la dissémination, la greffe et le double bind sont des thèmes, mais aussi en abyme tout un style d’écriture anagrammatique. Avec Deleuze arrive un schème ternaire de poussée végétale des concepts : position d’une différence de nature à la place des mixtes mal analysés (racines et pousses), degrés coexistants de la différence (le rhizome poussant par le milieu), et différenciation (la force de ramification folle).

Ces quatre phases de l’écriture végétale des concepts ont hanté aussi les tentatives de systématique biologique, à un décalage dans le temps près. Les mots et les roses. De l’épistémè foucaldienne à une certaine graphè de la pensée.

Les neurones , la conscience, l'inconscient

Conférences à la Cité des Sciences du 28 avril au 26 mai 2009, le mardi à 18h30



Longtemps au coeur du questionnement philosophique, la conscience est devenue, depuis quelques décennies, un objet d'étude scientifique. Issue d'interactions entre le cerveau, le corps et le monde, elle apparaît pour les neurosciences comme une forme du fonctionnement cérébral. Cependant, des recherches récentes montrent que si une part de la vie mentale est consciente, de nombreux processus cognitifs demeurent inconscients. Comment la neurobiologie explore-t-elle les bases matérielles de la conscience ? Comment passe-t-on de l'inconscient cognitif à la pensée consciente ? Que nous apprend l'imagerie cérébrale sur les troubles de la conscience ? Les approches psychanalytiques et neurobiologiques du psychisme sont-elles compatibles ?

> programme

L’image dans la pensée française du XXe siècle

Appel à participation
Université d’été « eikones »




Dates : Dimanche 23 au Vendredi 28 août 2009
Lieu : Pôle National de Recherche « eikones – iconic criticism »
Université de Bâle (Suisse)
Responsable : Emmanuel Alloa

Si le fait que notre rapport au monde est fondamentalement co-déterminé par les images s’impose aujourd’hui comme une évidence, rien ne semble en revanche moins assuré que notre savoir sur le fonctionnement intrinsèque de ces images. Or, aussi bien pour le diagnostic épocal d’un « tournant iconique » (G. Boehm/WJT Mitchell) que pour l’élaboration d’instruments descriptifs en mesure d’y répondre, on a fréquemment invoqué des concepts issus de la pensée contemporaine française. Le séminaire adresse dès lors un objectif double : d’une part, il s’agira de dégager les pensées de l’image spécifique à chacun de ses protagonistes (Merleau-Ponty, Lyotard, Foucault, Deleuze, Maldiney, Didi-Huberman, Nancy, Rancière, etc.), d’autre part, il s’agira de jeter les prémisses d’une archéologie du « tournant iconique » au XXe siècle. Qu’est-ce à dire que de relire la pensée française à la lumière de la question de l’image ? L’intuition qui se dégage dès à présent est qu’on ne pourra approcher la configuration singulière de la pensée française qu’à condition de s’installer dans le commerce frontalier entre la philosophie et ses pratiques limitrophes, telles que la poésie (de Valéry à Bonnefoy), l’épistémologie (Bachelard), la zoologie (Caillois) ou encore l’ethnologie (Lévi-Strauss).
Le séminaire s’adresse aux étudiants avancés ainsi qu’aux doctorants en philosophie, mais plus généralement en esthétique ainsi qu’en sciences humaines et sociales. Dans la mesure où le séminaire se tiendra aussi bien en français qu’en allemand, un bonne connaissance du moins passive est requise en allemand.

Conférenciers invités :
Michael Mayer,
Mauro Carbone
François Noudelmann

Les participants contribueront au succès du séminaire en participant activement aux discussions. Le Pôle national de recherche suisse "eikones-iconic criticism" (www.eikones.ch) prendra en charge le séjour ainsi que la moitié des frais de transports, de même qu’une somme forfaitaire par jour.
Les candidatures incluront un CV, les copies des diplômes ainsi qu’une lettre de motivation. Les candidats développeront leur intérêt pour la question et suggèreront l’angle depuis lequel ils pourront contribuer aux travaux, en envoyant un résumé (environ 350 mots).
Les détails pratiques et une bibliographie sera envoyée aux participants retenus. Les documents de candidature ne seront pas renvoyés.

Veuillez adresser vos candidatures avant le 25 avril 2009 à
Emmanuel Alloa
eikones-iconic criticism
Rheinsprung 11
CH-4051 Basel

Url de référence :
http://www.eikones.ch/starte.html
http://www.eikones.ch/summerschool09_pdf%20/Cours_4.pdf

Les nouveaux chemins de la connaissance - Kant 1/5 : Critique de la raison pure

Emission du lundi 23 mars 2009



"Or, d'où vient qu'ici la science n'a pu ouvrir encore un chemin sûr ? Cela serait-il par hasard impossible ? Pourquoi donc la nature aurait-elle inspiré à notre raison cette infatigable ardeur à en rechercher la trace, comme s'il s'agissait d'un de ses intérêts les plus importants ? Bien plus, comme nous avons peu de motifs de confiance en notre raison, si, quand il s'agit de l'un des objets les plus importants de notre curiosité, elle ne nous abandonne pas seulement, mais nous leurre de fausses espérances et finit par nous tromper ! Peut-être jusqu'ici a-t-on fait fausse route, mais sur quels motifs fonder l'espérance qu'en nous livrant à de nouvelles recherches nous serons plus heureux que ne furent les autres avant nous ?"
Kant, Préface à la seconde édition de la Critique de la raison pure (1787)

Invités

Michaël Foessel. Philosophe et Maître de conférences à l'Université de Bourgogne, spécialiste de philosophie allemande et de philosophie politique.

> le site de l'émission

L’individu dans les sciences sociales

Journée organisée par Céline Bonicco et Mélanie Plouviez, avec le soutien d'André Charrak.
Université Paris I Panthéon-Sorbonne – UFR de Philosophie
Samedi 21 mars 2009




Programme de la journée :

Matinée

9h30-10h30 : Emmanuel PICAVET (Université Paris I) « Individualisme
méthodologique, engagement et valeurs ».

10h30-11h30 : Raymond BOUDON (Académie des sciences morales et politiques) «
Les deux formes de l'individualisme méthodologique ».

11h30-12h30 : Mélanie PLOUVIEZ (Université Paris I) « L’individu comme valeur
sociale dans la sociologie d’Emile Durkheim ».

Après-midi

14h-15h : Céline BONICCO (Université de Strasbourg) « La place de l'individu
dans la monadologie sociologique de Gabriel Tarde ».

15h-16h : Laurent PERREAU (Université d’Amiens) « L'individuation du sujet chez
Husserl ».

16h-17h : Louis QUERE (EHESS) « L'acteur social de l'ethnométhodologie ».


Présentation de la journée :

Cette journée se propose d’étudier la définition, ainsi que la place de l’individu dans les sciences sociales. Plus précisément, il s’agira de rendre compte des déplacements que les sciences sociales imposent au concept philosophique d’individu.

Dans leur méthodologie, les sciences sociales sont partagées par un clivage massif relatif à l’individu : d’un côté, l’individualisme méthodologique l’érige en principe constitutif et explicatif du social, de l’autre, le holisme le soumet au déterminisme social. Cette opposition consacrée ponctue l’histoire des sciences sociales en autant d’affrontements charnières : Tarde versus Durkheim, Merleau-Ponty versus Lévi-Strauss, Boudon versus Bourdieu. Néanmoins, il convient de se demander si, pour ces sociologues, les rapports de l’individu à la société se réduisent à des rapports de détermination unilatérale : constituer le social ou être constitué par lui. Si les rapports entre individu et société au sein même des sociologies individualistes et holistes sont moins simples qu’il n’y paraît, il va sans dire qu’ils se trouvent entièrement redéfinis par les courants sociologiques qui s’efforcent d’échapper à la recherche d’un principe de détermination unique : l’interactionnisme, l’ethnométhodologie, la sociologie pragmatiste, pour n’en citer que quelques-uns.

Bien évidemment, le questionnement épistémologique des sciences sociales sur la place de l’individu est porteur d’implications philosophiques, notamment dans les domaines ontologique et pratique. En ce sens, les sciences sociales constituent un laboratoire théorique qui ne peut qu’enrichir la réflexion philosophique sur l’individu.

