Pourquoi Fillon veut-il le crâne de René Descartes chez lui ?

Par Guillemette Faure, Rue89, 30/12/2008



François Fillon aimerait que le crâne de Descartes soit transféré au Prytanée de la Flèche (un lycée militaire) dans la Sarthe, son fief électoral.

> si vous voulez savoir pourquoi...

Cinéma et philosophie

à l'Université Populaire Européenne de Strasbourg

Aristote, Métaphysique H à Lille

Jeudi 22 janvier se tiendra à Lille III (Bibliothèque de Philologie, salle B4.056)la première journée du séminaire sur le livre Êta de la Métaphysique d'Aristote.

Co-organisé par l'Université Lille 3 et le FNRS (Belgique).
Responsables : Annick Stevens (Liège), Pierre Destrée (Univ. Catholique de Louvain) et Michel Crubellier (Lille).

Programme :

10 h : Métaphysique H 1, présentation par M. Zingano (USP, Sao Paulo).
- discussion.
14 h : Métaphysique H 2, présentation par M. Crubellier (Université
Lille 3). - discussion.

Toute personne intéressée est la bienvenue.

L'étonnement philosophique

Déconnons un peu

Fin de la politique ou politique sans fin ? Marx et l’aporie de la « politique communiste »

par Etienne Balibar
Communication présentée le mercredi 17 décembre 2008 au Groupe de travail "La philosophie au sens large" de Pierre macherey (Lille 3)



"Je partirai d’un passage célèbre du Manifeste du parti communiste (1848), qu’on trouve à la fin du chapitre II de l’ouvrage, plus précisément au moment où Marx, après avoir exposé et réfuté un certain nombre d’objections faites par la bourgeoisie au communisme, commence à exposer le programme de mesures révolutionnaires conduisant du capitalisme à la société sans classes (dans laquelle, comme l’exprimera la dernière phrase du chapitre, « surgit une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous », ce qu’on peut considérer comme une définition implicite du communisme)." (...)

> lire l'article complet

Alain Didier-Weil et Bernard Stiegler

Bernard Stiegler à l'Unesco, en dialogue avec Alain Didier-Weill. Titre de sa conférence: "Etre adulte sans le père."

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Dans sa présentation Alain Didier-Weill parle d'un droit de l'homme qui résume tous les autres: 'le droit à exister.' Il rappelle ensuite que pour Bernard Stiegler être prolétarisé est perdre le savoir , on peut parler ainsi de nouveaux prolétaires, de nouveaux misérables, une nouvelle classe de la population pour qui l'expérience esthétique a laissé la place à un conditionnement par le média, par la publicité. Les nouveaux prolétaires ont perdu le savoir et la saveur de la vie. La psychanalyse découvre dans son expérience de nouveaux symptômes: la perte du savoir, de la saveur qui amène à la frigidité généralisée, frigidité aussi bien éthique, esthétique que sexuelle. Le Colloque "Psychanalyse, droits, savoirs", organisé à Paris, le 20 novembre 2008, par La revue Insistance , à l'occasion de la Journée Mondiale de la Philosophie et du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'homme. Mise en scène de Jean Daviot et mise en son de Dominique Bertrand. Avec un Concert d' Aldo Romano Le Colloque a convoqué sur une même scène la pensée philosophique et le discours analytique en leur posant la question du « malaise dans la civilisation », dans sa résonance actuelle, historique, politique et culturelle. Parmis les intervenants: Alain Didier-Weill, Président de l'Association Insistance, Michel Cazenave, Jean-Charmoille, Daniel Cohn-Bendit, Bernard Stiegler, Daniel Mesguich, Pierre Santini, Jean Luc Paliès, Axelle du Rouret, Aldo Romano, Philippe Val, Bertand Vergely. Réalisé par Harold Rive-Decaillot (maman productions pour Insistance)

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L'amitié et les sciences. De Descartes à Lévi-Strauss

Colloque. Du 16 janvier 2009 au 17 janvier 2009, Ecole normale supérieure



Organisé par :
Jean-Charles DARMON (ENS - Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines) et Françoise WAQUET (CNRS - CELLF 17e-18e).
Avec le soutien et/ou la collaboration de : du Centre d'Etude de la Langue et de la Littérature Françaises des XVIIe et XVIIIe siècles (CELLF 17e-18e, UMR 8599 du CNRS et de l'Université Paris-Sorbonne), de l'Université Paris-Sorbonne et de son Ecole Doctorale III, et du Centre de recherches sur les relations entre littérature, philosophie et morale de l'ENS, avec la collaboration de l'Equipe Etat, Société, Religion de l'Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines.

> programme complet

Le droit sans la morale, ce n'est pas la justice

Idéaliste: Paul Ricoeur estime qu'il ne suffît pas de s'interroger sur la bonne application des lois, il faut aussi s'inquiéter de leur légitimité. Entretien avec son biographe.

"Quelle est la perspective philosophique dans laquelle Paul Ricoeur situe le juste ?

Ricoeur situe le juste entre le souhait de la vie bonne et le légal. Tout son itinéraire intellectuel et personnel renvoie à l'idée de la promesse tenue, à une identité du sujet qui perdure malgré les tragédies du siècle. Sa préoccupation de la défense du sens, de la justice et de la réduction du mal remonte à déjà loin. Philosophe de la volonté, de l'agir, il a croisé sur sa route le domaine du droit, délaissé parce que la pensée du soupçon, dominante dans les années 60, était peu propice à une reprise réflexive de la pratique juridique. Ricoeur a ainsi participé, dès les années 50, au séminaire de philosophie du droit animé par Michel Villey." (...)

> suite dans Marianne

Séminaire BIOSEX 2 : En quête du sexe biologique et médical…

Hans Georg Hofer :
« Medecine, Ageing, Masculinity : towards a history of the ‘male climacterium’ »


Première séance : Jeudi 8 janvier
Lieu : U. Paris I, site Tolbiac (Pierre Mendès-France, Ascenseurs rouges, 19e étage, salle C 19-07.
Horaire : 14h-17h.

Ilana Lowy (Directrice de recherches, INSERM)
Entre endocrinologie, industrie pharmaceutique et féminisme: une histoire de la ménopause.

Prochaines dates du séminaire :
Jeudi 19 février- Reproduction
Jeudi 19 mars- Embryologie
Jeudi 9 avril - Cerveau
Jeudi 14 mai - Primatologie
Jeudi 11 juin. – Sexualité animale

Le projet BIOSEX est un projet ANR jeunes chercheuses/chercheurs lancé en janvier 2008. Son ambition est de fédérer les recherches portant sur tous les aspects du sexe biologique et médical, en croisant l’histoire et philosophie des sciences avec les problématiques de l’épistémologie historique et les études féministes sur les sciences.
Un premier tour d’horizon a été entamé en 2007-2008 lors de la première année du séminaire : plusieurs séances furent successivement consacrées à l’historicité de la bi-catégorisation sexuelle (sexe humoral, gonadique, hormonal, chromosomique), à travers l’exemple de l’intersexualité (E. Dorlin), aux théories de l’origine du sexe et de la sélection sexuelle (Th Hoquet), à la question du sexe du cerveau (C. Spector), de la primatologie (M. Thomas), de la maternité dans ses rapports à la procréation médicalement assistée (M. Gaille).
Il s’agissait chaque fois de présenter l’histoire de la recherche entamée dans ces différents domaines, en parcourant la bibliographie primaire et secondaire sur ces questions.
Pour sa deuxième année, le séminaire BIOSEX se propose un approfondissement des thématiques parcourues l’an passé, de deux manières : par la rencontre de savants directement impliqués dans la construction des savoirs et pratiques biologiques et médicaux ; mais aussi en invitant des spécialistes internationalement réputés de ces savoirs et pratiques.
BIOSEX entend donc donner la parole aux scientifiques, à leurs dissensions internes et aux différentes perspectives qu’ils prennent sur leurs objets.

Thierry Hoquet
Maître de Conférences
Département de philosophie
Université de Paris X Nanterre
Page personnelle: http://www.u-paris10.fr/01152199/0/fiche_E__pagelibre/

La conjonction des crises

par Jean Zin



(...) "Ainsi, ce ne serait pas si grave, à ce qu'on nous dit, juste quelques mois de vaches maigres, une parenthèse dans l'expansion de l'économie financière et l'histoire du libéralisme. Sauf que cela suppose qu'il n'y aurait pas d'effondrement du dollar, pas de credit crunch, pas de faillite de l'industrie automobile ou d'entreprises aussi stratégiques, pas de faillite des Etats, pas de tensions graves entre pays, pas de troubles sociaux généralisés dans le monde entier ! Ce n'est pas complètement impossible mais le plus probable reste une désorganisation totale du système dans les mois qui viennent malgré toutes les mesures prises (les taux américains ne peuvent plus baisser, il n'y a plus que l'hyperinflation pour effacer leur dette)." (...)

> lire l'article

René Thom, mathématicien philosophe



René Thom n'était pas qu'un mathématicien hors pair, dont les travaux ont été récompensés par une médaille Fields, l'équivalent d'un Prix Nobel. Il excellait également en philosophie et s'est mêlé de nombreuses disciplines scientifiques, depuis la biologie jusqu'à la géologie. Les œuvres complètes de cette personnalité hors du commun sont à présent disponibles sur CD-Rom.

> lire sur La banque des savoirs

"Penser (dans) la conjoncture".

Séminaire du Groupe de Recherches Matérialistes



8ème séance - 10 janvier : La conjoncture Commune III : Thomas Bolmain : "Les prises d’armes. Stratégies".

9ème séance - 24 janvier : La conjoncture Commune IV : "La Commune, une esthétique sans image".

