Par Bruno Clément
" Philosophe par goût, et par élection, littéraire de formation, je n’ai nullement l’ambition bien évidemment d’assigner à la discipline que j’ai choisie une autre finalité, une autre vocation que celle qu’elle a toujours eue. J’aime la philosophie non pour ce qu’elle devrait être, ou pour l’idée que je m’en fais, mais pour ce qu’elle est.
Les quelques remarques que voici ont leur origine, sans doute, dans l’hybridité de mes goûts ; pour ma répugnance à choisir l’un —ou à renoncer à l’autre de ces deux discours. J’aimerais donc qu’on ne les lise pas comme une menace ou comme une critique même indirecte que j’énoncerais sur l’un ou l’autre ; je souhaite seulement qu’elles contribuent à un léger déplacement de perspective sur la vieille question du rapport entre la littérature et la philosophie.
Et s’il n’est pas question pour moi de contester, si peu que ce soit, l’ambition de la philosophie, je veux ici faire part de mon sentiment, de plus en plus vif, que sa mise en œuvre est sans doute plus difficile qu’on ne le croit habituellement — que ne le croient peut-être même certains philosophes. Et je ne fais pas de difficulté à confesser que c’est mon goût pour la littérature qui a aiguisé chez moi ce sentiment. " (...)
> lire la suite (24 heures philo)
lundi 6 octobre 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)


0 commentaires:
Enregistrer un commentaire