Le problème d'Autrui à l'épreuve de la jalousie amoureuse

Conférence de Jean-Claude Dumoncel
Société Normande de Philosophie
Vendredi 20 mars 2009 à 18h15



D'Othello à Un amour de Swann (sans parler des prétendants autour de Pénélope) la littérature n'a cessé d'offrir à la philosophie la jalousie comme objet de perplexité.

La proposition « Othello croit que Desdémone aime Cassio » à été chez Bertrand Russell une épreuve d'analyse conceptuelle. Mais plus généralement, et littérature ou pas, il y a une Logique de la jalousie (chez Deleuze inspiré par Proust), une Ethique de la jalousie (où Spinoza légifère) et une Métaphysique de la jalousie (où Russell est relayé par Peirce). C'est donc la Philosophie entière qui est diffractée au prisme de la jalousie.

Mais une question y reste comme cachée. Si 'toute conscience est conscience de quelque chose', quel est l'affect soupçonné par le jaloux dans la conscience de l'infidèle ?

Miss Gertude-Elisabeth Anscombe, la disciple préférée de Wittgenstein à qui un autre philosophe a fait sept enfants, fraie la voie vers une réponse en décrivant la grammaire du verbe 'enjoy' et en s'interrogeant sur l'intentionnalité onirique du faire l'amour.

> Société Normande de Philosophie

Théâtre : A la Grecque !!

Théâtre de Suresnes Jean Vilar, du 2 au 7 avril 2009



Conception et mise en scène : Guillaume Clayssen
Assistante mise en scène : Marie de Laitre
Avec : Stéphane Auvray-Nauroy, Christophe Garcia, Frédérik Hufnagel, Julien Kosellek, Mélanie Menu


Guillaume Clayssen – agrégé de philosophie, mais aussi metteur en scène – souhaite rejoindre l'idéal d'Antoine Vitez et donner corps à un « théâtre élitaire pour tous ». Persuadé qu'en représentant ce qu'il y a de théâtral dans l'acte de philosopher, il est possible d'ouvrir à des questionnements profonds et essentiels un public très hétérogène, le metteur en scène a conçu A la grecque !!. Une « pièce montée philosophique sur la vieille discorde du mythe et de la pensée ». Une pièce montée festive qui se donne pour ambition de changer l'image trop répandue d'une philosophie intellectualiste et frileuse. Héraclite, Diogène, Socrate, Zénon… Composée d'un montage de textes anciens, cette partition théâtrale s'amuse à creuser la discorde fondamentale qui oppose deux sortes de discours : les discours de la vérité populaire et ceux de la vérité rationnelle. Elle le fait de façon épique et vivante, parfois burlesque, en soulevant de nombreuses questions : le rapport entre fiction et réalité, entre connaissance et vérité, le pouvoir de la pensée… Des questions qui se révèlent, aujourd'hui encore, d'une singulière actualité.

Angela Serreau (traduction du grec)
Gilles Bedouet (traduction de l’allemand)


> plus d'informations, calendrier, réservations

Qu'est-ce qu'être philosophe ? Rencontre-débat autour de la pièce "A la Grecque !!"

Jeudi 26 mars à 20h, Théâtre de Suresnes Jean Vilar

En quoi la manière de philosopher des penseurs grecs – en paroles et en actes - nous permet de redonner à l’existence une dimension étonnante et aventureuse… Avec : Stéphane Douailler (Professeur de philosophie, Paris VIII-Saint-Denis) et Bertrand Ogilvie (professeur de philosophie politique et de psychanalyse à Paris X-Nanterre).
Théâtre de Suresnes : salle Aéroplane
Entrée libre. Inscription au 01 41 18 85 85

> http://www.theatre-suresnes.fr/

Sommes-nous égaux face au hasard ?

par Pierre Brunet



Pour réconcilier l’égalité avec le concept de la responsabilité individuelle, un courant philosophique de la gauche américaine, le luck egalitarianism, propose d’abolir l’inégalité des individus face au hasard. Mais, pour Jean-Fabien Spitz, cette entreprise intellectuelle appauvrit l’idée de responsabilité sans parvenir à défendre efficacement le principe d’égalité.

> lire sur La Vie des Idées

Les intellectuels chinois contemporains : après la renaissance, le déclin ?

Conférence-débat avec Chen Yan, historien, chroniqueur à Courrier international et RFI, auteur de "L'éveil de la Chine"



> ENS Lettres & Sciences humaines

La perversión del respeto: las religiones a la búsqueda de la hegemonía cultural

par Robert Redeker
Intervención en el curso Democracia Versus Teocracia (Universidad Rey Juan Carlos, Aranjuez), en junio de 2008. Traducción de Jose Andres Fernández Leost.

"No deja de repetirse que la sagrada Escritura es la palabra de Dios, que ella nos enseña la verdadera beatitud y la vía de la salvación, pero en el fondo estamos muy alejados de pensar seriamente de este modo, y no hay nada en lo que piense menos el vulgo que en conformar su vida según las enseñanzas de la sagrada Escritura. Aquello que se nos presenta como la palabra de Dios son la mayoría de las veces absurdas quimeras, y bajo el falso pretexto del celo religioso, no se pretende sino imponer a los demás los propios sentimientos. Sí, lo repito, el gran propósito de los teólogos ha sido desde siempre extraer de los libros sagrados la confirmación de sus ensoñaciones y sus sistemas, a fin de envolverlos en la autoridad de Dios. En su interpretación del pensamiento de la Escritura, es decir, del Espíritu Santo, nada hay que les incite el menor escrúpulo o que pueda detener su temeridad. Si algo temen, no es atribuir algún error al Espíritu Santo ni apartarse de la vía de la salvación, sino únicamente que sus rivales les convenzan de su error, viendo así debilitada y despreciada la autoridad de sus palabras…”."

> lire la suite

Philosophie et littérature

COLLOQUE INTERNATIONAL et PLURIDISCIPLINAIRE
organisé par l'Université de Pau & des Pays de l'Adour
11 et 12 Mars 2010


Le rapport entre la philosophie et la littérature est caractérisé par une certaine tension et ce depuis l'Antiquité. Ainsi, chez Platon, le poète apparaît presque comme « l'Autre » du philosophe, représentant l'émotion et non pas la raison, l'inspiration et non pas le savoir ; raison suffisante pour que Platon veuille bannir ces « menteurs » de poètes de sa république idéale. La peur du poète peut être retrouvée également chez Kant qui aurait dit qu'il lui fallait lire Rousseau plusieurs fois afin de pouvoir accéder à l'« essence » de sa pensée sans être distrait par son esthétique ou encore dans les réserves qu'émet Adorno quant au style littéraire kierkegaardien. Il semblerait que ce soient souvent les philosophes qui manifestent une certaine frilosité concernant la transgression des frontières entre ces deux disciplines, une gêne implicite, presque une mauvaise conscience de dépendre, tout comme la littérature, de la textualité du texte.

> précisions sur Fabula

Heidegger, revu d’Amérique latine

par Emmanuel Faye



"Professeur de philosophie à l’université Veracruzana de Xalapa (Mexique), Julio Quesada fait partie de cette nouvelle génération de chercheurs qui ont su prendre en compte les intentions exterminatrices exprimées par Heidegger dans ses cours récemment publiés en allemand.

Dans son dernier ouvrage : Heidegger, l’acheminement vers l’Holocauste (1), il n’étudie pas seulement ses textes dits «politiques», mais aussi ceux considérés comme les plus «philosophiques» : premiers écrits sur Aristote, Etre et temps, Kant et le problème de la métaphysique. En remplaçant l’amitié, la philia aristotélicienne, par le «souci» entendu comme un «combat pour l’être», Heidegger détruit tous les liens de la sociabilité publique entre individus. Il n’existe plus d’autre individuation que la communauté de destin du peuple allemand, unie par la race. " (...)

> lire la suite dans Libération

Marx contre-attaque

Par Aude Lancelin



«L'idée de communisme» retrouverait-elle, par temps de crise, une vigueur inattendue? Alain Badiou, Slavoj Zizek, Toni Negri, Michael Hardt, Jacques Rancière et plusieurs autres grands noms de la philosophie politique radicale mondiale étaient réunis, ce week-end, à Londres, pour un colloque sur cette notion. Aude Lancelin a suivi les débats.

