Projet Désir



" Les PORTES DU DESIR - The doors of the desire : suivez jours après jours la préparation d'une exposition prévue en 2008 - 2009. Sachez tout sur le désir, dites-moi tout sur le désir. "

> http://artsmette.over-blog.com/

Fès : Vers la création d'une maison de la philosophie dans la cité idrisside



Les participants au 1er congrès international de la pensée contemporaine, organisé récemment à Fès sous le thème "Raison et religion aux horizons de la modernité: Dialogue et violence", ont appelé à créer une maison de la philosophie dans la cité idrisside.

> Source : http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=23546

L’argent : mythes et réalités

PHILOFNAC : Conférence –Débat - Dédicaces : Le 21 octobre. Toulon



La création de la monnaie se caractérise par le fait qu’elle ne sert à rien sinon d'être échangeable et de répondre à une nécessité sociale. L’argent permet donc d’évaluer et de comparer la valeur de choses qui ne sont pas comparables. La création de l’argent répond donc à un besoin.

Toutefois les excès du capitalisme montrent les impasses et les limites des systèmes monétaires. Par ailleurs la sagesse philosophique tend à démontrer que l’argent ne fait pas le bonheur et que le détachement à l’égard des richesses permet d’atteindre l’ataraxie, ou tranquillité de l’âme. Mais qu’en est-il vraiment ?

Venez en débattre avec Laurence Vanin-Verna, Docteur en philosophie et professeur à l’Université du Sud Toulon Var, Auteur et directrice de la collection « La philo ouverte à tous ». Editions Ellipses. De 17 h 30 à 19 h 30. Forum de la Fnac. Toulon. Entrée libre. www.fnac.com/toulon ou www.laphiloouverteatous.fr

J-M Palmier: articles redécouverts



Biographie de Jean-Michel Palmier (1944-1998)
(Extraite de l'ouvrage posthume “Rêveries d'un montreur d'ombres” paru chez C. Bourgois en 2007 coll Titre N° 67)
Jean-Michel Palmier était professeur d'Esthétique et des sciences de l'art à l'université de Paris 1. Spécialiste de la République de Weimar, il a travaillé sur les écrits politiques de Martin Heidegger et publié une thèse sur le poète Georg Trakl avant de s'attacher à faire connaître les pensées de Jacques Lacan, de Wilhelm Reich ou encore de Herbert Marcuse. Ses travaux sur l'expressionnisme, sur la ville de Berlin, sur le théâtre d'Erwin Piscator ou le cinéma de Bela Balazs, sur Dada, sur Ernst Bloch ou Georg Lukacs ont ensuite largement contribué à faire connaître le foisonnement intellectuel et artistique de cette période. Il a consacré ses derniers travaux à Walter Benjamin.

> Blog : J-M Palmier: articles redécouverts

Habiter techniquement la nature, naturellement la technique

Extraits audio d'après les nouveaux chemins de la connaissance, France Culture, émission du jeudi 9 octobre 2008. Série consacrée à la philosophie de l'écologie, brique 4/5 avec Michel Puech, philosophe

Le biologiste Jacques Testart invité de l'amphi et du lycée

Jacques Testart, biologiste, agronome et philosophe, évoquera les relations entre la démocratie et les technosciences, demain, lors d'une conférence ouverte au public.



> lire la nouvelle sur Varmatin.com

L'écrivain et philosophe espagnol Fernando Savater prix Planeta 2008



L'écrivain et philosophe espagnol Fernando Savater, 61 ans, s'est vu décerner mercredi soir à Barcelone (nord-est) le prix Planeta 2008 pour son roman "La Hermandad de la buena suerte".

Le Prix Planeta, le plus important des prix littéraires hispanophones, est doté de 601.000 euros.

Son roman "d'aventures" primé raconte l'histoire d'un homme très riche qui recrute des mercenaires pour retrouver un jockey disparu.

Professeur de philosophie au Pays Basque et à l'Université Complutense de Madrid, Fernando Savater est connu pour ses prises de position contre l'organisation indépendantiste basque armée ETA.

Il a participé en 2007 à la création d'un nouveau parti politique espagnol, l'UPID, à mi-chemin entre la gauche et la droite, à la fois laïc et défenseur de l'unité de l'Espagne face aux mouvements régionalistes basques et catalans, auquel a adhéré l'écrivain péruvien naturalisé espagnol Mario Vargas Llosa.

Savater s'était exilé volontairement en France lors des dernières années du franquisme. Son oeuvre philosophique, inspirée par Nietzsche et Cioran, ne s'inscrit dans aucune école philosophique précise.

Source : AFP

Platon, écrivain d'aujourd'hui

Oeuvres complètes de Platon



Nous permettre de redevenir les contemporains de Platon, telle est la tâche que s'assignent ces Œuvres complètes, dirigées par Luc Brisson chez Flammarion (2 232 p., 59 € jusqu'au 28 février, 69 € ensuite). Ce volume, pourvu d'un riche appareil d'annexes et d'un précieux index commenté, est sans doute appelé à devenir "le" Platon de référence.

> lire sur Le Monde

Manger à quatre pour 8 euros, le pari de Michel Onfray

Université populaire du goût



Pour la nouvelle session de son université populaire du goût, le philosophe Michel Onfray invite, samedi 18 octobre, deux chefs réputés de l'Orne à réaliser chacun un repas à moins de 8 euros pour quatre personnes !

> lire l'article sur Le Monde

La guerre en question

Séminaire de Julie Saada



Organisé en collaboration avec l'UMR 5206 Triangle/ENS-LSH et Nosophi/Université Paris 1
Date et lieu : mardi 21 octobre, 18-20h, au Collège International de Philosophie, 1 rue Descartes, 75005 Paris, Amphi A
(une pièce d'identité sera demandée à l'entrée du Collège)

En dépit de l'utopie libérale qui voyait dans l'économie marchande, dans le « doux commerce », l'instrument d'une pacification des nations, la guerre reste au cœur de la pratique comme de la pensée politique. Elle s'inscrit d'une part dans une approche réaliste qui identifie l'essence du politique au conflit et à l'affrontement des puissances, sous leurs diverses formes, d'autre part dans les discours de légitimation des politiques internationales menées par un certain nombre d'États : les doctrines de la guerre juste sont en effet sollicitées au sein des discours bellicistes des grandes puissances qui invoquent leur droit fondamental à l’autodéfense contre des entités politiques souvent indéfinies. Pourtant, l'idée de « guerre juste », c'est-à-dire l'approche normative de la guerre comme objet moral et juridique, ne se réduit pas à son instrumentalisation politique. La guerre doit en effet être interrogée, jusque dans ses transformations les plus récentes, à partir de catégories morales et juridiques qui seules permettent d'en faire la critique. Questionner la guerre implique alors d'examiner 1/ les formes nouvelles de conflictualité politique telles qu'elles apparaissent à différentes échelles (internationale, civile, transnationale), 2/ la reprise et l'inscription de ces formes dans une normativité morale et juridique (en particulier dans le droit international), 3/ les usages politiques qui en sont fait. L'objet de ce séminaire portera ainsi sur les légitimations théoriques des doctrines de la guerre juste et sur leur contestation (pacifisme/réalisme), comme sur les légitimations des pratiques de la guerre et leurs limites (guerre totale/réglementation des pratiques par le droit humanitaire). Sera questionné, d'un point de vue plus général, la pertinence même du concept de guerre – absent du droit international tant il recouvre des formes de violences différentes – pour la compréhension du politique.

Programme :
Premier semestre :
mardi 21 octobre, 18-20h
La guerre, une réalité morale ? Le processus de juridicisation de la guerre et les débats moraux contemporains.
Christian NADEAU (philosophie, Université de Montréal)
Julie SAADA (philosophie/sciences politiques, Iufm Paris/Université Paris 9)

mercredi 5 novembre, 14h-16h (attention, séance à Paris I, 12 place du Panthéon, salle 216)
Les objections à la réalité morale de la guerre. Pacifisme et réalisme.
Nicolas TAVAGLIONE (philosophie/sciences politiques, Université de Genève)
Dario BATTISTELLA (sciences politiques, IEP de Bordeaux)

mardi 18 novembre, 18-20h
L'art de la guerre en Islam
Makram ABBES (philosophie, ENS-LSH)

mardi 16 décembre, 18-20h
Le retour de la guerre juste dans le droit international et la guerre préventive.
Olivier CORTEN (droit, Université libre de Bruxelles)
Ariel COLONOMOS (sciences politiques, CNRS/IEP Paris)

mardi 20 janvier, 18-20h
Transformations de la guerre, transformations du politique.
Pierre HASSNER (sciences politiques, IEP Paris)
Gérard MAIRET (philosophie/sc. politiques, Université Paris 8)

Second semestre
(les dates exactes seront communiquées sous peu)

février
Politique des conflits et mondialisation.
Discours et réalités en matière de responsabilité des États pour faits de guerre.
Monique CHEMILLIER-GENDREAU (droit, Université Paris 7)
Etienne TASSIN (philosophie, Université Paris 7)

mars
Limitation et illimitation de la guerre.
Ninon GRANGé (philosophie, Université Paris 8)
Jean-François KERVéGAN (philosophie, Université Paris 1)

avril
L'humanisation de la guerre. Droit humanitaire et droits de l'homme.
Michel SENELLART (philosophie, ENS LSH)
Julie SAADA

Les idéaux méthodologiques et les pratiques de recherche en SHS

Colloque franco-polonais
avec le soutien de l’Ambassade de Pologne à Paris
Paris les 24 et 25 octobre 2008

Institut d’Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques(IHPST) Paris 1/CNRS/ENS
Centre Scientifique de l’Académie Polonaise des Sciences (Paris)

Argument :
Le colloque vise à donner un aperçu de la conception originale des Sciences Humaines et des Sciences Sociales (SHS) propre au rationalisme logique et développée dans l’École polonaise entre les deux guerres. Méconnue pour des raisons historiques et géopolitiques, elle constitue l’un des aspects les plus actuels de l’héritage philosophique de Twardowski. Sommairement on peut la décrire de la manière suivante :
La proximité des SHS avec les sciences de la nature, mais leur irréductibilité à elles
L’antipsychologisme
L'exigence de correction logique des énoncés et des théories SHS
L’importance de la modélisation en SHS
La pertinence des données empiriques et statistiques
L’importance heuristique de la psychologie descriptive
La substitution, aux distinctions traditionnelles (naturalisme/ antinaturalisme, explication/compréhension) de la distinction entre sciences nomologiques et sciences typologiques
La permanence d’une place accordée à des vertus épistémiques comme la flexibilité intellectuelle, l’acuité critique ou la créativité.

