La philosophie chinoise, une autre vision du monde

Rencontre avec le sinologue François Jullien



D'un va-et-vient permanent entre philosophie occidentale et pensée chinoise, François Jullien a rapporté quelques pépites stimulantes pour l'intelligence et pour le regard qu'on peut jeter sur ce pays fascinant et déroutant – la Chine – de plus en plus souvent sous les feux de l'actualité. Qu'il s'agisse de la peinture (La grande image n'a pas de forme) (1), ou de la conception de l'efficacité (Traité de l'efficacité, Grasset, 1997), d'une réflexion sur la sagesse distinguée de la philosophie (Un sage est sans idée, Le Seuil, 1998) ou d'une discussion sur la morale (Fonder la morale, Grasset, 1996), il nous promène, entre érudition et gourmandise, dans un univers complexe. Professeur à l'université Diderot-Paris 7, directeur de l'Institut de la pensée contemporaine, François Jullien vient de publier un ouvrage au contenu aussi magnifique que son titre : Les Transformations silencieuses.

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