> lire l'article sur le site du NouvelObs

« SADE / Nietzsche » au Théâtre Le Guichet Montparnasse

La Philosophie dans le Boudoir / Le Crépuscule des Idoles : un délicieux scandale



mercredi 18 mars 2009 à 22:00
THEATRE LE GUICHET MONTPARNASSE
15 rue (et non avenue!) du Maine
Paris, France

Venez découvrir une créature hybride, qui offre la possibilité aux acteurs et aux spectateurs de se voir dans ce que nous avons de plus « délicieusement scandaleux »…

Venez explorer l’héritage incandescent de Sade et Nietzsche… Si proches dans l’engagement et l’audace…

Venez partager une soirée toute particulière en compagnie du Divin Marquis et de son Eugénie…

Pièce écrite par Stéphane RUSSEL, d’après « La Philosophie dans le boudoir » et « Le Crépuscule des idoles ».
Mise en scène de Stéphane RUSSEL et Emma BARCAROLI.
Avec David ARVEILLER, Tanja CZICHY, Jean HACHE et Martine LOGIER.

Presse :
"L’homme en vue – David Arveiller (…) dans le regard du Divin Marquis une réflexion sur la République (…) du sexe à la politique, il se situerait dans une certaine continuité." [D.Bermond - L’HISTOIRE Mag. - Mars 09]

Résumé :
Eugénie a grandi et mûri mais elle a gardé de « La Philosophie dans le boudoir » cette dose d’érotisme brut et de provocation salutaire.
Indifférente aux critères de la « bonne morale », elle décide d’inviter ces deux hommes qui ont profondément marqué notre inconscient collectif : Sade et Nietzsche.
Elle veut à nouveau les entendre et profiter d’un enseignement érotique et philosophique brutal, franc, animé et surtout libre.

- Conception lumières : Antonio de Carvalho
- Réalisation vidéo : Joël Savdié
- Costumes : Claire Tolsau
- Graphisme : Maria Y. Gerard
- Presse : Alchimie- Emmanuelle Smadja
- Diffusion : ID'L Prod- Fabrina Cellot
- Partenaires gourmands : Le Restaurant Le Boudoir – Le Chocolatier Christian Constant... and more

Réservation / Location : 01 43 27 88 61
THEATRE LE GUICHET MONTPARNASSE
15 rue du Maine, 75014 Paris
Tarifs : 18 € - 13 € (Tarif réduit)
DU 18 MARS AU 16 MAI 2009
DU MERCREDI AU SAMEDI A 22H

Les grands du monde d’Andy Warhol

Tous les hommes naissent libres et égaux mais, ainsi que le montre Andy Warhol, certains sont plus égaux que d’autres... Visite de l’exposition au Grand Palais




"Andy Warhol (1928-1987) avait un nom curieux : War hol, ce qui signifie au « e » près : « guerre trou ». Guerre des trous, guerres de ceux qui sont dans les creux, les anonymes, quoi... C’est amusant ce jeu de mot, car vraiment, Warhol ne s’est intéressé ni à la guerre, ni aux trous, mais plutôt à la paix et aux pleins... Pleines de soupe comme les boîtes de soupe Campbell qui ne sont pas dans l’exposition Le grand monde d’Andy Warhol [1] Pleins aux as, ou plein de renommée, comme la quasi totalité des gens qu’Andy Warhol a mis sur ses tableaux...

Sa manière assez déjantée de regarder tous ces « grands » qui lui demandèrent leur portrait, fait qu’ils sont tous fascinants, pas spécialement marrant, parfois troublant, mais jamais inquiétant, et ainsi pour le bonheur des uns et le malheur des autres, Warhol n’est pas Bacon..."

> lire sur L'@mateur d'idées

Mort d'Olivier Revault d'Allonnes

Olivier Revault d'Allonnes, philosophe, est mort d'un accident cérébral le 6 mars, à l'âge de 85 ans, à Tréguier (Côtes-d'Armor), qui fut aussi la ville d'Ernest Renan, son arrière-grand- père. Professeur émérite à l'université Paris-I (Panthéon-Sorbonne), ancien directeur de La Revue d'esthétique, il a consacré l'essentiel de sa carrière à cette discipline.

Ouvrages principaux

La création artistique et les promesses de la liberté, Klincksiek, 1973
Xénakis. Les Polytopes, Balland, 1975
Musiques. Variations sur la pensée juive, Christian Bourgois, 1979
Plaisir à Beethoven, Christian Bourgois, 1982
Aimer Schoenberg, Christian Bourgois, 1992

> lire dans Le Monde

Les débuts de la Théorie Critique : Nouvelles approches

Université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense - Sophiapol
Journée d'étude organisée par A. Dupeyrix, S. Haber, E. Renault
Lundi 16 mars 2009




Matin : Entre esthétique et théorie sociale
9.45
Ouverture de la journée d'étude

10.00
Jacques-Olivier Bégot
Sous le signe de l'allégorie : Benjamin aux sources de la Théorie Critique ?

10.45
Lambert Dousson
La vedette et le dictateur : sur une note de bas de page de « L'œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique »

11.30
Pause

11. 45
Katia Genel
L'approche socio-psychologique de Horkheimer, entre Fromm et Adorno

12.30 / 14.00
Déjeuner
Après-midi : Entre nature et histoire
14.00
Agnès Gayraud
La place de Nietzsche dans la Théorie Critique de Horkheimer des Débuts de la philosophie bourgeoise de l'histoire à la Dialectique de la Raison

14.45
Pierre Arnoux
Adorno et la constellation américaine (1938-1949)

15.30
Pause

15.45
Florian Nicodème
Un éveil de la seconde nature ? La Deutung de l'histoire chez Adorno

16. 30
Gilles Moutot
Le souvenir de la nature dans le sujet : une actualité de la Dialectique de la raison

> présentation des interventions

Principe de précaution

Journée scientifique proposée par Denis Grison (Ingénieur et docteur en philosophie, Archives Poincaré, Université de Nancy) et Bernard Reber (Chargé de recherche au CNRS, Centre de Recherche, Sens, Ethique et Société (CERSES), CNRS-Université Paris Descartes.)



Mardi 19 mai de 9h à 18h – Salle du Campanile
8e étage des Grands Moulins
10, esplanade Pierre Vidal-Naquet – Paris 13e

Si l’attrait et les vertus du principe de précaution ne sont plus à remettre en cause, il est l’objet, plus que d’autres principes, de querelles interprétatives. S’il est facile d’écarter certaines attaques (il suffit pour cela de se rapporter aux principaux textes qui le définissent en droit français ou européen), il est plus difficile de le comprendre dans son entièreté. C’est que lui-même recouvre des domaines multiples, qui sont rarement associés : domaines techno-scientifique, juridique, économique, éthique. Chacun des domaines précités est régi en partie par des normes. Le principe de précaution vient bousculer celles-ci. S’agit-il d’une nouvelle manière d’appliquer les normes, ou alors de les produire, voire, comme certains semblent le redouter, de les supprimer, nous plaçant dans un régime d’arbitraire ?

L’enjeu de cette journée scientifique réside dans le fait de savoir s’il ne s’agit pas, plutôt que d’un principe, d’un méta-principe, dont la bonne application exigerait de tendre vers un équilibre de toutes ses dimensions. Les ressources de la philosophie morale, politique et des sciences, ainsi que celles du droit et de l’économie, seront plus particulièrement sollicitées, pour répondre à ce souci en conjuguant souci de cohérence théorique et justifications, à l’occasion de son application dans des cas français et étrangers.