> plus de détails

Colloques de Menton : quelle philosophie pour notre temps?

Samedi 18 octobre 2008



Intervenants :

Michel Maffesoli
Sociologue, Professeur à la Sorbonne, Directeur du Centre d’Etudes sur l’Actuel et le Quotidien (Paris V)

Jean-François Mattéi
Philosophe, Professeur émérite de l’Université de Nice Sophia-Antipolis, Professeur à l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence

Rudy Ricciotti
Architecte, Lauréat du Grand Prix national d’Architecture en 2006

Que nous disent les gens du Sud ?

Le monde est aujourd’hui devenu un « village global », au sein duquel s’accélèrent les échanges culturels, politiques et économiques. Ce processus historique, appelé mondialisation, consiste en l’interdépendance croissante des économies et contribue à l’expansion des interactions humaines. Un des effets pervers de cette évolution est indéniablement la dissolution des cultures et des comportements humains vers une banalisation croissante. La mondialisation semble s’attaquer aux identités culturelles, mais en retour cette crainte d’effacement s’accompagne d’un besoin d’affirmation identitaire et culturelle.

Or, quelle que soit l’aire de civilisation (américaine, européenne, asiatique...), un clivage apparaît pertinent : le clivage Nord / Sud. Un territoire géographique et culturel se compose toujours d’un Sud. Mais qu’est-ce que le Sud ? Et surtout existe-t-il une pensée et une culture caractéristiques du Sud ? Pouvons-nous alors parler de « pensée du Sud », ou encore de « pensée de midi », cette image née sous la plume d’Albert Camus qui évoque le sens de la mesure ? Quels sont les spécificités propres aux gens du Sud ? Peuvent-ils se définir par leur comportement, leurs valeurs, leur relation aux autres, ou encore par un savoir-vivre et un rythme particuliers ?

Bien souvent, chacun a sa propre vision du Sud, selon son parcours et son histoire. Le Sud peut-il être considéré comme une réalité objective, ou revêt-il une démarche rêvée ? Lieu d’expression, lieu imaginaire et pourtant bien réel, lieu qui ne se confond pas à un territoire, le Sud est d’abord un point de vue sur le monde. Il semble d’ailleurs possible de se sentir « du Sud » tout en étant originaire d’ailleurs...

La pensée du Sud, ou comment redonner au Sud son statut de sujet de la pensée mais aussi d’acteur de sa propre histoire. Peut-on délimiter, penser le Sud ? Qu’est-ce que les « gens du Sud » ont à nous apprendre, à nous transmettre, et à nous faire partager ?

> source : http://www.menton.fr/article.php3?id_article=2873

Le Collège de Philosophie

Prochaines séances publiques du Collège de Philosophie



• Mardi 5 novembre 2008 (amphi Milne Edwards) 19h30-21h30, Les vertiges de l'homo sapiens technologicus. Avec Michel PUECH (Paris IV)

• Samedi 8 novembre 2008 (amphi Descartes) 14h-17h , La société parano : pourquoi voyons-nous des complots partout ? Avec Laurent BAZIN (I TV) et Pierre-Henri TAVOILLOT

• Samedi 29 novembre 2008 (amphi Guizot) 14h-17h, Culture et mondialisation, Avec Hervé JUVIN et Gilles LIPOVETSKY

Pour recevoir le programme complet (disponible prochainement), prière d'envoyer un message à

collegedephilo@aol.com

Lieu : Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris

Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Contact : phtavoillot@noos.fr

> Programme complet

Adolf Reinach, juriste et phénoménologue

Jocelyn Benoist et Jean-François Kervegan (Eds.), Adolf Reinach, Entre droit et phénoménologie, CNRS Editions, Paris, 2008

Quatre ans après la traduction française de son œuvre maîtresse, les Principes a priori du droit civil, Adolf Reinach bénéficie d’une étude savante qui éclaire l’actualité de ce juriste élève de Husserl.



lire la critique sur La vie des idées

La crise financière remet Marx à la mode



"Marx est de nouveau à la mode": dans une interview au quotidien allemand Neue Ruhr Neue Rheinzeitung, publiée mercredi 15 octobre, Jörn Schütrumpf, de la maison d'édition Karl-Dietz-Verlag, revient sur la hausse des ventes de l'œuvre maîtresse de Karl Marx, Le Capital, en cette période de crise financière.
La maison d'édition berlinoise a déjà vendu trois fois plus d'exemplaires du premier tome du livre qu'il y a trois ans (1.500 contre 500) et s'attend à ce que les ventes augmentent encore d'ici la fin de l'année. Selon elle, les nouveaux lecteurs sont issus d'"une jeune génération d'érudits qui a dû reconnaître que les promesses néo-libérales ne se sont pas réalisées...

> lire sur Challenge.fr

La crise financière: Le pouvoir des mots. Une approche philosophique

par Ali Benmakhlouf



"Le mot de «crise» vient du grec «crisis» et signifie d’abord «critique». Quel est l’état «critique» des finances mondiales et sur quoi la «critique» peut-elle s’exercer?
C’est le mot d’incompréhensible qui s’est imposé aux analystes de la crise actuelle, mot qui accroît l’angoisse à l’égard de la crise: il y a une telle sophistication des produits financiers que ceux-là même qui les acquièrent ne savent pas ce qu’ils possèdent et du coup ne parviennent pas à évaluer le caractère «toxique» des mauvais crédits que d’aventure ils ont achetés." (...)

lire las suite sur l'Economiste

Clément Rosset : « Je suis un chasseur d’illusions »



" Rencontre avec le philosophe Clément Rosset : « Je suis un chasseur d’illusions »

Pour Clément Rosset, religions et idéologies ne sont que des leurres, destinés à masquer une réalité qui triomphe toujours à la fin. L’auteur de L’École du réel, penseur sans illusions et bon vivant, nous prouve avec humour que l’adéquation au monde tel qu’il est reste le meilleur sésame pour la joie de vivre.

Comment êtes-vous devenu philosophe ?
Clément Rosset : Moi qui prêche un refus de toute croyance, a fortiori de toute forme de mysticisme, je suis devenu philosophe par mi­racle?! Voici les faits : en septembre 1958 – j’avais 19 ans –, je passais des vacances on ne peut plus banales dans une station balnéaire. Un soir, j’ai ressenti un bonheur incroyable en entendant la mer monter. C’est à cet instant, allez savoir pourquoi, que je me suis mis à penser à la substance de la philosophie tragique, l’objet même de mon premier essai. Le plan intégral était tout fait dans ma tête, je l’ai juste noté avant d’aller me coucher. J’ai rédigé le livre en trois mois, dans un état de joie proprement halluciné. J’ai eu la chance, moi qui ne connaissais personne dans le monde de l’édition et n’étais en aucune manière titillé par le désir d’écrire, d’être immédiatement publié. Voilà comment, en une nuit, je suis devenu philosophe ! " (...)

> suite sur Psychologies.com

Que nous arrive-t-il ? Sur l’effondrement du sens des savoirs

Conférence de Marcel Gauchet, Marseille, jeudi 4 décembre 2008 à 18h45



"La société de la connaissance" pourrait bien se révéler, en fait, celle où les savoirs perdent tout sens autre qu’utilitaire. Ils cessent de se présenter comme les vecteurs d’une émancipation promettant à l’humanité la maîtrise consciente de son destin. Marcel Gauchet s’efforcera de mettre en lumière, à partir de ce phénomène, les ressorts du changement de monde qui nous emporte et la racine des périls auxquels il nous expose.

> en savoir plus sur Liens Sociaux

Débat populaire de Politis 62 : Pour ne plus être un mouton



" Politis est un journal indépendant de tout grand groupe économique. Hebdomadaire généraliste, il pose depuis vingt ans un regard singulier sur l’actualité. « Politis, c’est une volonté de respirer l’air du temps sans céder aux effets de mode. De chercher derrière l’éphémère, les vraies questions de l’époque… » Depuis plusieurs mois, quelques-uns de ses lecteurs ont mis sur pied des débats populaires et démocratiques sur les problématiques générales de Politis, notamment l’écologie et l’anti-libéralisme. Dans le bassin minier, Lucien Petit, un de ces « lecteurs correspondants », organise un cycle de cinq matinées autour de Écologica un ouvrage du philosophe André Gorz. Écologica est une compilation d’articles écrits il y a plus de trente ans pour certains, et qui sont d’une redoutable actualité... " (...)

> lire la suite

Le souci du droit. Où en est la théorie critique ?