Les quatre séances suivantes seront consacrées aux écrits de conjoncture autour des années 1920 en Allemagne : 10ème séance : 7 février 09 / 11ème séance : 21 février 09 / 12ème séance : 7 mars 09 / 13ème séance : 21 mars 09 /

> le site du séminaire

La condition atomique

A propos de :
Günther ANDERS, Hiroshima est partout, Traduction collective, préface de Jean-Pierre Dupuy. Paris, Seuil, 2008
Par Antoine Grandjean



"Pour Günther Anders, Hiroshima avait marqué la naissance d’une nouvelle ère de l’espèce humaine : l’ère atomique. Ce n’est plus désormais l’homme qui est mortel, mais l’humanité tout entière, et de son propre fait. De cette lourde responsabilité, le philosophe n’a cessé d’approfondir la conscience."

> lire la critique sur la vie des idées

Trois philosophes interpellés à Roissy après l'expulsion d'un sans-papiers

"Il n'est pas bon de trop questionner, même lorsque l'on est philosophe. Trois professeurs agrégés l'ont appris à leurs dépens. Lundi 22 décembre, de retour de Kinshasa (République démocratique du Congo), Sophie Foch-Rémusat et Yves Cusset ont été appréhendés par la police à leur sortie d'avion et placés en garde à vue pour avoir, lors de leur vol aller, posé des questions à des policiers qui reconduisaient un sans-papiers. Le 16 décembre, leur collègue Pierre Lauret, directeur de programme au collège international de philosophie, avait été débarqué de ce vol aller manu militari."

> lire la suite (le monde)

Lire le monde au Moyen-Âge

Signe, symbole et corporéité
Les 8 et 9 janvier à l’Institut Catholique, 21, rue d’Assas, 75006 Paris.



Le symbole en philosophie médiévale n'est pas que « lieu de reconnaissance » (linguistique, sacramentaire), mais d'abord « expérience » du sensible, comme aussi du monde et de la corporéité. Si la « théologie symbolique » de Denys l'Aréopagite, jamais écrite ou égarée, était retrouvée... qu'en serait-il alors de l'avenir de la philosophie et de la théologie ? Un mode de l'incarnation de l'homme et de Dieu est maintenant à redécouvrir. La façon dont les médiévaux lisaient le monde au Moyen Age peut sans doute nous y aider.

Programme

Jeudi 8 janvier 2009

9h : Mot d’accueil par Pierre Cahné, Recteur de l'Institut Catholique de Paris

9h15 : Ouverture par Emmanuel Falque (Institut Catholique de Paris. Directeur du Laboratoire de Philosophie patristique et médiévale)

Symbole et image du monde au Moyen-Âge (philosophie, art, histoire)
Président de séance : Gilles Berceville (Institut Catholique de Paris)

9h30 : Qu’est-ce que la théologie symbolique ? par Olivier Boulnois (EPHE, Institut Catholique de Paris)

10h15 : Images de Dieu et du monde dans l’art médiéval (conférence diapositive) par François Boespflug (Université Marc Bloch, Strasbourg)

11h : pause

11h15 : Image du monde dans l’Orient médiéval (la cathédrale Sainte Sophie) par Izabela Jurasz (Institut Catholique de Paris)

12h : Image du monde dans l’Occident médiéval (cartes, textes et enjeux politiques) par Dominique Alibert (Institut Catholique de Paris)

L’ancrage dans le sensible (patristique)
Président de séance : Hubert Faes (Institut Catholique de Paris)

14h30 : Sur la terre comme au ciel (Tertullien) par Jérôme Alexandre (Ecole cathédrale, Paris)

15h15 : Signum et vestigium (saint Augustin) par Vincent Giraud (Université Bordeaux III)

16h : pause

16h15 : Symbolisme et métonymies du sensible au divin (Denys l’Aréopagite) par Pedro Calixto (Institut Catholique de Paris)

17h : Icône et miroir : les métaphores du corps (Grégoire de Nysse et Jean Scot Erigène) par Anca Vasiliu (Centre Léon Robin, Paris IV)

18h cocktail

18h : clôture

Vendredi 9 janvier 2009

Corps et symbole du monde (divergences médiévales)
Président de séance : Emmanuel Falque
9h30 : ‘De ma chair je verrai Dieu’ (Godescalc / Loup de Ferrières) par Philippe Richard (Institut Catholique de Paris)

10h15 : Querelle eucharistique et épaisseur du corps (Béranger / Lanfranc) par Pascaline Turpin (Institut Catholique de Paris)

11h : pause

11h15 : De la théologie symbolique comme ‘bon usage du sensible’ (saint Bonaventure) par Laure Solignac (Université de Tours, Institut Catholique de Paris)

12h : Théologie symbolique et analogie de l’être (saint Thomas d’Aquin) par Thierry-Dominique Humbrecht (Institut Catholique de Paris)

Etre au monde et être à Dieu (Bernardins et Victorins)
Président de séance : Olivier Boulnois
14h15 : L’unique symbole de la création (Bernard de Clairvaux) par Jean Leclercq (Université catholique de Louvain)

15h15 : Le cosmos symbolique (Isaac de l’étoile) par Christian Trottmann (CNRS)

16h : pause

16 h15 : Le monde comme livre à lire et à déchiffrer (Hugues de Saint-Victor) par Dominique Poirel (IRHT)

17h : Du geste à la parole (Hugues de saint Victor) par Emmanuel Falque (Institut Catholique de Paris)

18h : clôture

Rens. : recherche@icp.fr

Mes mardis de la philo

programme du mardi 6 janvier 2009



cycle 3 Albert Camus : « Je pense, donc je vis. » Raphaël Enthoven
9h30 à 11h Comment surmonter l’absurde ? Conférence n°1
Autour du « Mythe de Sisyphe ».

cycle 7 Les philosophes et l’amour : de Bergson à Jankelevitch Olivia Gazalé
11h15 à 12h45 Bergson et l’amour mystique Conférence n°1
La « solidarité » de l’âme et du corps.
« Dieu est amour et il est objet d’amour ».

cycle 11 Au-delà du beau, le Sublime Jérôme Thévenot
14h à 15h30 Écrire le Sublime Conférence n°1
Boileau: le plus haut dans le discours.
Fénelon : le plus haut dans l’image

cycle 15 Les fondamentaux du bouddhisme Trinlay Rinpoche
15h45 à 17h15 Siddhàrtha Gautama (566 - 486 avant J.C.) dit le Bouddha Conférence n°1
de son enseignement, ses disciples et la formation
de la communauté bouddhique.

cycle 18 Naissance d’un « Tiers-cinéma » ? Bernard Blistène
17h30 à 19h Entre documentaire et nouveaux formats, le devenir du cinéma Conférence n°6

> les mardis de la philo

Expertus sum. Expérience par les sens en philosophie naturelle, XIIè - XIVè

Colloque



Après une introduction
le jeudi 5 février 2008 à 18h00,
les sessions se tiendront :
du vendredi 6 février 2009 à 9h00
au samedi 7 février à 17h30
à l’ancienne Abbaye des Prémontrés
http://www.abbaye-premontres.com/
à Pont-à-Mousson
(Meurthe-et-Moselle), France.

ORGANISATION ET CONTACTS
Atelier Vincent de Beauvais
Encyclopédisme et transmission des connaissances
UMR - 7002 Moyen Âge
- Isabelle DRAELANTS : isabelle.draelants@univ-nancy2.fr
http://www.univ-nancy2.fr/MOYENAGE/VincentdeBeauvais/vdbeau.htm
Laboratoire d’Histoire et de philosophie des sciences
UMR 7117 - Archives Henri Poincaré
- Thomas BÉNATOUÏL : thomas.benatouil@univ-nancy2.fr
http://poincare.univ-nancy2.fr/

La thématique de l’expérience sera abordée sous les aspects de la théorie de la connaissance, des liens entre experientia et auctoritas, de la formulation de l’expérience dans les textes et du genre littéraire consacré à l’expérience.
Seront examinées les questions suivantes :
- Comment l’expérience par les sens est-elle considérée par les philosophi
naturales par rapport à la rationalité ?
- Importance de la transmission des connaissances dans l’évolution de la
notion d’expérience.
- Influence des textes traduits du grec, de l’arabe et de l’hébreu sur
l’émergence de l’expérience et les mutations consécutives des classifications des sciences.
- Parts respectives de l’auctoritas livresque et de l’expérience par les sens
dans les ouvrages de philosophie naturelle. Signification des expressions
expertus sum, cum expertum fuerit, experimentator, etc., dans les textes
philosophiques (commentaires, compilations didactiques, questions
disputées, etc.).
- Théories de la forme spécifique, de la forme substantielle, des qualités
naturelles, etc. : la philosophie de la nature face à l’expérience.
- Naissance du genre des experimenta – leur place dans les domaines de la
médecine, de la pharmacopée, de l’alchimie, de l’astrologie, de la
physiognomonie et en général dans les sciences naturelles. Avec une
attention particulière pour l’évolution des disciplines savantes suite à
l’émergence de la magie.

> documentation du colloque

L'invention du moi

Cycle de six conférences par Vincent Carraud

L’élucidation philosophique de la notion de sujet peut-elle relever d’une herméneutique, d’une généalogie ou encore d’une archéologie ? Ces approches s’articulent-elles ou se contredisent-elles ? Quelles précompréhensions supposent-elles pour que, de l’hypokeimenon aristotélicien au Ich kantien, le sujet ait pu être substitué à l’âme, à l’intellect, à l’individu, etc. ? En préalable à toute élucidation du prétendu « sujet » menée dans la longue durée, nous voudrions plus modestement esquisser une histoire du moi. Nous partirons d’un fait textuel patent : l’invention pascalienne de la substantivation « le moi », et interrogerons ce qui l’a permise et ce qu’elle inaugure dans l’histoire de la philosophie. Avec cette substantivation s’ouvre une époque radicalement nouvelle de la question de l’existence humaine, qui, de ses sources cartésiennes à Rousseau, comprend essentiellement le moi comme volonté.