Intervenants pressentis :
- Karine Foucher : docteur en droit public, maître de conférences à l’université de Nantes
- Arnaud Gossement : avocat spécialisé en droit de l’environnement
- Catherine Thibierge : professeure de droit civil à la faculté de droit d’Orléans
- Sylvie Faucheux : professeure en sciences économiques, « C3ED », Centre d’économie et d’éthique pour l’environnement et le développement, présidente de l’université de Versailles - St Quentin-en-Yvelines
- Isabelle Nicolaï : maître de conférences en sciences économiques « C3ED », Centre d’économie et d’éthique pour l’environnement et le développement
- Bernard Walliser : professeur d’économie, « CERAS » (Centre d’étude de Recherche en analyse socio-économique de l’Ecole nationale des ponts et chaussées)
- Andrew Stirling : directeur au service « science » du « Science and Technology Policy Research » (SPRU ) de l’université de Sussex
- Françoise Rossi : médecin, Etablissement français du sang
- Bernard Reber : Chargé de recherche au CNRS, Centre de Recherche, sens, éthique et société (CERSES), CNRS-université Paris Descartes
- Denis Grison : Ingénieur et docteur en philosophie, Archives Poincaré, université de Nancy

Source : http://centrecanguilhem.net/

Entretien avec Régis Debray - Le Monde des religions

« On a besoin de retrouver le sentiment du "nous", au-delà de nos "moi-je". C'est une question de survie »



La question du politique dans ce qu’elle a de plus essentielle, celle du lien social, du vivre ensemble, est au cœur des travaux de Régis Debray depuis son maître livre, Critique de la raison politique (Gallimard, 1981). Sa réflexion sur le politique l’a conduit à s’intéresser de très près au fait religieux, puisque sa thèse centrale montre que toute société se fonde autour d’un principe invisible qui unit ses membres. Son dernier livre, Le Moment fraternité (Gallimard), est à la fois une remarquable synthèse de ses travaux antérieurs sur la sacralité du politique et une réflexion stimulante sur les limites de la « religion civile des droits de l’homme » et le concept si ancien et si moderne de fraternité. On peut ne pas partager toutes les thèses du médiologue ou avoir une vision plus optimiste que la sienne, mais qui s’intéresse au devenir de nos sociétés lira cet ouvrage brillant, parfois dérangeant, toujours éclairant. En exclusivité pour Le Monde des Religions, explication de texte et débat avec l’auteur.

> lire l'entretien

Maître Eckhart à la lumière des néoplatonismes

Séminaire Maître Eckhart / 25 mars 2009
Université de Toulouse le Mirail


Plateforme Recherche - Europhilosophie

Le Séminaire "Maître Eckhart à la lumière des néoplatonismes" , organisé sous la responsabilité de Julie Casteigt à l’Université Toulouse II-Le Mirail, sous l’égide de l’Equipe ERRAPHIS, dans le cadre du Programme « Subjectivité et aliénation » de l’Agence nationale de la recherche, inaugure un programme de recherches et un cycle de manifestations sur une lecture de Maître Eckhart, dominicain rhénan (ca. 1260-1328) de l’Ecole dite de Cologne, à partir des sources et problématiques issues des différents néoplatonismes.

> programme

L’identité collective d’un corps enseignant

par Vincent Descombes



Cet article est la version écrite d’une intervention prononcée par Vincent Descombes dans son séminaire de recherche le 16 février 2009, dans le cadre de l’initiative « Changeons le programme » par laquelle certains des enseignants de l’EHESS apportent leur soutien au mouvement des universitaires contre le projet de décret visant à modifier leur statut.

"Cette intervention porte sur la question suivante : y a-t-il lieu de parler de l’identité collective propre à un corps enseignant ? Manquerait-on quelque chose de la réalité si on ne reconnaissait pas une telle identité ? Je soutiendrai que les auteurs du décret n’ont pas prévu les réactions qu’ils allaient provoquer, faute d’avoir tenu compte du fait que les professeurs tiennent à former ensemble ce qu’on appelle un corps enseignant." (...)

> lire la suite sur La Vie des idées

Appel à contributions : Le multiculturalisme a-t-il un avenir ?

Le centre Nosophi (Sorbonne-Paris 1), LNS-IUF (Michel de Montaigne-Bordeaux 3) et le CEHUM (Université du Minho) organisent un colloque de deux jours sur le multiculturalisme qui aura lieu à Paris les 26 et 27 février 2010.



Si le multiculturalisme a toujours été un projet politique controversé, il a aussi su rallier ces dernières années différents types de partisans, des défenseurs radicaux d’une politique de la différence, aux avocats de la lutte pour la reconnaissance, en passant par la défense d’un libéralisme de gauche, ou encore par celle d’un républicanisme critique.

Dans le climat social et politique de l’après 11 septembre, on assiste à un étonnant chassé-croisé. Le multiculturalisme se trouve en effet de plus en plus contesté dans certaines des démocraties qui l’ont initialement promu, en orientant leurs politiques publiques d’intégration des minorités selon le modèle du « droit à la différence » ; c’est le cas notamment des Pays-Bas, de la Grande-Bretagne et dans une certaine mesure du Canada avec la polémique sur les accommodements raisonnables. Malgré ce renversement partiel de tendance, on observe une ouverture progressive de l’opinion publique française aux politiques multiculturalistes qu’elle a longtemps rejetées d’une part en vertu de la spécificité de sa culture politique républicaine, et d’autre part à cause de l’assimilation du multiculturalisme à une forme de communautarisme.

Cette situation inédite d’un rejet partiel du multiculturalisme par certains de ses premiers promoteurs ainsi qu’une ouverture à ce modèle politique par des cultures républicaines plus traditionnelles invite à réévaluer la légitimité normative ainsi que la viabilité politique de l’idée multiculturaliste. Cette réévaluation se fera de deux manières : l’une à caractère théorique en examinant l’état des lieux du débat normatif, l’autre orientée vers la pratique, en mettant l’accent sur l’évaluation d’exemples concrets de politiques publiques multiculturalistes.

> plus de détails

La France et la Cour Européenne des droits de l'Homme

Colloque organisé le 20 mars 2009 par Le CREDHO (Centre de Recherche et d'Etudes sur les Droits de l'Homme et le Droit Humanitaire) avec le concours de l'Institut International des Droits de l'Homme et de la Paix et le soutien de l'Institut d'Etudes de Droit Public, de l'Institut d'Etudes Judiciaires et le Conseil de la Faculté Jean Monnet.



9 heures : Ouverture

M. le Président de l’Université de Paris Sud (Paris XI)
M. le Doyen de la Faculté Jean Monnet à Sceaux

9 heures 30-10 heures

• L’exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l’Homme
par Giorgio MALINVERNI, Juge à la Cour européenne des droits de l’Homme

10 heures -10 heures 15 : Débats

10 heures 15-10 heures 45

Les droits de l’Homme en prison
• Le suicide en prison
(arrêt Renolde du 16 octobre 2008)
par Michel PUÉCHAVY, Avocat à la Cour

• La jurisprudence du Conseil d’Etat et les exigences de la Convention
par Mattias GUYOMAR, Maitre des requêtes au Conseil d’Etat

10 heures 45-11 heures : Débats

11 heures-11 heures 30 : Pause

11 heures 30-12 heures

Respect de la vie privée et familiale
• L’accouchement sous X
(arrêt Kearns du 10 janvier 2008)
par Jean-Pierre MARGUĖNAUD, Professeur à l’Université de Limoges

Laïcité et port de signes religieux
• Le voile islamique à l’école et le port du turban sikh
(arrêts Dogru et Kervanci du 4 octobre 2008 ; décision Mann Singh du 27 novembre 2008)
par Marie SIRINELLI Premier conseiller de Tribunal administratif,
détachée à la sous-direction des droits de l’Homme, Ministère des Affaires étrangères

12 heures-12 heures 15 : Débats

12 heures 30-14 heures 15 : Déjeuner

14 heures 15-14 heures 45

Visites domiciliaires et droits de l’Homme
Les arrêts Ravon (21 février 2008), André (24 juillet 2008) et Kandler (18 septembre 2008)
• Le point de vue du fiscaliste
par Martin COLLET, Professeur à l’Université de Paris Sud (Paris XI)
• Le point de vue du pénaliste
par Olivier BACHELET, Doctorant et enseignant à l’Université de Paris I

14 heures 45-15 heures : Débats

15 heures-15 heures 30

Orientation sexuelle et discrimination
• L’intérêt de l’enfant en matière d’adoption et les droits de l’adoptant
(arrêt E.B. du 22 janvier 2008)
par Caroline MECARY, Avocate au barreau de Paris