16 et 17 octobre 2008

Colloque international du réseau « Droit(s) contre loi ? »
Avec l’appui de l’Agence Universitaire de la Francophonie

Université Paris VII – Denis Diderot,
Centre de Sociologie des Pratiques et desReprésentations Politiques
Université Paris VIII – Vincennes/Saint Denis,
Laboratoire d’études et de recherches surles Logiques Contemporaines de la Philosophie
Collège International dePhilosophie


La réflexion sur le droit continue d’être l’un des centres d’intérêt les plus productifs de la philosophie et de la sociologie politique. Mais cette préoccupation a pu conduire à une dépolitisation du droit dans le mouvement même qui s’en saisissait pour en consacrer la valeur absolue. Difficile alors, dans ce contexte de sacralisation du droit, de penser une théorie critique qui en proclame la part nécessairement politique. Ce colloque propose donc de réfléchir sur la théorie critique en droit dans l’acception que lui donne l’Ecole de Francfort, à savoir une démarche soucieuse d’articuler les concepts fondamentaux de la philosophie aux recherches empiriques propres à la sociologie, et ce dans une perspective d’émancipation. Sera ainsi mis en avant l’esprit de la Théorie Critique : il s’agira d'examiner la manière dont certaines traditions de philosophie et de sociologie juridique et politique se sont inspirées de la démarche de l’Ecole de Francfort ou de ses conclusions pour repenser la question du ‘souci du droit’ dans des contextes et des problématiques socio-politiques renouvelés. En quoi consiste ce parti pris « critique » des études sur le droit ? A-t-il prioritairement pour objet la production d’une théorie matérialiste du droit ? Ou s’agit-il simplement d’une théorie du droit réfléchissant sur ses propres conditions d’énonciation à des fins de légitimation ? Dans l'optique d'une lecture politique du droit développée de manière historique (voir les travaux de Rusche et Kirchheimer, inspirateurs d’études longtemps sous-estimées en France, ou de l’école américaine des Critical Legal Studies) et contemporaine (les usages de la déconstruction derridienne dans la Feminist Legal Theory et, dans une moindre mesure, dans la Critical Race Theory), ce colloque s'intéressera à l'émergence et à l’actualité d’une théorie critique dans le droit international, les études féministes, les études sur la culture ou les minorités, qui mettent en avant des formes de domination relevant aussi bien de la domination de classe, de genre que de ‘race’.

> en savoir plus

Première séance du séminaire Marx 2008-2009



La première séance du séminaire pour l’année 2008-2009, se déroulera le samedi 18 octobre 2008 avec un exposé de Michael Löwy sur le thème « Kafka, la politique, le socialisme » à l’université Paris 1-Sorbonne, amphi Lefebvre (galerie J.-B. Dumas, esc R., 2e étage)

> site du Semimarx

Séminaire « Délibération et Espace Public »



Le séminaire « Délibération et Espace public » est consacré aux problèmes théoriques et pratiques soulevés par les pensées contemporaines du débat public. Il a pour fin d'interroger les promesses et les difficultés de l'idée d'espace public délibératif, notamment en confrontant les modèles normatifs qui la développent à une observation empirique des institutions à visée délibérative mises en place depuis quelques années, en France comme à l'étranger. Partant de l'analyse et de la discussion des théories récentes de la démocratie délibérative, nous étudierons également les approches critiques de ce courant ainsi que les textes classiques sur lesquels il s'appuie. Nous nous appuierons enfin sur les études des sciences empiriques consacrées aux différentes dimensions de l'espace public (structure économique, médiatique, etc.).

Alternant interventions par de jeunes chercheurs et par des chercheurs confirmés, le séminaire se réunit deux fois par mois. Les textes appuyant les interventions seront disponibles en ligne avant chaque séance.

Le séminaire « Délibération et Espace public » est organisé dans le cadre du laboratoire NoSoPhi (Normes, Sociétés, Philosophies) de l'Université Paris 1, et du programme DELICOM de l'Agence Nationale de la Recherche.

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Contact :
charles.girard(at)univ-paris1.fr

Agenda :
Les séances ont lieu au Centre Pierre Mendès France (90 rue de Tolbiac, 75013) dans les locaux du centre"Philosophies Contemporaines" ( salle C.19.07 - ascenseurs rouges jusqu'au 19 ème étage)


2008-2009
Lundi 8 décembre 2008, 16h-18h : Séance de clôture du séminaire - Bilan des discussions.

Lundi 24 novembre 2008, 16h-18h : Magali BESSONE (Université de Rennes I) (page) : « Quelle place pour la transparence dans la constitution d'un espace public international? Le cas du TPIY. ».

Jeudi 16 octobre 2008, 11h-13h : Philippe VAN PARIJS (Chair Hoover, Université Catholique de Louvain et Harvard University) (page) : « Quelles institutions politiques pour une démocratie multilingue? ».

Lundi 13 octobre 2008, 16h-18h : Stéphane HABER (Université de Paris X Nanterre) (page) : « Jacques Rancière et la critique de l'anti-démocratisme ».

La bulle idéologique

LA CHRONIQUE DE FAVILLA

" Nul ne connaît encore le volume de la bulle immobilière américaine ni celui de la bulle financière occidentale. Elles restent toujours en partie cachées dans d'insondables rondelles de titrisation qui, à force de titriser du vent, récoltent la tempête. En revanche, la bulle idéologique apparaît en pleine lumière, dans toute son ampleur.

Cette bulle idéologique, la religion du marché tout-puissant, a de grandes ressemblances avec ce que fut l'idéologie communiste. Elles ont régné sans partage pendant plusieurs décennies : sept pour le communisme, presque quatre pour l'ultralibéralisme. C'est lors de la chute du Mur que l'on a découvert l'immensité du mensonge du premier système. On le pressentait, des esprits indépendants et courageux comme Soljenitsyne ou Havel l'avaient écrit depuis longtemps, mais soudain l'empire du mensonge était nu. On comprenait que tout n'avait été que propagande, que tout n'était que rêves frelatés, escroqueries intellectuelles et escroqueries tout court. Une bulle idéologique aux tragiques conséquences bien réelles. " (...)

> suite : Les Echos

La pensée utopique et ses problèmes, par Pierre Macherey

Groupe d'études "La philosophie au sens large"

" « Utopie », c’est d’abord un mot qui, à un certain moment, est entré dans l’usage. Est par là soulevée la question de savoir ce qui se cache derrière ou sous ce mot, quelle idée il véhicule, à quelle « chose » il se rapporte, questions auxquelles il est à la vérité fort difficile de répondre, et qui sont peut-être condamnées à demeurer pour toujours en suspens, tant cette idée est difficile à cerner et cette chose, de par sa nature même, insaisissable autrement qu’à travers le mot qui sert à l’indiquer. C’est pourquoi le mieux, pour essayer d’y voir plus clair, est de repartir du mot, dont l’origine, sinon la signification et la portée, paraît clairement assignable, puisqu’il s’agit d’un néologisme : celui-ci a été créé de toutes pièces, pour les besoins d’une certaine cause restant à préciser, en 1516, donc la même année où Machiavel a publié Le Prince ; Thomas More, l’ami d’Erasme qui n’était pas encore chancelier du roi d’Angleterre Henri VIII, a alors fait paraître un ouvrage faisant d’une certaine manière, sans que leurs auteurs se soient donné le mot, pendant à celui de Machiavel, avec qui il avait en commun d’être engagé à fond dans le fonctionnement de la machine étatique de son pays, si opposées soient apparemment les perspectives ouvertes par eux sur ce fonctionnement ; il a intitulé cet ouvrage De optimo Reipublicae statu deque nova insula Utopia libellus vere aureus, nec minus salutaris quam festivus, « Du meilleur état de la chose publique et de l’île nouvelle d’Utopie, un précieux petit livre tout aussi salutaire que plaisant », première occurrence connue du mot « utopie », dont More est ainsi, incontestablement, le créateur, l’auteur. " (...)

> lire la suite

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LA PHILOSOPHIE AU SENS LARGE
groupe d’études animé par Pierre Macherey
mercredi de 17h à 19h
à la Maison de la Recherche de l'Université de Lille 3 (salle 104 )
Année universitaire 2008-2009

Programme du premier trimestre

24 septembre 2008
La pensée utopique et ses dilemmes (1)

1 octobre 2008
La pensée utopique et ses dilemmes (2)

8 octobre 2008
La pensée utopique et ses dilemmes (3)

15 octobre 2008
Radieux tropiques ? L’Utopie de More (1)

22 octobre 2008
Radieux tropiques ? L’Utopie de More (2)

5 novembre 2008
Pascale Gillot, L’esprit, figures classiques et contemporaines
(éd. du CNRS, 2007), présentation par P. Macherey, en présence de l’auteur.

12 novembre 2008
« Penser l’utopie par les images » (François Ide).

19 novembre 2008
J. Bouveresse, La connaissance de l’écrivain : Sur la littérature, la vérité et la vie, éd. Agone, 2008. Présentation par P. Sabot.

26 novembre 2008
Spinoza 1968 : Deleuze ou/et Gueroult.

3 décembre 2008
Ernst Bloch de L’esprit de l’utopie au Principe espérance.

10 décembre 2008
« Pourquoi Beethoven surpasse Wagner comme Kant surpasse Hegel.
Réflexions sur une thèse d'Ernst Bloch » (Bernard Sève).

17 décembre 2008
« Le communisme : religion ? science ? utopie ? » ( E. Balibar).

Premier festival de la démocratie



PENDANT deux ans, Casey, la rappeuse du Blanc-Mesnil, a sillonné sa ville la caméra au poing et mené des actions culturelles avec le studio d’enregistrement Deux Pièces Cuisine. De ce travail sur la mémoire, mené avec les habitants des quartiers Casanova, Germain Dorel, Sud et Nord, sont nées plusieurs vidéos.

Ces films, d’une quinzaine de minutes chacun, seront diffusés vendredi et samedi à l’hôtel de ville, à l’occasion du premier Festival de la démocratie.

Ils racontent le quotidien de ces Blanc-Mesnilois, des séances d’enregistrement des jeunes rappeurs locaux aux petits et grands bonheurs des résidants d’un foyer de retraités. Le vidéaste Dominique Philiponska a par ailleurs réalisé un petit sujet sur les jardins ouvriers de la cité Germain-Dorel.