Ainsi l’histoire que nous nous efforcerons de retracer ne s’inscrit-elle pas dans la continuité de celle des commentaires du De Anima, pas plus qu’elle ne se confond simplement avec celle de la subjectivité, puisque, avant même d’être déterminé comme sujet, c’est-à-dire comme fondement, le moi est obtenu par le travail de ce que Husserl appellera réduction phénoménologique. La première question qui est posée au moi n’est plus la question (essentialiste) de ce qu’il est mais celle (identifiante) de savoir qui il est.

Vincent Carraud est professeur de philosophie à l'Université de Caen et directeur de l'équipe de recherche "Identité et subjectivité".

Lieu
Paris (75006) (Institut Catholique de Paris, Faculté de Philosophie)

Dates

lundi 12 janvier 2009
mardi 13 janvier 2009
lundi 19 janvier 2009
mardi 20 janvier 2009
lundi 26 janvier 2009
mardi 27 janvier 2009

Une nouvelle approche de la richesse, pour un développement humain soutenable

Conférence de Patrick Viveret



Le philosophe Patrick Viveret a animé la conférence-débat organisée par l’équipe d’animation du SOL, le mardi 25 novembre à la Maison du tourisme de Grenoble. Une intervention de 45 min à écouter et visionner.

La stratégie du Second Discours de Rousseau

samedi 17 janvier 2009, à 16:00, par Hélène Bouchilloux
Sorbonne, Amphi Michelet (46 rue Saint Jacques)



Comme on sait, le Second Discours - Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes - répond à une question posée par l'Académie de Dijon : " Quelle est l'origine de l'inégalité parmi les hommes, et si elle est autorisée par la loi naturelle ? ". Il n'est guère facile de déterminer quelle est la réponse de Rousseau. D'après le titre de son Discours, lequel mentionne la question de l'origine et la question des fondements, on peut penser qu'il répond parfaitement à une question qui comprend elle-même deux questions : la question de l'origine et la question de l'autorisation par la loi naturelle. Encore faudrait-il être sûr que la question rousseauiste de l'origine, qui n'est pas celle de l'origine réelle mais celle d'une origine hypothétique, et la question rousseauiste des fondements, qui n'est pas celle de l'autorisation par la loi naturelle mais celle d'une légitimité à multiples facettes, coïncident toutes deux avec les deux questions qui sont comprises dans la question initiale de l'Académie. Or rien n'est moins sûr.
Aussi tentera-t-on, dans un premier temps, de dégager la réponse que Rousseau formule - réponse complexe, voire retorse. En dépliant tous ses aspects, on verra que cette réponse est étroitement liée à la méthode qu'il revendique pour son propre discours: une méthode que lui-même compare à celle que les physiciens emploient dans leur discours sur la formation du monde. Aussi tentera-t-on, dans un deuxième temps, d'identifier ces physiciens (Buffon, Descartes), de décrire leur méthode et d'indiquer les avantages qu'elle procure. Restera à mettre en lumière, pour conclure, les répercussions qu'ont ces avantages dans la réponse que Rousseau apporte à la question posée par l'Académie de Dijon : concernant d'abord l'origine de l'inégalité institutionnelle, concernant ensuite le fondement de l'inégalité institutionnelle.
Le but de ce parcours sera de faire ressortir l'ambiguïté de la notion de droit divin, dans son double rapport au droit naturel, d'une part, au droit positif, d'autre part. Il s'agira d'expliquer comment Rousseau parvient à faire passer son lecteur d'une première affirmation (l'affirmation selon laquelle l'inégalité institutionnelle, qui est conforme au droit positif et au droit divin, est cependant contraire au droit naturel) à une seconde affirmation (l'affirmation selon laquelle l'inégalité institutionnelle n'est conforme au droit divin que lorsque le droit positif reproduit analogiquement le droit naturel).
Si l'interprétation qu'on propose est exacte, Rousseau ne vise à rien de moins, avec l'hypothèse de l'homme naturel, qu'à changer le sens du fondement divin de l'ordre social et politique.

> le site de La Société française de philosophie

Mélancolie du dimanche

par Eric Fiat



"On ne doute pas que le chanoine de Latran ait fort goûté les propos tenus par Benoît XVI au Collège des Bernardins sur la dignité du travail humain. Il est même possible qu'ils l'aient enthousiasmé.

Le moment est peut-être venu de rappeler d'autres paroles papales, que le président de la République française eût moins goûtées si d'aventure il les eût entendues : "Il est indispensable que l'homme ne se laisse pas asservir par le travail, qu'il n'en fasse pas une idole, prétendant trouver en lui le sens ultime de sa vie. C'est dans le jour consacré à Dieu que l'homme comprend le sens de son existence ainsi que son travail." Ces propos, rappelés par le cardinal Barbarin (Le Monde du 3 décembre), nous semblent fort bien marquer les limites du "travailler plus pour gagner plus", Philippe Barbarin rappelant également que l'argent rend fou." (...)

> lire la suite dans Le Monde

Sloterdijk : la france, un danger pour l'europe ?

Propos recueillis par Elisabeth Levy

"Pour la plupart des commentateurs, l'amitié franco-allemande est le socle de la paix en Europe. Pas pour Peter Sloterdijk, qui estime que les deux pays s'éloignent l'un de l'autre depuis 1945. Dans sa « Théorie des après-guerres » (Libella/Maren Sell), il observe que la France, contrairement à sa voisine, n'a pas fait son examen de conscience car elle a maquillé sa défaite en victoire. Une thèse provocante qui fera grincer pas mal de dents." (...)

> lire l'article sur le Point

Le Capital de Marx adapté en film par un cinéaste allemand



Réalisé par le cinéaste allemand Alexander Kluge, cette adaptation se veut une reprise de celle qu'avait imaginée Eisenstein (le réalisateur du Cuirassé Potemkine) en 1927 sans pouvoir y donner de suite.

Résultat : un film de 10 heures en 3 DVD, intitulé Nachrichten aus der ideologischen Antike. Marx, Eisenstein, Das Kapital, édité par la maison Suhrkamp.

> lire l'article sur fluctuatnet

Les écrans philosophiques



Cycle conçu par la Maison populaire et organisé avec le cinéma Le Méliès et le Collège international de philosophie : Annie Agopian (directrice de la Maison populaire), Stéphane Goudet (directeur du Cinéma Le Méliès) et Jean-François Nordmann (philosophe, directeur de programme au CIPh) avec la collaboration de Jean-Yves Heurtebise (docteur en philosophie, jeune chercheur CEPERC (Aix-Marseille Université).

La réflexion sur le cinéma est un aspect important de la philosophie contemporaine. Une ambition commune de permettre les « intersections » entre la philosophie et les autres modes de la pensée. Les « Écrans philosophiques » sont une nouvelle occasion d’un philosopher qui se déploie en un dialogue avec une œuvre d’art déterminée. Une carte blanche est donnée à un philosophe (directeur de programme ou invité) qui choisit un film, et propose, après sa projection, la réflexion qu’il lui inspire.
Puis échange avec les participants.

Sur la thématique « Double et dédoublement », le Collège International de Philosophie, la Maison Populaire de Montreuil et le cinéma Le Méliès vous proposent au cours de la saison une série de rencontres cinématographiques (projection d’une œuvre suivie d’une conférence philosophique et d’un débat), qui auront lieu au cinéma Le Méliès dans le cadre des « Écrans philosophiques ».

Le programme

Les arabesques du désir
mercredi 15 octobre 2008 à 20 h
Persona, de l’image-masque à l’écriture cinématographique *
mercredi 26 novembre 2008 à 20 h
La mort aux trousses : soupçons sur le réel.
mercredi 10 décembre 2008 à 20 h 15
Du mode de coexistence des doubles*
mercredi 7 janvier 2009 à 20 h
John Woo, ou le lacanisme de Leibniz
mercredi 11 février 2009 à 20 h
Revoir L’Argent, de Bresson, ou l’énigme du sens
mercredi 11 mars 2009 à 20 h
Le double comme impossible réduplication de soi*
mercredi 25 mars 2009 à 20 h
Le dédoublement du désir et les fables de la puissance sexuelle*
mercredi 8 avril 2009 à 20 h
La vie est un songe
mercredi 13 mai 2009 à 20 h
Grandeur d’âme et désagrégation du moi*
mercredi 3 juin 2009 à 20 h

Le temps de penser

Emission bi-mensuelle présentée par Richard Michel



> prochaines émissions et archives

Tzvetan Todorov - Mardi 2 décembre 2008
Jean-Claude Guillebaud - Jeudi 27 novembre 2008
Pierre Rosanvallon - Mardi 18 novembre 2008
Alain Renaut - Mercredi 29 octobre 2008
Jean-Luc Nancy - Mercredi 22 octobre 2008
Marcel Gauchet - Jeudi 16 octobre 2008
Pierre Veltz - Vendredi 20 juin 2008
Jacques Sapir - Vendredi 13 juin 2008
Laurence Zordan - Vendredi 6 juin 2008
Pierre-Henri Tavoillot - Vendredi 16 mai 2008
Régis Debray - Vendredi 9 mai 2008
Bertrand Badie - Vendredi 2 mai 2008
Denis Tillinac - Samedi 15 mars 2008
Abdelwahab Meddeb - Samedi 8 mars 2008
Myriam Revault d'Allonnes - Vendredi 15 février 2008
Hubert Védrine - Vendredi 8 février 2008
Christian Salmon - Vendredi 11 janvier 2008
Alain Finkielkraut - Vendredi 21 décembre 2007
Pierre Rosanvallon - Vendredi 7 décembre 2007
Jean-François Petit - Vendredi 30 novembre 2007
François Dosse - Vendredi 9 novembre 2007
Guy Hermet - Vendredi 2 novembre 2007
Malek Chebel - Vendredi 12 octobre 2007
Alain Touraine - Vendredi 5 octobre 2007

La condition atomique

par Antoine Grandjean



"Pour Günther Anders, Hiroshima avait marqué la naissance d’une nouvelle ère de l’espèce humaine : l’ère atomique. Ce n’est plus désormais l’homme qui est mortel, mais l’humanité tout entière, et de son propre fait. De cette lourde responsabilité, le philosophe n’a cessé d’approfondir la conscience." (...)