15 heures 30-15 heures 45 : Débats

15 heures 45-16 heures

La liberté d’expression
• Cohérence ou aléas du contrôle européen ?
(arrêts July du 14 février 2008, Chalabi du 18 septembre 2008 et Leroy du 2 octobre 2008)
par Catherine-Amélie CHASSIN, Maître de Conférences à l’Université de Caen

Les revirements de jurisprudence des tribunaux internes à la lumière de la Convention
• L’affaire UNEDIC
(arrêt du 18 décembre 2008)
par Paul von MUHLENDAHL, Allocataire-moniteur à la Faculté Jean Monnet à Sceaux

16 heures -16 heures 15 : Débats

16 heures 15-16 heures 45 : Conclusions
par Jean-François AKANDJI-KOMBĖ, Doyen de la Faculté de droit de Caen, Secrétaire général de l’Institut international des droits de l’Homme et de la Paix (Caen)

Je hais, donc je suis

à propos de La Haine de Günther Anders, traduit de l’allemand et préfacé par Philippe Ivernel, Rivages Poche, coll. « petite bibliothèque »



Dans ces pensées et dialogues consacrés à la haine, le philosophe allemand Günther Anders (1902-1992) transforme la célèbre formule de Descartes en une autre, beaucoup plus pessimiste : « je hais, donc je suis. » Une illustration de sa méthode : exagérer pour montrer la vérité.

> lire la critique (l'@mateur d'idées)

Rêve générale !

Appel pour le n°70 de la revue Chimères



Grèves, contestations, désobéissance.
En psychiatrie et dans les hôpitaux, dans la recherche et l'enseignement, dans l'éducation…
Sur fond de crise durable, les mouvements de dissidence se multiplient contre les politiques économiques, sociales et institutionnelles actuelles.
Est-ce la réponse d'un corps social blessé ?
C'est la question que le prochain numéro de Chimères ne traitera pas.

Non !
Plutôt que de s'inscrire dans une lecture victimaire, le prochain numéro cherchera à rassembler des articles et des témoignages qui analysent de façon fine les processus contradictoires en jeu dans le démontage et la réédification d'institutions diverses.
Les mécanismes d'assujettissement se sont-ils transformés ?
Comment se réinventent des pratiques de terrain ?
Comment sont créés ou détournés les dispositifs ?
Comment penser et préparer des lignes de fuite à travers et hors des cadres institutionnels ?
La proposition de ce numéro ?
Rassembler les créativités des uns et des autres pour qu'elles essaiment.

Rêve Générale, tel pourrait être le titre du prochain numéro de Chimères prévu pour septembre 2009.

Adressez-nous articles*, textes, remarques, dessins ou peintures, photographies ou photogrammes, idées, argent ou toutes autres choses utiles ou inutiles, en rapport ou sans rapport avec cet appel avant le 15 mai 2009

> plus d'infos

Salon du livre : jeu-concours « le salon des philosophes »

Pendant toute la durée du Salon du livre, vous pouvez jouer (sur place) et gagner une place en croisière philosophique, du 13 au 23 mai 2009, avec Philosophie magazine et Intermèdes. Le jeu est aussi doté de 105 livres et livres audio offerts par nos partenaires.



Le jeu repose sur un questionnaire, les gagnants seront déterminés par tirage au sort pour départager les bonnes réponses. On ne peut jouer que sur le Salon (soit à l'intérieur, sur notre stand K17, soit via une urne déposée à l'entrée avant les caisses), mais vous pouvez d'ores et déjà prendre connaissance du questionnaire.

> philosophie magazine

Sartre, l'âge des passions

Téléfilm biographique de Claude Goretta (rediffusion sur TPS Star, aujourd'hui, 20h40)



Origine : France
Durée : 1 heure 30 minutes
Stéréo
En 16:9
Musique : Baptiste Trotignon
Avec : Denis Podalydès (Jean-Paul Sartre), Anne Alvaro (Simone de Beauvoir), Frédéric Gorny (Frédéric), Maya Sanza (Carla), Aurélien Recoing (Raymond Aron), Carlo Brandt (Robert Gallimard), Elisabeth Vitali (Sylvie Régnier), Jamil Jaled (Fidel Castro)
Dialogue : Marc-Antoine Burnier , Michel Contat , Jacques Kirsner
Le sujet
La vie et l'engagement politique de Jean-Paul Sartre entre 1958, année où il commence à rédiger sa «Critique de la raison dialectique», et 1964.

En octobre 1964, événement incroyable, Jean-Paul Sartre, que le général De Gaulle surnomme avec respect «Voltaire», refuse le prix Nobel. C'est l'un des moments clés de la carrière du philosophe et écrivain, qui entamait six ans plus tôt la rédaction de sa monumentale «Critique de la raison dialectique», pierre angulaire de sa philosophie. C'est aussi l'année où Simone de Beauvoir, qui vit une relation tumultueuse avec Sartre, publie les «Mémoires d'une jeune fille rangée». Depuis cette année-là, jusqu'au refus du prix Nobel en 1964, le philosophe va multiplier les témoignages de son engagement politique. Il va aussi beaucoup voyager et se rendre notamment à Cuba, où il sera reçu avec Simone de Beauvoir par Fidel Castro...

Platon aujourd’hui - Plato Today

Colloque international - 12-14 mars 2009 Université Paris Ouest Nanterre – La Défense



Jeudi 12 mars

Matin Bâtiment G, salle G614, 6ème étage.

10h00 Allocutions de bienvenue
10h30 Laurent Lafforgue, Professeur permanent à l’IHÉS : L’invisible en mathématiques
11h15 Pierre Kerszberg, Université Toulouse-Le-Mirail : Un univers excessivement mathématique. Platon et la cosmologie moderne

Après-midi : Bâtiment B, salle B015 « René Rémond »

14h00 Charles Melman, Psychiatre et psychanalyste : Mais qui donc a dit mieux sur l’amour ?
14h45 Richard Sorabji, King’s College, Londres : Plato and the idea of moral conscience
15h30 Pause
16h00 Jean Douchet, Critique de cinéma : L’Idée qui préside
16h45 Jean-François Mattéi, Université de Nice : Alfred Hitchcock : Vertigo et les hypothèses du Parménide

Vendredi 13 mars

Matin : Bâtiment G, salle G614, 6ème étage.

10h00 Frédéric Nef, EHESS : Les interprétations particularistes de l’ontologie platonicienne : l’actualité de la théorie platonicienne des propriétés
10h45 Bertrand Saint-Sernin, Membre de l’Institut : L’actualité du Timée et des Lois dans une philosophie de la nature
11h30 Pause
12h00 Arnaud Macé, Université de Franche-Comté : Platon, les Formes et les ensembles Après-midi : Bâtiment G, salle G614, 6ème étage.

14h30 Alvaro Vallejo Campos, Université de Grenade : Plato, nihilism, utopian thinking and the monism of values
15h15 John Dillon, Trinity College, Dublin : Plato and John Rawls on the Parameters of a Just Society
16h00 Pause
16h30 Ada Neschke-Hentschke, Université de Lausanne : Platon et la liberté effective. Les utopies modernes et le réalisme platonicien.

Samedi 14 mars

Matin : Bâtiment G, salle G614, 6ème étage.

10h00 Claude Imbert, ENS Ulm : Sur trois énoncés platoniciens
10h45 Frédéric Patras, CNRS : Objets et Idées mathématiques
11h30 Pause
12h00 Noburu Notomi, Université Keio, Tokyo, Président de l’IPS : Contemporary meaning of reading Plato in Japan and Asia

Comité d’organisation : C. BRÉCHET, L. BRISSON, A. MACÉ, J.-F. MATTÉI, M. NARCY, O. RENAUT

Contact : Arnaud MACÉ : amace@univ-fcomte.fr et Olivier RENAUT : olivier.renaut@u-paris10.fr

> Société d'études platoniciennes

Colloque international : nature et destin de la sympathie

12, 13, 14 mars 2009 à Rouen



Jeudi 12 mars 2009

Introduction
9h00 : Ouverture : Cafer OZKUL, Président de l’Université de Rouen

9 h 30 : Présentation du colloque. Jean-Pierre CLERO (Professeur à l’université de Rouen)

La sympathie chez les Grecs

Présidence : Laurence VILLARD, Professeur de lettres classiques à l’université de Rouen.