De nombreux autres rendez-vous animeront ces deux journées consacrées à la démocratie locale.

Ainsi, samedi, à 14 h 30, les Blanc-Mesnilois pourront ainsi assister en direct et même participer à la rédaction du numéro spécial de « Vu d’ici », le journal de la Maison des Tilleuls.

Le philosophe Paul Blanquet, auteur de l’ouvrage « Une histoire de la ville. Pour repenser la société », animera de son côté différents débats sur les enjeux de la démocratie locale ou la place des élus dans la démocratie participative.

Hôtel de ville, place Gabriel-Péri. Vendredi et samedi, de 9 h 15 à 22 heures. Entrée libre.

Le Parisien

Radio : De Gaulle était-il un vrai républicain ?

Emission Du grain à moudre du vendredi 10 octobre 2008



L’image du gaullisme se ressentira jusqu’au bout des conditions ambiguës dans lesquelles se fit le retour au pouvoir du général de Gaulle en mai 1958. D’un côté, ses réseaux soufflaient sur les braises de l’Algérie française en révolte ouverte contre le gouvernement légal de la République. De l’autre, l’homme du 18 juin 40 prend soin, en proposant son autorité pour remplir le vide du pouvoir, de se placer sous le signe du « processus régulier nécessaire à l’établissement d’un gouvernement républicain ». Et il veille, en effet, à respecter toutes les formes lorsque les députés, dont il n’a cessé de dénoncer les divisions néfastes et le pouvoir exagéré, l’investissent le 1° juin à une confortable majorité. Le 28 septembre, les électeurs ratifient massivement la Constitution que de Gaulle leur propose. Un nouveau régime est né. Une République nouvelle. Malgré des modifications importantes, cette Constitution est encore la nôtre aujourd’hui. Aussi de Gaulle incarne la figure du législateur qui, tel Lycurgue ou Numa, donne à un peuple des institutions qui lui survivent parce qu’elles conviennent à ce peuple particulier. Mais durant toute sa vie de président de la République, il demeura sous le coup d’une accusation de bonapartisme. Et c’est vrai : l’homme qui réconcilia enfin les deux France en fondant une « monarchie républicaine » d’une stabilité peu commune, nous arriva sous les traits redoutables de l’homme providentiel en uniforme. Un personnage dont les précédents – Boulanger, Pétain – nous avaient appris à nous méfier. En outre, comme nos deux empereurs, il se proclamait volontiers au-dessus des partis, en union mystique avec l’esprit de la nation, puisant sa légitimité directement dans le peuple, par-dessus représentants et corps constitués. Et son pouvoir fut, à l’aune des critères qui sont aujourd’hui les nôtres, indiscutablement autoritaire.
Mais l’étonnant dans la vie politique posthume du Général, c’est le quasi-consensus qui s’est progressivement formé autour de sa mémoire. Comme il est loin le temps où, avec Mitterrand, la gauche dénonçait le « coup d’Etat permanent ». Réhabilité par Régis Debray en 1990 (« A demain de gaulle »), par Maurice Agulhon dix ans plus tard (« De Gaulle : histoire, symbole, mythe »), le Général est à présent encensé par tout le camp républicain – droite et gauche mêlée. Une belle revanche pour celui qui avait répondu à ceux qui lui demandaient, en août 1944, de proclamer la restauration de la République que c’était inutile, puisqu’elle n’avait jamais cessé d’être – même en exil, à Londres, avec lui.

> Le site de l'émission

Fonder la loi en dehors de toute foi, par Catherine Kintzler

Une conférence sur la laïcité avec le SNUipp et l’UFAL



Principe de tolérance et principe de laïcité, est-ce tout à fait la même chose ? La loi a-t-elle besoin d’une forme de foi ? La laïcité est-elle une doctrine, une valeur, une théorie ? Telles sont les questions posées hier par Catherine Kintzler devant une assemblée de professeurs des écoles en formation syndicale avec le SNUipp. Professeur de philosophie, Catherine Klintzer est aujourd’hui professeur émérite à l’Université de Lille-III.

> compte rendu complet sur Témoignages

Lutte des classes à Wall Street, par Slavoj Zizek


" La première chose qui saute aux yeux lorsqu'on observe les réactions actuelles à l'effondrement financier, c'est que... personne ne sait vraiment ce qu'il faut faire. Cela provient du fait que l'incertitude fait partie du jeu ; la manière dont le marché va réagir dépend non seulement de la confiance que les acteurs accorderont aux interventions gouvernementales, mais aussi, et plus encore, du degré de confiance qu'ils pensent pouvoir prêter aux autres acteurs : on ne peut prendre en compte les effets de ses propres interventions. Nous sommes ainsi contraints de faire des choix sans disposer du savoir qui nous permettrait de faire un choix éclairé, ou, comme le dit John Gray : "Nous sommes contraints de vivre comme si nous étions libres." " (...)

> Suite, Journal Le Monde

Vers un retour de la question sociale au coeur de la crise

Entretien avec Denis Clerc, fondateur et ancien directeur d'«Alternatives économiques» et auteur de «La France des travailleurs pauvres». On a trop oublié que l'économie est une science morale inséparable de la question sociale. La crise va nous le rappeler brutalement.


> Journal Marianne

Le café des Idées, Vendredi 12 décembre 2008 : A quoi servent les artistes ?

A partir de 21h, débat animé par :
Antoine SPIRE (Journaliste)
Günter GORHAN (Juriste)
Nicolas SPIRE (Professeur de philosophie)

De 19h30 à 21h, possibilité de dîner pour 12 € par personne au restaurant AL DABKA.
Il est très recommandé de réserver à l'avance au 01 46 58 56 56.

> Contact

L'entrepôt : programme des conférences & cafés-philo



L'ADEAC :

"Fondée en 1999 et implantée au sein du 14e arrondissement de Paris, l’association A.D.E.A.C est née afin de soutenir l’action culturelle au sein de l’entrepôt.
C’est un espace au sein de l’entrepôt et construit autour de trois axes de développement :
-l’évaluation et la réalisation de ce que peut et doit être aujourd’hui un centre culturel et son rapport à la cité : lieu de vie et de rencontres des citoyens, héritier de la tradition ancienne de l’agora, du forum, du théâtre, du café littéraire, du cinéma. Ce lieu permettant la fréquentation des œuvres et des artistes, mais aussi de la culture scientifique et technique ainsi que de l’initiative et de l’innovation sociale ;
-l'organisation et la promotion de réalisation de tout projet et toute action contribuant au précédent objectif ;
-la réunion des compétences, des capacités d’expertises, de conseil et de formation cohérentes avec les présents objectifs.
Ainsi nous proposons une offre multiculturelle où se côtoient des expressions artistiques aussi diverses que le cinéma, la musique, la littérature/poésie, les arts plastiques, mais aussi l’art culinaire…
L’ADEAC est largement ouvert aux habitants du quartier : artistes et créateurs, acteurs associatifs souhaitant trouver un espace de diffusion et d’expression.
Nous développons un tissu partenarial avec de nombreuses structures culturelles et sociales du 14e arrondissement et construisons une relation de confiance durable avec des partenaires institutionnels."

> le programme

Le travail est-il une valeur ?

par Robert Gautier

Dans le cadre du pôle “Philosophie” de l'Université Populaire de Septimanie, Robert GAUTIER proposera mardi 14 octobre, à partir de 18h30 (au Club Léo Lagrange, Avenue de Lattre de Tassigny, 1er étage, salle L. MADAULE), une conférence sur le thème :

Le travail est-il une valeur?

Ce qui a de la valeur, c'est ce que nous désirons. Mais lorsqu'on dit que le travail est une valeur, veut-on dire l'on désire travailler? Sans doute un Michel Ange désire travailler et l'on trouvera d'autres exemples ; mais un ouvrier d'une entreprise de nettoyage? Et travaillerait-on si l'on n'en avait pas besoin?

Source : http://cafephilo.unblog.fr/2008/10/08/le-travail-est-il-une-valeur-conference-universite-populaire-de-septimanie-mardi-14-octobre-a-18h30/

Le pouvoir intellectuel en France

Par Aude Lancelin et Elsa Vigoureux

"Dans un monde en crise, la pensée française vit, elle aussi, des turbulences. Les grands camps idéologiques des années Sartre et Aron ont volé en éclats. Reste une myriade de courants aux contours souvent imprécis. Revues, cercles de réflexion, jamais comme aujourd'hui le milieu intellectuel n'avait autant essaimé. Comment s'y retrouver dans ce foisonnement? Reste-t-il des maîtres à penser, et quelle est leur influence en France et dans le monde? " (...)

> suite sur Bibliobs

Des Ponts pas des Murs

Préoccupées par le caractère essentiellement sécuritaire du traitement des flux migratoires, entraînant des milliers de morts, et par les choix économiques mis en œuvre qui maintiennent le continent africain en marge du développement, des organisations de la société civile du Nord et du Sud ont décidé d’organiser un sommet citoyen sur les migrations, les 17 et 18 octobre prochains à Paris.

> le site

Quelques remarques historiques et philosophiques sur la théorie de l'utilité de von Neumann et Morgenstern

Communication de Philippe Mongin
dans le cadre du séminaire "Décision et rationalité"
(CNRS & HEC)



Exposée dans Theory of Games and Economic Behavior en 1947 comme un simple développement préparatoire à la théorie des jeux, la théorie de l'utilité de von Neumann et Morgenstern a pris son autonomie grâce aux économistes et aux statisticiens qui, dans les années 1950, en firent le commentaire et la propagande: Marschak, Samuelson, Friedman et Savage. En relisant certains de leurs travaux, on tentera de décrire le processus de requalification théorique au terme duquel le travail sans prétention excessive des fondateurs a pu apparaître comme une percée fondamentale de la microéconomie et de la théorie de la décision. On soulignera que les stratégies argumentatives de cette époque visaient à tenir compte par avance des difficultés et qu'elles privilégiaient d'emblée, et non pas réactivement, comme il a été dit, le mode d'expression et de justification normatif.