> Critique sur La vie des idées

Cher Maître...

Depuis Socrate et Platon, l'histoire de la philosophie a été rythmée par la relation de professeur à disciple.

Quatre philosophes se souviennent :

» Michel Maffesoli - «Julien Freund, penseur libre et non libre penseur» »
» Bernard-Henri Lévy - «Louis Althusser,radical et étincelant»
» Rémi Brague - «Raymond Fontaine, un juste caché»
» Jean-François Mattéi - «Pierre Boutang, l'homme en colère»

> le figaro

De la philosophie, et derechef qu’elle fait ma.â.l.e ?

par Carole Dely
Conférence prononcée au CREF/G, Paris 3 Sorbonne Nouvelle, en décembre 2008.



"Le courant évolutif des relations sociales entre les sexes dans les dernières décennies du 20e siècle a donné lieu à une remise en question fondamentale de la philosophie. Tandis que Jacques Derrida entreprenait de déconstruire une puissante assise phallocentrique structurelle de la tradition philosophique (cf. Jacques Derrida, la déconstruction du phallogocentrisme du duel au duo, Sens Public), Michèle Le Doeuff décelait en elle un particularisme sexiste hostile aux femmes en général, étrangement exempté de rigueur théorique tout en n’hésitant pas à reléguer « la » femme dans un imaginaire métaphorique. Nul n’entre ici s’il n’est homme, quand bien même une femme serait géomètre... Voilà qui a pu et peut encore faire mal, voici qui continue aujourd’hui de poser question en philosophie. " (...)

> lire l'article sur Sens public

La pensée coloniale 1900

Colloque organisé par Mil Neuf Cent, Revue d’histoire intellectuelle



Le phénomène colonial, c'est l'hypothèse initiale de cette journée d'étude, est un composant capital de l’univers intellectuel, scientifique et culturel européen à l'époque contemporaine. Interrogeant particulièrement mais non exclusivement le début du XXe siècle, nous proposons de faire place à la fois aux dernières recherches d’histoire intellectuelle sur la question et de traquer les ressorts et motivations de quelques-uns des acteurs très divers de la colonisation (colons ou militaires, fonctionnaires, religieux, mais aussi par exemple visiteurs de l’exposition coloniale).

Vendredi 9 Janvier 2009
9h00 – 18h30
University of Chicago Center in Paris,
6, rue Thomas Mann, Paris XIIIe,
(Métro Bibliothèque F. Mitterrand)

> programme

La philosophie au sens large

groupe d’études animé par Pierre Macherey
Programme de janvier-février 2009



7 janvier 2009
La Nouvelle Atlantide de Bacon : le projet utopique d’une société ordonnée au savoir (1)

14 janvier 2009
La Nouvelle Atlantide de Bacon : le projet utopique d’une société ordonnée au savoir (2)

21 janvier 2009
Althusser et le problème de l’idéologie selon Judith Butler (La vie psychique du pouvoir, chap. 4)

28 janvier 2009
Axel Honneth : Les pathologies de la liberté. Une réactualisation de la philosophie du droit de Hegel (éd. La Découverte, 2008) - Présentation

4 février 2009
"Un nouveau concept d'Archive ? Foucault avec Derrida" (Christophe Scudéri)

11 février 2009
"Le normal, le pathologique et le fragile : actualité de Canguilhem" (D. Boury/D. Dreuil)

18 février 2009
L’utopie autoritaire de Campanella

mercredi de 17h à 19h
à la Maison de la Recherche de l'Université de Lille 3 (salle 104 )

> http://stl.recherche.univ-lille3.fr

'Vivre, mourir et revivre' dans la musique symphonique

Conférence de Patrick Lang
le Mercredi 7 janvier 2009 à Nantes



Au cours du XIXe siècle, le thème d'une vie après la mort, traditionnellement réservé à la musique sacrée (Requiem), fait irruption dans la musique symphonique dite profane, reflétant en cela le mouvement global de sécularisation de la société. On se proposera d'éclairer quelques aspects d'une métaphysique de la vie et la mort, de la mort et de la survie, dans des oeuvres de compositeurs non chrétiens ou agnostiques, telles que Mort et transfiguration de Richard Strauss, la Deuxième Symphonie "Résurrection" de Gustav Mahler ou encore la Symphonie "Stirb und Werde" de Heinz Tiessen. Avec audition d'extraits musicaux.

> Université Populaire de Nantes

Entretien avec Michel Serres autour de La guerre mondiale

« Jusqu'à maintenant, nous n'avions pas conscience d'être dans une véritable guerre contre le monde : il y avait peu d'encadrement formel à ce combat, et nous avions plutôt tendance à la perdre. »



"Ainsi Michel Serres analyse-t-il la situation actuelle dans un entretien que nous avons eu avec le philosophe. Évoquant tour à tour l'écologie et ce que les Hommes font de la Terre que leurs enfants leur prêtent, Michel Serres dresse une multitude de constats sur notre attitude parfois inconsciente qui « risquent de mettre en péril notre existence ».

Pour lui, il nous faut tout à la fois prendre conscience que nous sommes entrés en guerre, un conflit anti-écologique, pour que cette dernière s'arrête."

> entretien sur actualitté

Les nouveaux chemins de la connaissance : l'Etat

Semaine du 15 au 19 décembre 2008



« Il y a quelque part encore des peuples et des troupeaux, mais ce n'est pas chez nous mes frères, chez nous il y a des Etats.

Etat, qu'est-ce que cela ? Allons ! ouvrez vos oreilles, je vais vous parler de la mort des peuples.

L'Etat, c'est le plus froid de tous les monstres froids. Il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : « moi l'Etat, je suis le peuple ». C'est un mensonge !

Ils étaient des créateurs ceux qui créèrent les peuples et qui suspendirent au-dessus des peuples une foi et un amour : ainsi ils servaient la vie.

Ce sont des destructeurs ceux qui tendent des pièges au grand nombre et qui appellent cela un Etat : ils suspendent au-dessus d'eux un glaive et cent appétits.

Partout où il y a encore du peuple, il ne comprend pas l'Etat et il le déteste comme le mauvais: il est une dérogation aux coutumes et aux lois. »

Nietzsche.

Une semaine sur (et parfois contre) l'Etat dans les NCC...

> site de l'émission

Charité et Justice, un couple conceptuel plutôt qu’un oxymore…

par Camille Loty Malebranche



"Il n’est de charité que la justice sociale. Toute pauvreté nécessitant des secours proprement caritatifs en pleine société d’abondance, relève du crime contre l’humanité de l’État. Dans notre société d’abondance, le caritatif institutionnel est une abominable hypocrisie des mauvais riches, prétexte ploutocratique pour laisser croire au mythe d’humanité des monstres responsables et planificateurs de la misère sociale voire planétaire." (...°

> lire l'article

Blandine Kriegel : "La France n'est pas un pays statique"

La philosophe Blandine Kriegel vient de faire paraître un livre d'entretiens "Querelles françaises" sur la généalogie de l'Etat français et de ses rapports avec la société. Entretien.



"LA TRIBUNE : Pour qui avez-vous écrit "Querelles françaises" ?
BLANDINE KRIEGEL : Ce livre a été écrit pour un public qui s'intéresse à la vie de la cité et à la philosophie politique mais qui peut se retrouver dérouté par les aspects parfois techniques de cette discipline. Il s'adresse à un lectorat cultivé mais vaste, qui le plus souvent contourne les ouvrages de ce genre. En fait, ce livre se destine à tous les citoyens français. " (...)

> lire la suite

Une nation européenne est-elle possible ?

Marianne : entretien avec Hubert Védrine et Pierre Manent



" Marianne : Selon vous, une « nation » européenne, au sens plein du terme, a-t-elle une chance d’advenir ?

Hubert Védrine : Personnellement, j’ai toujours été activement européen, mais je n’ai jamais cru en l’idée fédéraliste stricto sensu. Il s’agit d’une belle idée, mais l’expérience m’a convaincu qu’elle ne s’appliquait pas à l’ensemble européen. L’expression « Etats-Unis d’Europe » a été un slogan utile pour sortir les Européens des ornières du repli sur soi, mais pas un programme véritable. Mon sentiment, aujourd’hui plus fort que jamais, est qu’il n’y a pas une « nation » européenne ; il y a des nations européennes qui sont toujours là et, selon la formule déjà ancienne de Delors, une « fédération d’Etats-nations ». " (...)