10 h-10 h 30 : Annie HOURCADE (Maître de conférences à l’Université de Rouen) : L’usage du terme ‘sympatheia’ dans les écrits d’Epicure

11 h-11 h 45 : René LEFEBVRE (Professeur à l’Université de Rennes) : Le rôle de la ressemblance dans la philia chez les Grecs, ou : Le rôle de la ressemblance dans les relations humaines selon Aristote, ou : le concept stoïcien d’oikeiôsis,

11 h 45-12 h 15 : Discussion

La Renaissance et les formulations
de l’âge classique

Présidence : Daniel DUMOUCHEL, Professeur de philosophie à l’Université de Montréal.

14 h – 14 h 30 : S. Galland (Chercheur au CERPHI) : Les trois niveaux de sympathie dans les opuscules sur la magie de Giordano Bruno : nature, imagination et divin.

14 h 30 – 15 h 00 : Anne STAQUET (Professeur à l’université de Mons, Belgique) : Sympathie et antipathie chez Descartes.

15 h 00– 15 h 30 : Martine PECHARMAN (Professeur à l’université de Clermont-Ferrand, Maître de recherches au CNRS) : La notion de sympathie chez Cudworth.

16 h 00 – 16 h 30 : Philippe DRIEUX (Chargé de cours à l’université de Rouen) : La sympathie chez Descartes et Spinoza.

16 h 30 – 17 h00 : Malik BOZZO-REY (Chercheur au Centre Bentham à l’université de Paris Ouest - Nanterre) : La sympathie à l’épreuve de la théorie benthamienne du droit.

17 h 00 – 17 h 30 : Paul-Antoine MIQUEL (Professeur à l’Université de Nice) : La sympathie chez Bergson

17 h 30 – 18 h00 : Discussion.

Vendredi 13 mars 2009


Les formulations de l’âge classique (suite)

Présidence : Antoine CAPET( Professeur de Civilisation britannique à l’université de Rouen

9 h 00-9 h 30 : Dominique KOLESNIK (Chercheur au CERPHI) La sympathie chez La Forge et les « petits cartésiens ».

9 h 30 – 10 h00 : Dominique WEBER : (Chercheur au CERPHI) La sympathie chez Hobbes

10 h – 10 h 30 : Paul RATEAU : (Professeur à l’Univesité de Paris 1) Sympathie et expression universelle chez Leibniz
Les profonds changements du XVIIIè siècle

11 h00-11 h 30 : Gilbert BOSS (Professeur à l’université Laval de Québec) : Sympathie et causalité chez Hume.

11 h 30-12 h00 : Michaël BIZIOU (Professeur à l’université de Nice) : La sympathie chez A. Smith.

12 h 00-12 h 30 : Discussion

14 h 00-14 h 30 : Daniel DUMOUCHEL (Professeur à l’Université de Montréal) : La sympathie en situation fictionnelle chez Hume et chez Burke.

14 h 30-15 h 00 : Yann MOUTON (Chargé de cours à l’université de Rouen) : Pitié et sympathie chez Rousseau.
La mort du concept de sympathie ?

Présidence : Gilbert BOSS,( Professeur de Philosophie à l’université Laval de Quebec)

15 h 00-15 h 30 : Thierry BELLEGUIC, (Professeur à l’université Laval de Québec, Doyen de la faculté des lettres) Diderot – D’Alembert – Bordeu (les médecins).

16 h00-16 h 30: Ph. SALTEL, (Professeur à l’université de Grenoble): Y a-t-il une éclipse radicale de la notion au XIXe siècle ?
16 h 30-17 h00 : Natalie DEPRAZ, (Professeur à l’université de Rouen) : De l’empathie à la sympathie : Lipps, Husserl, Scheler.

17 h 00-17 h 30: Discussion

14 mars 2009
Un retour du concept de sympathie au XXe siècle ?

Présidence : Pierre-François MOREAU (Professeur à l’ENS – LSH)

9 h 30 – 10 h00 : Ph. FONTAINE (Professeur à l’université de Rouen) : L’intersubjectivité husserlienne a-t-elle quelque chose à voir avec la sympathie ?

10 h – 10 h 30 : Jean-Pierre CLERO (Professeur à l’université de Rouen) : Conceptualisation et symbolique de la sympathie chez Max Scheler.

10 h 30 – 11 h00 : Patrice VIBERT (Chargé de cours à l’université de Rouen), Conflit, sympathie et reconnaissance : la constitution du social.

11 h – 11 h 30: Discussion

11 h 30 – 12 h00 : Conclusions du colloque par P. F. MOREAU (Professeur à l’ENS – LSH)

Université de Rouen
CORPUS
Université Laval, Québec
Ecole Normale Supérieure- LSH

> université de Rouen

La pratique et ses enjeux pour une connaissance du monde social chez Pierre Bourdieu

Le séminaire Philosophie et sciences sociales accueille Claude GAUTIER (Université Paul Valéry Montpellier) le vendredi 13 Mars 2009 de 14h à
16h dans les locaux de NoSoPhi à la Sorbonne.




Séminaire Philosophie et sciences sociales

Le séminaire Philosophie et sciences sociales est un séminaire organisé dans le cadre des activités de l’équipe Philosophies Contemporaines (EA 3562, université Paris I Panthéon-Sorbonne) par Céline BONICCO, Mélanie PLOUVIEZ et Gildas SALMON. Il se propose de réunir sociologues, anthropologues, économistes et philosophes pour nouer un dialogue interdisciplinaire. Pour l’année universitaire 2008-2009, le séminaire se déroulera au second semestre, environ une fois par mois, le vendredi de 14h à 16h. Les séances auront lieu dans la salle de lecture de NoSoPhi à la Sorbonne. Chaque séance, composée d’une intervention suivie d’une discussion, est ouverte à toute personne s’intéressant aux thématiques abordées.

Programme 2008-2009 :

Vendredi 06 Février : Laurent PERREAU (Université de Picardie Jules Vernes), «
Phénoménologie et sociologie : le cas Alfred Schütz ».

Vendredi 13 Mars : Claude GAUTIER (Université Paul Valéry Montpellier), « La
pratique et ses enjeux pour une connaissance du monde social chez Pierre
Bourdieu ».

Vendredi 03 Avril (16h-18h) : Catherine COLLIOT-THÉLÈNE (Université de Rennes),
« Max Weber, une sociologie sans société ».

Vendredi 15 Mai : Alain LEROUX (Université Paul Cézanne, Aix - Marseille), « De
l'allocation personnelle au projet Entr'aide MAIF : histoire d'une idée mise en
acte ».

Vendredi 29 Mai : Philippe DESCOLA (Collège de France, EHESS), « Anthropologie
réflexive et philosophie spontanée ».

Vendredi 12 Juin : Frédéric BRAHAMI (Université de Franche-Comté), « Ce que la
Révolution française fait à la philosophie ».

> NOSOPHI

Prix Le Monde de la recherche universitaire

Pour sa douzième édition, le Prix Le Monde de la recherche est ouvert



aux :


Docteurs en sciences humaines et sociales ayant soutenu leur thèse entre le 31 octobre 2007 et le 31 décembre 2008. Les dossiers devront être envoyés avant le 8 avril 2009.

Docteurs en sciences, techniques et médecine ayant soutenu leur thèse entre le 31 octobre 2007 et le 31 décembre 2008. Les inscriptions seront enregistrées jusqu’au 8 avril 2009.

> plus d'infos

L'individu libéral est-il transparent? Concepts et pratiques

Colloque à l'Université de Rennes 1 (UFR de philosophie et IEP de Rennes) les 30 et 31 mars.



LUNDI 30 MARS (BATIMENT 32B, UFR DE PHILOSOPHIE, CAMPUS DE BEAULIEU)


Accueil 09h45

MATIN : FONDEMENTS PHILOSOPHIQUES DE LA TRANSPARENCE DANS LE LIBERALISME 10H-12H30

10h F. Calori : Transparence et publicité chez Kant.