Revenant brièvement sur le colloque de Paris en 1952, on réappréciera l'importance des paradoxes qu'Allais et d'autres critiques de la théorie opposèrent alors à ses partisans. On fera valoir qu'il s'agissait de simples expériences de pensée, inscrites dans une stratégie de persuasion et d'exploration heuristique plutôt que dans une vraie démonstration, et qu'encore une fois, le terrain où se plaçait le débat théorique était celui des critères normatifs de décision.

Enchaînant sur quelques expériences remarquables des années 1970, on mettra en évidence un basculement vers le point de vue positif et, plus précisément, l'objectif du test et de la réfutation empiriques dans un sens inspiré des philosophies des sciences néo-positiviste et poppérienne. On attachera plus d'importance à ce tournant méthodologique et réflexif qu'à la succession temporelle de l'acceptation de la théorie et de son abandon.

On conclura en jetant un doute sur la reconstruction de la séquence historique à l'aide des critères reçus du progrès en philosophie des sciences: les difficultés initiales n'eurent jamais le statut d'anomalies empiriques, il fallut un effort d'interprétation considérable pour élever les contre-exemples au statut de réfutations, et l'abandon de la théorie de von Neumann et Morgenstern parmi les spécialistes paraît avoir précédé l'apparition de ses rivales, au lieu d'être conditionné par elle, ainsi que le veulent la plupart des philosophies du progrès. Un compte-rendu duhémien de la séquence, qui s'accommode d'un certain flou des critères et qui accentue la dépendance temporelle et contextuelle des arguments, fonctionne assurément mieux qu'un compte-rendu poppérien, lakatosien ou bayésien.

Ces observations et ces réflexions reprennent ou développent celles de l'étude "Duhemian Themes in Expected Utility Theory" qu'on tient à la disposition des auditeurs intéressés.

> Site internet

Georges Gastaud, Sagesse de la Révolution

Georges Gastaud présentera son ouvrage "Sagesse de la révolution" (Ed. Le Temps des Cerises, septembre 2008) au centre Dumas de la Grande Résidence de Lens à l'invitation de l'Université populaire Ch'ti Guevara ce samedi 13 octobre à partir de 14 h 30.

> Sagesse de la Révolution

Enjeux philosophiques de la biologie des systèmes

Soutenance de thèse de P. A. Braillard

Vendredi 10 octobre à 16h en salle J.B. Duroselle, Galerie J.B.Dumas, 1 rue Victor Cousin à la Sorbonne

Résumé : La biologie des systèmes est souvent décrite comme une transformation profonde de la biologie et un rejet des approches réductionnistes de la biologie moléculaire. Cette thèse clarifie la nature de ces changements en revenant sur certaines questions centrales de la philosophie des sciences à la lumière de ces travaux scientifiques. Il apparaît que la biologie des systèmes ne justifie pas une position anti-réductionniste forte. Toutefois, si elle poursuit le projet de la biologie moléculaire d’expliquer le vivant au niveau moléculaire, elle reconnaît la nécessité de recourir à des modèles formels pour rendre compte de l’émergence des phénomènes fonctionnels complexes et s’efforce de mieux intégrer les différents niveaux explicatifs. La manière dont ces nouveaux modèles complètent et étendent les explications mécanistes classiques est analysée. Une conception pragmatique de l’explication et de la réduction, seule capable de saisir la nature de ces progrès, est défendue. Ce travail montre que la biologie des systèmes, en mettant au jour des principes généraux d’organisation, a l’ambition de développer une biologie théorique qui évite en partie les problèmes qu’ont toujours connus les tentatives passées. Ces approches conduisent à de nouveaux modèles explicatifs qui enrichissent notre connaissance des contraintes pesant sur l’évolution des systèmes biologiques et permettent de trouver des principes communs derrière l’immense diversité des mécanismes moléculaires.

Directeurs de thèse:
Jean GAYON, Professeur à l’Université Paris 1-Panthéon Sorbonne
Michel MORANGE, Professeur à l’Ecole Normale Supérieure

Composition du jury:
Denis FOREST, Professeur à l’Université Lyon 3
Jean GAYON, Professeur à l’Université Paris 1-Panthéon Sorbonne
Michel MORANGE, Professeur à l’Ecole Normale Supérieure
Alex ROSENBERG, Professeur à l’Université de Duke

http://www-ihpst.univ-paris1.fr/

Quels risques pour une sociologie de la religion ?

par Olivier Bobineau



Comment concilier l’exigence critique de la sociologie et le refus du réductionnisme ? Quels sont les concepts utilisés par le sociologue pour penser la spécificité du fait religieux par rapport aux faits politiques, économiques ou culturels ?

> précisions sur le site de l'E.P.A.E.R.

La Controverse de Valladolid sur scène

Pièce jouée au Théâtre de Ménilmontant (Paris) du 9 octobre au 16 novembre 2008



Les Théatr’Ailes présentent La Controverse de Valladolid de Jean-Claude Carrière, au Théâtre de Ménilmontant, dans le 20e arrondissement à Paris.

Représentations le jeudi, vendredi et samedi à 19h du 9 octobre au 26 octobre et à 21h du 29 octobre au 16 novembre.
Possibilité de matinées sur demande : 06 81 20 73 37
Réservation directement au théâtre : 01 46 36 98 60

Dans un couvent de Valladolid, quelque soixante ans après la découverte du Nouveau Monde, deux hommes s'affrontent dans un débat passionné : les Indiens sont-ils des hommes comme les autres ? Pour le dominicain Las Casas, ardent défenseur de la cause indienne, cela ne fait aucun doute : les Espagnols, avides de conquête, ont nié l'évidence, assujettissant et massacrant les indigènes par millions. Face à lui, le philosophe Sépulvéda affirme que certains peuples sont nés pour être dominés. Tous deux s'entendent sur un point : le nécessaire salut des âmes. L'issue de cette confrontation, déterminante pour des millions d'hommes, pourrait bien être surprenante...

Rousseau et l’Allemagne. Appel à communication

Colloque international organisé par Reinhard Bach (Université de Greifswald) et Tanguy L’Aminot (Université de Paris IV-Sorbonne UM.R 8599 du C.N.R..S )
A l’Université de Greifswald (Allemagne), du 23 au 25 avril 2009



Rousseau n’a pas entretenu avec l’Allemagne des relations aussi fortes que celles qu’il eut avec la Pologne, la Corse ou l’Italie. Il fut passagèrement l’hôte de Frédéric le Grand à l’Ile de Saint-Pierre, mais il avait une estime mitigée pour ce roi. L’Allemagne par contre, du XVIIIe siècle à nos jours, montre combien le philosophe de Genève l’a touchée. Sur le plan philosophique, politique, pédagogique, littéraire et social, Rousseau est là et bien là: de Fichte à Nietzsche, de Kant à Hegel, de Basedow à l’Ecole de Francfort, de Marx à Carl Schmitt, des antifascistes des années 30 aux Kommunes de l’après-68, l’influence de Rousseau se fait sentir.

Si certains de ces auteurs ont déjà suscité un nombre important de commentaires, des secteurs entiers sont peu examinés comme la période 1933-1945 ou celle de l’après-guerre, jusqu’à la chute du Mur de Berlin en 1989. Les « Rousseau » produits par la République de Weimar, le Troisième Reich, la République Fédérale d’Allemagne (B.D.R.) ou la République Démocratique Allemande (D.D.R.) sont fort dissemblables et méritent d’être examinés dans le détail et dans leurs implications.

Ce colloque se propose donc d’examiner cette relation entretenue dans tous les domaines, de la fin de la première guerre mondiale jusqu’à l’heure présente, avec l’auteur du Contrat social et des Confessions : comment des courants et des hommes ont été nourris de sa pensée, mais aussi, comment leurs réflexions et leurs actions ont à leur tour complété et révélé l’œuvre du penseur genevois. Comment le rapport de la France ou de l’Europe avec l’Allemagne a aussi produit un regard différent sur Rousseau et les Lumières. Nous nous demanderons enfin si, après la chute du Mur, il convient de reformuler Rousseau en Allemagne.

La langue du colloque sera le français.