> lire la suite

Une sociologie foucaldienne du néo-libéralisme est-elle possible ?

par Laurent Jeanpierre



" La question du néo-libéralisme et de ses conditions d’émergence est apparue explicitement dans la pensée de Foucault entre 1977 et 1979, dans ses cours Sécurité, Territoire, Population et surtout Naissance de la biopolitique. Cet article propose une lecture détaillée de ces deux ensembles de leçons. Après avoir exposé l’intérêt pour les sciences sociales du concept de « gouvernementalité » et proposé un bref panorama de ses usages, il montre comment Foucault l’applique pour l’étude de l’avènement du néo-libéralisme. Celui-ci se caractérise par la mise en place d’une politique de société créant les conditions d’existence d’une forme idéale, parfaitement concurrentielle, de marché et d’être humain, plutôt que par des politiques de régulation par le marché ou bien de correction voire de substitution du marché. Le néo-libéralisme est un art de gouverner par la mise en concurrence. Son premier terrain d’application est l’Etat et l’action publique elle-même. L’originalité d’une sociologie foucaldienne de l’hégémonie contemporaine du néo-libéralisme consisterait, dans ce cadre, à s’intéresser spécifiquement à ses technologies sociales, à leur généalogie, leur circulation, leur hybridation et leurs effets, en particulier aux techniques intellectuelles qui autorisent de « façonner les gens » et de gouverner à distance. Développer un tel programme de recherches peut se faire grâce à l’appui de résultats déjà existants, qu’il faut maintenant relier, provenant de l’histoire et la sociologie des sciences et des sciences sociales ainsi que de l’histoire et la sociologie des politiques publiques et des instruments de gouvernement." (...)

> lire l'article sur CIP-IDF

Microcosme et macrocosme les avatars une idée

Journées organisées par Francesco Baroni et Camille Tauveron, le vendredi 12 et le samedi 13 décembre, à l’ENS



Programme

Vendredi 12 décembre

Matin :
9h45 Accueil des participants et présentation générale
10h15 Edit Anna Lukács (Freie Universität, Berlin) : « La sphère infinie comme lien entre le microcosme et le macrocosme dans la philosophie des mystiques rhénans »
11h Amandine Mussou (Paris IV) : « “Il est ‘petis mondez' nommés''. Microcosme et macrocosme dans Les Eschés amoureux et Le Livre des eschez amoureux moralisés d'Évrart de Conty »
11h45 Denis Hue (Université de Rennes) : « Homme microcosme et encyclopédie au Moyen Âge »
12h15-14h Pause

Après-midi :
14h Francesco Baroni (EPHE, Paris) : « Le coeur, soleil du corps. Marsile Ficin et la mystique du coeur dans les courants ésotériques de la Renaissance »
14h45 Sandrine Soltane-Castellana (Université de Tours) : « Le quatre mondes dans l'Heptaple de Jean Pic de la Mirandole »
15h30 Pause
15h45 Nicolas Crémona (Paris III - ENS) : « Microcosme et macrocosme chez Roger Caillois: retour sur une théorie de l'unité du monde »
16h30 Muriel Cunin (Université de Limoges) : « Corps humain, corps politique, corps poétique: The Purple Island or The Isle of Man de Phineas Fletcher (1633) »
17h15 Fin de la première journée

Samedi 13 décembre

Matin :
9h45 Accueil des participants
10h Mélanie Jecker (Paris IV) : « Macrocosme et microcosme : la mélancolie dans l'Espagne du Siècle d'Or »
10h45 Julia Christ (Paris IV - Université de Francfort) : « La monadologie de Leibniz: le début de la réflexion de l'univers dans l'individu »
11h30 Sandra Collet (Université de Marne-la-Vallée) : « La théorie de l'âme-harmonie comme fondement d'une psychologie musicale chez Balzac »
12h15-14h Pause

Après-midi:
14h15
Benjamin Barret (EPHE, Paris) : « La sphère cabalistique de Lazare Lenain (1793-1877), ou l'art de localiser les bons génies »
15h Jean-Michel Rietsch (Université de Haute-Alsace) : « Nicolas Bouvier (1929-1998), L'usage du (grand et du petit) monde: le corps est, pour le meilleur et pour le pire, l'image du monde »
15h45 Pause
16h Erika Martelli (Lahic - EHESS, CNRS) : « Le lien microcosme/macrocosme dans l'oeuvre de Michel Leiris »
16h45 Camille Tauveron (Université de Rennes) : « Réécriture du motif de l'homme microcosme dans la fantasy destinée à la jeunesse: l'exemple de P. Pullman »
17h30 Conclusion

Nietzsche en BD, par Michel Onfray et Cmax


© Cmax

Le jeune et talentueux Cmax (Mancha, chevalier errant, Futuropolis) l’a annoncé sur son blog. Il prépare une bande dessinée sur le grand penseur allemand Friedrich Nietzsche, avec Michel Onfray, philosophe contemporain français. Et c’est signé, l’album sera publié aux éditions du Lombard en 2009.

Au vu des quelques planches au graphisme charbonneux et précis que Cmax publie sur son site, on peut voir que l’ouvrage sera une biographie. Il faut dire que la vie de Nietzsche est assez romanesque. Friedrich, dont l’enfance est marquée par la mort de son père et de son frère, marquera l’histoire de la philosophie, sera l’ami de Richard Wagner, brûlera d’un amour non-partagé pour Lou Andréas-Salomé et sombrera dans la folie à la fin de sa vie. Laissant l’occasion à sa sœur et son antisémite de mari le soin de manipuler ses textes pour cautionner le nazisme. J’avais dit romanesque, pas guilleret.

> le blog de cmax

La méthode analytique cartésienne: entre mathématiques et philosophie première.

Soutenance de thèse
le 9 décembre 2008, 14h00
Université de Paris X - Nanterre

Mme Olivia CHEVALIER présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention du doctorat en histoire de la philosophie, histoire des sciences.

Section CNU: 17-Philosophie.

Directeur de recherche: M. Emmanuel FAYE, Maître de conférences.

Membre du jury:

M. Michael BEANEY, Reader (lecteur), Université of York (Royaume Uni).
M. Emmanuel FAYE, Maître de Conférences, Université Paris 10.
M. Vincent JULLIEN, Professeur des Universités, Université de Nantes.
M. Marco PANZA, Chargé de recherche, CNRS Paris.
M. Jean SEIDENGART, Professeur des Universités, Université Paris 10.
M. Benoît TIMMERMANS, Maître de recherche, Université libre de Bruxelles.

Droits de l’homme : avancées ou régression ?

Pascal Boniface, directeur de l’IRIS, répond à 3 questions :

> Les droits de l’homme restent une "idéologie" contestée par certains Etats dénonçant une vision purement occidentale et remettant en cause son universalisme. Que pensez-vous de ce débat ?

> Les droits de l’homme ont-ils avancé ou regressé en 60 ans ?

> Que faut-il penser des propos de Bernard Kouchner regrettant la création d’un secrétariat d’Etat au droit de l’Homme, considérant qu’il y a une contradiction entre droits de l’Homme et politique étrangère d’un Etat ?

Bataille - La littérature et le Mal

.

Le concept philosophique de négation à l'épreuve de son traitement logique

Conférence d'Alain Badiou
le 10 décembre 2008 à l'Université américaine de Paris



Pratiques et concepts de la philosophie française contemporaine « Regards croisés » 2008 - 2009

Thèmes de l'année : Local, vital, légal

Le projet de ce séminaire est de favoriser les regards croisés entre études françaises et anglo-saxonnes sur la philosophie française au XXième et au XXIième siècle. Il aura lieu, une fois par mois, dans une des institutions organisatrices (ENS, AUP et Reid Hall). On essayera de favoriser les échanges non seulement entre points de vue culturels, mais entre disciplines différentes. Les exposés seront confiés à des spécialistes de la philosophie française contemporaine aussi bien qu'à ceux qui en font usage à partir d'un autre domaine ou pratique - droit, littérature, politique, art, sciences etc.

Format : Afin de favoriser le dialogue, chaque intervenant aura comme « répondant » quelqu'un abordant l'objet d'analyse du point de vue d'une autre discipline ou d'une autre culture (ou les deux à la fois). Cet échange serait suivi d'une discussion plus large entre les intervenants et le public. Afin de faciliter la participation des étudiants, il sera demandé aux intervenants de faire parvenir le texte sur lequel ils appuieront leur intervention au moins une semaine en avance, afin que l'exposé soit plus accessible sur le plan de la langue aussi bien que du contenu.

Lieux : American University of Paris, 31 avenue Bosquet 75007 Paris
Ecole Normale Supérieure, 45 rue d'Ulm 75015 Paris
Reid Hall, 4 rue de Chevreuse 75006 Paris

Habermas et la dialectique de la sécularisation

par Jean-Claude Monod



Et si la raison, comme le montre aujourd’hui la logique marchande, était finalement bien plus capable de calculer des moyens que de poser des fins ? Le dernier recueil de Jürgen Habermas, le chantre de la raison communicationnelle, témoigne d’un surprenant revirement vers la religion et le registre compassionnel.

> lire sur : la vie des idées

Ouverture aujourd'hui du Blog de Stéfan Leclercq



Stéfan Leclercq : silsmaria@skynet.be
Dernière exposition : Galerie Pascal Polar, Bruxelles ( 24 mai-15 septembre 2007).

Future exhibition :
-Peep show project 1 : Existential Anatomy, Mons, Belgique, 11- 31 janvier 2009.

Prochaine conférence : Luc Tuymans et le renouveau de la figuration picturale, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, 26 mars 2009.