Abstract : Kant fut l’un des premiers penseurs à faire de l’exigence de publicité une pièce essentielle de sa philosophie politique et de sa philosophie du droit. On sait aussi quelle importance tient, dans sa réflexion morale, la condamnation radicale du mensonge et l’exigence de sincérité. Mais tout aussi célèbre est l’insistance qu’il marque à retirer au sujet toute possibilité de transparence de soi à soi, notamment dès qu’il s’agit de son intention morale fondamentale. Il s’agira d’interroger à nouveau ces trois dimensions cruciales de sa philosophie pratique, et surtout de penser leur articulation, afin de déployer, dans toute son extension et sa complexité, la thématique de la “transparence” dans l’oeuvre kantienne.

10h45 M. Bozzo-Rey : Panoptique, publicité et transparence chez Jeremy Bentham : l'émergence d'une nouvelle norme ?

Contrairement à la lecture foucaldienne, le panoptique benthamien n'est pas simplement un principe architectural à l'œuvre dans les prisons. Il convient en effet d'identifier au moins trois autre panoptiques qui ont fait l'objet d'analyses conséquentes sous la plume de Bentham : le panoptique des pauvres, le panoptique chrestomatique et le panoptique constitutionnel. Nous nous attacherons ici à ce dernier en montrant tout d'abord qu'il ne se limite pas à un principe d’agencement des bâtiments et des personnes : il s'agit bel et bien d'une architecture théorique qui soutient le droit constitutionnel élaboré par Bentham. Ensuite, il nous faudra nous interroger sur l'exigence pratique qui prend corps dans la loi de publicité telle que Bentham la définit dans Political Tactics. Celle-ci, au-delà de la définition stricte et précise des procédures parlementaires redéfinit les relations à l'oeuvre dans la sphère publique. La relation dynamique entre gouvernants et gouvernés qui traverse l'oeuvre benthamienne semble devoir alors se soumettre à l'exigence de la transparence. C'est donc cette dernière que nous interrogerons en dernier lieu afin d'envisager les conséquences de sa constitution comme norme qui pourraient n'être rien de moins que l'émergence d'un sujet politique et juridique.

Pause

11h45 M. Bessone : L’exigence de transparence pour les partenaires contractants, de Rousseau à Rawls

Le libéralisme contractualiste repose sur une ambiguïté constitutive : les partenaires contractants, en tant que volontés libres et rationnelles, sont mobilisés lors du contrat comme personnes transparentes, cadres vides porteurs de droits et accessibles tous de manière égale, en toute impartialité, à la même argumentation rationnelle. Les circonstances objectives du contrat ont pour visée d’assurer cette transparence comme similitude requise des membres d’une société juste. Mais d’un autre côté, ces caractéristiques du « citoyen » ou du « partenaire » n’existent que par une modification fondamentale des individus naturels qui a pour objet de les rendre opaques à eux-mêmes dans leurs particularités. Comment une transparence intersubjective peut-elle résulter d’une opacité réflexive ? C’est à dénouer ce paradoxe que cette intervention sera consacrée.

12h30 Déjeuner

APRES-MIDI : DES INSTITUTIONS TRANSPARENTES 14H30-17H00

14h30 T. Berns : Genèse de l'idéal de transparence à partir de la préhistoire de la statistique.

A partir du discours politique ayant permis le développement des premiers projets de recensement (XVI-XVIIes siècles), et en me concentrant en particulier sur les enjeux moraux et théologiques de ceux-ci, je tenterai de cerner quelques dispositifs permettant de "gouverner sans gouverner", en amont de la tradition libérale.

15h15 C. Nadeau : Transparence et justice transitionnelle : La transparence comme condition de la démocratisation

Les périodes transitionnelles qui suivent les conflits armés posent d’importants problèmes d’articulation entre les besoins de justice, de pacification et de démocratisation. C’est sur ce dernier point seulement que nous nous attarderons dans le cadre de cette communication. Il s’agira de voir d’une part, quels sont les objectifs de la transparence dans un contexte transitionnel où les institutions ne sont pas encore stabilisées, d’autre part, quels sont les écueils possibles à la transparence et la manière dont nous pouvons répondre à ces problèmes.

Pause

16h15 M. Foessel : Un désir de transparence ?



MARDI 31 MARS (IEP RENNES)

MATIN : NORMES DE TRANSPARENCES INDIVIDUELLES 09H30-12H00

09h30 C. Le Bart : la transparence à soi-même dans les sociétés contemporaines

Les sociétés contemporaines ne cessent de formuler auprès des individus des injonctions à la recherche de soi, à la quête de l'authenticité, à la réflexivité identitaire. Longtemps élitiste, l'injonction "connais-toi toi même" tend à devenir une norme. Le néocapitalisme en a fait un marché (par exemple les livres dits de "développement personnel"), les médias encouragent les projections identitaires, la vie sociale en général tourne autour du droit donné (ou du devoir imposé ?) à chacun d'être lui-même, de se chercher au fil d'expériences identitaires multiples. On formulera ici l'idée que la transparence à soi-même (le fait de savoir qui on est /vraiment/) constitue un mythe propre à notre époque. Nous tenterons d'illustrer ce mythe, d'en cerner toutes les facettes, et d'en mesurer les effets sociaux.

10h15 J.-F. Kerléo : L’individu libéral, un alibi de la transparence juridique

La notion de transparence est présentée comme une garantie pour l’individu-citoyen, un rempart contre les coups portés à la démocratie. Elle permet un élargissement des règles de publicité et d’accès au droit. Elle a également contribué à un changement de vocabulaire significatif : les termes d’usager du service public et d’administré ont laissé la place à celui de citoyen.
Mais, en réalité, l’individu ne constitue qu’un alibi pour la notion. Le lien entre l‘individu et la transparence n’est qu’une création artificielle dont l’objectif est d’auréoler la transparence de connotations positives. Ces dernières masquent alors toute l’ambiguïté de la transparence. Tout d’abord, la transparence n’incarne pas de nouveaux droits pour les citoyens mais bien plutôt de nouvelles obligations qui pèsent sur les institutions. En ce sens, elle est auto-référentielle. Ensuite, la transparence porte sur le langage du droit (intelligibilité et clarté de la loi). Elle est un moyen efficace de colporter des valeurs qui constituent l’identité des individus, leur assimilation étant la condition pour devenir un citoyen. Lorsque le droit garantit l’accès aux documents administratifs, c’est une manière pour le droit de renvoyer aux citoyens l’image qu’il se fait d’eux, de leur transmettre ce qu’ils sont : le citoyen est alors l’objet, la créature du droit.
En définitive, les connotations positives de la transparence permettent aux gouvernants d’agir dans n’importe quel sens sous couvert de démocratie et de protection de l’individu. Or, la notion de transparence modifie quelque peu la vision libérale du droit dans la mesure où elle permet de plus en plus une immixtion de la sphère publique dans le domaine privé des individus et accorde aux acteurs juridiques des pouvoirs plus importants.

Pause

11h15 A. Quin : Transparence, liberté et responsabilité dans les relations d’affaires,
Analyse des obligations juridiques des dirigeants d’entreprise et des banquiers

Il s’agit de rechercher comment le concept de transparence, à travers les obligations qu’il implique (obligations d’information, de mise en garde) est de nature à :
- transformer l’exercice de la fonction de chef d’entreprise ou de banquier en réduisant sa sphère de liberté individuelle, constitutive d’un pouvoir, au profit de sa soumission à un ensemble de normes de comportement ;
- constituer une clé de répartition des risques et des responsabilités entre les acteurs économiques (entreprise/investisseur, banque/emprunteur…). Favorisant la liberté de choisir, les obligations juridiques résultant du concept de transparence permettraient en effet de limiter la responsabilité des entrepreneurs et de responsabiliser leur cocontractants (investisseurs, emprunteurs…), et ainsi de concilier la liberté d’entreprise et la loyauté des échanges.

Déjeuner

APRES-MIDI : DE LA TRANSPARENCE SUPPOSEE DE QUELQUES ACTEURS CLEFS 14H-16H00

14h00 R. Crespin : De la surveillance au soupçon : les registres de la transparence dans l'usage des techniques. Le cas du dépistage des drogues des salariés américains.