> Source : Rousseau Studies

Revue Klesis : Actualité de la philosophie analytique

Numéro 9 (2008) dirigé par Patrick Ducray



Sommaire

- Patrick Ducray, "Editorial", 1-8.
- Elisabeth Anscombe, "La philosophie morale moderne", trad. G. Ginvert et P. Ducray, 9-31
- Valérie Aucouturier, "Explication, description de l'action et rationalité pratique chez Anscombe", 32-62
- Julien Dutant, "Pourquoi le problème de Gettier est-il si important?", 63-104
- Elise Marrou, "La critique de la factualité du jugement: le problème de l'induction à l'épreuve dans De la Certitude, 105-128
- Anne Meylan, "Le contrôle des croyances: une défense de la conception déontologique de la justification", 129-136
- François Loth, "Pourquoi la philosophie de l'esprit?", 136-155.
- Christine Clavien & Chloë FitzGerald, "Le réalisme méta-éthique face à la science, un rapport conflictuel", 156-179
- Florian Cova & Jérome Ravat, "Sens commun et objectivisme moral: une introduction par l'exemple à la philosophie expérimentale", 180-202

> le site

La philosophie dans le moment des années soixante

Colloque International organisé par le CIEPFC (Ulm) et le CIPh
17-18 OCTOBRE 2008

Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 PARIS

Direction : Patrice Maniglier

Le Centre International d’Etude de la Philosophie Française Contemporaine (ENS/Ulm), en collaboration avec le Collège International de Philosophie, organise, dans le cadre de son Programme de Recherches ‘Le moment philosophique des années soixante’, organise une série de quatre double journées d’étude sur toute l’année 2008. Cette série se propose de renouveler la lecture que l’on fait aujourd’hui, quarante ans après, de cette décennie et de rouvrir la question, si difficile à traiter en France, de l’héritage actif et non commémoratif de ce « moment » excessif à ses propres interprétations, et toujours actuel. Chaque double journée porte sur une dimension par lesquelles les années 60 ont constitué un événement transversal pour la pensée : scientifique, politique, esthétique, philosophique. Chacune est constituée de deux journées d’étude : la première porte sur un livre, la seconde sur des aspects thématiques.
Cette troisième double journée revient sur les enjeux proprement internes à la philosophie du moment philosophique des années soixante. Si il est vrai qu’il se caractérise par la manière dont la philosophie s’y est mise sous condition de ce que Merleau-Ponty appelait son « dehors » – en réalité ses dehors, scientifiques, politiques, esthétiques –, il se peut qu’elle se caractérise aussi par sa manière de traiter la philosophie elle-même – ses traditions, ses problèmes, ses concepts, ses pratiques – comme un dehors à partir duquel il s’agit de recommencer à penser.
Conformément à la méthodologie éprouvée lors des deux premières journées, il s’agira non pas de célébrer ni de commémorer, mais bien de requalifier les événements philosophiques qui « font moment », selon deux axes possibles : 1°) soit en identifiant, dans le contexte philosophique des années 60, des questions, des thèses voire de nouvelles manières de pratiquer la philosophie, qui, bien qu’ils n’aient pas été clairement perçus par les contemporains, apparaissent rétrospectivement comme caractéristiques des véritables ruptures des années 60 ; 2°), soit en repérant dans ce corpus des instruments pour traiter des questions qui n’étaient pas encore apparues, mais qui trouvent pourtant dans ces textes un éclairage par anticipation.
La première journée reviendra sur l’œuvre de Jacques Derrida pendant les années soixante, en s’appuyant sur deux livres majeurs, L’écriture et la différence et De la grammatologie.
La seconde proposera de requalifier l’événement des années soixante en tant qu’il a transformé le sens et la pratique même de la philosophie, l’identité et les méthodes de cette discipline, l’image qu’elle convie de la pensée, le rapport à son histoire et à ses textes, et enfin l’idée même de métaphysique qui a peut-être, curieusement, trouvé dans les années soixante un sens nouveau et particulièrement actuel.

> Programme (Pratiques théoriques)

Philosopher en Tunisie aujourd'hui

Rencontre Philosophique
À l’occasion de la sortie du Numéro 61 de la Revue Rue Descartes




Le mardi 21 octobre 2008, de 16h00 à 18h30 - Maison de l’UNESCO - Salle XII
« PHILOSOPHER EN TUNISIE AUJOURD’HUI»

PROGRAMME

16h00 – 16h30 Ouverture officielle
Allocution de S. Exc. Monsieur Mohamed Raouf Najar
Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République tunisienne en France
Délégué permanent de la Tunisie auprès de l’UNESCO
Allocution de Madame Evelyne Grossman
Présidente du Collège International de Philosophie
Allocution de Madame Moufida Goucha
Chef de la Section Philosophie, Sécurité humaine et Démocratie
Secteur des Sciences Sociales et Humaines de l’UNESCO
16h30 – 18h00 Table ronde présidée par Patrick Vauday
Ancien Directeur de programme au Collège International de Philosophie

Introduction générale : les problèmes actuels de la philosophie en Tunisie
Par Fathi Triki
Les précurseurs : Carthage, Kairouan et Tunis
Par Rachida Smine
Philosophie, femme et société civile
Par Rachida Boubaker-Triki
La philosophie en Tunisie entre l’arabité et l’occidentalité
Par Tahar Ben Guiza
Témoignage d’une amitié philosophique
Par Stéphane Douailler et Jacques Poulain
18h00 – 18h30 Débat

Maison de l’UNESCO. 125, Avenue de Suffren, 75007 Paris. Contact : 01.45.68.38.12

La philosophie aussi est subjective

Par Bruno Clément

" Philosophe par goût, et par élection, littéraire de formation, je n’ai nullement l’ambition bien évidemment d’assigner à la discipline que j’ai choisie une autre finalité, une autre vocation que celle qu’elle a toujours eue. J’aime la philosophie non pour ce qu’elle devrait être, ou pour l’idée que je m’en fais, mais pour ce qu’elle est.

Les quelques remarques que voici ont leur origine, sans doute, dans l’hybridité de mes goûts ; pour ma répugnance à choisir l’un —ou à renoncer à l’autre de ces deux discours. J’aimerais donc qu’on ne les lise pas comme une menace ou comme une critique même indirecte que j’énoncerais sur l’un ou l’autre ; je souhaite seulement qu’elles contribuent à un léger déplacement de perspective sur la vieille question du rapport entre la littérature et la philosophie.
Et s’il n’est pas question pour moi de contester, si peu que ce soit, l’ambition de la philosophie, je veux ici faire part de mon sentiment, de plus en plus vif, que sa mise en œuvre est sans doute plus difficile qu’on ne le croit habituellement — que ne le croient peut-être même certains philosophes. Et je ne fais pas de difficulté à confesser que c’est mon goût pour la littérature qui a aiguisé chez moi ce sentiment. " (...)

> lire la suite (24 heures philo)

Jacques Rancière et la critique de l'anti-démocratisme

avec Stéphane Haber
Séminaire « Délibération et Espace Public »
Lundi 13 octobre 2008, 16h-18h



Autres séances :
2008-2009

Lundi 8 décembre 2008, 16h-18h : Séance de clôture du séminaire - Bilan des discussions.

Lundi 24 novembre 2008, 16h-18h : Magali BESSONE (Université de Rennes I) (page) : « Quelle place pour la transparence dans la constitution d'un espace public international? Le cas du TPIY. ».

Jeudi 16 octobre 2008, 11h-13h : Philippe VAN PARIJS (Chair Hoover, Université Catholique de Louvain et Harvard University) (page) : « Quelles institutions politiques pour une démocratie multilingue? ».

> Nosophi

Journée Castoriadis à Monash University

Novembre 2008, Australie



Sous la direction de Suzi Adams, à Monash University, Caulfield (Australie), aura lieu une journée Castoriadis le 28 novembre 2008. Participants : Suzi Adams, Craig Browne, Natalie Doyle, Vrasidas Karalis, Jeff Klooger, Jeremy C. A. Smith, Karl E. Smith.

> + de détails

Maurice Blanchot, Communauté, Politique et Histoire, 1931-2003

Appel à contribution (date limite d'envoi : 01-11-2008) - 3è Rencontre internationale Maurice Blanchot de l’Université Nanterre Paris X : "Maurice Blanchot, Communauté, Politique et Histoire, 1931-2003", 4-6 mai 2009



ORGANISATION
Eric Hoppenot (IUFM de Paris – Université Paris IV)
Alain Milon (Université Nanterre Paris X)

LIEU : Université Nanterre Paris X (Station RER : Nanterre Université, 20’ du centre de Paris)

DATE : 4-6 mai 2009

ARGUMENTAIRE

1. Evénements
Depuis son engagement de journaliste dans les années 1930 jusqu’aux dernières pétitions signées peu avant sa mort, la biographie et l’écriture de Blanchot attestent d’un souci originel et jamais démenti pour la res publica. Une pensée toute entière tournée vers la question de la Révolution et ce, dès les années 30, une révolution qui est autant politique que littéraire. Dans ce mouvement de pensée où l’action est toujours écriture et où retrait ne signifie nullement absence et désintéressement, circulent et s’enchevêtrent des noms propres (la France, Blum, De Gaulle, l’Algérie, le Goulag, Berlin, Israël, Auschwitz), des concepts (action, amitié, autorité, communauté, événement, pouvoir, refus, responsabilité, révolution, souveraineté, violence…), des événements (la crise des années 30, la guerre de 40, Auschwitz, la guerre froide, le gaullisme, la décolonisation, mai 68) qui tissent la pensée politique de Blanchot, pensée qui ne quitte jamais le souci éthique. (...)

> suite de l'argumentaire

Transmission, appropriation ou circulation des savoirs ?

Aristote au mont Saint-Michel. Les racines grecques de l’Europe chrétienne,
de Sylvain Gouguenheim. éditions du Seuil,
277 pages, 20 euros.

En mars 2008, Sylvain Gouguenheim, professeur d’histoire médiévale à l’ENS de Lyon, a créé la polémique avec son ouvrage Aristote au mont Saint-Michel. Les racines grecques de l’Europe chrétienne, en affirmant que « l’hellénisation de l’Europe chrétienne fut avant tout le fruit de la volonté des Européens eux-mêmes », et que l’islam n’y est pour rien.

Pour Alain de Libéra, philosophe, l’évidence est là : « que les "Arabes" aient joué un rôle déterminant dans la formation de l’identité intellectuelle de l’Europe… est une… (chose) qu’il n’est pas possible de « discuter », à moins de nier l’évidence » (1).

> lire la suite de la critique (l'humanité)

Tzvetan Todorov

Chaque jeudi, en partenariat avec l'Institut National de l'Audiovisuel, LibéLabo propose un document filmé. Cette semaine: Tzvetan Todorov.



Le choc des cultures
Émission Apostrophes
Année 24/02/1989

Monologue philosophique pour Michel Aumont

Le théâtre de Beauvais fait sa rentrée de saison en invitant Michel Aumont sur sa scène le 4 octobre dans un monologue philosophique.