Directeur des Editions Sils Maria, Mons, Belgique (Diffusion Vrin, Paris).
www.silsmaria.org

Responsable du Fonds documentaire Gilles Deleuze, Paris.
CV philosophique complet sur : www.puf.com

> http://stefan-leclercq.blogspot.com/

Avenir du Collège International de Philosophie

Lettre aux Directeurs de Programme actuels et anciens, au public, aux amis du Collège International de Philosophie.



Le Ministère de l’Éducation Nationale entend supprimer, dès septembre 2009, les « mises à disposition » qui permettent à des enseignants en poste dans l’Enseignement Secondaire (quinze actuellement) de se consacrer, à mi-temps, à la direction d’un programme de recherche au Collège international de philosophie (CIPh). Cette mesure croise deux logiques. Celle de la loi dite de « modernisation » de la fonction publique, qui supprime la « mise à disposition » de fonctionnaires au bénéfice d’associations, y substituant éventuellement leur « détachement » (qui doit être financé par les associations elles-mêmes). Et celle d’une « redéfinition du périmètre d’activité » du Ministère de l’Éducation qui, séparé de celui de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, entend abandonner toute activité qui ne serait pas liée à des objectifs étroitement scolaires et pédagogiques.

La suppression des mises à disposition participe donc d’un désengagement général de l’État et d'un démantèlement de l'éducation qui priveront des moyens de leur action toutes sortes d’associations remplissant pourtant une mission sociale nécessaire (aide aux élèves en difficulté, associations sportives, etc.). Le CIPh n’est pas seul concerné : un pan entier de la société civile se trouve mis en danger. Et cette décision s’inscrit dans la destruction continue des systèmes d’éducation et de recherche publics menée par les gouvernements européens (dans la période récente, tout particulièrement en Italie et en Espagne). Mais, concernant le Collège, cette mesure revêt une dimension spécifique : elle met radicalement en cause son identité et, à terme, son existence. Elle menace ainsi d’appauvrir la recherche en philosophie.

Le CIPh est en effet né d’une idée profondément émancipatrice de la philosophie : la recherche philosophique doit s’ouvrir à tous les publics, sans condition de diplôme ni de cursus, et associer des chercheurs français et étrangers ; elle doit se situer à l’intersection des disciplines, parce que les sciences humaines, les sciences exactes, la littérature, les arts ont besoin de la philosophie qui a besoin d’eux ; elle ne doit pas être réservée aux chercheurs institutionnels, mais faite par tous ceux qui ont un programme de recherche intéressant le public. Depuis l’origine du Collège, l’articulation entre enseignement secondaire et recherche est constitutive de son identité. Rappelons que celui-ci est né dans le cadre du GREPH (groupe de recherche sur l'enseignement de la philosophie) et de la volonté de ses fondateurs d'étendre l'enseignement de la philosophie au-delà de la classe Terminale. Le principe de cet
élargissement est alors le suivant : il importe à la recherche d’être liée à l’enseignement qui la divulgue ; il importe que l’esprit de recherche soit vivant chez ceux qui, à tous les niveaux, ont la charge d’enseigner. Cette conception de la portée de la philosophie, dans la culture et dans la cité, est un héritage des Lumières.

L’activité du CIPh est aujourd’hui menacée par une rationalité comptable dont la séparation entre Ministère de l’Éducation Nationale et Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche est le symbole. Son application mécanique verrouillerait une division administrative des fonctions exactement opposée à l’idée de la philosophie dont le CIPh est porteur : les enseignants du secondaire n’auraient pas à faire de recherche ; la recherche philosophique serait confinée par la division administrative des espaces académiques, concentrée sur les objets officiellement légitimes (alors qu’on nous vante la transversalité et l’interdisciplinarité!). La reconnaissance internationale dont jouit le Collège ne tient-elle pas, précisément, à ce que les recherches qui y sont conduites débordent souvent les frontières entre domaines du savoir ? Ne tient-elle pas à son amplification et sa densification de l'inventivité de la
philosophie en France dans la deuxième moitié du siècle dernier ? Le CIPh occupe ainsi une place fondamentale dans le champ philosophique français et international, et son originalité représente une richesse qui doit être préservée.

La suppression, sans mesure de remplacement, des « mises à dispositions » dont bénéficiait jusqu’ici le CIPh ne concerne pas les seuls directeurs de programme actuels enseignant dans le Secondaire. C’est l’identité et l’existence même du Collège que cette décision compromet. Elle risque de le réduire rapidement à n’être qu’une association culturelle discrète, inoffensive et décorative, n’ayant qu’un lointain rapport avec l’idée de la philosophie et de la recherche en philosophie qui a présidé à sa fondation. Parce que nous sommes convaincus qu’il en va de l’avenir du Collège, nous appelons tous ceux qui le veulent et le peuvent à agir, par toutes les voies possibles, pour que ces mesures soient rapportées.(Messages de soutien et propositions d’actions peuvent être envoyés à sauverleciph.org)

C’est dans cet esprit que nous invitons les Directeurs de Programme, actuels ou anciens, le public du CIPh, ses amis, à une journée de soutien et de réflexion, le Samedi 17 janvier 2009. Au cours de cette journée, partant de l’expérience commune du Collège, prises de parole et tables rondes porteront sur ses différentes missions et la confirmation, la reconduction, et le renouvellement de son projet dans les conditions d’aujourd’hui.

> http://www.ciph.org/

Nouvelle collection de philosophie normative contemporaine

Le premier ouvrage de l'Avocat du diable est un essai de philosophie morale : Les concepts de l'éthique, de Ruwen Ogien et Christine Tappolet.



Le diable apporte la contradiction. Satan signifia d’abord l’adversaire ou l’accusateur, et le rôle de l’advocatus diaboli était d’opposer des objections aux arguments avancés, pour mieux en éprouver la force. L’avocat du diable n’est pas celui qui défend le mal par perversion ou par goût de la polémique, mais celui qui impose, contre l’évidence illusoire ou le consensus paralysant, la tenue d’un débat contradictoire. C’est l’exigence d’argumentation et de confrontation des raisons que cette collection veut promouvoir, en faisant entendre les voix plurielles de la philosophie normative contemporaine, dans les domaines politique et moral, mais aussi juridique, économique et social.

> http://www.lavocatdudiable.fr/

Aspects contemporains de la « philosophie première »

12 et 13 décembre 2008 à Poitiers



Au C.R.H.I.A
Centre de Recherches sur Hegel et l'Idéalisme Allemand
36 Rue de la Chaîne
Poitiers

Un lieu commun a dominé le paysage philosophique du siècle dernier : la métaphysique est morte ou, si tel n'est pas le cas, elle doit être « dépassée ». Que ce dépassement soit une « dissolution » grâce à une analyse logique de son langage (Carnap, Die Überwindung der Metaphysik durch logische Analyse der Sprache) ou qu'il soit une « destruction » comme prise en charge d'une tradition dont il faut à chaque fois penser l'impensé (Heidegger, Überwindung der Metaphysik), il marque une prise de distance et a souvent engagé une surenchère plus ou moins crédible chez des auteurs qui se placent dans le sillage de ces deux grands programmes exprimés dans les années trente. La situation est aujourd'hui fondamentalement différente pour plusieurs raisons. Premièrement la problématique et même les termes (« relativité de l'ontologie » chez Quine, « métaphysique descriptive » chez Strawson) sont revenus au coeur d'une tradition analytique désormais plus complexe que celle du « logicisme triomphant ». La « pragmatique » et les logiques « non-standard » permettent de reprendre des questions fondamentales (comme celle de l'ontologie de la modalité) à partir d'instruments beaucoup plus fins que ceux des « atomistes logiques » de jadis. Deuxièmement, la tradition phénoménologique chez Husserl lui-même (Philosophie première, distinction entre « ontologies régionales » et « ontologie formelle ») et dans ce que sa succession a de plus original (Heidegger, Levinas, Marion entre autres), affronte à nouveaux frais les questions essentielles de la métaphysique. Troisièmement, des tentatives spéculatives distinctes de ces deux courants principaux se poursuivent ou se font jour. Il s'agit d'organiser la rencontre et le dialogue d'auteurs qui ne présenteront pas une description de la métaphysique chez telle ou telle grande figure historique mais offriront leur propre analyse et re(dé)construction du concept de métaphysique. Ce dernier terme étant « daté » et devenu souvent un repoussoir ou un faire-valoir, l'intitulé que nous avons choisi désigne l'affaire en question sous le terme plus général (seul présent dans l'instauration aristotélicienne) et ouvert de « philosophie première ».

Participants : J-L Marion, J-F Marquet, Q. Meillassoux, C. Tiercelin, J-L Vieillard-Baron, B. Mabille.

> Université de Poitiers

Derrida en séminaire

Les vendredis de la philosophie, France culture
émission du vendredi 12 décembre 2008



On croyait les publications de Derrida épuisées tant ce penseur prolifique a écrit et publié presque en direct ses interventions publiques. C’était sans compter sur les séminaires qu’il a tenus avec un soin méticuleux et dont les éditions Galilée ont entrepris la parution complète. Que donnent à entendre ces textes? La voix de Derrida s’y retrouve-t-elle? Pour un philosophe qui a tant déconstruit l’idée d’une présence par la voix, la question se pose au coeur de son écriture.

> le site de l'émission

Poste à pourvoir à l'université de Liège

A la Faculté de philosophie et lettres



Une charge à temps plein et indivisible, rattachée au département de philosophie, dans le domaine de "Histoire de la philosophie contemporaine, en particulier la phénoménologie". Cette charge comprend des activités d'enseignement, de recherche et des services à la communauté.

Les candidats devront faire état d'un doctorat et de publications dans le domaine indiqué. Ils pourront être appelés à présenter une leçon publique.