A partir d’une analyse des conditions de diffusion et de régulation des instruments de dépistage des drogues aux Etats-Unis, cette contribution s’intéresse aux différentes modalités de déploiement de l’exigence de transparence dans les relations de travail. Utilisé à des fins d’authentification et de sélection, le dépistage vise à rendre les salariés transparents à leurs employeurs selon une finalité essentiellement utilitariste. Toutefois, l’analyse des types de savoirs mobilisés pour justifier le recours à ces instruments ouvre une question plus large sur les différentes rationalités qui sous-tendent le dépistage. Face à la diversité des programmes adoptés, les salariés et les syndicats ont contesté les politiques de dépistage au nom du respect des libertés individuelles (protection de la vie privée). Portées par une exigence de transparence des finalités et des procédures techniques mise en oeuvres, ces contestations ont paradoxalement conduit à généraliser le dépistage dans les entreprises américaines et à en consacrer une approche individualisante fondée sur le soupçon.

14h45 M. Brandewinder : Les consultants médias ou comment situer la transparence de l’individu qui libéralise.

Cette communication se propose d’étudier l’individu libéral en consultant médias. Les consultants dont il sera question sont ceux dont l’activité consiste à opérer, moyennant finances, un transfert de compétence au profit des entreprises de médias dans le but d’améliorer les performances de celles-ci : consultants en stratégie éditoriale ou financière, en organisation, études, designers…
Le discours de la transparence de l’intervention de conseil conçue comme une maïeutique est associé chez ces praticiens à celui de la normalisation des entreprises de médias via ce qui peut au moins en partie s’interpréter comme leur libéralisation. Il ne s’agit pas ici d’opposer le discours de la transparence et du libéralisme à l’opacité de la « réalité », mais de montrer que libéralisme et transparence prennent un sens variable pour les différents types d’agents impliqués dans le processus de conseil. L’approche par une sociologie empirique, qui cherche des racines aux discours et aux actions dans les positions sociales, permet alors de critiquer ces notions en les situant donc en les relativisant.

Conclusion générale du colloque

Contacts: magali.bessone-luquet@univ-rennes1.fr
renaud.crespin@yahoo.fr

A quoi pense l'art contemporain ?

par Elie During
Conférence organisée sous par la Société de Philosophie de Bordeaux
Mardi 7 avril 2009, 18h, Bibliothèque municipale de Bordeaux



Que l’art, cosa mentale, ait quelque chose à voir avec la pensée et même la philosophie, qu’il dispose des éléments sensibles en vue de faire « penser plus », comme disait Kant, nous le savons depuis longtemps. S’il y a à cet égard une spécificité du régime « contemporain » de l’art, c’est dans la manière dont il réarticule les termes du problème en faisant de la pensée son objet. C’est à tort qu’on s’imagine que la théorie est convoquée par les artistes contemporains comme un discours de surplomb censé apporter un supplément d’âme à des productions sans consistance : même chez les mauvais artistes, c’est d’une tout autre relation qu’il s’agit — une relation latérale mais effective, beaucoup plus intéressante que celle que prescrit le commentaire ou l’illustration. La théorie y est d’emblée envisagée comme partie prenante de la machine artistique et de sa puissance d’invention formelle. Il y aurait ainsi une plastique du concept, qui ne relèverait ni de l’exemplification ni de l’allégorie, ni du schème ni du symbole. Les concepts s’exposent : il faut l’entendre littéralement. La pensée a une forme, mais la forme elle-même doit se comprendre dans toute son extension, de façon à y inclure formats et dispositifs, gestes et procédés. Deux exemples historiques, Marcel Duchamp et l’art conceptuel, permettront de préciser la portée de ces remarques, avant d’en examiner les prolongements sur quelques cas plus récents..

Elie During est Maître de conférences à Paris X – Nanterre et chargé de séminaire à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.

> Société philosophique de Bordeaux

"La Vague" ou comment fabriquer la dictature

Dans ce film allemand, tiré d'une histoire vraie, on assiste au décervelage d'une classe de philo



«La Vague» - Drame de Dennis Gansel,avec Jünger Vogel, Frederick Lau, Max Riemelt, Jennifer Ilrich. Durée : 1h48.

En Allemagne, aujourd'hui. Dans le cadre d'un atelier, un professeur de philo de lycée propose à ses élèves une expérience visant à leur expliquer le fonctionnement d'un régime totalitaire. Commence alors un jeu de rôle grandeur nature, dont les conséquences vont s'avérer tragiques.

Le professeur d'histoire Ron Jones a réellement existé et l'expérience qu'il a pratiquée a concrètement eu les effets mis en scène dans le film. Inspiré du fait réel, La vague est également un roman de Todd Trasser et un classique de la littérature de jeunesse, au programme de nombreuses écoles allemandes depuis vingt ans

> bande-annonce sur allo-ciné

Le Dieu Neuronal - Religions et sciences cognitives

Laboratoire Jr EPAER, ENS LSH
Intervenant : Fabrice Clément (Université de Genève)



Quel sens donner à une «base neuronale» des croyances religieuses ?
Toute approche matérialiste de la religion est-elle nécessairement critique ?
L'évolutionnisme peut-il rendre raison de la spécificité et de la persistance des croyances religieuses ?
Les sciences cognitives contemporaines sont solidaires de tentatives pour rapporter les phénomènes qu'elles étudient aux structures cérébrales qu'elles considèrent souvent comme leur base. Que vaut une telle approche pour les croyances religieuses ? La question n'est pas seulement de savoir si les science cognitives, par leur approche naturaliste, peuvent porter un autre regard que critique sur les religions, mais surtout de déterminer si elles permettent de rendre compte, au-delà de la question de leur valeur, des spécificités
des croyances religieuses : leur persistance dans le temps malgré ce qui peut apparaître comme une irrationalité constitutive ; leur force, tant au niveau individuel que social ; leur structuration spécifique.
Fabrice Clément, Sciences cognitives, Professeur à l'Université de Genève :
« Ce qui est bon à croire : respect et violation des attentes cognitives dans les croyances religieuses »
Anne Coubray, membre du laboratoire EPAER, présentera les enjeux généraux des approches cognitives de la religion.

> infos

Forces et dispositions, l’ontologie dynamyste de Leibniz à l’épreuve des débats contemporains

M. Jean-Matthias FLEURY soutient sa thèse de doctorat



vendredi 20 mars 2009
14h
Salle de conférence D035 à la Maison de la recherche
28 rue Serpente 75006 Paris 75006 Paris

Forces et dispositions, l’ontologie dynamyste de Leibniz à l’épreuve des débats contemporains.

En présence du jury :

M. BOUVERESSE (Collège de France)
M. ENGEL (Paris 4)
M. GLAUSER
M. RAUZY (Aix-Marseille 1)
Mme TIERCELIN (Paris 12)

Identités et mémoires. La tension des identités mémorielles

Sous la responsabilité de Philippe Mesnard
Dans le cadre des Rencontres "Changer l'identité ?", organisées par le CIPh avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine, la Maison Heinrich Heine et la Maison de l'Europe.
Samedi 7 mars.



En dépassant le lieu désormais commun et réducteur de la «concurrence des victimes», il s’agit d’interroger les rapports qu’entretiennent dans un même espace de société les mémoires de différents groupes ayant été, dans le passé, victimes de violences politiques. Que signifie l’émergence de ces mémoires pour l’identité de ces groupes? Quelle place tient-elle dans la construction de leur identité et dans son évolution ? En quoi la mise en tension de ces mémoires permet-elle la prise de conscience de l’histoire qui a frappé ces groupes ? Ce phénomène, qui s’est accéléré depuis une dizaine d’années, est-il un indicateur du rapport actuel entre culture et violence extrême (civilisation/barbarie) ? Autrement dit, l’émergence de ces mémoires participe-t-elle d’un procès plus général d’intégration de la violence par la civilisation ?

Avec la participation de :
Sophie Ernst, philosophe, chargée d’études à l’Institut national de recherche pédagogique (INRP).
Dernier ouvrage : Quand les mémoires déstabilisent l’école, Paris, INRP, 2008.
Odette Martinez, conservateur à la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC), auteure et réalisatrice de films documentaires liés à la question de la transmission mémorielle.

> renseignements