Texte de Vincent Delecroix mis en scène par Marcel Bluwal et interprété par Michel Aumont.

Un dimanche matin d'hiver, un professeur de philosophie à la retraite, se retrouve seul dans les rues de Paris alors que la porte de son appartement vient de claquer derrière lui. Ce misanthrope bougon et corrosif n'épargne personne des hommes qu'il croise dans sa déambulation.

Source : http://www.lobservateurdebeauvais.fr/actualite/Beauvais-:-Michel-Aumont-le-4-octobre-au-the%C3%A2tre-922.html

Université Conventionnelle

« Ce qui rend notre culture si difficile à communiquer au peuple, ce n’est pas qu’elle soit trop haute, c’est qu’elle est trop basse. » Simone Weil



Issue de l'association de personnalités diverses que rassemble un même désir de faire vivre une culture réellement commune, l'Université Conventionnelle se propose de dispenser, et de diffuser sur le net, les cours publics qu'elle donne en soirée au lycée Dorian , 74 avenue Philippe Auguste, dans le XIème Arrondissement de Paris, ainsi qu'à la Générale Nord-Est , 14 avenue Parmentier, Paris XI.

Vous trouverez sur le site un calendrier, les actualités, mais surtout les présentations des cours proposés durant le premier semestre 2008, un archivage de chaque séance, ainsi que les textes et références utiles à leur approfondissement.

> http://www.univ-conventionnelle.com//

L’INTELLECT ET L’UN. Aspects de la métaphysique dans le médioplatonisme

Colloque international



1-2 OCTOBRE 2008, salle 220, Maison des Sciences de l’Homme, 4, rue Ledru, Clermont-Ferrand, organisé par Alain PETIT et Sylvain ROUX.

Mercredi 1er octobre: 1. L’UN
- 9h: J.M. Zamora (Université de Madrid): L’hénologie de Modératus de Gadès.
- 9h45: A.Petit (Université de Clermont-Ferrand): Peut-on parler d’hénologie chez Numénius ?
- 11h: A. Charles-Saget (Université de Paris X-Nanterre): Transcendance et théologie négative avant Plotin
2. L’ETRE
- 15h: S. Roux (Université de Poitiers): Epekeina tés ousias: une formule platonicienne chez Numénius et Alcinoos ?
- 15h45: F. Trabattoni (Université Milan): La métaphysique de l’Exode: onto-théologie chez Philon, Numénius et Plutarque.
- 17h: L. Lavaud (CPGE Montpellier): La connaissance de soi chez Numénius et sa critique par Plotin.
Jeudi 2 octobre: 3. L’INTELLECT
- 9h: B. Castelnérac (Université de Sherbrooke): La fragmentation de l’Un dans le multiple: une métaphore du khôrismos
- 9h45: M. Zambon (Université de Padoue): Logos divino e logoi creaturali nella teologia de Origene di Alessandria
- 11h: M. Bonazzi (Université de Milan): Antioco e le idee di Platone
- 11h45: A. Michalewski (Université de Paris I): L’intellect divin et son rapport aux intelligibles chez Longin.
4. DIEU ET L’UNIVERS
- 15h: L. Brisson (Centre Jean Pépin, UPR 76/CNRS): Le Père dans les Oracles chaldaïques
- 15h45: A. Balansard (Université d’Aix-Marseille): Figures du démiurge chez Plutarque, Galien et Alcinoos
- 17h: P. Hoffmann (EPHE): Plutarque et la pluralité des mondes.

Source : http://www.zetesis.fr/spip.php?article68

Europes phénoménologiques

Colloque le 17 octobre 2008 à l'Université de Nantes



Colloque organisé par Jean-Marie Lardic et Ari Simhon dans le cadre de l’Université de Nantes, du CAPA (Centre Atlantique de Philosophie Allemande) et avec le soutien des Archives de Philosophie

Au moment où l'Europe poursuit sa construction politique mais apparaît avant tout, pour l'instant du moins, comme une zone économique, il est urgent de se demander s'il est des valeurs spécifiquement européennes et si l'on peut définir quelque chose comme « l'essence spirituelle » de l'Europe. Alors qu'elle ne se pense plus comme la civilisation, l'unique, ni même comme une civilisation à un titre éminent, privilégiée, et que toutes les critiques de l'européocentrisme se sont développées en accompagnement de la décolonisation au XX° siècle, alors donc qu'elle refuse avec énergie cette centralité qu'elle s'était auparavant octroyée, une certaine universalité et bien paradoxale centralité lui est néanmoins accordée par certains penseurs issus de la tradition phénoménologique, ce qui ouvre à certains contre sens dont il faut certes faire justice à cette dernière. Car il ne s'agit nullement, avec cette tradition, d'une centralité « substantielle », qui indiquerait qu'elle, l'Europe, et non pas les autres civilisations, serait au niveau, à la hauteur, de l'universel : l'Europe, selon les penseurs issus de la tradition phénoménologique en général - Husserl, Levinas, Patocka, pour ne citer qu'eux -, se définit par une capacité d'arrachement aux évidences d'un monde particulier donné et témoigne alors, plus que d'autres, de l'universel mais se trouve aussi bien également, plus que d'autres, condamnée par cet universel en tant qu'elle le trahit, notamment avec les diverses formes totalitaires qu'elle a accueillies sur son aire géographique au XX° siècle. L'homme européen est alors tout homme qui, par delà les évidences d'un monde particulier, sait cultiver le sens de l'universel, ce qui veut dire aussi bien que tout homme en tant qu'homme est de ce point de vue européen et que l'Europe a vocation à affirmer l'humanité de l'homme contre toute forme de déshumanisation politique ou encore économique.

Source : http://www.lettreslangages.univ-nantes.fr/1221564411771/0/fiche___actualite/

De la cause animale

Conférence par Elisabeth de Fontenay, philosophe

Elisabeth de Fontenay, philosophe, invite à interroger nos représentations de l'animalité à la lumière des découvertes de la génétique qui déplacent dorénavant les frontières établies entre l'humain et l'animal. Le fait de savoir qu'il y a 99% de gènes communs entre le chimpanzé et l'homme par exemple, doit inciter à se demander ce que nous avons fait et ce que nous pourrions faire de ce 1% de différence. La question animale n'est-elle pas une question politique, éthique et juridique qui engage celle de l'être humain?

Les grandes conférences BnF - Institut de France - Fondation del Duca
jeudi 9 octobre 2008
18h30 - 20h

La libre disposition de son corps

Colloque, Caen, 16-17 octobre 2008

Les juristes débattent depuis fort longtemps de la possibilité pour chaque individu de disposer librement de son corps et de ses éléments. Sans aller encore jusqu’à une assimilation du corps à une simple chose dont l’individu serait propriétaire, l’idée d’autonomie de la personne connaît cependant une progression de plus en plus forte. La reconnaissance juridique de la procréation artificielle, du don d’organes, ou du respect de l’identité sexuelle des individus constituent autant d’évolutions récentes. Mais les complexes relations qu’entretiennent droit et corps laissent encore ouvertes de nombreuses questions telles que la reconnaissance du suicide, la légalisation ou la prohibition de l’euthanasie, l’acceptation des pratiques sadomasochistes, ou même la possibilité de se livrer à la prostitution... Le juriste se trouve ici confronté à des problèmes qui dépassent singulièrement l’élaboration normative, mais qui renvoient également à la morale, à la protection de la santé, et aux conceptions de l’ordre social. Ces différentes exigences ne permettent en effet pas d’utiliser son corps comme moyen pour atteindre n’importe quelle fin.

Le colloque, qui réunit juristes de différentes disciplines, philosophes, économistes et sociologues, apportera sa contribution aux débats les plus actuels en la matière, tant en ce qui concerne le droit français que le droit de la Convention européenne des droits de l’homme.

> le programme sur Liens sociaux

De la responsabilité morale des humains à l’égard des animaux



" J’ai découvert Jean-Baptiste Jeangène Vilmer récemment. Je suis « tombée sur lui » par hasard en mai dernier alors qu’il était l’invité de l’animatrice vedette de Radio Canada, Christiane Charrette.
Dans son dernier ouvrage, « Ethique animale », Jean-Baptiste Jeangène Vilmer* pose une question à mon sens fondamentale : quelle est la responsabilité des humains vis-à-vis des animaux (sauvages ou domestiques, d’élevage ou de laboratoire, de cirque ou de zoo, utilisés dans les divertissements comme la corrida, les combats ou autres) ? Pourquoi le fait que l’animal soit moins intelligent que l’humain rendrait acceptable de l’asservir et de le faire souffrir ? " (...)