Tout renseignement complémentaire peut être obtenu auprès de la Faculté de philosophie et lettres: Mme Françoise Hartkopf, tél.: +32 (04) 366 54 54 - Francoise.Hartkopf@ulg.ac.be

Le candidat retenu sera:

- soit désigné à terme sans que la durée du terme ou des termes cumulés ne puisse dépasser cinq ans et à l'issue duquel (desquels) une nomination définitive pourra être envisagée;
- soit nommé à titre définitif.

Les barèmes et leurs modalités d'application sont disponibles auprès de l'administration des ressources humaines de l'Université: Mme Ludivine DEPAS, tél. : +32 (04) 366 52 04 - Ludivine.Depas@ulg.ac.be

Les candidats sont priés de faire parvenir, par envoi recommandé, à M. le recteur de l'Université de Liège, place du 20 Août 7, B-4000 Liège, pour le 15 janvier 2009:

- leur requête assortie d'un curriculum vitae complet rédigé en double exemplaire;
- un exemplaire de leurs publications.

Hommage à Claude Lévi-Strauss de la revue KLĒSIS – ΚΛΗΣΙΣ

NUMERO 10 : 2008



..Sommaire - Notice sur les auteurs

Marcel Henaff
« La nouveauté Levi-Strauss »

Michel Bergès
« Claude Lévi-Strauss et les réseaux: parenté et politique »

Frédéric Ramel
« Lévi-Strauss et les relations étrangères des tribus primitives »

Marcel Drach
« La structure et l'effacement de l'homme chez Lévi-Strauss »

.Marcel Hénaff
« Le temps des sociétés et la question de l'histoire » ..

Varia

Jean-Luc Périllié
« Pour une synthèse des trois "évangiles" de l'Occident »

> le site de la revue

Comment penser les rapports entre la médecine et l'évolution? Une approche historique et épistémologique de la question

Séminaire de Philosophie de la Biologie (PhilBio, IHPST)
Le jeudi 11 décembre à 14h dans la Grande Salle de l'IHPST
Communication de Pierre-Olivier Méthot, doctorant en cotutelle à l'Université d'Exeter et à Paris1 (IHPST)



"L'historien de la médecine William Bynum (1983) a déclaré qu'au même titre que la plupart des scientifiques du siècle dernier, les médecins doivent beaucoup à l'œuvre de Charles Darwin. Les défenseurs de la médecine évolutive sont aussi de l'avis que la théorie de l'évolution a une contribution importante à faire en médecine (Williams et Nesse 1991, 1995; Gluckman et Hanson 2005, 2006). Il est assez frappant de noter que, malgré les recommandations de la médecine évolutive et l'opinion de certains historiens, la pensée de Darwin ne semble pas avoir été à l'origine de changements importants dans le domaine médical comme c'est le cas dans d'autres secteurs des sciences de la vie. Pourquoi n'y a-t-il pas eu de révolution darwinienne en médecine? Dans cet exposé je présenterai d'abord, en les distinguant, les approches d'inspiration néo-darwinienne et néo-lamarckienne de la médecine qui se sont développées depuis les années '90. J'analyserai ensuite les raisons que ces auteurs proposent pour justifier l'émergence très récente de la médecine évolutive au sens large. Je suggérerai qu'une explication plus satisfaisante d'un point de vue philosophique est envisageable si l'on s'intéresse non seulement aux facteurs « externes» et « internes » qui aurait retardé l'articulation de la médecine à l'évolution, mais également aux particularités épistémologiques qui leur sont propres. Cela implique d'effectuer un bref retour vers la fin du XIXe siècle alors que la médecine devenait scientifique et que la théorie darwinienne de l'évolution se mettait en place. En distinguant les buts, méthodes et concepts mobilisés par la médecine et par la biologie de l'évolution, on réalise que ces disciplines ne portent pas tout à fait le même regard sur le vivant. Cette première approche historico-épistémologique du problème permettra de mieux comprendre pourquoi l'articulation de la médecine et de l'évolution ne va pas de soi."

> site de référence

Droit économique et droits de l'homme

Colloque du CREDECO
à Nice les 22 et 23 janvier 2009



> Programme

Pour un nouvel anarchisme

René Schérer


"Au début de ses Lettres luthériennes, en 1975, Pasolini écrit quelque chose de tout à fait intéressant. C’est qu’aujourd’hui, on assiste à une rencontre, à une jonction, une unification entre deux histoires, traditionnellement différentes et opposées : celle de la bourgeoisie et celle du peuple."

> à lire sur Le silence qui parle

L’Apocalypse est joyeuse

par Emmanuel Lemieux



Les magazines Books et Sciences Humaines consacrent leur couverture du mois au panurgisme de la crise financière. Et si cette spéculation intellectuelle était précisément panurgique. Le romancier et philosophe Hermann Broch, au risque de sa santé mentale, a, toute sa vie, tenté de comprendre la folie des masses, sans succès.

> lire sur http://www.amateur-idees.fr/L-Apocalypse-est-joyeuse.html

Légaliser l’euthanasie ?

par Denis Collin

"À nouveau le vieux débat sur la légalisation de l’euthanasie a fait retour avec une proposition de loi de Laurent Fabius contresignée avec une députée UMP. Il s’agit de dépénaliser l’assistance au suicide et consacrer un « droit à mourir ». Pour mettre en conformité la législation française avec celle qu’on déjà adoptée plusieurs pays européens, on nous propose un nouveau « progrès » sociétal (faute de pouvoir proposer le progrès social). Quitte à fâcher mes amis libres penseurs, je dois avouer mon malaise devant ce genre de « progrès ». " (...)

> la suite sur le site de Denis Collin

Le juge et le philosophe

Les conférences du Collège de philosophie
samedi 10 janvier 2009, 14h-17h, Sorbonne, amphi Descartes



Avec Antoine GARAPON et Philippe RAYNAUD

> le collège de philosophie

la question de l'autobiographie et de la connaissance de soi

L'association NÉNUPhAR organise son prochain "Événement" samedi 13 décembre, à partir de 16 heures, au Bulles Café, 11 rue Saint Germain, à Amiens.



Paul Séréni, enseignant de philosophie, présentera une réflexion autour de la question de l'autobiographie et de la connaissance de soi, au travers de la lecture de L'âge d'homme de Leiris et de la critique par Valéry du projet autobiographique. Il s'agira, entre autres, d'examiner si le récit autobiographique peut espérer parvenir, par une sorte d'auto-analyse, à une connaissance véritable de soi, mais aussi si telle est véritablement sa fin. Il s'agira, également, de questionner le statut littéraire d'un tel récit, entre discours voué à porter au regard une certaine objectivité et exigence poétique et créatrice.

Formes et forces. Aux croisements de l'esthétique et de la phénoménologie

Appel à contribution
Université de Liège | Département de Philosophie | UR "Phénoménologies"

Au cours du XXe siècle, les voies de l’esthétique et de la phénoménologie se sont croisées en de nombreux points et à de nombreuses reprises : les questions du corps, du sensible, de l’imaginaire ont nourri un débat qui reste, de nos jours, d’actualité. Dans le sillage d’une réflexion déjà entamée sur les rapports entre ces disciplines, la perspective de ce séminaire de recherche sera de les aborder à partir de deux concepts majeurs dont l’articulation ne laisse pas de susciter des questionnements : ceux de « forme » et de « force ».

Depuis la fin du XIXe siècle, les théoriciens de l’art ont mis le problème de la forme au cœur de leurs recherches (Wölfflin, Panofsky, etc.). Tout en montrant la nécessité d’une morphologie de l’art, certains d’entre eux n’ont pas hésité à y associer une théorie de la force en indiquant que l’art de chaque époque et de chaque nation obéit à une « pulsion créatrice » spécifique qui en détermine le cours non moins que l’évolution (cf. la notion de Kunstwollen chez Riegl et Worringer). Au même moment, dans un cadre plus vaste, Henri Bergson élaborait une philosophie de la vie et de ses métamorphoses prenant appui sur ce qu’il appelait, dans L’évolution créatrice (1907), l’ « élan vital ». Quant à la philosophie transcendantale (néokantienne ou husserlienne), tout en imposant de son côté une attention renouvelée au problème de la forme, elle était amenée à prendre en compte, dans le même temps, celui d’une motilité et d’une énergétique corporelles. Ainsi Husserl, dans ses Recherches phénoménologiques pour la constitution (rédigées de 1912 à 1928), fait-il droit au « corps propre » comme « Je peux » donnant ouverture au monde et auquel l’« ego transcendantal » s’entrelace. Ainsi aussi du neuropsychiatre allemand Erwin Straus développant, dans Du sens des sens (1935), à partir de l’Analytique existentiale de Etre et temps (1927), une psychologie phénoménologique fondée sur la reconnaissance d’un « ego intramondain », c’est-à-dire d’un « Je » originairement incarné. On peut encore penser, entre autres exemples, à l’importance cruciale du « sentir » chez Merleau-Ponty et Maldiney, comme à la place centrale conférée à la « hylè » et à l’épreuve de soi par soi, au sentiment de la Vie dans la phénoménologie matérielle élaborée par Michel Henry, pour nous en tenir à ces quelques noms propres.