> lire la suite sur Agoravox

Programme du Séminaire de Philosophie de la Biologie : PhilBio 2008-2009

organisé par Marie-Claude Lorne et Francesca Merlin

Samedi 11 0ctobre 2008
11h - Grande Salle- IHPST
Alex Rosenberg (Duke University)
Five problems for reductionism in biology

Vendredi 21 Novembre 2008
14h - Grande Salle -IHPST
Maureen O'Malley (University of Exeter)
Varieties of living things: Life at the intersection of lineage and metabolism

Jeudi 27 Novembre 2008
14h - Grande Salle - IHPST
Johannes Martens (Doctorant, IHPST)
Evolution, organisations biologiques et économie: une perspective
épistémologique

Jeudi 04 Décembre 2008
14h - Grande Salle - IHPST
Richard Burian (Virginia Tech)
Is Molecular Genetics Becoming Less Reductionistic?
Notes from recent case studies on mapping C. elegans and the discovery of microRNA

Jeudi 11 Décembre 2008
14h - Grande Salle - IHPST
Pierre-Olivier Méthot (Doctorant, University of Exeter & IHPST)
TBA

Vendredi 09 Janvier 2009
14h - Grande Salle - IHPST
Finn Kjllberg (CNRS, Montpellier)
TBA

Vendredi 23 Janvier 2009
14h - Grande Salle - IHPST
Hugues Bersini (Université Libre de Bruxelles)
TBA

Vendredi 12 Février 2009
14h - Grande Salle - IHPST
Yan Boucher (MIT, Boston)
TBA

Vendredi 13 Mars 2009
14h - Grande Salle - IHPST
Massimo Pigliucci (State University of New York)
TBA

Vendredi 27 Mars 2009
TBA

Vendredi 10 Avril 2009
14h - Grande Salle - IHPST
Denis Forest (Lyon III - IHPST)
TBA

Jeudi 07 Mai 2009
TBA

Vendredi 22 Mai 2009
14h - Grande Salle - IHPST
Maria Kronfeldner (Universität Bielefeld)
TBA

Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques
13, rue du Four - 75006 PARIS
Tél. : (33) (0)1 43 54 60 36Fax : (33) (0)1 43 25 29 48
Courriel : ihpst@univ-paris1.fr . Site web : http://www-ihpst.univ-paris1.fr

8ème colloque sur les Nouvelles Pratiques Philosophiques

Journée mondiale de la philosophie 2008
19-20 novembre 2008



A l’occasion de la Journée mondiale de la philosophie à l’UNESCO et avec le soutien de cette organisation, l’association Philolab et l’IUFM de Créteil organisent les 19 et 20 novembre prochains le 8ème colloque sur les Nouvelles Pratiques Philosophiques, au siège de l’UNESCO à Paris. Ce colloque est coordonné par Michel Tozzi, professeur émérite de l’Université Montpellier 3.

Le colloque sur les Nouvelles Pratiques Philosophiques constitue un lieu d’échange et de rencontre pour toutes les personnes qui pratiquent la philosophie autrement dans le but de la rendre accessible au plus grand nombre dans des lieux diversifiés : à l’école primaire, au secondaire, en hôpital, en prison, dans les cafés, universités populaires, médiathèques, au théâtre, au cinéma, au sein d’entreprises ou d’organisations, etc.

Au cours de ces deux jours de colloque, 26 communications seront présentées et 9 rencontres thématiques organisées, sous la conduite d’un comité de pilotage composé de 30 personnes.

Toutes les informations sur le colloque (inscription, programme, etc.) sont disponibles à l’adresse : www.colloquepratiquesphilo.org.

Polemike



" Bonjour,

Dans un soucis de soumettre la candidature du projet "PolemiKe
" à votre jugement, je me permet de vous
écrire personnellement à défaut d'avoir trouvé un formulaire
électronique prévu à cet effet.

Il s'agit d'un site personnel de vulgarisation philosophique, basé sur
l'actualité ou les situations quotidiennes que nous rencontrons
usuellement sans même nous poser de questions. Ainsi, afin de
sensibiliser le plus de personnes possible à la réflexion philosophique
à travers des concrets qui les concernent, je vous invite à prendre
connaissance de l'existence de ce projet se voulant dans la continuité
de l'œuvre de R.Barthes _Mythologies.

Cordialement."

> Polemike

Calendrier du Séminaire Sophiapol - 1er semestre

Université Paris X Nanterre



Lundi 13 octobre : Pap Ndiaye (CENA/EHESS). Autour de La condition noire : Essai sur une minorité française, Calmann-Lévy, 2008. 14h-16h30, salle 421, bât. L.

Lundi 27 octobre : P. Savidan (Paris IV). « Repenser l'égalité des chances ». La séance portera sur l'ouvrage du même nom, Repenser l'égalité des chances, Grasset, Paris, 2007, 14h-16h 30, salle 421, bât. L.

Vendredi 12 décembre : C. Gautier (Université Paul Valéry - Montpellier III). "P. Bourdieu: connaissance de la pratique et travail de la critique". 10h30-12h30, salle 419, bât. L.

Lundi 12 janvier : B. Lahire (ENS-LSH). « De L'Homme pluriel à La Culture des individus », 14h-16h30, salle 421, bât. L.

Organisation du cycle de conférences / Coordination des cycles de conférences et d'ateliers du séminaire: M. Garrau, A. Le Goff, Ch. Lazzeri.

> Centre de recherche sociologie, philosophie et anthropologie politiques (LABORATOIRE SOPHIAPOL)

Journées d'étude : "L'éthique du refus"

Le parlement des philosophes, automne 2008, Strasbourg



Sous la responsabilité de Aïcha Liviana Messina et Alexis Zimmer

"Si dans le mot « éthique » on se propose de penser ce qui excède la stricte énonciation d'une « morale » déterminant négativement l'action, jugeant toujours à priori des valeurs où le sens se trouve figé d'un côté ou de l'autre d'une limite à ne pas dépasser, alors l'éthique se trouve indissociable de la formule de Nietzsche - « par delà le Bien et le Mal » - dont il reste à énoncer non seulement les conséquences mais bien aussi l'exigence, celle, précisément, qui échappe à toute fixation possible. On appellera « éthique du refus » cette injonction à penser et à agir à partir de ce qui se soustrait à toutes formes visant à hypostasier le sens, à tous cadres normatifs, à partir donc de ce qui se refuse à la loi d'une opération normative du sens." (...)

> présentation complète : http://www.parlement-des-philosophes.org/refus.html

Les crises du sexe

par Mathieu Trachman



" Dans Sexe, genre et sexualités, Elsa Dorlin ne reprend pas seulement quarante ans de théories féministes à partir de l’articulation des trois notions de sexe, genre et sexualité ; elle ramène ces catégories à des pratiques inséparables d’un contexte de domination.

En faisant de l’articulation entre le sexe, le genre et les sexualités l’enjeu du féminisme, l’ambition du livre d’Elsa Dorlin est de produire un bilan critique et surtout un diagnostic des rapports actuels de domination. Trois questions parcourent le livre : quelle est la spécificité d’une analyse féministe des rapports de domination ? Sur quoi peut s’appuyer le féminisme comme pratique politique ? Comment se reproduisent et s’articulent les rapports de domination ? " (...)

> lire l'article sur nonfiction

Philofnac

Conférence –Débat : Le 30 septembre. Toulon (83) : Le sacré.


Il s'agit de comprendre comment les exigences de la raison peuvent s'opposer aux aspirations de la foi. Et comment s'inscrivent dans la cité les mythes, les cultes etc. Doit-on opposer le sacré au profane ? Au coeur de cette interrogation se posent de nombreuses distinctions notamment celles qui se dessinent entre l'ordre temporel et l'ordre spirituel, le sensible et le suprasensible, le rationnel et le superstitieux. Bien plus encore, se joue dans le phénomène religieux une réalité phénoménologique et expérimentée du sacré. Il importe alors de saisir ce qui dans la conscience permet d'accéder à une symbolique sacrée puisque, dans le sacré, une puissance se dégage, fascine et fait sens.

De toute évidence l'essentiel ne repose-t-il pas sur ce qui fait autorité : l'interprétation ?

Débat avec Laurence Vanin-Verna, Docteur en philosophie et professeur à l'Université du Sud Toulon Var, Auteur et directrice de la collection « La philo ouverte à tous ». Editions Ellipses.

Source : http://philomag.com/fiche-agenda.php?event=266

Raphaël Enthoven, philosophe people



Raphaël Enthoven, enseignant à Sciences Po et Polytechnique, et père du fils de Carla Bruni, présentera un magazine dominical, «Philosophie», sur Arte à partir du 19 octobre à 13 heures. Sa popularité liée aux pages «people» ne le gêne pas: «Si ça peut attirer plus de téléspectateurs, j'en userai; je suis un peu contrebandier !». Ni dogmatique, ni ennuyeux, en 26 minutes, il débattra avec un autre philosophe autour d'un thème - pouvoir, culpabilité ou mélancolie - avec des mots simples et des exemples concrets. «La philosophie n'a pas vocation à apprendre mais à nous montrer qu'on sait déjà», conclut-il.

Source : http://www.tvmag.com/article/magazine/40079/raphael-enthoven-philosophe-people.html

Ce qui ne peut pas être résolu ne fait pas problème.



> Metalogos

Un bréviaire de l’éternité. Entre Vermeer et Spinoza



Par bréviaire, il faut entendre un art de la brièveté, un abrégé pour capter l’éternité sous la forme de l’instantané. C’est à Spinoza que cet abrégé sera redevable, lui qui invente une langue brève, rapide, capable de forcer les portes du temps. Et cela ne se fera pas sans la rencontre de contemporains comme Huygens ou même Leeuwenhoek. Mais Spinoza avait-il besoin encore de Vermeer pour reconnaître, en ses œuvres, des images qui ne passent pas ? Vermeer fera-t-il appel à Spinoza, seul de sa ville capable de forger la lentille d’une « chambre obscure » ? A qui était destinée l’unique lettre de Spinoza sur le « Jeu », adressée en 1666 à Jan Van der Meer, nom dont usait également Jan Vermeer ? Et à quel modèle Vermeer aura-t-il pensé pour son tableau célèbre nommé d’abord Le Philosophe, puis L’astronome ?

Source : http://jeancletmartin.blog.fr/2008/09/19/entre-vermeer-et-spinoza-4751515

Le MLF a quarante ans



"Le 1er octobre 2008, l'on fêtera le soixante-douzième anniversaire d'Antoinette Fouque ainsi que, et surtout, le quarantième anniversaire du Mouvement de Libération des Femmes que celle-ci créa, précisément en octobre 68, avec Monique Wittig et Josiane Chanel. Défini par Fouque elle-même comme "l'événement génésique" de la fin du XX ème siècle, le MLF s'imposa comme une nouvelle alternative au féminisme triomphant de l'époque, (...)."

> lire sur le blog de Pierre Cormary