Nombreux, dès lors, sont les lieux où une confrontation critique mériterait d’être engagée ainsi qu’une analyse précise des notions importées d’un champ à l’autre : pensons, notamment, au rapport d’opposition forme/matière dont Heidegger regrettait qu’il ait été longtemps surimposé à l’interprétation de l’œuvre d’art (cf. « L’origine de l’œuvre d’art », 1935) et qui conditionne, chez Husserl, la mise en perception du monde par la conscience donatrice de sens. De ce point de vue, précisément, Cassirer reprochera à Husserl de ne pas s’être départi de ce dualisme tranché hérité de la tradition et entreprendra de résoudre la difficulté de la définition connexe de la forme et de la matière en mettant en œuvre le concept de « prégnance symbolique » (cf. La philosophie des formes symboliques, troisième tome, 1929), concept qui sera retravaillé ensuite par Merleau-Ponty dans la Phénoménologie de la perception. Par ailleurs, faire intervenir le corps pose prioritairement la question de son statut en philosophie. Certains penseurs plus contemporains (Lyotard, Deleuze, Derrida), tirant de manière circonspecte les leçons de la pratique du soupçon engagée par Nietzsche et par Freud, ont pu reprocher à l’esthétique et à la phénoménologie de n’avoir pas réservé au corps toute la place qui lui était due. Dans cette optique, il serait également intéressant d’envisager les problématiques du pathos et de la folie. Celles-ci ont accompagné avec la même insistance la phénoménologie, en particulier de type psychiatrique ou psychanalytique (cf. Binswanger), et cette partie de l’esthétique, elle aussi d’obédience psychologique, qui s’est, dès les années 1920, avec Hans Prinzhorn, penchée sur les Expressions de la folie (1922). Enfin, et sans que cela n’épuise l’inventaire des interrogations possibles, dans le domaine de l’esthétique contemporaine, on peut penser que la réflexion sur l’« informe » devrait s’accompagner d’une redéfinition théorique des conditions de possibilité de la forme auxquelles, le plus souvent, elle n’accorde aucun intérêt. Sur ce point précis, l’histoire a montré que les recoupements entre l’esthétique et la phénoménologie sont ici encore loin d’être superficiels. C’est le cas avec la reprise critique de la Gestaltpsychologie par Merleau-Ponty dont Robert Morris, lecteur assidu de Husserl et de l’auteur de La prose du monde, tente de montrer qu’elle constitue la base sur laquelle repose les œuvres du minimalisme américain.

On le voit, la thématique du rapport forme/force ouvre des pistes d’investigations à la fois riches et diversifiées. Appel est lancé à tous les doctorants qui souhaitent les arpenter.


Le séminaire se déroulera du 18 au 22 mai 2009 à l’Université de Liège (Belgique).

L’inscription est gratuite. Un certificat de participation sera délivré à l’issue du séminaire, qui pourra être comptabilisé comme activité de formation doctorale.

Les propositions de communications (titre et abstract, max. 1 page), ainsi que le formulaire d'inscription, sont à envoyer par courriel, pour le 31 décembre 2008, à Rudy Steinmetz et Maud Hagelstein (R.Steinmetz@ulg.ac.be, Maud.Hagelstein@ulg.ac.be), Département de philosophie, Université de Liège, Place du Vingt-Août 7, 4000 Liège (Belgique).

Les intervenants qui souhaitent présenter leur communication en allemand ou en anglais sont les bienvenus. Ils seront priés d'envoyer le texte complet de leur présentation pour le 1er mai 2009. Les discussions se feront en français.

Le programme final des journées sera établi après la clôture des inscriptions, et envoyé à tous les participants en temps utile.S

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Philosophie des mathématiques

Le 11 décembre, à 14H, l'émission Sciences et conscience diffusée sur France Culture aura pour thème la "Philosophie des Mathématiques". Les invités seront Jean-Michel Salanskis, Professeur de Philosophie des Sciences, et Claude Lobry.



Pourquoi une philosophie des mathématiques ? Parce que la philosophie provient de la mathématique, et ne peut éviter de se retourner sur celle-ci pour penser leur limite commune (celle de la chose par rapport à l'objet).

Quelle est la tâche de la philosophie des mathématiques ? Elle doit répondre aux cinq questions traditionnelles qui la structurent : celle de la démarcation entre philosophie et mathématiques, celle du statut de l'objet mathématique, celle du rapport entre mathématiques et logique, celle de l'historicité de la mathématique, celle enfin de la géographicité de la mathématique (de sa division en branches).

Dans ce livre, on présente des réponses à ces questions. L'inspiration majeure est phénoménologique : on conjugue l'adoption d'un cadre husserlien avec des aperçus de provenance heideggerienne. De plus, l'ouvrage se conclut par une prise de position relativement à deux débats impossibles à minimiser : celui qui porte sur la contribution de la mathématique à la physique - d'une « efficacité déraisonnable » - et celui qui porte sur le trouble récemment jeté sur la chose mathématique et sa philosophie par les sciences cognitives.

Les philosophes et Dieu



Samedi 29 novembre 2008
- 10h :NIETZSCHE et Dieu
Philippe Gaudin, Professeur de philosophie à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (Institut Européen des Sciences de la Religion), auteur de La religion de Nietzsche
- 11h30 : RICOEUR et Dieu
Gilbert Vincent, Professeur honoraire de philosophie à la Faculté de Théologie Protestante de Strasbourg, auteur de La religion de Ricoeur

Samedi 6 décembre
-10h : KIERKEGAARD et Dieu
Vincent Delecroix, Maître de conférence à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, auteur de Singulière philosophie, essai sur Kierkegaard
- 11h30 : WITTGENSTEIN et Dieu
Olivier Abel, Professeur de philosophie à la Faculté de Théologie Protestante de Paris.

Samedi 13 décembre
-10h: PASCAL et Dieu
Jean-Claude Eslin, collaborateur de la revue Esprit, Professeur au Centre Sèvres, auteur de Hannah Arendt, l’obligée du monde et de Dieu et le pouvoir
-11h30 : SADE et Dieu
Jean-Baptiste Jeangène-Vilmer, Post Graduate Fellow à Yale (Etats Unis), chercheur au Centre de Recherches politiques Raymond Aron à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, auteur de La religion de Sade et de Sade et Dieu

Chaque conférence dure 45 à 50 minutes. Elle est suivie d’un débat.
Entrée libre. Participation aux frais : 5€ par samedi matin.

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La Beauté - 10 janv. 2009

Demi-journée d'étude sur la Beauté, organisée par Le Philosophoire en partenariat avec l'Ecole Supérieure de Commerce de Clermont



Programme de la demi-journée d’étude du samedi 10 janvier 2009

14h : Accueil des participants. Café…

14h30 : Ouverture des travaux.
Andrès Atenza, Directeur de l’ESC Clermont-Ferrand

14h45 : Le mystère de l’expérience du beau
Claude Obadia, professeur de philosophie en CPGE commerciales, Rédacteur en chef adjoint de la revue Le Philosophoire

15h30 : « La beauté sauvera le monde », Dostoïevski
Bertrand Vergely, ancien élève de l’E.N.S. Ulm, professeur de philosophie en Lettres supérieures et à l’IEP de Paris

16h15 : Illusions et exigences de l’appréciation esthétique
Vincent Citot, Docteur en philosophie, Directeur de la revue Le Philosophoire

17h : Clôture des travaux
Andrès Atenza

Conditions d’accès au site

Adresse : Eurosite Georges V
28, avenue Georges V
75008 PARIS
Métro : Alma-Marcceau et Franklin-Roosevelt

La fin de la culture générale aux concours fait des vagues

Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique a annoncé qu'il marginaliserait cette épreuve, "signe d'un élitisme stérile".



> lire les réactions sur le site Rue89

Vie de m...

"Aujourd'hui, je suis amoureux de ma prof de philo. Après des mois de doute, je décide de lui déclarer ma flamme dans ma dissertation et lui dédie alors une vingtaine de lignes émouvantes dans ma copie. Elle les a entourées en rouge et a marqué : "Hors sujet". VDM"

> vie de merde

11e rencontres Physique et Interrogations Fondamentales (PIF)

mercredi 10 décembre 2008, 9h - 18h



Les modèles, possibilités et limites : jusqu'où va le réel ?Journée d'étude co-organisée avec le comité PIF, le Laboratoire de Physique Nucléaire et de Hautes Energies Paris 6 et Paris 7, avec le soutien de la Société française de Physique.

Avec F. Varenne, M. Spiro, V. Masson-Delmotte, F. Sauvageot, D. Estevez, R. Teyssier, P. Huneman

Les modèles jouent un rôle grandissant dans toutes les branches des sciences modernes. Modélisation et simulation sont utilisées pour l’interprétation d’un cadre théorique, sa validation ou sa réfutation, ou bien pour la formalisation d’un programme d’expériences, d’observations ou de prévisions, et pour l’anticipation puis l’exploitation de ses résultats. Ces utilisations diffèrent suivant les disciplines, et c’est cette richesse que se propose d’explorer la 11e rencontre « Physique et Interrogations fondamentales » En écoutant des spécialistes de diverses disciplines (l'astrophysique, la physique subatomique, la climatologie, les mathématiques, l'architecture et la biologie) ainsi qu'un philosophe des sciences, nous essaierons de percevoir les multiples usages que les scientifiques et philosophes font de ces outils dans leur approche du réel, les énormes possibilités qu'ils leur offrent mais aussi les limites qu’ils comportent et dont il convient d'être conscient. Cette rencontre est organisée en concertation avec l'Académie Européenne Interdisciplinaire des Sciences (AEIS) qui organise, les 15 et 16 décembre 2008 dans les locaux de l'université Denis Diderot, un congrès sur l'émergence, une approche scientifique du réel dans laquelle la pratique cognitive de la modélisation joue un rôle crucial.

Puisse donc la onzième rencontre « Physique et Interrogations Fondamentales » faire progresser la réflexion interdisciplinaire des biologistes, des physiciens, des mathématiciens, des scientifiques des sciences humaines et sociales et des philosophes sur ces riches concepts

> P.I.F.